La jeunesse de Yoshio (oeuvres 1973-1974) La jeunesse de Yoshio (oeuvres 1973-1974)
La jeunesse de Yoshio (oeuvres 1973-1974) La jeunesse de Yoshio (oeuvres 1973-1974)
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La jeunesse de Yoshio (oeuvres 1973-1974)

Traduction LEOPOLD DAHAN  - Langue d'origine : JAPONAIS

À propos

Le marais (1965-1966), Les fleurs rouges (1967-1968) et La vis (1968-1972) nous montraient Yoshiharu Tsuge atteindre progressivement la pleine puissance de son art et fonder le watakushi manga (la bande dessinée du moi). Après la publication de Neiji Shiki (La vis) en 1968, Tsuge poursuit son exploration de l'autofiction, incluant désormais une part autobiographique et onirique dans son travail. Après son passage dans la revue Garo, Tsuge ne cesse de se réinventer et commence à tisser la suite de sa carrière bien que ses publications se fassent de plus en plus rares. Plus sombres qu'à ses débuts, les récits qui composent ce quatrième volume marquent ainsi l'apparition de thèmes inédits, caractéristiques de sa nouvelle orientation, et qui reviendront comme des motifs récurrents. Le quotidien en couple, la vacuité des voyages, le désir de changement de carrière ou encore les souvenirs de jeunesse deviennent des sources d'inspiration pour Tsuge, qui extériorise grâce au dessin une forme de mal-être social. Ce besoin de revenir sur les expériences marquantes de sa vie atteint son apogée avec l'histoire L'usine d'électroplastie d'Ôba, où l'auteur revient pour la première fois sur son enfance et plus particulièrement sur son travail dans un atelier d'électroplastie dans la province d'Ôba. Une période décisive sur laquelle il reviendra régulièrement jusqu'à la fin de sa carrière et qui délivre un témoignage précieux sur le mode de vie des oubliés du succès économique. Ce nouveau volume inédit de l'anthologie que nous consacrons à Yoshiharu Tsuge, présente ainsi un auteur au sommet de son art, en perpétuelle remise en question des codes de narration de la bande dessinée, de ses thèmes et de son propre passé.

Rayons : Bandes dessinées / Comics / Mangas > Bandes dessinées

  • EAN

    9782360811830

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    236 Pages

  • Longueur

    25 cm

  • Largeur

    18 cm

  • Épaisseur

    3 cm

  • Poids

    784 g

  • Distributeur

    Sodis

  • Support principal

    Grand format

Infos supplémentaires : Broché  

Yoshiharu Tsuge

  • Naissance : 1-1-1937
  • Age : 83 ans

Né en 1937 à Tokyo, Yoshiharu Tsuge connaît une enfance difficile marquée par la pauvreté. Quittant l'école à quatorze ans, il enchaîne les petits boulots et cherche à échapper à son milieu familial, fuyant la violence d'un beau-père qu'il exècre.ÿÀ dix-huit ans, il entame une carrière de mangaka en réalisant des histoires pour les librairies de prêt qui fleurissent dans le Japon d'après-guerre. À cette époque, on reconnaît dans son style l'influence d'Osamu Tezuka, ainsi que celle du gekiga, un mouvement tout juste créé sous l'impulsion de Yoshihiro Tatsu- mi, qui souhaite faire évoluer le manga vers des sujets plus réa- listes. L'originalité de son écriture le fait rapidement remarquer et il est contacté en 1965 par Katsuichi Nagai, le fondateur du légendaire magazine Garo. Les premières réactions des lec- teurs sont négatives. Sujet à la dépression, Tsuge publie peu et devient l'assistant de Shigeru Mizuki. Cette collaboration lui re- donne de l'assurance. En 1968 sa nouvelle Neji Shiki, « La vis », dans laquelle il relate un de ses rêves, marque profondément les esprits et devient un classique instantané. Son style évolue vite et se construit autour d'une inspiration hybride, qui mêle registre intime et forme onirique. Il donne ainsi naissance à un nouveau genre proche de l'auto-fiction, le watakushi manga, « la bande dessinée du moi ».

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