• Canicule

  • Davy Mourier VS t.1 ; Cuba

    Davy Mourier vs Cuba

    Nous avions eu - il y a quelques semaines - le plaisir de découvrir (dans la même collection dirigée par lui-même), l’ineffable Lewis Trondheim et ses Petits riens (tome 8). 
    Voici le tour de Davy Mourier qui, outre ses talents d’auteur de bandes dessinées, affiche une activité de réalisateur et d’acteur voire d’animateur télévisuel (tout cela transparaît dans Cuba qui se présente comme l’antithèse du voyageur heureux).  
    Cuba, voilà bien une destination touristique à risque, reconnu comme pays défavorisé et, qui plus est, en proie à une dictature. Mais Davy Mourier a souhaité faire plaisir à sa maman ce qui est une raison inattaquable. Son dessin est graphique, il l'agrémente de quelques photos pour enrichir sa vision d’un pays qui, au passage, ne lui a pas fait de cadeau. 
    Mais quand la victime se charge elle-même de raconter ses déboires… 
    Ici, un ouragan nommé Irma donne un goût épicé supplémentaire à la découverte de l'île multi-révolutionnaire de Cuba. Les touristes y sont bien évidemment les bienvenus dès lors qu’ils se délestent généreusement d’une monnaie spécialement créée pour eux : le Cuc. 
    De ce fait, Davy Mourier nous informe de tous les pièges tendus aux privilégiés européens venus à La Havane alimenter le mythe d’une ville désastreusement pauvre (les faits se déroulent avant que les américains, Barack Obama en tête en 2016, ne soient de retour sur l'île). 
    Les aventures réellement vécues sont multiples pour le quatuor formé par Davy, sa mère, sa cousine et son meilleur ami. Les plus récurrentes sont la recherche d’une connexion Internet, d’un hôtel et surtout d’un billet de retour pour cause de typhon et non de "siphon" comme le dirait Madame Mourier.  
    Il n’empêche qu’au travers de ce voyage contrarié, nous assistons à une riche description de cette île unique et très belle. Ses habitants paraissent tout autant incroyables et beaucoup de scènes relatées s’avèrent drôlissimes. Davy Mourier adepte de la mise en scène de soi utilise l’autodérision comme une arme humoristiquement fatale. 

    La Librairie Générale Arcachon

  • Davy Mourier VS t.1 ; Cuba

  • Reviens

    Reviens

    Samuel Benchetrit

    19.00 €

    Reviens

    Le nouveau roman de Samuel Benchetrit nous colle le sourire aux lèvres tout en nous attendrissant. Un écrivain en manque (cruel) d'inspiration, d'amour et d'argent, se voit proposer l'adaptation cinématographique d'un de ses romans intitulé Béton armé. Ne sachant pas où en trouver un exemplaire pour le donner au réalisateur, il se lance à la recherche de l'ouvrage auprès des membres de son entourage qui auraient potentiellement une copie du texte chez eux. Rien n'y fait. Personne n'est capable de lui fournir son propre livre. Déjà sujet à de multiples questionnements sur l'existence et sur sa propre condition d'écrivain, notre ami s'interroge: ce texte est-il si mauvais? Il pourrait bien prendre l'exemplaire que son fils a laissé dans sa chambre avant de partir faire le tour du monde... mais il est dédicacé (et cette dédicace intimiste serait malvenue).
    Ce fils, parlons-en, car le nœud du problème et le cœur de ce livre sont réunis dans cette seule et même personne. Ce fils est parti. Parti de la maison, laissant ses parents séparés livrés à eux-mêmes. Pour meubler leur solitude, le père et la mère se téléphonent, se demandant systématiquement s'ils ont des nouvelles de leur enfant. Les dialogues offrent au lecteur des scènes très drôles et mémorables.
    Notre écrivain a le sens de l'humour affûté, tantôt plein d'espoir, tantôt mélancolique, mais jamais au fond du trou. Ce savant mélange le mènera pour la première fois de sa vie au delà de son statut d'écrivain et surtout au delà de son statut de père. Il devra, pour braver sa condition, affronter tous les dangers: commander son livre sur Amazon, lire des mauvais best-sellers dans une maison de retraite, ou encore adopter un canard (si si).
    La rentrée commence très, très fort!

    La Librairie Générale Arcachon

  • Reviens

    Reviens

    Samuel Benchetrit

    19.00 €
  • I kill giants

    I kill Giants

    Barbara est une jeune collégienne, fan de jeux de rôle sur table comme Donjons et Dragons qui passe pour une cinglée aux yeux de ses camarades. Pourquoi ? Car elle affirme haut et fort qu'elle combat régulièrement des géants !

    Cette bande dessinée américaine va vous surprendre à plus d'un titre, on pense au départ en voyant la couverture à une histoire fantastique, que nenni ! Le scénario est centré sur le mal-être de cette jeune fille Barbara qui combat un mal qu'elle n'arrive pas à admettre.
    Quel est-il ? A vous de le découvrir. 

    C'est beau, touchant et ça parlera à beaucoup de lecteurs.

    Magnifique !

    Pierre - Librairie Libellule

  • La jeunesse est un pays étranger

    La jeunesse est un pays étranger

    Alain Claude Sulzer est suisse de langue allemande ayant grandi dans une ville proche de Bâle, à Riehen. Son prénom, d’origine française, est le fait de sa mère d’origine romande, de Domdidier. 
    Ce livre d’Alain Claude Sulzer est constitué de souvenirs épars de sa jeunesse. Un exercice fréquent mais toujours et logiquement différent. Alain Claude Sulzer est un enfant des années cinquante et par les petites choses auxquelles chacun peut à un moment ou un autre s’identifier, il rend son enfance universelle et souvent très drôle. 
    La jeunesse est un pays étranger est un constat simple de la transformation de l’adulte au regard de ses années d’enfance. Qui étions-nous ? Nous pouvons en lisant Sulzer nous le demander à notre tour. Quelles idées ? quels sentiments parcouraient notre cerveau tandis que nous découvrions par étapes le monde ? C’est par ce mode opératoire que fonctionne La jeunesse est un pays étranger, par petites touches parfois minimales et à d’autres événementielles.
    Le regard de Sulzer sur lui-même (mais était-ce vraiment lui ?) est une profonde réflexion sur ce vers quoi il se destinait envers et contre tout : l’écriture. Ainsi la formidable séquence finale qui conte la soirée du presque adolescent Alain Claude Sulzer s’emparant de la machine écrire Olivetti de son père pour écrire son premier roman avec bouteille de gin et cigarettes pour l’accompagner est un moment incroyable que chacun a pu connaître dans l’élan de liberté que génèrent les soirées où l’on est seul chez soi, sans parents, ni frère, ni sœur. Alors on commence à vivre.

    La Librairie Générale Arcachon

  • La jeunesse est un pays étranger

  • Du Groenland au Pacifique ; deux ans avec des tribus Inuit

    Du Groenland au Pacifique

    Il faut marcher dans les pas de Knud Rasmussen qui nous emmène au plus près des Inuits, de leurs usages, mythes et coutumes. Relatant la 5ème expédition à Thulé, ce livre est une merveille documentaire accompagnée de très nombreuses photographies et illustrations.

    Danièle Librairie Libellule

  • Du Groenland au Pacifique ; deux ans avec des tribus Inuit

  • L'homme gribouillé

    02.08.18 - Un coup de coeur de la librairie Elkar

    Trop riche, trop alambiqué. Très intelligent, très étonnant… Rien à ajouter de plus. A lire toute affaire cessante. 

    Beñat

  • Les billes du Pachinko

    Les billes du Pachinko

    Elisa Shua Dusapin

    • Zoe
    • 23 Août 2018
    • 9782889275793
    • À paraître
    15.50 €

    02.08.18 - Un coup de coeur de la Librairie L'arbre à mots

    Profondément touchée par le dernier livre d'Elisa Shua Dusapin de la prochaine rentrée littéraire. Avec Le billes du Pachinko nous partons, le temps d'un été, à Tokyo avec Claire. Elle souhaite emmener ses grands parents en Corée, leur pays d'origine, quitté il y a 50 ans. D'une langue à la fois simple et belle, Elisa dépeint la filiation, l'identité, l'attachement, par petite touche. Ce livre bouleverse, bouscule et interroge les liens que nous tissons tout au long de notre vie. Après avoir refermé le livre, il reste comme une empreinte. Merci au Editions Zoé pour ce cadeau.

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