Mots du libraire

  • Un coup de coeur de Krazy Kat

    Exercice périlleux de parler d’un livre dont on ne sait pas pourquoi il nous a plu. Il s’agit d’une longue course où 8 joggeurs parcourent un monde traversé par une piste d’athlétisme infinie. Univers surréaliste et même Dada dans lequel chaque scène semble incohérente, ce qui fait bien sûr tout le charme et la cohérence de l’œuvre. Alors que l’on se surprend à perdre haleine et que l’on fait corps avec le petit groupe grâce à un dessin précis et inventif, voilà que des thèmes transparaissent : l’amitié, la nécessité de trouver sa propre voie, les rapports confrontation - coopération, entre autres. Avec créativité et virtuosité l’auteur nous égare à chaque page pour mieux retomber sur ses pattes à la suivante. Une BD qui devrait plaire au club de coureurs Les Médiathlètes, dont votre librairie est sponsor !

    Matthieu - Krazy Kat

  • Un essai en BD, au coeur de l'actualité, accessible à toutes et tous. Après Economix ( 150 000 ex ), la nouvelle BD économique.
    Alors que la crise du coronavirus a révélé à tous que la France avait dû importer des masques et des médicaments, la mondialisation est contestée comme jamais.
    Les citoyens refusent de plus en plus les traités internationaux type CETA, veulent des circuits courts et des relocalisations.
    Mais la France est encore plus mondialisée qu'on ne le croit : la moitié des biens que nous consommons est importée. Les machines et les équipements électriques et électroniques le sont à 90 %, et les denrées agricoles, à 38 %.
    En 220 pages, cette BD raconte comment notre monde est devenu plus vaste et interdépendant, et par quels détours de l'histoire nous en est sommes arrivés là. Car si la mondialisation s'est accélérée dans les années 1980-1990, ses débuts remontent au XIXe siècle !

    Un coup de coeur de la Librairie Générale

    Enzo, journaliste et dessinateur pour "Alternatives Economiques", s'est associé à deux économistes membres du CEPII (centre de recherche et expertise sur l'économie mondiale), Isabelle Bensidoun et Sébastien Jean, pour réfléchir à une façon claire et précise de parler du concept de mondialisation. Voilà donc une bande-dessinée qui tombe à point nommé. Grâce à une mise en scène imagée de la conversation qu'ils ont eue tous les trois pour vulgariser au mieux ce concept, nous sommes plongés dans une notion qui concerne de façon permanente notre quotidien. D'où viennent les produits que nous consommons? Les entreprises sont-elles toutes mondialisées? La mondialisation favorise-t-elle la croissance économique? En nous resituant dans l'histoire, nous apprenons les étapes qui ont mené au monde tel qu'il est aujourd'hui, avec ses richesses et ses failles, pour nous interroger finalement sur l'avenir de la mondialisation. Quoi de mieux en pleine crise sanitaire, et à un an des élections présidentielles, que de faire le point sur les dérives de ce système et les diverses solutions que nous pouvons y apporter? Le dessin d'Enzo adoucit parfaitement l'abondance des chiffres et statistiques. Tour à tour le lecteur s'immerge dans ces notions économiques, en escaladant une montagne, en faisant le grand huit, ou en montant à bord d'un bateau, le tout pour rendre encore plus indispensable notre questionnement sur l'économie mondiale.

    Librairie Générale

  • Levez-vous enfants, mettez-vous en formation, la folie a pris feu, poings levés brûle, brûle, brûle ; que toutes les voix s'élèvent, vivantes et fières - ou donnez-nous la mort dix mille régimes, se repaissant de nos âmes, et pourtant nous continuons de nous battre, jusqu'à quand ? puissions-nous vivre longtemps pour voir ce matin resplendissant.


    C'est l'histoire d'un petit village d'Afrique de l'Ouest en lutte contre la multinationale américaine qui pollue ses terres et tue ses enfants.
    C'est l'histoire d'une génération d'anciens qui a cru en la promesse d'une prospérité venue d'Occident.
    C'est l'histoire d'une jeunesse qui décide de se révolter, quitte à user de la violence et à prendre les armes.
    C'est l'histoire de Thula, la belle et courageuse Thula, prête à tout pour sauver les siens au risque de tout sacrifier.

    Un coup de coeur de la Géolibri

    Dans un pays qui n'est pas nommé mais que l'on suppose en Afrique de l'ouest, le village de Kosawa enterre ses morts et soigne ses malades de plus en plus nombreux. La pollution causée par l'exploitation pétrolière de l'entreprise américaine Pexton sur son sol est immense, inarrêtable. Les hommes ont bien tentés de faire entendre leur voix mais en vain, jusqu'au jour où les discussions s'arrêtent et où la lutte s'installe. Imbolo Mbue, dans une langue aussi belle que violente, nous raconte l'histoire de cette révolte sur plusieurs générations, autour de Thula, enfant chérie du village qui se révélera chef de file d'un mouvement de libération de son pays, magnifique leader, en proie aux contradictions entre lutte armée et désir profond de paix. C'est l'histoire éternelle de David contre Goliath, de la nécessité vibrante et palpitante de faire entendre sa voix pour vivre simplement sur sa terre, de lutter pour exister. C'est l'histoire du combat de la culture contre le capitalisme le plus écœurant, sans jamais se résigner. Un roman puissant, pétri d'humanité, un souffle romanesque qui vous emporte loin!

    La Géolibri

  • Île d'Orléans, Québec. Un incendie ravage le chalet de la militante écologiste notoire Gabrielle Rochefort, au moment même où, sur la rive d'en face, elle participe à une manifestation contre la compagnie pétrolière Cliffline Energy. Ces deux événements sont-ils liés? Lorsqu'on retrouve, proche de l'incendie, le cadavre d'un employé immigré de la ferme où Gabrielle travaille, les soupçons se portent plutôt vers le contremaître, dont la violence n'est un secret pour personne. Mais la militante soutient qu'il n'est qu'un dégât collatéral dans un vaste complot qui impliquerait les hautes instances du gouvernement. Dans l'ombre des services de police, le surnommé "Chef", retraité de la police nationale et ancien amant de Rochefort, cherche la vérité derrière la paranoïa.

    coup de cœur polar

    Si vous avez fait le tour des polars islandais, finlandais, suédois…. Ou sud-coréen. Laissez vous tenter par un polar québécois. « Sans Terre » a tous les ingrédients du polar. Un vieux flic à la retraite, passionné de littérature, une activiste écologiste, Gabrielle Rochefort qui se bat contre la construction d’un terminal pétrolier, des hommes politiques corrompus et deux cadavres de saisonniers guatémaltèques venus travailler dans les fermes agricoles de l’Ile d’Orléans. Marie-Eve Sévigny aborde des sujets très actuels comme l’activisme écologique, les droits des travailleurs …. Une écriture efficace, élégante saupoudré d’humour québécois. Une belle découverte. Le Québec n’est pas une terre si tranquille !!!!!

    lydie - Le Coureau

  • « À quel moment précis est-elle tombée de l'autre côté ? Du côté des gens qui deviennent tristement célèbres dans leur immeuble, leur quartier, parce que la photo de leur enfant a été imprimée sur un avis de recherche ? » Adèle n'a que seize ans lorsqu'elle disparaît. Marion, sa mère, prévient aussitôt la police. Malgré les recherches, elle reste introuvable. Entre l'adolescente et ses proches, les liens se sont distendus et le silence l'a emporté. Moins d'une semaine après sa disparition, un attentat perpétré par Daech au Forum des Halles tue vingt-cinq personnes. Et si Adèle faisait partie des victimes ?
    Dressant avec brio le portrait en creux d'une absente, l'auteure de Danser livre un roman émouvant qui nous tient en haleine de bout en bout.

    Les Pertuis vous conseille

    Un roman sur une mère en état de sidération face à l'impensable et l'incompréhensible. Un sujet actuel, la radicalisation d'une toute jeune fille, traité d'une écriture tout en profondeur et en tension. Astrid Eliard, par un jeu polyphonique de voix, raconte toute la complexité d'une situation que toute famille ne peut imaginer. Après "Danser", voici encore une pépite. 

    Cécile - Les Pertuis

  • Dans Ce n'est pas un hasard (P.O.L 2011), écrit dans le contrecoup de la triple catastrophe de Fukushima, Ryoko Sekiguchi abordait la question de la « veille de la catastrophe ». En arrivant à Beyrouth en 2018, elle ne pouvait pas se douter que cette ville était à son tour menacée par des drames imminents, la révolte anti-corruption en février 2020 et la terrible explosion du port de Beyrouth en août. Durant sa résidence d'un mois et demi, 961 heures précisément, elle avait prévu de faire le portrait de la ville à travers les gestes des cuisiniers et les histoires de cuisine partagées par les Beyrouthins. Ce projet d'écriture a été en partie bouleversé. Le livre est saisi alors dans la nostalgie d'un Beyrouth d'avant les catastrophes. Ce devait être un livre de cuisine savoureux, rempli de la joie du partage. L'idée était forte : dans une société multiethnique et multiconfessionnelle, une étrangère peut voir s'ouvrir à elle plus de portes qu'aux habitants. Chacun lui livre ses récits les plus intimes. Mais l'autrice comprend alors que le livre s'est écrit dans un avant-drame. La ville qu'elle explore devient « la ville d'avant l'explosion du 4 août 2020 ».
    Japonaise vivant entre la France et le Japon, Ryoko Sekiguchi est familière des moeurs « orientales ». Elle mène une réflexion sur ces « deux Orients » que sont le Liban et le Japon, et les autres Orients qu'elle a connus, comme l'Iran ou la Syrie.
    Celle qui avait, dans Nagori (P.O.L 2018), su réunir divers thèmes sous l'angle du passage des saisons, pousse encore plus loin le défi. A travers le prisme de la cuisine, elle traite ici des questions de transmission, de mythe, de tradition, des symboles culinaires, mais aussi de la mémoire, des catastrophes, des non-dits, de la grande famine libanaise, de la fracture sociale, ou encore de l'immigration. En s'appuyant sur le cas libanais, elle met en lumière le sort des « intouchables » (burakumin) au Japon, grand tabou que les Japonais n'ont pas encore levé à ce jour.
    Le livre est composé de 321 micro-chapitres qui tous font écho d'une certaine façon à une recette de cuisine, un plat, une saveur.

    Les Pertuis vous conseille

    A travers une série d'anecdotes culinaires (et bien plus), Ryoko Sekiguchi nous raconte Beyrouth, ses habitants, leurs souvenirs de guerre et le vécu encore frais de la révolution. Un texte riche, écrit avec beaucoup d'empathie, où la nourriture devient un moyen de partage, de connaissance et de réconfort. 

    Inès - Les Pertuis

  • Florida

    Olivier Bourdeaut

    Sur le podium, Elizabeth est la plus jolie des mini-miss, mais cette victoire ne suffit pas et sa mère fera tout pour la voir gagner une nouvelle couronne. Elle n'est plus qu'une ravissante poupée au service de l'ambition maternelle. Les concours se succèdent et sa rancoeur envers ses parents ne fait que grandir. Elizabeth comprend vite que maîtriser son corps c'est maîtriser son destin, alors elle le met au service de sa vengeance, le transforme, le déforme.
    Elle ne sera plus jamais la Petite Princesse de quiconque. De cette confession d'une jeune femme révoltée, dont on a volé l'enfance, naît un roman bouleversant sur la dictature de la beauté. Intelligente, dotée d'une autodérision et d'une volonté incroyables, Elizabeth fait partie de ces héroïnes borderline que l'on n'oublie pas.

    Les Pertuis vous conseille

    Elizabeth Vernn est belle. Très belle. Trop pour son bien. Sa mère en fait une mini-miss, mais même les poupées ont leurs limites. Et ce qu'Elizabeth comprend, c'est que si son corps peut être une arme de séduction, il peut vite devenir une arme de destruction. Un roman caustique, un style acéré, une narratrice sans pitié. Sans oublier une bonne dose d'humour noir.  A ne pas manquer ! 

    Inès - Les Pertuis

  • « Une bonne histoire, aujourd'hui encore, c'est souvent l'histoire d'un mec qui fait des trucs. Et si ça peut être un peu violent, si ça peut inclure de la viande, une carabine et des lances, c'est mieux... » Mais quelle place accorde-t-on dans ces histoires aux personnages féminins et à la représentation de leur corps ? Alice Zeniter déconstruit le modèle du héros et révèle la manière dont on façonne les grands récits depuis l'Antiquité. De la littérature au discours politique, elle nous raconte avec humour et lucidité les rouages de la fabrique des histoires et le pouvoir de la fiction.

    Les Pertuis vous conseille

    Pour tous ceux qui aiment écrire, en amateur ou en se rêvant grand écrivain : Alice Zeniter donne ses conseils de romancière et de sémiologue.

    Arthur - Les Pertuis

  • Starlight

    Richard Wagamese

    Franklin Starlight mène une existence solitaire au coeur de l'Ouest canadien. Jusqu'au jour où il recueille sous son toit Emmy et sa fille Winnie, prêtes à tout pour rompre avec une existence sinistrée.

    En les emmenant dans la nature, en leur apprenant à la parcourir et à la comprendre, Starlight leur permettra de panser leurs plaies, de retrouver confiance. Mais c'est compter sans Cadotte, l'ex-compagnon d'Emmy, résolu à la traquer jusqu'aux confins de la Colombie-Britannique.

    Dans ce roman lumineux, on retrouve Frank, le héros désormais adulte des Étoiles s'éteignent à l'aube.

    Les Pertuis vous conseille

    L'ultime roman de Richard Wagamese est profond et essentiel, une ode à la nature et là la bienveillance. Ne passez pas à côté de ce texte rare. 

    Alex - Les Pertuis

  • Winter trauma

    Simon Hanselmann

    • Misma
    • 14 Juin 2019

    Brrrrrrrr... Un vent glacial souffle sur la série Megg, Mogg & Owl. Il faut dire que depuis que Owl a quitté le nid, c'est la sinistrose à la maison. Dehors c'est l'hiver, ça pèle, il n'y a rien d'autre à faire à part rester sous la couette et fumer des péts. Évidemment, à la fin du mois tout est parti en fumette et il ne reste plus un rond pour payer le loyer. Megg doit alors gruger sévère pour continuer à toucher ses alloc' et Mogg n'a plus le choix, il doit trouver un boulot ! Avec tout ça, nos deux tourtereaux dont le couple bat de l'aile ne sont pas aidés... Devinez qui a pris la place de Owl dans la maison ?
    Je vous le donne en mille : Werewolf Jones !!! La mythique série de Simon Hanselmann Megg, Mogg & Owl est de retour et comme d'habitude, c'est immoral, poisseux et jouissif! Récompensé par le Fauve d'Angoulême «Prix de la série» en 2018 avec Happy Fucking Birthday!, Simon Hanselmann continue de démontrer qu'il excelle dans l'art du sitcom en bande dessinée. Ce nouvel opus, élève encore le niveau d'un cran et enfonce toujours plus les personnages dans leur névrose, leur dépression et leur incapacité à s'intégrer dans notre société.

    -BD- Mon gros gros coup de cœur ! (Si vous aimez les bd trash)

    SEXE DROGUES & RSA DECOUVREZ CETTE BD DROLEMENT TRASH ! ( Nous avons les deux volumes et un hors série)  

    Estelle - Chez Simone

  • «Le silence selon Manon» peut être lu comme un "prequel" de «La Transparence selon Irina.» Dans les années 2025, le monde occidental se caractérise par une montée de l'agressivité sur les réseaux sociaux et en particulier des cas de cyber harcèlement, au point qu'une unité spéciale de la police, dirigée par le commissaire Sébastien Mille, a dû être mise en place. Sébastien Mille s'intéresse de près aux manoeuvres des groupes masculinistes en France. L'Amérique du Nord avait déjà connu dans les années 2010 des attentats dont les auteurs se réclamaient du mouvement "incel" (pour «involuntary celibate) »autrement dit des célibataires forcés qui conçoivent une haine des femmes et de la société contemporaine qu'ils jugent trop favorable au féminisme.  A Paris, le groupe de musique hardcore Significant Youth, qui défend des valeurs humanistes et féministes dans ses chansons, est agressé lors d'un concert par une poignée de masculinistes qui fréquentent un forum dédié; Yvan, le leader est pris à partie et son frère Simon ainsi que sa compagne sont blessés dans la bagarre qui s'ensuit. Cet épisode n'est que le prélude à un attentat beaucoup plus violent qui va bouleverser la vie des deux frères et de leur entourage. Il faudra à Sébastien Mille une obstination hors du commun pour s'approcher des coupables, d'autant plus insaisissables qu'ils se cachent sous maintes identités, dissimulés par la grande Toile protectrice d'Internet...  A travers ce polar aux personnages ambigus et pervers qu'on croirait sortis de l'univers de Patricia Highsmith, Benjamin Fogel poursuit son exploration de notre cyber monde. Le crime n'a plus lieu dans les ruelles sordides des villes ou dans les caves des banlieues, il rode sur la Toile de manière d'autant plus insidieuse que ses auteurs savent être furtifs. 

    La noirceur de notre époque

    Manon vit demain, en 2025. Le harcèlement en ligne a pris de telles proportions que la police y consacre de plus en plus de moyens. Les masculinistes se réunissent sur des forums numériques où ils déversent leur haine des femmes. Cette haine « virtuelle » va se déverser dans la vie réelle. L'auteur s'installe comme un grand de la littérature noire. Tout comme dans son précédent roman "la transparence selon Irina", avec nuances, Benjamin Fogel nous invite à réfléchir sur notre servitude numérique, sur nos libertés individuelles sans cesse rognées par les « progrès » technologiques de surveillance, sur nos responsabilités dans ces pertes de libertés, sur l’utilisation non régulée et non contrôlée des moyens technologiques, sur nos croyances concernant les bienfaits (réels ou supposés) apportés par ces outils et sur notre réelle volonté de vivre en accord avec nos principes.

    Cédric - L'Escapade

  • Et si on ne travaillait plus que trois heures par jour??
    Telle est la proposition iconoclaste d'Émilien Long, prix Nobel d'économie français, dans son essai Le Droit à la paresse au XXIesiècle. Très vite le débat public s'enflamme autour de cette idée, portée par la renommée de l'auteur et la rigueur de ses analyses. Et si un autre monde était possible ? Débordé par le succès de son livre, poussé par ses amis, Émilien Long se jette à l'eau?: il sera le candidat de la paresse à l'élection présidentielle. Entouré d'une équipe improbable, il va mener une campagne ne ressemblant à aucune autre. Avec un but simple?: faire changer la société, sortir d'un productivisme morbide pour redécouvrir le bonheur de vivre.
    Roman porté par une érudition joyeuse et un regard taquin sur nos choix de vie, Paresse pour tous imagine un pays qui renverse ses priorités et prend le temps d'exister. Après La Grande Panne (Le Tripode, 2016), récit visionnaire d'une France qui se retrouve à l'arrêt, Hadrien Klent offre cette fois-­ci le portrait d'une France qui se remet en marche, mais pas vraiment comme certains le voudraient.

    «?En 2008, on devait surmonter la crise des subprimes. Aujourd'hui, celle du coronavirus. ­Demain, ce sera quoi?? Le réchauffement climatique?? La conquête de Mars?? À chaque fois, le libéralisme triomphant propose qu'on souffre encore plus?! Qu'on se sacrifie pour sauver un système qui est pourtant absurde. Qu'on nourrisse un monstre incontrôlable et incontrôlé. Moi je propose le contraire. Qu'on inverse la place du travail et du temps libre. Qu'on interroge notre place dans la marche du monde. Je suis la voix de ceux qui veulent que la vie ne se résume pas au travail, à la croissance, à la consommation.?» Émilien Long

    Prendre le temps de vivre

    Dans ce roman érudit et joyeux, Klent imagine la campagne pour l’élection présidentielle française de 2022 à travers le programme du candidat Émilien Long ; programme qui va s’articuler autour d’une idée oubliée ces dernières années : la réduction drastique du temps de travail. Redonner du temps aux gens pour vivre et alléger ainsi bien des maux de notre société mortifère. Hadrien Klent et Émilien Long réussissent le temps d’un roman à réenchanter la Politique, à nous donner envie de croire à un autre imaginaire politique, à un horizon qui redonne du sens à nos vies, sur le plan individuel et sur le plan collectif. C’est intelligent et malin, ça interroge nos choix de vie, et ça donne envie que pour 2022, une candidate ou un candidat reprenne le programme d’Émilien Long : nul doute qu’elle ou qu’il rassemblerait un nombre significatif de suffrages. Serait-ce suffisant pour gagner l’élection ? Il faut lire « Paresse pour tous » pour le savoir. Je vous le conseille vivement … sourire en lisant, ça n’est pas si fréquent.

    Cédric - L'Escapade

  • Gianna

    Arianna Melone

    1977, Italie des années de plomb.
    Dans le tumulte des manifestations étudiantes de Bologne, la jolie Gianna travaille dur, enchaîne les petits boulots et milite pour les causes de son temps : l'universalisme, l'égalité des chances, ou le droit à l'avortement. Et si ses parents rappellent que « les filles d'avant, elles restaient à leur place », Gianna vit ses convictions et refuse de brider sa libido débordante... au point de détonner auprès de ses amis et de ses patrons.
    « La nature l'a ainsi faite, et lui a mis le reste du monde à dos. Mais qui décide si une personne est meilleure qu'une autre ? ».
    À cette question, les institutions et les médecins de l'époque ont un avis tranché, qui conduira la jeune femme vers un destin tragique.

    -BD- Combat pour le désir féminin ! Je recommande!!

    En Italie, dans les années 60, Gianna une jeune femme belle, intelligente avec le coeur sur la main mène une existance de plaisir et n'a aucune intention  de rendre des comptes ! Pas commode à l'époque ou la libération sexuelle n'est qu'a son prémice, et ou l'ideologie conservatrice persiste et souhaite faire taire les femmes qui ose affirmer leurs désirs !  Ps:  Les dessins sont très jolies !!      

    Estelle - Chez Simone

  • Et mon coeur se serra est un conte étrange en cent dix-neuf dessins de l'artiste connu sous le nom « Le Sonneur » et vingt-huit textes d'Antoine Laurain. Entre art et littérature, entre roman dessiné et poésie typographique.
    De cette aimée enfuie et perdue, nous ne connaîtrons jamais le nom, mais elle hante le livre.
    L'amour, la rupture, la solitude, l'espoir.
    Comment transmettre les sentiments en trois couleurs : rouge, noir, blanc ?
    Comment les faire passer avec juste vingt-six lettres dans l'alphabet ?
    Beaucoup l'ont tenté avant eux : Breton, Mallarmé, Gainsbourg pour ne citer qu'eux. Laurain et Le Sonneur relèvent le défi.
    Au mieux, c'est un excellent livre.
    Dans le pire des cas, ils ont fait un chef-d'oeuvre.
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    trop trop beau

    Mon auteur chouchou est de retour ! Nous voici dans un style nouveau, dans une envolée poétique dont la beauté est réhaussée par l'art graphique du Sonneur. L'amour et surtout, la perte de l'amour, est toujours LE sujet magnifique du roman. Et encore une fois, A. Laurain sait le sublimer et nous enchanter.

    Pauline - Livres et Vous

  • Marcel est un chou de Bruxelles bagarreur, la terreur des bacs à légumes.
    Ce qu'il préfère, c'est terroriser les enfants à l'heure du déjeuner en hurlant « Aujourd'hui, c'est chou de Bruxelles ! ».
    Un jour, il tombe sur une petite fille qui n'a pas peur de lui. Diable ! Que va-t-il faire ?

    Trop chou

    Quand la terreur des bacs à légumes décide d'effrayer une petite fille... qui ne se laisse pas faire ! Un combat s'engage, la bataille fait rage, qui gagnera ?! C'est drôle, sympa et ça encourage les enfants à manger des choux de Bruxelles ! Et en bonus : une super recette !

    Pauline - Livres et Vous

  • 1832, Canterbury. Dans cette petite ville du Connecticut, l'institutrice Prudence Crandall s'occupe d'une école pour filles. Un jour, elle accueille dans sa classe une jeune noire, Sarah. La population blanche locale voit immédiatement cette " exception " comme une menace. Même si l'esclavage n'est plus pratiqué dans la plupart des Etats du Nord, l'Amérique blanche reste hantée par le spectre de Nat Turner : un an plus tôt, en Virginie, cet esclave noir qui savait lire et écrire a pris la tête d'une révolte sanglante.
    Pour les habitants de Canterbury, instruction rime désormais avec insurrection. Ils menacent de retirer leurs filles de l'école si la jeune Sarah reste admise.Prudence Crandall les prend au mot et l'école devient la première école pour jeunes filles noires des Etats-Unis, trente ans avant l'abolition de l'esclavage. Nassées au coeur d'une communauté ultra-hostile, quelques jeunes filles noires venues d'un peu partout pour étudier vont prendre conscience malgré elles du danger qu'elles incarnent et de la haine qu'elles suscitent dès lors qu'elles ont le culot de vouloir s'élever au-dessus de leur condition.
    La contre-attaque de la bonne société sera menée par le juge Judson, qui portera l'affaire devant les tribunaux du Connecticut. Prudence Crandall, accusée d'avoir violé la loi, sera emprisonnée...La douceur du trait et des couleurs de Stéphane Fert sert à merveille ce scénario de Wilfrid Lupano (Les Vieux Fourneaux), qui s'est inspiré de faits réels pour raconter cette histoire de solidarité et de sororité du point de vue des élèves noires.

    -BD- Grosse claque ! Une bd qui raconte un combat !

    Une école pour femmes noires ! Impensable pour l'époque ! Découvrez le combat entre ces femmes avides de connaissance, de justice et d'égalité contre cette societé patriarcale qui les oppressent.  TROP BIEEEEEN !

    Estelle - Chez Simone

  • Lundi, Lama a trouvé des gâteaux. Une montagne de gâteaux. Tous les manger ne serait pas raisonnable. Mais ça lui égal, car vendredi, il va détruire le monde !

    Gourmandise, quand tu nous tiens

    Quand manger trop de gâteau entraine des conséquences ENORMES ! Lama est gourmand, trop gourmand. Au point d'entrainer la fin du monde ! Ou pas... Extrêmement drôle, on prend un véritable plaisir à découvrir, lire et relire cet album loufoque et génial !

    Pauline - Livres et Vous

  • Si rien n'explose, c'est qu'elles se sont trompées quelque part.
    Nous sommes en 1911, dans le Paris des Merveilles. Les Artilleuses - Lady Remington, Miss Winchester et Mam'zelle Gatling - viennent de voler la Sigillaire, une bague mystérieuse qui leur vaut bien des ennuis avec la police, mais aussi avec les agents du Kaiser. Et voilà que le 2e Bureau entre dans la danse. Pour se sortir du pétrin, les Artilleuses n'ont pas le choix : elles doivent découvrir le secret de la Sigillaire et faire parler la poudre.

    La suite la suite la suite!

    Un tome 2 qui ne laisse aucun répit tant l'action et les enchainements de "crises" sont présentes. Et maintenant, vivement le tome 3 puisque nous restons sur notre faim (et fin!)...

    Pauline - Livres et Vous

  • Novembre 1971. Dan Cooper devient le plus mystérieux des pirates de l'air. Après avoir détourné un Boeing, il saute en parachute au-dessus des forêts de Portland et disparait à tout jamais avec sa rançon. Pour le journaliste Mark Anderson, cette affaire est une obsession : pendant 45 ans, il a mené l'enquête, essayé de doubler la police, épluché les rapports... Et alors que le FBI décide de classer l'affaire, Anderson entend parler d'un nouveau témoin essentiel. L'occasion de replonger dans ses notes et de revenir sur les interrogatoires de ceux qui, chacun à leur manière, racontent le mystère Cooper et réinventent le mythe du horsla- loi.
    Dans ce roman, Pierre Mikaïloff s'approprie l'une des plus légendaires affaires criminelles américaines.
    À travers la vie de quelques anonymes, il nous dresse en creux un portrait de l'Amérique, de ses chercheurs d'or contemporains, de ses monstres et de ses doutes.

    Quelle histoire!

    En partant d'un véritable fait divers de 1971, P. Mikaïloff nous offre sa version des faits. Si l'on sait que celle-ci n'est pas réelle, elle n'en est pas moins passionnante puisqu'elle nous donne à voir une myriade de personnages décalés, voire fous, qui ont défrayés la chronique américaine. on se passionne pour ce Dan Cooper, qui jamais ne fut pris, après son détournement d'avion et d'argent... Et qui aujourd'hui encore, fait la légende du grand banditisme.

    Pauline - Livres et Vous

  • Avant l'été

    Claudie Gallay

    Jess a vingt-trois ans et quatre amies de toujours. Pour la fête du Printemps, les cinq filles décident de présenter un défilé de mode : elles vont chiner, coudre et créer des tenues, mais surtout elles vont oser monter sur scène, entrer dans la lumière. Envisager cette audace, c'est déjà changer, or Jess va changer bien plus encore, en quelques mois, au risque de perdre une amie, au risque de se découvrir, au risque de s'envoler. Un roman de la métamorphose, frais, joyeux et enlevé, plein de promesses d'avenir.

    avant l'été

    Le voilà le roman des vacances pour nous les filles nées en 1962, mais aussi pour toutes les filles. Une bande de cinq copines au milieu des années 80 qui se lancent un défi : présenter un défilé de mode lors de la fête du printemps de leur petite ville. "Envisager cette audace, c'est déjà changer, et aucune ne sortira la même de cette expérience." Jess la narratrice, suite à sa rencontre avec la vieille Madame Barnes va sentir qu'une autre vie est possible. "Les rencontres décisives, les renoncements nécessaires, un roman de la métamorphose, plein de promesses d'avenir." Plus de 500 pages graves et joyeuses, vivantes. Un bol d'air. Actes Sud 22 euros

    Préférences - Préférences

  • Amrita Sher-Gil est à l'Inde ce que Frida Kahlo est au Mexique. Artiste de génie, femme libre à la vie fabuleuse et tourmentée, elle a marqué l'histoire de la peinture indienne avant de disparaître brutalement à l'âge de vingt-huit ans.
    Lorsque Iris achète un de ses tableaux, elle se lance, fascinée par son destin, sur les traces de cette artiste audacieuse, mi-hongroise, mi-indienne, espérant retrouver dans cette quête le goût de peindre qui l'a quittée depuis des années. De subtils échos se répondent entre les deux femmes dont l'existence est étroitement liée à la création, à l'amour de la peinture et à ses ressorts secrets.
    Patricia Reznikov nous entraîne dans un roman où les couleurs de l'Inde coloniale, de Lahore à Simla, se mêlent à celles du Budapest d'avant la Première Guerre, du Paris des avant-gardes et de Florence. Elle redonne vie à une figure féminine bouleversante et hors norme, méconnue du grand public.

    Un coup de coeur de l'Arbre à mots

    En acquérant une petite toile chez Drouot, Iris la narratrice, peintre en manque d'inspiration, va se passionner pour la vie d'Amrita Sher-Gil, née en janvier 1913 d'une mère, chanteuse lyrique issue de la noblesse hongroise, et d'un père sikh érudit, ascète et philosophe. Iris nous conte la vie intense de cette femme artiste, libre, jugée scandaleuse pour qui la vie est un art. En 1934, après cinq ans aux Beaux-arts de Paris la jeune femme retournera en Inde. Après avoir puisé son inspiration dans ses voyages en Hongrie, en France et en Italie c'est en visitant son pays, et notamment les grottes sacrées d’Ellora, qu' Amrita s'ouvrira à la peinture indienne ancienne et s'y consacrera pleinement. Malgré un monde en proie aux guerres, à la colonisation, Amrita sa courte vie durant ne s'éloignera pas de ce pour quoi elle est faite : l'art, la création artistique. D'une écriture belle, sobre et sensible, Patricia Reznikov nous offre un très beau roman aux couleurs de l'Inde, Budapest, Paris et Florence. Elle nous livre un portrait bouleversant, vibrant de cette artiste hors du commun que vous aurez envie de découvrir après avoir refermé les pages de ce livre.

    Valérie - L'Arbre à Mots

  • Les Aventures de China Iron, second roman de Gabriela Cabezón Cámara, célébré par la critique et finaliste de l'International Booker Prize 2020, est l'épopée radieuse et lumineuse d'une femme qui se libère et emporte avec elle les paysages sans limites de la pampa. Prenez Martín Fierro, un gaucho qui donne son nom à un poème épique, un mythe fondateur de l'Argentine. Imaginez maintenant qu'il ait une femme, China, et que ce soit elle qui parte à la conquête d'une nouvelle façon de vivre ensemble. Vous tenez là à la fois une merveilleuse histoire d'amour et d'aventures, un western queer, et un appel à fonder un monde où toutes les créatures s'embrasseraient avec désir et jouiraient du même amour pour les rivières, les oiseaux ou les arbres, et où elles ne se sentiraient plus jamais seules. Gabriela Cabezón Cámara s'empare d'un canon de la littérature argentine, le subvertit et fait des Aventures de China Iron un mythe universel et contemporain, empli de joie, d'amour et de liberté.

    China Iron

    La pampa argentine recèle de nombreux secrets. China Iron et l'anglaise qui l'a recueillie dans son chariot ne sont pas en reste et mènent avec détermination la traversée du pays jusqu'à une concession promise par le gouvernement colon. Mais des étapes, qu'elles soient préméditées ou non seront la source de nombreuses péripéties, nous entraînant dans une quête toujours plus poussées d'un havre de paix aux confins du monde « civilisé ». Alternant récit d'aventure, burlesque, érotisme et ethnologie des peuples autochtones, ce roman démontre avant tout l' émancipation concrète des femmes du 19ème.

    Jeanne - La rue en pente

  • La vie est trop courte pour s'ennuyer.
    C'est l'histoire d'une petite fille née en 1900 à Londres, qui "se sentait déjà queer dans la matrice" . En grandissant, elle a fait le tour du monde, elle a lancé sa compagnie de taxis féminins, elle a fait la guerre, elle a battu des records de vitesse dans des courses de bateau, elle a régné en monarque éclairé sur une île des Bahamas, elle a eu pour meilleur ami et confident une poupée...
    Vivant plusieurs vies, elle a porté plusieurs noms. A sa naissance, on l'appelait Marion. Puis à 5 ans, après une chute de chameau, elle a choisi le pseudonyme de Tuffy. Enfin, c'est très vite dans le prénom Joe qu'elle s'est vraiment reconnue. Et c'est en homme qu'elle a forgé sa réputation et créé sa légende... Cette femme - ne vous y méprenez pas - a vraiment existé. Amoureuse de la compétition, de la vitesse et des conquêtes féminines, Joe Carstairs a vécu une existence fidèle à son personnage : explosive, impulsive et excentrique.
    Suivez la destinée d'une femme richissime au charme incandescent, pleine d'une confiance inébranlable et pour qui la vie ne fut qu'un long feu de joie. Dernier livre écrit par Hubert aux éditions Glénat, premier et unique biopic de son oeuvre, Joe la Pirate est un roman graphique enlevé, virevoltant, cinglant et sans tabou comme un film de Billy Wilder. Inspirée par la ligne claire d'Yves Chaland, Virginie Augustin réinvente une nouvelle fois son style, sans rien sacrifier de l'efficacité redoutable de sa narration ni de sa science de la mise en scène.

    Un coup de coeur de Krazy Kat

    Début 1900, une petite fille nait dans une famille plutôt aisée de Londres. Elle se prénomme Marion Barbara Carstairs. 1997, elle décède en Floride sous le nom de Joe, après une vie incroyable. Engagée dans les lignes alliées pendant la 1ère Guerre Mondiale, pilote de course automobile, pilote de bateau, elle sera l'amante de la nièce d'Oscar Wild, de l'actrice Talluah Bankhead et de Marlène Dietrich. Un portrait de femme forte, raconté par le regretté Hubert et illustré par Virginie Augustin. L'ensemble donne un très bel album, magnifiquement dessiné, avec finesse, sensibilité, humour et élégance. Un destin qui vous attirera, dont l'écriture et la thématique proche de "Peau d'homme" du même scénariste, n'en reste pas moins encore plus passionnant à mes yeux.  

    Olivier - Krazy Kat

  • Le 12 septembre 1920, le premier appareil d'exploration capable de descendre à 2000 mètres de profondeur, plonge dans la mer des Bermudes. À son bord, les époux Bullitt, savants réputés, espèrent prouver l'existence de la vie animale dans les abysses. Leurs enfants, Théo et Lilly, font partie de l'expédition. Lilly Bullitt ne quitte pas le hublot. Que voit-elle donc que les autres ne voient pas ?

    Un coup de coeur de la Librairie Générale

    Le 5 septembre 1920, la famille Bullit se lance dans une expédition sans précédent : descendre dans les profondeurs des océans à bord d'une boule d'acier (savamment baptisée la "boule Bullit"). Monsieur Bullit est spécialiste de biologie sous-marine, et décidé à prouver qu'il existe une forme de vie à 2000 mètres de profondeur. Sa femme, Lee Bullit, est la capitaine et inventrice de cette boule d'acier leur permettant de passer un mois sous la mer. Lilly, grande rêveuse, et Théo, fasciné par le sport, font partie du voyage. Nous voilà embarqués dans une aventure qui n'est pas sans rappeler l'intensité d'Objectif Lune et On a marché sur la lune. La science et l'humour se mêlent à merveille pour décrire une odyssée familiale dans laquelle Lilly, cinq ans, par son sens de l'observation, saura découvrir les espèces marines les plus fabuleuses. Thomas Lavachery montre une fois de plus son talent pour le récit imaginaire d'exploration.  

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