Belin

  • « Femme, réveille-toi ! le tocsin de la raison se fait entendre dans tout l'univers ;
    Reconnais tes droits. Le puissant empire de la nature n'est plus environné de préjugés, de fanatisme, de superstition et de mensonges. » C'est par ces mots qu'Olympe de Gouges, grande figure féminine de la Révolution française, interpelle les femmes du monde entier.
    Écrit en 1791, La Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne est un texte fondateur dans le combat des femmes pour l'égalité. Un plaidoyer à lire ou à relire et à mettre en perspective avec les débats de la société d'aujourd'hui.
    Parcours Bac : Écrire et combattre pour l'égalité

  • Staline

    Oleg Khlevniuk

    Dans son dernier ouvrage, Oleg Khlevniuk renouvelle en profondeur, par une connaissance remarquable des archives personnelles de Staline et des archives du Politburo, le genre de la biographie politique du dictateur. A partir d'une analyse critique des sources, Oleg Khlevniuk démonte les innombrables légendes (Staline « commanditaire du meurtre de Kirov », Staline « paranoïaque », Staline, « adepte d'une frappe préventive contre l'Allemagne », etc) pour ne retenir que l'épure : les mécanismes politiques de l'ascension d'un « homme des confins de l'Empire », dépositaire d'une culture de « clan », puis les ressorts du mode de gouvernance stalinien, fondé sur un interventionnisme de tous les instants et un travail quotidien titanesque. Les chapitres sur le « Grand Tournant » du début des années 1930, la « Grande Terreur » de 1937-1938, la conduite de la « Grande guerre patriotique » ou le « second stalinisme » d'après-guerre, déconstruisent, sur des points capitaux, les deux grandes interprétations dominantes (« totalitariste » et « révisionniste ») de l'histoire soviétique de ces décennies. Au-delà de la biographie du dictateur, c'est une interprétation nouvelle du stalinisme, fondée sur une connaissance exceptionnelle des grands fonds d'archives, que nous propose Oleg Khlevniuk dans son dernier ouvrage qui a reçu le prestigieux 2016 Prose Award décerné par un panel des grandes universités américaines.

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  • 400 cartes pour 1 500 ans d'histoire : de 481 à 2005, de Clovis à Chirac, cet atlas inédit permet de parcourir en tous sens l'espace-temps de ce qui deviendra, progressivement, la France. Il multiplie les perspectives, confronte les angles de visions et les jeux d'échelle (internationale, nationale, régionale, locale), afin de localiser, de représenter, le plus justement possible, une France plus que jamais plurielle, construite par la juxtaposition de mondes divers, ouverts ou cloisonnés. Au plus près du vécu. On y découvrira une histoire imprévisible et tourmentée, conflictuelle et mobile, avec des frontières vivantes, mouvantes, au fil des querelles, des guerres, des coups de main, des litiges, des successions, des rapports de force. D'autres cartes visualisent les paysages, les terroirs, les institutions, les coutumes, les activités économiques, les villes, les croyances, les cultures, afin de mettre en valeur l'infinie richesse de multiples France marquées du sceau de la diversité.

    « OEil de l'historien », la carte unit l'espace et le temps : de la particule élémentaire (quelques maisons de village, quelques champs, une seigneurie) qui compose le corps territorial, à « l'économie monde » qui connecte le territoire de la France aux autres espaces de la Terre, cet Atlas, fruit d'une somme impressionnante de reconstitutions historiennes, offre par la pluralité des thématiques cartographiées, le moyen de rendre compte et de visualiser la profusion des activités, des vies, des institutions, des événements qui ont construit, au fil des siècles d'une histoire en perpétuel mouvement, la « nation France ».

  • Depuis 500 ans, la renommée de Catherine de Médicis est livrée aux jugements les plus opposés. Dénoncée par les uns, exaltée par les autres, son nom est entaché de la violence des massacres de la Saint-Barthélemy. Sa réputation masque pourtant une personnalité complexe. Femme de réflexion et d'action, d'une indomptable énergie, soucieuse de préserver la grandeur de la monarchie, elle s'est engagée dans une politique intraitable en intervenant sans relâche auprès de ses fils, au nom desquels elle a régné pendant près de trente ans.
    Catherine de Médicis était certainement une diplomate de génie. En digne petite-fille de Laurent le Magnifique elle se manifesta aussi très tôt mécène, la bâtisseuse, collectionneuse d'objets d'art rares et précieux, s'entourant des plus grands artistes romains ou toscans.

  • L'histoire de Françoise d'Aubigné, épouse Scarron puis marquise de Maintenon, évoque ces contes de fées où les bergères épousent des rois. Elle constitue sans doute l'exception la plus spectaculaire à la règle des barrières sociales de l'Ancien Régime.
    Entrée dans l'histoire par la porte de service, Françoise y accomplit l'une des plus fabuleuses aventures du XVII siècle. Son éducation, son premier mariage, son veuvage, sa rencontre avec Mme de Montespan, ses premiers contacts avec la cour, sa mission auprès des bâtards royaux, l'affaire des Poisons ont été autant d'étapes sur le long chemin, que rien ne laissait prévoir, de l'incroyable ascension qui devait la rapprocher de Louis XIV, au point qu'elle finit par épouser le plus grand roi de l'époque, au faîte de sa puissance et à l'apogée de son règne.
    L'histoire de Madame de Maintenon s'envisage ici moins comme le portrait d'un caractère, d'une personnalité, d'un destin, que comme l'étude et l'exploration de l'époque à laquelle il a appartenu, de la société qu'il a fréquentée, des liens qu'il y a noués. La prodigieuse ascension de cette personnalité d'exception s'explore par l'analyse de son réseau de relations sociales, soigneusement constitué pendant son premier mariage et son veuvage, mais aussi le fonctionnement de la Cour : un nouveau système prêt à admettre ce type de profil social, qui évoque certains grands serviteurs de l'État.

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  • Vainqueur de Marignan, prince de la Renaissance ou pantin manipulé par les femmes de son entourage, François Ier est en vérité bien autre chose que ce que les images d'Épinal ou les portraits à charge ont voulu faire de lui. Derrière la majesté et la stature du roi, on trouve un compagnon simple, amical et spontané.
    Derrière le géant sympathique et débonnaire, un roi autoritaire qui brise parlements, grands féodaux et favoris. Derrière le souverain absolu, un roi qui s'efforce de régner par consensus. Derrière le luxe des châteaux, les rudes campements de chasse ou de campagnes militaires.
    Nourri d'archives inédites, notamment italiennes, Cédric Michon nous livre à la fois une analyse du règne et un portrait empathique de François Ier. En évoquant le rôle de Louise de Savoie ou de la duchesse d'Étampes, en soulignant l'influence des favoris et en donnant à comprendre la portée de la bataille de Marignan comme du désastre de Pavie, il nous présente celui qui fut peut-être le dernier roi chevalier et le premier souverain absolu de l'histoire de France.

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  • Le poil a une histoire... Cet ouvrage, très documenté, la retrace en nous révélant l'infinie diversité des adaptations et des déclinaisons du poil à travers les époques, les civilisations et les continents. Car partout le poil a été - et n'a cessé d'être - un marqueur de comportement, un signe politique, un indice social, éthique et religieux, qu'il s'agisse du monde hébraïque, chrétien, islamique ou extrême oriental.
    Se déploie ainsi au fil des pages le kaléidoscope des traces multiples d'une histoire aussi singulière que méconnue : de Sumer à Babylone ; dans la France de Louis XIV, quand le sexe mâle s'enticha de la perruque ; dans la Chine mandchoue, où tous les sujets chinois devaient porter la natte ; lors de la Première Guerre mondiale avec la glorification des Poilus ; sans oublier la Turquie contemporaine, où les positions politiques ont de fortes incidences sur la forme des moustaches...
    Les marges de l'histoire ne sont pas omises, avec les eunuques byzantins ou les malheureux atteints d'hypertrichose - cette maladie qui se manifeste par une pilosité envahissante sur une partie du corps ou sa totalité - et présentés comme des monstres.
    Ainsi, du poil biblique au poil freudien en passant par celui des Poilus, chacun trouvera « son poil » dans cette étude riche en surprises et inattendus et, l'esprit aiguisé par la curiosité, il pourra, au fil de sa lecture, s'en tisser d'autres.

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  • L ouvrage propose une histoire des femmes et du genre dans le cadre des programmes scolaires d histoire.

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  • L'homme préhistorique était aussi une femme : cette évidence n'avait guère effleuré les premiers préhistoriens, et la question de la place et du rôle de la femme est longtemps restée marginale dans les enquêtes sur la préhistoire.
    C'est l'" homme préhistorique ", artisan, chasseur, artiste, conquérant, qui a surtout alimenté les débats scientifiques. la femme, elle, fut souvent considérée comme tristement passive et reproductrice, et livrée aux fantasmes, aux mythes inspirés de la bible, ou aux lieux communs colportés depuis le 19e siècle. aujourd'hui, la célébrité de " lucy " et de l'" eve africaine " témoignent d'un intérêt nouveau pour l'existence des femmes depuis les époques recalées du paléolithique.
    Il est temps, en effet, de s'intéresser à cet acteur essentiel du monde de nos origines, et de donner une visibilité à cette moitié de l'humanité prétendument " invisible " aux archéologues. cet ouvrage interroge de façon critique l'histoire des idées et des preuves - en particulier celles tirées des somptueuses représentations de femmes dans l'art préhistorique - pour tenter de dessiner une image plus vivante et plus vraie de nos lointaines ancêtres.

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  • Acquapendente, janvier 1633. Galilée, convoqué par le Saint-Office pour « avoir tenu et cru la doctrine fausse et contraire aux Saintes Écritures que le Soleil est le centre du monde », se retrouve en quarantaine à cause d'une épidémie de peste. À Rome, son Dialogue sur les deux grands systèmes du monde a causé le scandale et provoqué l'ire de son protecteur Urbain VIII. Le savant toscan, malade et à moitié aveugle, va devoir répondre de ses écrits...

    Il met ce temps à profit pour repenser à sa vie, fantasmer le futur, tout en craignant de ne jamais revenir des mains de l'Inquisition. S'adressant directement au lecteur, il cherche à justifier sa version des faits avant d'être englouti à jamais par l'histoire... livrant ainsi un témoignage intime sur sa vie étonnante, ses découvertes, ses succès, ses combats, et la vie tumultueuse de son époque.

    Dans ces vrais-faux Mémoires, tour de force littéraire mêlant véracité historique et imaginaire, Daniele Vegro livre un portrait haut en couleur d'un Galilée plus vrai que nature, partageant sans retenue doutes, passions, émois et colères. Et nous révèle, derrière le savant de génie dont les découvertes en astronomie et en physique vont bouleverser le monde, l'homme, truculent, passionné, irrévérencieux... et impitoyable démolisseur de dogmes.

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  • L'amiral Georges Thierry d'Argenlieu est entré dans l'histoire sous les traits du « carme naval ». Incarnation à l'eau salée de l'alliance du sabre et du goupillon, il aurait déclenché la guerre d'Indochine en torpillant les efforts du général Leclerc en faveur d'une solution négociée avec Hô Chi Minh.
    Pourtant, la vie de ce très proche du général de Gaulle ne saurait se résumer à la légende noire d'un moine-soldat. L'homme est un marin qui a connu l'expérience de la Grande Guerre, un catholique intransigeant, un temps séduit par les thèses de l'Action française, résistant de la première heure, aux avant-postes de la France Libre ; la Seconde Guerre mondiale s'apparente pour lui à une croisade contre le nazisme et Vichy.
    Cette biographie, fondée sur des riches archives publiques et privées dont beaucoup sont inédites, est à la croisée de l'histoire navale, religieuse, politique et coloniale. Elle entend retrouver l'unité d'un homme et l'intransigeance d'une vie, sans éluder les interrogations soulevées par ce parcours singulier.

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  • Une vie au goulag, récit autobiographique de Dimitri Vitkovski, est un document exceptionnel, cité pourtant par Alexandre Soljenytsine en ouverture de L'Archipel du Goulag.
    Écrit dans les années soixante, ce récit est une plongée dans l'univers concentrationnaire de la Russie soviétique. Il décrit, sur près de trente ans, une vie de captivité entrecoupée de très courts répits de liberté. Dimitri Vitkovski est pour la première fois arrêté en 1926, deux ans après la mort de Lénine. Il a vingt-cinq ans. Ce n'est qu'en 1954 qu'il sera autorisé à rejoindre enfin les siens à Moscou.
    Déportation dans les profondeurs des forêts sibériennes, travail de bagnard dans les îles Solovki, tortures, interrogatoires, peur et survie : Dimitri Vitkovski, ingénieur devenu zek, accusé sans preuve mais lourdement condamné, décrit le monde des persécuteurs et des prisonniers, les vagues de terreur, le monde du camp perdu au bout du monde, face à la nature belle et hostile. Un document pionnier, un texte poignant.

  • L'au-delà, le devenir de l'âme, la mort, sont au coeur des pensées religieuses. Les chrétiens des premiers temps prient, cherchent à intercéder par leurs dévotions pour le salut de l'âme de leurs proches défunts. Le monde des vivants est intimement et quotidiennement lié à celui des morts. Au cours des IIIe et IVe siècles, alors que le christianisme, de religion persécutée, devient religion d'Empire, la richesse des grandes familles infléchit la conception du Salut : les dévotions s'accompagnent de donations fastueuses qui financent les plus riches trésors d'églises et les plus somptueuses constructions de marbre du monde occidental. Le blanc manteau d'églises se constitue, les chapelles funéraires se multiplient, la richesse personnelle et les actes de générosité envers l'Église et ses saints devenant un élément clé dans la recherche de la Rédemption. Ce retournement économique et social provoque des débats doctrinaires houleux au sein de l'Église sur l'argent et ses usages. Peter Brown éclaire ce lien entre Église, doctrine chrétienne et fortune séculaire en étudiant les pratiques et les controverses dans l'ensemble du monde occidental, de l'Afrique du Nord à l'Irlande, de l'Espagne à Babylone, entre le IIIe et le VIIe siècle. Il rend intelligibles, avec finesse, vivacité et une poignante clarté une pensée religieuse profonde et complexe, notamment celles de saint Augustin, saint Colomban ou encore Grégoire de Tours.

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  • Histoire d'un mythe national.

    Jeanne d'Arc, patriote et martyre, héroïne féminine au sommet du panthéon national, est une figure centrale de l'histoire de France. Sa mémoire est au coeur d'enjeux politiques dont on sait peu qu'ils ont été mouvants : avant d'être la figure de proue de l'extrême droite, elle a été tour à tour fille du peuple en armes, restauratrice de la monarchie, patriote trahie par son roi et l'Église...

    Son histoire et sa mémoire ont été le jeu d'appropriations multiples et antagonistes qui prennent leur source dans ses procès même : condamnée au bûcher comme hérétique et réhabilitée quelques années plus tard afin de légitimer le règne de Charles VII qu'elle a soutenu. Gerd Krumeich retrace, à partir de la Révolution française, les usages de l'histoire de Jeanne d'Arc. Il nous rappelle qu'elle a un temps représenté le parcours d'une simple fille du peuple qui, par son action et ses souffrances, aurait donné naissance au nationalisme français. « Souvenons-nous toujours, Français, que la Patrie chez nous est née du coeur d'une femme, de sa tendresse et de ses larmes, du sang qu'elle a donné pour nous », écrit Michelet. Cependant, d'héroïne de gauche, elle devient, au cours du XIXe siècle, le symbole d'un nationalisme conservateur. Jeanne marque l'impossibilité de trouver un consensus politique qui aurait permis aux « deux France » de se réconcilier. Gerd Krumeich, en analysant les évolutions d'un mythe, fait finalement une histoire du nationalisme français.

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  • Détesté par les uns, adulé par les autres, Jean-Paul Marat est le plus controversé et le plus méconnu des grands acteurs de la Révolution française. Médecin et penseur au temps des Lumières, il subit l'hostilité ou l'indifférence de Voltaire et de Condorcet. Journaliste engagé, Marat illustre l'explosion de la presse d'opinion, le quatrième pouvoir, à travers son quotidien, l'Ami du Peuple, au fil de 685 numéros souvent censurés et publiés dans la clandestinité. Élu à la Convention, accusé d'aspirer à la dictature, associé à Danton et Robespierre, il est acquitté triomphalement par le Tribunal révolutionnaire, avant d'être assassiné, le 13 juillet 1793, par Charlotte Corday.

    Après sa mort, sublimée par le tableau de David, commence pour Marat une existence posthume, non moins agitée que la première. Héros d'un culte inouï rendu au « martyr de la Liberté » pendant la Terreur, il devient ensuite un anti-héros absolu, victime d'une « dépanthéonisation » spectaculaire. Dès lors, des mythes tenaces, des légendes inconciliables - dorée ou « maratiste », d'un côté, noire ou « anti-maratiste », de l'autre - s'affrontent et brouillent notre compréhension du personnage.

    Recentrant les analyses sur les documents et les archives, donnant la parole au principal intéressé, Serge Bianchi se propose de réduire, voire d'abolir, le fossé creusé entre ces mémoires si contrastées et la biographie de celui qui se voulut « l'Ami du Peuple ».

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  • Le général de Gaulle a été le législateur de la Ve République, fondée en 1958. De longue date, l'ancien chef de la France libre a voulu changer les institutions françaises, responsables de l'impuissance et de l'instabilité gouvernementales. Sa volonté était avant tout de donner au pouvoir exécutif, dans la personne du président de la République, une indépendance et une force dont le privait la république parlementaire. Par deux fois, il échoue, en 1944-1945, face à la nouvelle Assemblée constituante ; en 1947-1951, après avoir créé le Rassemblement du peuple français (RPF).C'est finalement l'enlisement dans la guerre d'Algérie, dû à la faiblesse des gouvernements de la IVe République, qui lui offre l'occasion d'instaurer un nouveau régime républicain selon ses voeux. À travers 25 textes choisis et commentés, on pourra mesurer l'importance et l'action du général de Gaulle qui a réussi à redresser un système politique impuissant.

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  • Jean Zay (1904-1944), jeune ministre de l'Éducation nationale et des Beaux-arts du Front populaire, a fait constamment l'objet d'attaques virulentes de la droite antisémite et anti-républicaine, pour qui il était l'homme à abattre. En octobre 1940 à l'issue d'une parodie de procès, il est condamné pour désertion par le régime de Vichy, alors même qu'en 1939, il s'était engagé volontaire pour partir se battre au front, ce dont le dispensaient ses fonctions ministérielles. Il restera 4 ans emprisonné, jusqu'au 20 juin 1944 où des miliciens le font sortir de la prison de Riom pour l'assassiner dans un bois et enfouir sommairement son corps.
    En prison, Jean Zay a écrit des milliers de pages pour combattre la solitude, témoigner et lutter contre l'anéantissement. Ce livre regroupe l'essentiel de ses écrits :
    - Plusieurs centaines de lettres écrites à sa famille, à ses amis (le résistant Marcel Abraham, Pierre Mendès France, etc.) qui montrent son ouverture au monde, en dépit de son emprisonnement ;
    - « L'affaire Jean Zay », un texte où Jean Zay, lui-même avocat, démonte de façon rigoureuse la parodie de procès et les accusations mensongères qui l'ont condamné ;
    - Ses Carnets de prison, tenus quotidiennement ;
    - De nombreux annexes : une chronologie biographique et historique, un glossaire des personnages cités et des noms cryptés utilisés par Jean Zay et un index ;
    - Un cahier hors-texte avec des documents inédits : photos, fac-similés et documents.

  • Anne Frank ; une vie

    Eric Heuve.

    Un album sur la vie d'Anne Frank et sa famille.

  • A l'aube du XXe siècle, le monde juif européen est divisé en deux.
    A l'Ouest (Allemagne, Autriche, Bohème), les Juifs ont bénéficié d'une émancipation culturelle et juridique relativement rapide, ils se sont intégrés linguistiquement, culturellement, socialement au sein de la bourgeoisie cultivée et libérale. A l'Est (Pologne, Russie), les Juifs constituaient une nationalité parmi tant d'autres et ont conservé leurs langues (yiddish et hébreu) et leur culture distincte.
    L'année 1897, année du premier congrès sioniste organisé à Bâle par Theodor Herzl, et également année de la création du Bund, du mouvement ouvrier juif, marque le début d'un vaste processus, mené par des acteurs culturels et politiques très divers, de construction nationale, mais aussi d'invention des langues, de la littérature et de la culture juives modernes. L'idée novatrice de ce livre est que la culture juive allemande et la culture juive d'Europe de l'Est, loin de s'opposer, se sont rencontrées et mutuellement fécondées pour engendrer de concert, à l'Ouest comme à l'Est, ce vaste mouvement de renaissance qui a marqué l'Europe centrale et orientale pendant tout le premier tiers du XXe siècle.
    La mise en évidence de cet ensemble cohérent permet de le comprendre de manière radicalement nouvelle.

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  • Le long règne de Philippe Auguste (1180-1223) a été d'une extra­ordinaire fécondité. Alors qu'à son avènement, le jeune roi de quinze ans ne contrôlait qu'une faible partie du royaume, à sa mort, sa souveraineté est largement reconnue. Philippe a réussi à enlever au roi d'Angleterre la Normandie, le Maine, l'Anjou et l'Auvergne ; il a imposé son autorité au comte de Flandre et au comte de Champagne, et parfois même au pape ; il a réussi à vaincre une coalition dirigée par l'empereur germanique et a failli conquérir l'Angleterre... Dans le royaume, il a mis en place des baillis pour le représenter, il a augmenté ses revenus et il a structuré son gouvernement grâce à un petit nombre de fidèles conseillers. Il a développé Paris, qu'il a dotée d'une enceinte et dont il a renforcé l'Université.
    Ces réussites, Philippe Auguste les doit à son obstination, qui lui a permis de surmonter bien des revers, ainsi qu'au contrôle progressif de son tempérament impulsif, coléreux et inquiet. Cette biographie, fondée sur la richesse des chroniques et des documents d'archives, retrace ce long cheminement d'un homme devenu roi de France à quinze ans, jeté au milieu de vassaux redoutables et éprouvé par la maladie contractée lors de la Croisade, mais qui finit par remporter d'éclatants succès politiques et militaires.

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  • Les manèges sont des lieux de l'expression équestre qui illustrent la place prise par le cheval dans notre société, au fil des temps. Au point que l'histoire de ces édifices, loin d'être anecdotique, recouvre l'évolution de l'équitation elle-même. Marqueurs culturels, ils s'adaptèrent aux tournants dans l'usage civil ou militaire du cheval ; marqueurs techniques, ils emboîtèrent le pas aux dernières découvertes architecturales ; marqueurs socio-économiques, ils reflétaient l'aisance financière, l'assise dans la société, de leur propriétaire ; marqueurs politiques enfin, ils illustrent la place d'un certain pouvoir qui s'impose.

    Dans cet ouvrage, Corinne Doucet nous emmène à la découverte de l'histoire passionnante de ces scènes fermées, pleines de silence et du souffle des chevaux, où travaillèrent les plus grands écuyers.

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  • Née en 1766, l'agrégation en est venue à incarner un des volets de l'« exception française ». Au départ simple remplaçant, l'agrégé est devenu ensuite le seul professeur titulaire des lycées et le candidat préférentiel à un poste en faculté. Après l'âge d'or de l'entre-deuxguerres, il s'est retrouvé critiqué aussi bien dans le second degré que dans l'enseignement supérieur. L'impératif de l'harmonisation européenne des diplômes a compliqué encore la donne.
    L'agrégé est-il professeur d'élite ou bien professeur pour les élites, lauréat d'un des plus prestigieux « concours républicains » ou bien « privilégié » bénéficiant d'horaires amoindris ? Et où doit-il enseigner ? Dans le second degré, comme le suggère « l'agrégation des lycées » ? Dans l'enseignement supérieur, comme le croirait volontiers le béotien se fiant à l'appellation d'« agrégé de l'Université » ? Pourquoi des professeurs d'université mentionnentils leur qualité d'agrégé sur les ouvrages qu'ils publient ? Pourquoi les « soixante-huitards » ont-ils voulu supprimer l'agrégation ? À quoi sert la Société des Agrégés ?
    Autant de questions qui suggèrent que l'agrégation et les agrégés sont l'enjeu de controverses passionnées.

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  • Des révolutions anglaises à nos jours, Mathilde Larrère et cinq spécialistes de l'histoire des révolutions dressent un panorama des grandes révolutions qui ont fait basculer l'histoire politique contemporaine. A travers le récit de chaque épisode, se dessinent des invariants et des spécificités, des circulations et des références communes. De la prise de la Bastille à la proclamation de la Commune de Paris, des soviets de Petrograd à l'entrée des barbudos à La Havane, du printemps des Peuples aux manifestations de la place Tahrir : d'une révolution à l'autre, les idées, les symboles, les tactiques, les mots d'ordre révolutionnaires circulent et se répondent. Cet ouvrage propose une histoire mondiale des révolutions pour mieux comprendre quand, comment et pourquoi les peuples se lèvent pour faire l'histoire.

  • Femme engagée, socialiste, pacifiste, féministe et très active sur le plan professionnel, Marguerite Thibert (1886-1982) a traversé une bonne part du XXe siècle. Docteure ès lettres en 1926, elle devient fonctionnaire au Bureau international du travail, en charge du travail des femmes et des enfants, puis experte envoyée en mission dans les pays émergents, avant d'être en France une figure centrale du Comité du travail féminin.
    Pour raconter la vie de cette femme exceptionnelle, Françoise Thébaud une démarche originale : elle propose une biographie impersonnelle et collective, qui aborde des pistes multiples. Avec Marguerite Thibert, nous comprenons l'histoire des communautés scientifiques de l'après-Grande Guerre et de la première génération de femmes diplômées, celle des organisations internationales, de leurs politiques de genre et de leurs programmes d'assistance technique après 1945, celle des féminismes dans leurs dimensions nationales et internationales, celle des configurations successives des socialismes et des pacifismes, celle des mutations sociales et politiques de la France d'après-Seconde Guerre mondiale, celle enfin du monde global, dont la protagoniste se sentait solidaire. Un parcours et un ouvrage fascinants à tous égards.

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