Historiographie

  • Résultat d'un travail collectif effectué par dix universitaires françaises et américaines pendant plusieurs années de recherches, cet ouvrage constitue le premier panorama à peu près complet des oeuvres de femmes en littérature, du moyen âge au XXIe siècle, en France et dans les pays francophones. Un tel panorama n'existait pas, les recherches dans ce domaine, aujourd'hui nombreuses en France comme à l'étranger, étant généralement ponctuelles et parcellaires, les quelques ouvrages sur le sujet anciens, et sensiblement moins ambitieux. Outil indispensable à la compréhension de la littérature pratiquée par les femmes et au rôle spécifique qu'elles y ont tenu au fil des siècles, les autrices se sont fixées pour objectifs de dresser l'inventaire des oeuvres publiées dans tous les genres existants (les découvertes dans ce domaine sont nombreuses : dès le moyen âge, c'est par dizaines qu'on compte les oeuvres de femmes en langue vernaculaire) ; accompagner les oeuvres de considérations d'ordre culturel (notamment sur l'histoire du livre et de l'édition) ; replacer ces productions non seulement dans l'histoire littéraire et l'histoire des femmes, mais aussi dans l'histoire des idées ; comprendre enfin la nature des difficultés spécifiques rencontrées par les autrices pendant des siècles et les raisons de leur oubli quasi général aujourd'hui, malgré les tentatives de redécouvertes opérées dans les années 1970. Pour la première fois, la présence continue de femmes en littérature pendant dix siècles, qui constitue l'une des singularités de la culture française, est illustrée par un nombre d'oeuvres aussi important que varié. L'ouvrage rend compte non seulement des productions dans les genres littéraires canoniques (poésie, théâtre, roman - et, compte tenu du nombre toujours croissant de publications, se limite à ce seul genre à partir de 1914) mais aussi l'essai, la correspondance, le journal et l'autobiographie, le journalisme (à partir de la fin du XVIIe siècle), la littérature populaire et la littérature pour enfants ; la participation active des femmes à la vie littéraire de leur temps, leur présence dans les cours et couvents, les salons, cercles, groupes, réseaux et académies, est dûment répertoriée et le fonctionnement de ces formes spécifiques de sociabilité littéraire analysé. Cette synthèse invite à une réévaluation générale des oeuvres littéraires des hommes et des femmes, et à une autre appréhension de la littérature française et francophone, offrant un portrait plus juste d'une réalité où, pendant des siècles et jusqu'à aujourd'hui, hommes et femmes, ensemble et séparément, semblablement et différemment, n'ont pas cessé de créer, d'imaginer et de publier.

  • Histoire

    Guillaume Mazeau

    • Anamosa
    • 6 Février 2020

    L'histoire est une des plus anciennes activités humaines. Et pourtant, elle est tout sauf immobile : ses formes et son rôle n'ont cessé d'évoluer. Ce qui définit notre temps, c'est que l'histoire est partout : elle s'est démocratisée, investissant tous les domaines de la culture collective. Devant le sentiment d'accélération, de déclin ou de fin du monde, le passé a par ailleurs pris un poids inédit dans nos sociétés. Divertissement, outil de connaissance, l'histoire est devenue un formidable enjeu de pouvoir, faisant l'objet d'instrumentalisations intensives. Or dans le même temps, des conceptions conservatrices de l'histoire tentent de s'imposer : « fin de l'histoire », « roman » ou « récit » national, « crise », « réforme », « fake news » ou « postvérité », autant de mots qui nourrissent de nouvelles formes de confiscation de l'histoire commune. Face à ces discours, il serait contre-productif de réserver l'histoire à l'histoire savante des historiens, ou de prétendre qu'elle devrait se désintéresser du présent. Si toute histoire ne se vaut pas, si l'histoire ne peut pas tout, il ne faut pas céder à l'impression que nous serions impuissants devant elle : il est temps d'en rouvrir les portes et de la ressaisir comme un outil de connaissance et d'émancipation collective, comme une activité critique et partagée de la vie sociale. Dire cela, ce n'est ni l'affaiblir ni exagérer sa puissance, c'est au contraire, et à la condition expresse de respecter quelques règles, lutter contre toutes les formes de dépossession.

  • L'objet de l'historiographie est d'explorer les conceptions de l'histoire, les pratiques et les manières de faire des historiens : comment ils interrogent le passé, avec quels outils et pour en comprendre quoi. Dresser aujourd'hui un panorama des recherches en histoire, c'est ainsi montrer comment cette discipline s'est constituée au fil du temps, mais aussi présenter l'histoire telle qu'elle se pratique aujourd'hui, en France et dans le monde. La nouvelle histoire mondiale (global history) ou encore l'histoire du genre (gender) illustrent le renouvellement récent des approches.
    En découvrant la fabrique de l'histoire, cet ouvrage questionne la place de l'historien dans nos sociétés si consommatrices d'histoire(s) et de « mémoire ». Une « Histoire de l'histoire » comme discipline en somme, qui éclaire notre rapport parfois douloureux au passé, et bien souvent aussi notre présent.

  • Un sociologue/anthropologue de renommée mondiale s'attaque dans ce livre à l'une des questions clés de l'historiographie occidentale : la Renaissance mérite-t-elle de conserver son statut unique de fondement de la modernité européenne économique, artistique et scientifique ?
    Jack Goody observe le modèle européen à la loupe pour le comparer aux renaissances qui ont eu cours dans d'autres espaces culturels, notamment dans le monde islamique et en Chine. Tous ces pays ont en fait connu des moments analogues de remise en cause des dogmes et des arts suivis d'une ouverture culturelle et économique. En mettant l'accent sur la dette de l'Europe envers ses influences extérieures, Renaissances s'inscrit donc dans la droite ligne des études d'histoire critiques de l'eurocentrisme que Goody a développées dans ses derniers livres pour finalement arriver mettre en doute que le capitalisme, le libéralisme ou l'individualisme puissent être encore considérées comme des inventions européennes.
    Puissant, mené de main de maître, cet ouvrage d'envergure constitue un modèle inégalé d'histoire globale. Il s'adresse à tous les passionnés de l'histoire de la civilisation occidentale, aux anthropologues, aux sociologues, ainsi qu'à tous ceux qui s'intéressent à la construction de la modernité.

  • Histoire de l'Histoire, l'historiographie analyse la manière dont chaque époque écrit l'Histoire, la comprend et l'utilise.
    Cet ouvrage permet de comprendre l'évolution du rôle de l'étude de l'histoire en France de la période médiévale à nos jours et présente les plus récentes orientations d'analyse historique : l'histoire comme « roman national », les migrations, le genre dans l'histoire...
    Un livre indispensable pour découvrir les grands mouvements historiographiques et les grandes figures qui ont marqué la discipline et pour mesurer le poids de l'histoire dans la construction politique et idéologique de la France au fil des siècles.

  • Le devoir de mémoire aurait-il fait son temps ? L'injonction, prégnante dans le débat public depuis les années 1990, connaît un reflux relatif. Mais la formule, loin d'avoir disparu, est toujours prête à s'inviter dans l'espace public dès que surgit une nouvelle polémique sur le passé.
    Faut-il en finir avec le devoir de mémoire ? Est-il d'une invention aussi récente qu'on le croit ? Tantôt justifiée sous les auspices d'une justice réparatrice à l'adresse des victimes, tantôt contestée sous les travers des passions victimaires, la mémoire, dans sa forme injonctive, apparaît fortement polémique.
    Johann Michel cherche à en dégager les limites et les justifications. Le principe du devoir de mémoire, dans son usage politique, ne peut avoir une pleine légitimité que s'il est adossé à la fois à un travail de mémoire et à un devoir d'histoire.

  • L'intérêt de séparer clairement les notions d'histoire et de tradition réside dans le fait qu'elles sont généralement présentées indistinctement, et que cette confusion sert à la falsification de la réalité sur laquelle toute domination doit s'appuyer.

    Agustin Garcia Calvo met son érudition au service d'une critique radicale de la notion d'Histoire pour faire apparaître une définition de la tradition qui s'oppose énergiquement aux relents nationalistes. Une telle recherche, qui trouve un écho avec de nombreuses luttes contemporaines, combine plusieurs champs du savoir, et, dans une heureuse distance avec l'Académie, conjugue la pensée et la poésie.

  • Cette introduction à l'historiographie est fondée sur une démarche originale : elle consiste à privilégier la contribution des historiens les plus marquants, de l'époque fondatrice des Grecs à l'état présent de l'historiographie française.
    En parcourant ainsi des générations successives d'auteurs, le livre cerne le métier d'historien dans sa spécificité et relève, à travers les conceptions de l'histoire, nécessairement hétérogènes, quelques thèmes récurrents : l'écriture de l'histoire, la subjectivité de l'historien ou la nature et l'utilisation des sources...

  • Raconter et décrypter l'histoire du monde, tel est le pari de cette oeuvre majeure, divisée en trois volumes. Ce premier tome, qui couvre la période allant de 7 000 av. J.-C. à 500 ap. J.-C., s'ouvre sur la préhistoire pour se conclure lorsque chutent les Empires romain et Han. Les auteurs s'emploient ainsi à expliquer les cultures mésopotamiennes (Sumer, Babylone), égyptiennes et méditerranéennes (Mycènes, Grèce, Rome), mais aussi la Chine et l'Inde classiques. Ce faisant, ils éclairent la naissance de ces grands fondements culturels que sont les religions (judaïsme, bouddhisme, confucianisme, christianisme et hindouisme), l'apparition de pratiques et techniques essentielles (écritures, rites funéraires) et de formes politiques primordiales (monarchie, théocratie, démocratie).
    Au-delà des immenses qualités d'écriture et de synthèse des auteurs, qui rendent la lecture particulièrement stimulante, la force du propos tient à leur capacité à lier les cultures et les espaces entre eux. Roberts et Westad soulignent, par exemple, ce que la Grèce doit à la Phénicie, expliquent comment le bouddhisme, né en Inde, va s'épanouir en Chine, ou pourquoi les migrations des peuples germains ont eu une incidence sur les royaumes du nord de l'Afrique. A l'heure où les enjeux culturels, économiques, politiques, démographiques et environnementaux se structurent à l'échelle mondiale, ce livre, par sa hauteur de vue, son style et sa pertinence, donne les clés de compréhension de la passionnante histoire de l'humanité.
     

  • Troisième et dernier volume de l'oeuvre monumentale de J.M. Roberts et O.A. Westad, ce tome reprend le fil de l'histoire autour de l'année 1750 pour se conclure au xxie siècle. S'ouvre le temps des révolutions politiques, scientifiques, philosophiques, techniques ou culturelles. L'histoire s'accélère. Un homme né en 1800 et mort en 1870 aura vu le monde changer davantage au cours de son existence qu'il n'avait changé au cours des mille années précédentes.
    C'est que les impulsions en provenance d'Europe se font ressentir partout, sur le continent américain bien sûr, mais aussi par le phénomène colonial en Afrique ou en Asie, ou dans la chute de l'Empire ottoman. A la fin du XIXe siècle, le monde autrefois régulé par des cultures spécifiques et distinctes est en train de prendre une autre route. L'hégémonie européenne à travers le globe en constitue un facteur central, jusqu'au double cataclysme des deux guerres mondiales.
    Après 1945, la domination du monde par les Européens est terminée. Vient alors le temps de la décolonisation et de la guerre froide. La montée en puissance de l'URSS, puis sa chute, l'établissement de l'hyperpuissance américaine et, enfin, l'émergence de la sphère asiatique, emmenée par la Chine, structurent l'histoire de la période. Le monde, pourtant, est un, comme il ne l'a sans doute jamais été. L'humanité, riche de sa diversité, n'en développe pas moins une culture commune. Cette « mondialisation » marque un changement radical, gigantesque et rapide. Ce livre, par sa hauteur de vue, son style et sa pertinence, en donne les clés de compréhension, décryptant les derniers siècles de la passionnante histoire de l'humanité.
     

  • L'ouvrage décrit la transformation de l'idée de photographie en histoire :
    Comment les pratiques de l'image, du XIXe au XXIe siècle, dépassent le discours normatif sur les images naturelles et exactes en lui substituant une constellation de récits, en relation avec la croissance d'archives photographiques dont les « documents » s'emplissent au fil du temps de signes du passé. Il s'agit en même temps de suivre les tours et détours de la relation, réputée évidente mais en réalité complexe, entre photographie et histoire. Les images et les histoires de photographies ont aussi souvent joué contre l'histoire que pour elle ;
    Elles en ont fait la critique plus souvent que la fabrique ; elles ont nourri des contre-histoires - à commencer par ce que l'on appelle l'histoire de la photographie - autant que des histoires. Il s'ensuit que le questionnement sur ce que « vaut » une image photographique en histoire rejoint le questionnement plus général sur ce qu'est l'histoire.

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  • La généalogie du concept ancien d'histoire est esquissée ici par les textes, que ce soit ceux des historiens eux-mêmes (préfaces) ou d'autres textes importants dans la longue histoire de l'histoire. Ainsi, comment devenir Hérodote quand on a pour modèle Homère ? Comment Thucydide écrit-il à partir de et contre Hérodote, et comment Polybe s'essaye-t-il à retourner et à remettre sur leurs pieds les propos d'Aristote sur l'histoire et la tragédie ? D'Hérodote à Augustin, en passant par Cicéron et Tite-Live, on comprendra pourquoi le même mot n'a pas recouvert exactement la même marchandise.

    Un glossaire accompagne chaque chapitre. Le lecteur y trouvera un vaste choix de notions et la présentation des thèmes, qui forment comme la trame du discours historique antique.

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  • Le mythe cosmogonique, qui demande à la vie le secret de ses origines, oscille toujours, dans le recours à l'imaginaire, entre la théorie de l'évolution et celle de la construction du monde.
    Pendant sept ou huit années, Jean-Pierre Otte s'est attaché à rassembler les mythes de l'origine et de la création du cercle Arctique (peuples esquimaux et sibériens), de l'Amérique du Nord, de l'Afrique noire, de l'Océanie et de l'Australie de l'« Ere du rêve ».
    A découlé de cette recherche un premier volume, les Aubes sauvages. Ces dernières sont peu connues, inconnues, introuvables, dispersées ou fragmentaires ;
    Souvent, elles n'ont jamais été traduites de la langue dans laquelle les grands voyageurs, les missionnaires, les premiers ethnographes les rapportèrent. Jean- Pierre Otte s'est efforcé d'amener progressivement cette tradition orale et disparate du monde de l'origine à l'existence écrite. Son travail dans la rigueur n'en est pas moins une transposition poétique, aussi vivante et passionnée que possible.
    Un second volume, Les Aubes enchantées, poursuit l'entreprise étonnante menée par J-P Otte à travers la notion d'enchantement de l'auditoire, nécessaire à la transmission orale. Ces aubes sont aussi celles du désir et de l'amour, comme chez les Tucanos, où le premier homme s'unit à la fille de la Truite ; en Polynésie, c'est encore un héros qui, à chaque étreinte amoureuse, révèle une nouvelle réalité du monde.

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  • Le sens du temps

    Anne Both

    S'il existe quelque part en notre beau pays une authentique Bibliothèque de Babel, diffractée, infinie et toujours renouvelée, qui contient tout ce qui a été et prévue pour accueillir tout ce qui sera, c'est au sein de la multitude des services d'archives qu'il faut aller la chercher.
    Qui sont cependants les gardiens de ce temple étrange, les hommes et les femmes des archives, qui, méticuleusement, engrangent les traces de nos histoires grandes et petites pour les léguer aux générations futures, les compiler, les classer et, au bout du compte, les fabriquer ?
    Anne Both s'est immergée parmi l'une de ces équipes d'archives départementales, dans la petite ville de Montaville. Le monde qu'on y découvre, par la grâce d'une plume qui se fait volontiers primesautière, nous introduit certes dans les coulisses de la fabrication de notre patrimoine ordinaire, mais surtout engage à nouveaux frais une interrogation sur les formes du temps.
    Ici mis en boîte, ordonné, empaqueté, le temps des archivistes, opérant dans leur travail quotidien le plus trivial, leur est paradoxalement à la fois compté et persiste à tendre vers l'infini : tous travaillent d'une certaine manière pour et dans l'éternité, et ils n'ont le temps de rien. L'entreprise est urgente, alors même qu'elle ne sera jamais terminée.
    C'est au coeur de cette impossible équation que nous transporte ici Anne Both, dont l'enquête ouvre en définitive à des perspectives anthropologiques qui par définition nous absorbent tous.

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  • « René Grousset est un merveilleux historien, d'un immense talent, je dirais presque de génie ; il a cette caractéristique appréciable qui consiste à pouvoir jouer sur tous les claviers à la fois, du pittoresque au pathétique, et surtout à faire les rapprochements les moins banals et les plus vrais entre des faits que séparent des siècles ou des millénaires de préjugés ou d'erreurs. Il est un événementiel qui sait dominer l'événement et le situer dans son cadre d'ordre historique et cosmique. » Robert Aron René Grousset nous lègue un précieux héritage avec cette histoire universelle, écrite au lendemain de la guerre de 39-45, et pourtant combien actuelle et indispensable pour nourrir et éclairer la réflexion aujourd'hui.

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  • Dans la deuxième moitié des années 1940, plusieurs dizaines de milliers de Juifs d'Europe orientale, originaires surtout de Pologne mais aussi de Roumanie, de Hongrie ou des pays baltes, et pour beaucoup de langue et de culture yiddish, arrivent en France au terme d'une errance parfois longue de plusieurs années. Ayant survécu dans les territoires occupés par l'Allemagne nazie et fait l'expérience des ghettos, des camps et de la vie clandestine, ou ayant passé la guerre en URSS ou dans des pays épargnés par l'invasion allemande, ces réfugiés ont ensuite été nombreux à rejoindre les camps de personnes déplacées (DPs) en Allemagne, en Autriche et en Italie, suivant pour beaucoup les routes ouvertes par la Brichah vers la Palestine mandataire. Ces hommes, ces femmes et ces enfants ont fui les contrées où les leurs ont été exterminés, où l'antisémitisme perdure sous des formes variées (allant de l'hostilité diffuse à la violence meurtrière) et où des régimes communistes sont progressivement établis. Dans cette pérégrination, la France est souvent une étape incontournable pour des migrants qui la perçoivent comme un refuge temporaire où « poser sa tête » (Françoise Frenkel) avant de repartir ailleurs, ou comme le pays dans lequel ils pourront s'établir pour enfin reconstruire leur vie à l'échelle individuelle, familiale et communautaire. Mais certains d'entre eux demeurent définitivement en France.
    C'est à l'histoire de cette immigration juive en provenance d'Europe orientale vers la France (et surtout Paris) de la fin de la Seconde Guerre mondiale au milieu des années 1950 (l'année 1954 voyant le départ des dernières personnalités phares de cette vague migratoire vers d'autres horizons) qu'est consacré ce dossier de la revue Archives juives. Il entend réunir pour la première fois les historiens ayant récemment et simultanément travaillé sur les aspects sociaux, culturels et politiques de cette vague migratoire encore méconnue. Ce faisant, il s'agira entre autres de montrer en quoi ces migrants ont eux aussi contribué à façonner le monde juif en France à court et moyenterme, notamment en en faisant l'un des pôles mondiaux de la diaspora yiddishophone au sortir du génocide.

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  • En s'intéressant au fait archéologique, Philippe Boissinot livre tous les éléments pour comprendre le déroulement des pratiques de terrain et de laboratoire qui rendent cette approche singulière à l'intersection des sciences sociales et de celles de la nature.

    Notice :
    Pas une chose, pas un concept qui n'ait maintenant son archéologie. L'archéologie serait une discipline dans le vent, apte à s'imprégner des propositions les plus en pointe de la philosophie ou des sciences sociales, et même des performances plastiques, bien loin de l'image traditionnelle qu'en a le grand public.
    Mais sait-on mieux désormais ce qui fait qu'un objet est archéologique, et qu'un autre ne l'est pas ? Pour mieux comprendre la spécificité de l'entreprise archéologique, Philippe Boissinot interroge la manière dont les entités de base de notre monde sont sollicitées dans le contexte de la fouille archéologique.
    Cela peut être des outils, des aménagements, du sédiment, des cailloux, des strates, des restes osseux ou des charbons laissés sur place, dans ce que nous appelons un agrégat, autrement dit, un site archéologique. L'archéologue est chargé d'en faire le démontage et l'inventaire minutieux, afin d'embrayer sur une nouvelle question, la seule qui compte finalement : que s'est-il passé ici ?

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  • « Alain Decaux, l'homme en qui s'incarnait l'histoire pour la majorité des Français, notre "instituteur national" de l'âge cathodique.
    C'est ce qui m'avait poussé, il y a trente ans, à me tourner vers lui pour lui demander de se raconter lui-même et de livrer à travers ce témoignage les secrets de l'histoire médiatique. À l'heure même où les historiens de la "nouvelle histoire", tel Georges Duby avec Le Temps des cathédrales, se tournaient vers la télévision.
    La mort récente d'Alain Decaux a été l'occasion d'exhumer cet échange paru dans Le Débat en mai 1984. Il m'a paru redonner vie à un genre, à une époque, à un homme dont tant de Français ont le souvenir, et la nostalgie.
    D'où l'idée de le leur remettre sous les yeux. » Pierre Nora.

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  • Première publication de synthèse consacrée aux rapports du Général de Gaulle entretenus avec son département d'adoption, De Gaulle et la Haute-Marne s'appuie sur une iconographie riche et renouvelée et apporte une nouvelle pierre à l'historiographie gaullienne.

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  • Théoricien et homme de terrain, savant encyclopédiste autant qu'animateur d'équipe, André Leroi-Gourhan (1911-1986) a renouvelé en profondeur les sciences de l'homme au XXe siècle. Par sa capacité à faire bouger les lignes, à combiner les évolutions paléontologiques de l'homme à celles de l'humanité en société, il a laissé un héritage intellectuel qui se révèle aujourd'hui particulièrement d'actualité.
    Cette première biographie de ce grand érudit, disciple de Marcel Mauss et de Paul Rivet, est celle du refondateur de l'ethnologie préhistorique. Boursier du CNRS dès 1941, professeur à Lyon, puis à la Sorbonne et enfin au Collège de France, il est l'auteur d'une oeuvre foisonnante, de La Civilisation du renne (1936) et Évolution et techniques (1943-1945) au Geste et la Parole (1964), de la Préhistoire de l'art occidental (1965) à son Initiation à l'art pariétal (1984). Marquée par son engagement dans les renouvellements institutionnels et méthodologiques de la recherche de son époque, de la fondation du Musée de l'Homme (1937) aux fouilles de Pincevent (1964-1984), cette vie menée tambour battant nous a laissé en héritage une oeuvre riche. C'est elle qui reste aujourd'hui source d'inspiration pour approcher les manières dont les hommes vivent en société, de la préhistoire la plus ancienne aux développements futurs de l'espèce.

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  • Scénarios de fin du monde, mises en garde contre la catastrophe écologique d'ampleur planétaire qui nous guette, crise de l'agir et perte de la présence au monde : autant de signes que la fin de l'histoire est une expérience avec laquelle il nous faut apprendre à penser. À propos de tout événement désastreux, les médias développent une véritable culture apocalyptique, usant des mêmes images, de la même rhétorique de la catastrophe sans lendemain.

    Historiens, philosophes, sociologues, spécialistes de cinéma et de littérature s'attachent à l'« apocalyptisme » contemporain, mais aussi à l'émergence, avec la Révolution française, d'une inquiétude sur le terme de l'histoire, des discours savants prétendant détenir le mot de la fin, à la praxis des acteurs politiques ainsi qu'aux mises en images qui délivrent de l'interminable et aux penseurs qui ne cessent de rouvrir l'horizon temporel.

    Il s'agit de comprendre pourquoi la pensée de la fin de l'histoire est indissociable de la conscience historique moderne et de voir comment, au lieu de figer l'invention du futur, elle peut contenir la révélation (sens propre d'« apocalypse ») d'un temps ouvert parce que non linéaire.

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  • "Voici un ouvrage pour tout ceux qui s intéressent à l histoire de la Guinée équatoriale, de la traite négrière et de la marine française. Il a pour ambition de mettre à disposition une sélection de documents originaux des Archives nationales de Paris, dont la plupart sont translittérés ou retranscrits, et ensuite, de fournir une analyse de ces documents. Leur contextualisation permet de découvrir combien les histoires de toutes les parties du monde sont connectées, particulièrement celles du monde atlantique et des trois continents qui le bordent."

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  • "Chaque année depuis 1964, Jean Tulard a donné à l'Ecole pratique des Hautes Etudes un cycle de conférences différent. Pour sa dernière année, il avait choisi d'évoquer les historiens de Napoléon. C'est l'ensemble de la production historiographique concernant l'Empire qui fut abordée, de la chute de l'Empire au bicentenaire de la naissance de Napoléon. Quatre-vingt portraits sont ici brossés des plus importants historiens qui ont produit l'énorme corpus napoléonien depuis 1821 jusqu'à 1969. La publication de ce précieux et utile répertoire des historiens de Napoléon rend un hommage particulier à celui qui restera comme le pape des études napoléoniennes des années du bicentenaire."

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