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  • « Il venait à peine d'apercevoir une cape noire déposée sur la chaise à sa gauche que brusquement, un homme portant catogan et une forte dague à la main droite bondit devant lui. Jean-Marie eut un geste d'effroi. » Le 23 octobre 1764, Jean-Marie Leclair, violoniste et compositeur au faîte de sa gloire, est retrouvé assassiné de trois coups de couteau dans sa maison. Un crime qui, de nos jours, n'est toujours pas élucidé... Après plus de deux siècles, Michel Lorge nous peint avec un talent inouï la dernière journée d'un artiste trop tôt disparu. Tel un chef d'orchestre, l'auteur dirige d'une main de maître son récit. S'agit-il d'un crime passionnel, d'une rivalité entre artistes ou d'un triste concours de circonstances ? L'auteur nous transporte avec minutie dans le Paris du XVIIIe siècle. Une reconstitution grandeur nature pour un roman digne des meilleures enquêtes policières. Le coupable sera-t-il enfin révélé ?

  • Le chambriste

    Arnault Pfersdorff

    Dès qu´il entendit à Grenade ce morceau de Liszt joué avec virtuosité, Martin Sparte, découvreur de talents depuis une carrière de chambriste interrompue, tomba comme sous un charme. Désormais, il était prêt à tout pour retrouver ce musicien au doigté fabuleux et mobilisa, pour ce faire, tout son réseau de connaissances. Une recherche obstinée, payante, qui le guida vers une certaine Natacha, jeune Russe insaisissable, aux rapports conflictuels avec la musique. Mais surtout une instrumentiste qui nage en eaux troubles, qui suit elle-même les indices ténus laissés par un précieux document oblitéré par l´histoire, et dont elle tente d´entrer en possession afin d´honorer une ténébreuse promesse. Une quête dans laquelle elle happe Martin qui se voit alors propulsé au sein d´un univers russe crapuleux.

  • La gare

    John Mauret

    Il est coutumier de comparer la vie à un chemin... Celui de John Porter a peut-être ceci de particulier que cet architecte ne s´y sent pas tout à fait à son aise, que cet homme y évolue comme dépossédé de lui-même, dans une atonie pesante... Une sorte de brouillard quotidien, qui se voit soudainement percé par des cauchemars récurrents mais aussi des êtres qui croisent soudainement sa route : Smokey, l´Australien malade, Angus, lady Gwineth sont ainsi de ces êtres qui vont peser de leur poids sur son parcours, qui vont, implicitement, tenter de faire coïncider John avec ses envies et ses désirs. Et qui, à leur manière, vont le conduire à bouleverser sa vie et le plonger au creux du mystère lié à la Dame des Marches.

  •   Ça commence par un coup de téléphone. « Si vous voulez connaître la vérité sur la mort de votre mari, venez tout de suite me rejoindre dans la forêt, à la fontaine. » Puis un corps, ensanglanté. Des mots qui lui reviennent en mémoire. « Madame, il faut vraiment que je vous parle, c´est vital. Nous sommes vous et moi en danger. » Une voiture qui la suit, lui rentre dedans. Un cri au secours, un inspecteur dubitatif, jusqu´à ce qu´il découvre aussi le corps. Enfin un nouveau coup de fil. Un souffle. « Vous n´auriez jamais dû mêler la police à toute cette affaire. Cela ne vous a pas suffi de perdre votre mari ? Vous vous en mordrez les doigts ! »  Et la vie d´Eve Langlois prend un tournant des plus inattendus et ne sera plus jamais la même. Mais ça, vous l´auriez deviné tout seul.

    Une jeune femme qui se retrouve malgré elle plongée dans une histoire qui la dépasse.  Un mari qui lui a caché d´horribles secrets de son vivant, un inspecteur qui lui tape sur les nerfs, un mystérieux inconnu qui veut la tuer... Il y a des jours comme ça, où l'on se dit qu´on aurait mieux fait de ne pas répondre au téléphone...  En unissant avec merveille polar et humour, en y ajoutant un zeste d´amour (c´est incontournable), Patricia Bogey arrive aussi bien à nous faire rire qu´à nous angoisser.  Des personnages hors normes, une intrigue qui joue on ne peut mieux avec les conventions, de l´action et des péripéties, des insultes et des mots doux, c´est certain, tout est là pour nous - pour vous - faire passer un bon moment, entre émotion et surtout sensations fortes !

  • Prédateur

    Patricia Cornuz

    Hermine et Olivier sont des tueurs. Leur employeur ? Une branche secrète d´Interpol. Partis en Allemagne pour éliminer un groupe terroriste décidé à exécuter les membres d´un groupe de rock en pleine tournée, ils vont découvrir que leurs ennemis n´ont rien de commun avec leurs cibles habituelles. Si bien qu´Hermine devra compter sur ses dons pour le moins singuliers pour mener à bien son affaire et rester en vie...

  • « Le café avait battu des records de fréquentation. Les chuchotements de la centaine de personnes présentes dans la salle tournaient autour de Fiona Couvet et étouffaient les morceaux de Jean-Sébastien Bach diffusés en boucle ce soir-là. La coïncidence de la disparition mystérieuse de Fiona Couvet et le membre inférieur décomposé du bois de Sauvabelin avaient attisé la curiosité des badauds. Un avis de disparition la concernant avait été diffusé à la radio, dans les journaux, ainsi que sur les chaînes de télévision suisses et françaises voisines. Une photo d'elle, toute souriante, au format A3, était collée contre la vitre de la porte d'entrée et dans certains points stratégiques de la ville avec ces mots : "L'avez-vous vue ? Elle est partie sans nous laisser un mot !" Un texte suivi du numéro de police lausannoise. Parmi les clients, beaucoup n'y avaient jamais mis les pieds. Ils étaient là ce soir, attentifs, devant un verre ou une tasse, surtout pour voir à quoi elle ressemblait sur la photo, discuter avec le personnel ou simplement prouver son empathie à l'égard de la jeune fille. Une ambiance sinistre avait plongé l'endroit dans un air funèbre. » Disparue ? Assassinée ? Qu'est-il arrivé à Fiona Couvet, dite l'Oratrice ? La question agite les habitués du Café du peuple... mais aussi les enquêteurs chargés de l'affaire qui plongent dans une affaire où les révélations se font étonnantes. Roman tout en récits imbriqués et connectés, où les paroles des uns et des autres doivent être âprement démêlées, le nouvel ouvrage de J. P. Manuel Sebastiao nous happe par son écriture et son scénario ciselés.

  • « À six heures légales du matin, j'arrête un suspect et quelques témoins du drame. Les hommes en imperméable racontent tous la même histoire (c'est un beau roman) et saluent le courage exemplaire des beaux et valeureux porteurs de lance. Dans mon bureau, seul comme un canari en cage, mon supposé pyromane devient le suspect numéro un. The number one, comme on dit de l'autre côté de la Manche avec l'accent joli des belles anglaises du Sussex (attention au lapsus). Le gamin à la mèche rebelle ne répond pas à toutes mes questions. Parfois, j'envie le beau et brave présentateur de Questions pour un champion. » Après avoir surfé sur les réseaux sociaux, un jeune sportif disparaît mystérieusement. La maman du joggeur appelle la police à la rescousse. Le lieutenant Vargasse lance l'alerte enlèvement. Au commissariat, les heures passent et l'angoisse monte crescendo. La police craint le pire... que l'on découvre le gamin nu sous un gros tas de feuilles mortes. Au pire moment, la reine des infos met l'affaire sous les feux des projecteurs et fait frémir la France entière. Le président de la République, le ministre de l'Intérieur, le ministre de la Culture. Vous, peut-être ? Après Un flic exemplaire et La Minijupe rouge, Éric David signe ici la nouvelle enquête du lieutenant Vargasse. Entremêlant suspense et humour, ce polar post-San-Antonio ne laisse aucun répit. Rythmé et drôle, irrévérencieux, un mélange détonnant que savoureront les friands du genre.

  • « Le brave homme se casse tandis que le prétendant à la couronne se confie à Tenay. - Mon père a été assassiné voici six jours, tandis qu'il inaugurait une pissotière moderne en passe de devenir le fleuron de l'art bukolien. Il a été abattu d'une balle entre les deux yeux. La veille, il avait fêté ses soixante-dix ans et se portait comme un tilleul. Le Vénérable se garde de corriger Sa Majesté qui emploie malencontreusement le mot tilleul à la place du mot charme, alors que chacun sait que le premier appartient à la famille de tiliacées, contrairement au second qui s'enorgueillit d'être de celle des cupulifères. - Malgré le chagrin immense que j'éprouve et qui m'étreint, je me suis ressaisi et j'ai décidé de faire toute la lumière sur ce crime. Je veux absolument confondre le meurtrier pour le traduire en justice et le condamner à une peine exemplaire. » Bienvenue à Buko, perle de l'océan Indien, ancienne propriété de la France... Un petit pays qui prospère grâce à ses ressources convoitées, aux moeurs pour le moins déconcertantes, à la langue si particulière. Un pays en deuil pourtant, à la suite de l'assassinat de son souverain, dans lequel sont envoyés le Vénérable et ses compères pour découvrir l'identité du régicide et son mobile. Autour de cette trame, Guy Borsoï construit un récit qui fait la part belle à la comédie, nous immerge auprès de personnages croqués avec humour, et repose sur un amour éclatant pour le français, ses contrastes et ses pouvoirs de transformation... Le tout sans sacrifier à la rigueur du genre policier.

  • Les frères Holly ont tout d'une famille respectable : un arrière-arrière-grand-père qui a fait fortune comme chercheur d'or, un restaurant 5 étoiles dont ils se partagent la direction, un personnel dévoué, des femmes charmantes et des enfants adorables... Pourtant, c'est bientôt l'année du rituel : le sacrifice du gibier. Une nouvelle fois, la famille va se réunir dans son ranch du Dakota du Nord. Comme tous les trois ans et demi, ces aristocrates vont enlever leur masque et montrer leur vrai visage. Sans le savoir, Marco et Diarra ont postulé pour le mauvais poste, la plonge, le poste qui tue... Une satire sociale à la sauce serial killer, voici le menu aussi effrayant qu'alléchant que propose Ketty Jeannot. Farce noire, critique hardcore de l'Amérique de Trump, ce thriller cynique dénonce le racisme larvé d'une société à deux niveaux et délivre avec jubilation une galerie de portraits aussi dégénérés qu'insoupçonnables.

  • « Pichon lâche un "bof" qui propulse sa nouvelle gomme devant les paturons du Premier ministre qui rôde encore dans le couloir. Il plante sa targette droite dessus. La même scène se répète. - Qui a osé récidiver ? Je vais demander un relevé ADN pour identifier et confondre le fautif. Ma sentence sera terrible. S'il est ministre, je le destitue immédiatement. S'il est conseiller du président, je l'expédie comme garde-chiourme dans une prison de quatrième catégorie où il aura le loisir d'apprendre les langues étrangères les plus parlées en France. Le Massif se manifeste. - Et s'il est policier ? - J'aviserai. » François Disant, le président de la République, a disparu... Il a été enlevé par le Kakou, la branche armée du Hélass, une organisation terroriste qui a son siège au Stringkistan. Alerté par les proches du chef de l'État, Anatole Faugier, le patron du bureau des investigations policières - le BIP - fait appel à son adjoint le commissaire divisionnaire Léon Tenay, alias le Vénérable, et aux inspecteurs Louis Bartès et Roland Pichon. Ils ont pour mission de récupérer, dans les plus brefs délais, le président au meilleur de sa forme. Comment vont-ils y parvenir ? Prenez une satire politique, plongez-la dans un vrai polar, n'oubliez pas le zeste de San Antonio, remuez... Décalée mais maîtrisée, la nouvelle enquête de Guy Borsoï est un cocktail savoureux à consommer sans modération.

  • « - Hier soir, sur les coups de 22 heures, le téléphone de mon domicile se manifeste. Rares sont les personnes qui possèdent mon numéro, si bien que je décroche et me trouve en contact avec Jacinthe... Après les échanges de politesse, elle me raconte une étrange affaire qui venait de se produire dans son hameau. J'ai fini par comprendre qu'elle m'appelait à son secours. - Que s'est-il passé ? - Des crimes ont été perpétrés à Aboule-le-Pèze, au point que les contribuables sont complètement retournés. Ils ne savent plus à quel saint se vouer. » Le village d'Aboule-le-Pèze vivait dans l'anonymat le plus total jusqu'au jour où Anatole Faugier reçoit un appel de sa cousine Jacinthe Nitouche qui lui raconte une drôle d'histoire. Les liens de famille étant les plus forts, il dépêche sur place Léon Tenay, dit le Vénérable, et ses deux adjoints, pour élucider le mystère. Ils y feront la connaissance de personnages hauts en couleur tels que Gros-Magnon et Gros-Minou des aubergistes étonnants, un bedeau amoureux, un curé au cerveau vacillant, un brigadier bizarroïde, un curieux pharmacien, un toubib déjanté, un notaire encore vert et un psy qui n'est plus en état de raisonner sainement sans oublier Vincent Time, un ex-percepteur à la retraite. Vous avez dit bizarre ? Savourez la quatrième enquête du Vénérable, bourrée d'humour et de mystère, le tout dans une langue colorée et truculente. Un roman policier décalé et innovant.

  • Organes

    Yann Casa

    « - Mais où OGV trouve-t-elle les donneurs, si le circuit officiel n'en trouve pas ? - Très simple, on en prend l'essentiel sur des gens vivants et en bonne santé. Les jeunes de 18 à 40 ans sont notre cible ; il faut en effet qu'ils soient majeurs. - Vivants, c'est-à-dire ?... Des gens qui vendent un organe ? » Paul Wilch, divorcé, la cinquantaine bien tassée, était directeur commercial d'une entreprise pharmaceutique jusqu'au jour où une grande société américaine lui offre un poste de consultant aux Bahamas, qu'il accepte aussitôt. Mais après un mois au paradis, il est licencié sans explication. Le retour à la réalité sera rude, sans travail et sans argent pour notre héros. C'est pourtant lors de cette période désespérée que l'espoir reparaît sous les traits d'un ancien client qui lui propose alors de travailler pour une organisation humanitaire de don d'organes... Yann Casa nous immerge dans une histoire sombre, à l'ambiance poisseuse et au rythme haletant.

  • Vengeance

    Cindy Potier

    « L'inspecteur Brecht était dans l'impasse. Déjà trois meurtres et pas un suspect, pourtant il en était sûr, tout était lié. Pour preuve les messages laissés par le tueur, le déclencheur, l'assassinat de Rose Castel. "Lily, la vérité est encore plus terrible que je l'imaginais, méfie-toi de tous. Ils vont me tuer, mais la vérité éclatera." Qu'avait-elle bien pu découvrir ? » Après des années passées loin de son île natale suite à un événement traumatique lors de ses 16 ans, Lily Castel, se voit contrainte d'y retourner pour l'enterrement de sa grand-mère, l'unique personne bienveillante de sa famille. Alors que tout semblait indiquer un arrêt cardiaque, Lily apprend avec stupeur que sa grand-mère a été empoisonnée au cyanure. Quels secrets bien enfouis avait-elle découverts ? C'est un mystère que notre héroïne se chargera d'élucider avec l'aide de l'inspecteur Brecht. Cindy Potier, nous offre un roman mêlant suspense, enquête policière, mystères et règlements de comptes familiaux, le tout, dans un cadre idyllique, l'île d'Yeu.

  • Un village normand en apparence bien tranquille. Agnès vit seule dans un manoir depuis qu´elle a perdu son mari un an plus tôt. Alors qu´elle est parvenue à retrouver une certaine sérénité, voilà qu´elle découvre un cadavre devant chez elle : un homme bâillonné, ligoté avec du barbelé. Va-t-elle parvenir à surmonter cette épreuve inattendue ? Son ami le commissaire Leblanc, qu´elle appelle à son secours, va tenter de la sortir de ce mauvais pas. Après une semaine d´enquête pleine d´embûches et de surprises, il va découvrir l´incroyable vérité...

  • 1994 : un tragique accident de la route se produit. La conductrice de l´un des deux véhicules décède sur le coup. Les deux membres du véhicule responsable s´en sortent sans la moindre égratignure et s´enfuient. La même nuit, une société est cambriolée. Les recherches permettront de découvrir que la victime avait une fillette de douze ans introuvable depuis une semaine. Quatorze ans plus tard, la découverte du cadavre d´une enfant va relancer l´affaire. Que s´est-il passé le soir de cet accident ? Qu´est-il advenu de cette enfant disparue ? Les mystères ensevelis sous le poids de ces quatorze années passées reviennent hanter ces protagonistes. Car le passé finit toujours par vous rattraper...

  • Un rêve africain

    Gilbert Pastore

    « Les jours s'écoulent. Je m'accroche, m'obstine à avaler toutes les documentations sur la Côte d'Ivoire, le Congo. Je ne vois pas les heures passer entre le sport que je pratique et mes recherches. Toujours cette fatigue dans ma tête lorsque j'insiste un peu trop. Et surtout des images, des sensations, toujours les mêmes, de la chaleur moite, des sous-bois sentant à la fois bon et mauvais. Des cris d'animaux, de la fumée qui imprègne mes vêtements. Puis c'est la fatigue que je ressens. D'autres cris reviennent mais pas seulement des cris d'animaux. Non, des cris de douleur humaine. J'ai mal. Je ne peux plus avancer. Et toujours des cris, des voix qui m'appellent. Yvonne, Roland, Constance ? Je n'en sais rien, je ne sais plus. Puis à nouveau plus rien. » Que peut occulter l'amnésie d'Hubert ? Qu'est-il advenu de sa femme ? Et quelle activité pouvait-il exercer en Afrique ? C'est avec ce flot de questions folles que nous emporte G. Pastore au coeur de ce thriller qui lève patiemment le voile sur ses mystères, combinant espionnage, kidnapping et négociations... Récit intense, électrique par endroits, où les ambiances se font tranchées et changeantes, « Un rêve africain », avec son titre non dénué d'ironie, nous happe grâce à son scénario étonnant et implacable.

  • 50, rue Rémi Dumoncel

    Bernard Llamas

    Évidemment, les cambriolages opérés sur les secteurs du parc Montsouris et Petit-Montrouge agacent la police... Néanmoins, ce qui la met véritablement sur les dents, c´est que les demeures visitées étaient censées être placées sous sa surveillance. Aussi le commandant Baran décide-t-il de faire appel à Benjamin, journaliste en relation avec un indic précieux et qui lie rapidement ces vols à ceux, plus anciens, de Boissy-Saint-Léger... Benjamin qui comprendra rapidement que son intervention sur l´enquête est loin de passer inaperçue, lui étant filé et Moustapha, son contact, passé à tabac...

  • Enfin ! James Bradley et Sonia Radigan ont fini par se marier. Mais si les deux inspecteurs adjoints pensaient profiter de leur voyage de noces, le travail va les rattraper de manière inattendue. Quoi de plus romantique que la découverte d'un cadavre ? Il n'en faudra pas plus pour épauler la police locale toujours dans l'impasse après plusieurs mois d'investigations...

  • Le colonel Manjour repoussa sa tasse de café refroidie. Cela faisait plus de six heures qu'il n'avait plus eu de nouvelle de Karim. Il lui avait brièvement parlé avant son départ pour la mosquée d'un téléphone sécurisé du Guoanbu. Depuis, plus rien. Les services chinois répondaient inlassablement que l'opération était en cours, qu'ils ne pouvaient rien dire, qu'aucune information n'était disponible. N'y tenant plus et franchement inquiet, il appela son assistante de service : - Élisabeth, appelez-moi le colonel Tao, je vous prie. Cinq minutes plus tard, la sonnerie de son téléphone résonna. Heureusement, le colonel Tao parlait parfaitement français. Le colonel Manjour détestait parler anglais : - Bonjour colonel, colonel Manjour à l'appareil. Je vous appelle car je n'arrive pas à avoir la moindre information de vos services. Que se passe-t-il là-bas ? demanda-t-il avec autorité. - Colonel, répondit-elle, j'étais sur le point de vous appeler. Une terrible nouvelle. Ces terroristes ont préféré se faire exploser plutôt que d'être pris. Nous n'avons rien pu faire. Je suis désolé pour votre homme.

  • « - L'affaire semble d'une banalité affligeante. Il s'agit probablement d'un larcin commis par une petite frappe surprise en flagrant délit de vol. Il a paniqué et s'en est pris au vigile qui, au cours de la bagarre, a récolté un coup de ya en plein palpitant. Mais je me suis toujours méfié des choses qui paraissent trop simples ou trop évidentes. Elles cachent parfois des surprises dont on se remet difficilement. » Il y a de l'agitation au musée des Tartignolles. Le Portrait du général Ivan Desky, peint par le camarade Valéry Proutine, a été dérobé et le vigile qui assurait la surveillance des lieux a été empoisonné puis poignardé. L'enquête s'annonce corsée, d'autant plus que les relations diplomatiques franco-russes ne sont pas au beau fixe. Le commissaire Léon Tenay, dit le Vénérable, accompagné de ses adjoints Pichon et Bartès, se voient contraints de livrer une investigation des plus finaudes. Entre rencontres ubuesques, argot et calembours, Guy Borsoï nous livre un roman policier d'une plaisante sagacité.

  • « Monteil fut cependant intrigué par le troisième mur entièrement tapissé de photos de Carl en aviateur devant un petit avion, de Carl aux commandes de ce même avion ; peut-être l'avion de l'aéro-club ? Et pourquoi donc, sur une belle commode Directoire adossée à ce mur, une maquette de Messerschmitt, le mythique chasseur allemand de la Seconde Guerre mondiale et un cadre contenant de tout petits morceaux de ferraille bien fixés - des débris d'un avion ? - posé à côté, jouxtant une très belle photo de Carl en compagnie de trois hommes que l'on prendrait volontiers au premier abord pour des explorateurs ? Surprenant, surprenant ! » Au coeur du vignoble bordelais, sur fond d'aviation et de secrets familiaux, « Le Crime des acabailles » questionne la vie de la victime Carl Fontan pour mieux tenter de mettre l'identité de son meurtrier et ses motivations à jour. Et cela à travers l'enquête coriace, opiniâtre, patiente et minutieuse de l'adjudant Monteil qui plonge toujours plus profondément dans l'histoire, pour en remonter des confessions inattendues... et surtout un récit millimétré, qui ne cesse d'étonner et d'enthousiasmer un lecteur emporté dans une investigation littéraire captivante.

  • Depuis vingt siècles, les exégètes, historiens et écrivains chrétiens ou laïcs s'interrogent sur la véritable histoire de celui qui, par son message, a enflammé l'humanité et lui a apporté un message de salut. Mais qui était l'homme Jésus, cet envoyé prophétique ? Qui était Jean de Gamala, le révolutionnaire en lutte contre Rome ? Pourquoi nous dit-on à un endroit que le messie des juifs fut lapidé et à un autre endroit qu'il fut crucifié ? Y aurait-il eu deux messies ? Dans cette optique, J. Bosmorin relit les historiens de cette époque. Voyant notamment dans les évangiles et les autres textes canoniques de l'Église non pas des documents historiques mais des récits initiatiques, il replace les événements de ce temps dans leur contexte historique et compose un ouvrage iconoclaste... Fin du IIIe siècle. Constantin, alors général en Palestine, veut en savoir plus sur cette religion nouvelle qui conquiert l'empire romain... Pour cela, il mandate et réunit des hommes qui pourront le renseigner. Une recherche que relate J. Bosmorin dans ce texte à la frontière du roman et de l'essai, de l'enquête et de l'ouvrage historique, qui questionne plus particulièrement la figure christique. À la lecture de cet opus, le lecteur ne manquera pas alors de s'apercevoir que l'histoire a été bien plus complexe que celle mentionnée par les Écritures, qu'à la faveur de complexes mécanismes des figures ont pu s'amalgamer... ou encore que les premiers temps de l'Église étaient moins ceux de l'unité que du morcellement... Aussi l'auteur compose-t-il une nouvelle fois un texte érudit qui éclaire d'une lumière nouvelle notre connaissance du christianisme.

  • Depuis plusieurs jours déjà, monsieur Andrieux demeure sans nouvelles de sa fille Pascale. Alarmé par cette disparition aussi subite que troublante, il décide de se rendre sur les lieux de cette mystérieuse volatilisation. Une enquête effrénée débute alors, sous les ordres de trois officiers de police provenant de la célèbre brigade parisienne du 36, quai des Orfèvres. Une furieuse investigation qui les mènera au coeur du crime organisé et de la malheureusement célèbre traite des blanches.

  • « Je me mets tout d'un coup à penser à tout ce qui s'est passé dans ma vie depuis ces derniers temps. Je vois défiler dans ma tête en images tous les événements survenus les uns après les autres. Madame Johnson avec qui j'ai passé de très bons moments. Le départ de Papa qui me manque énormément. Mon frère Max qui commence sa vie d'adulte et qui est follement amoureux de Daisy. Maman et Loretta qui m'ont l'air follement amoureuses l'une de l'autre. Sans oublier les merveilleux moments passés aux côtés de Jonathan et, en raison de ce que j'ai fait, je me demande si je suis passé à côté d'un grand amour. Sans parler de tout le mal que j'ai fait à Carlos. Soudainement, j'ai la poitrine qui me serre très fort. C'est plus fort que moi, quelques larmes coulent sur ma joue... » Dès les premières lignes de son roman, S. Cajolais instaure, autour de son narrateur, Alex, un climat d'urgence et de fébrilité. Urgence de dissimuler les conditions de la mort soudaine de son père... Urgence de tenir certaines de ses activités et recherches pharmaceutiques dans l'ombre, qui pourra le conduire à commettre l'irréparable... Mais si le héros a ses secrets, ceux qui l'entourent en ont autant qui surgiront, avec fracas, au fil de ce récit qui emprunte aussi bien au thriller qu'au fantastique, qui joue aussi bien sur le registre psychologique que sur celui du surnaturel, pour mieux nous attraper dans ses filets. Nerveuse, étourdissante, construite en crescendo, voici une oeuvre imprévisible qui ne cessera de vous surprendre.

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