L'Atinoir

  • Fausse lumière

    Juan Hernández Luna

    Un romancier vit et rêve en ne pensant qu´au chef d´oeuvre qu´il écrira un jour et le fera sortir de l´ombre. Il passe ses journées à chercher les premiers mots du roman total tout en admirant, impuissant, le talent et l´habileté des grands écrivains qui savent inventer et créer histoires et personnages. Juan Hernandez Luna construit une fable habitée par des atmosphères obscures, dramatiques et décadentes pour parler de l´esprit humain et de ses limites, des rêves et des fantômes qui le hantent. Juan Hernandez Luna, mexicain, Prix Dashiell Hammett 1997, est l´auteur de plusieurs romans et nouvelles qui en ont fait un écrivain de référence dans la littérature noire latino-américaine. Un personnage éclectique qui peut aussi bien écrire, la nuit, des articles pour l´édition mexicaine de Playboy comme donner, le jour, des cours de littérature aux policiers municipaux dans un des quartiers difficiles de Mexico. A lire du même auteur : "Naufrage", "Du tabac pour le puma", "Le corbeau, la blonde et les méchants".

  • Harraga

    Antonio Lozano

    Harraga aborde la question de l´immigration clandestine entre le Maroc et le Sud de l´Espagne. Conduit par le personnage principal, un jeune garçon de café tangérois, le lecteur pénètre le monde trouble du trafic d´êtres humains et des intérêts économiques et politiques agissant des deux côtés du Détroit de Gibraltar. Mais ce roman est avant tout une plongée dans le parcours intérieur de l´émigrant qui a décidé de se lancer dans une terrible aventure avec l´espoir de connaître une vie meilleure. Antonio Lozano est né à Tanger en 1956, il est professeur de français aux Canaries où il dirige un festival international consacré au conte et à la créativité théâtrale. Harraga est son premier roman. Déjà récompensé dans son pays avec le Prix Novelpol du meilleur roman noir publié en 2002, il a aussi obtenu une mention spéciale du jury pour le prix Memorial Silverio Cañada, organisé par la Semana Negra de Gijón et qui distingue un premier roman écrit en espagnol. Il fut salué lors de sa parution par l´écrivain espagnol Manuel Vázquez Montalbán.


  • EDITION BILINGUE / EDICION BILINGUE


    « (...) Mempo Giardinelli sait ce qu'il faut faire pour effacer l'amertume, peut-être parce que l'exil lui a appris à supporter cela et même plus encore ; peut-être que grâce à l'art, au grand artiste qui est en lui, il arrive à changer les choses douloureuses en une littérature profondément créatrice d'une résignation qui demeure optimiste. » Juan Rulfo


    "Mempo Giardinelli conoce cómo desvanecer la amargura, quizás porque el destierro le ha enseñado a soportar eso y aún más; tal vez el arte, el gran artista que hay en él, le hace transformar las cosas adoloridas en una literatura hondamente creadora de optimista resignación". Juan Rulfo

  • Seul le prix du sang

    Mario Mendoza

    Comme c'est souvent le cas de certains romans noirs latino-américains, "Seul le prix du sang" restitue le malaise, l'écoeurement, l'horreur face à une société arrogante et violente, mais il va bien plus loin que cela. Sans se perdre dans la présentation efficace d'un argument ni dans la description des personnages, il propose une réflexion sur la vengeance (Pour certains groupes indigènes, seul le prix du sang peut régler des dettes qui ont coûté la vie) et sur la manière avec laquelle cette vengeance finit par s'éteindre elle-même et va détruire celui qui s'y est plongé. Alors, comme dans la nouvelle Emma Sunz, de Borges, c'est en s'en allant que le personnage trouve la délivrance ; lui ne partira pas vers le sud mais vers le nord, ce nord perdu de la Colombie, où les rafales de vent font se confondre le désert et la mer. Ce roman a confirmé que Mario Mendoza était l'écrivain le plus critique de sa génération sur l'histoire récente de son pays et bien sûr le plus dérangeant pour certains milieux de la société colombienne ; une circonstance que Mario, dès sa déjà lointaine jeunesse, a toujours assumée comme un témoin gênant qui pose son doigt sur la plaie, ce qui lui a valu de connaître de sérieux ennuis. Mario Mendoza (Bogota, 1964), après des études de lettres, a enseigné la littérature avant de s'y consacrer. Il est l'auteur de 10 romans dont "Satanas". Avec "Seul le prix du sang", il est publié pour la première fois en France.

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