Christian Bourgois

  • LAURA KASISCHKE ESPRIT DHIVER Réveillée tard le matin de Noël, Holly se voit assaillie par un sentiment dangoisse inexplicable. Rien nest plus comme avant. Le blizzard sest levé, les invités se décommandent pour le déjeuner traditionnel. Holly se retrouve seule avec sa fille Tatiana, habituellement affectueuse, mais dont le comportement se révèle de plus en plus étrange et inquiétant « Et si c'était elle, le grand écrivain contemporain ? Laura Kasischke, s'impose, livre après livre, comme la plus douée des romancières de sa génération. » François Busnel, Lire « Douce et inquiétante, experte en malaise phosphorescent et ouaté, de livre en livre, elle a su bâtir un univers sans pareil, suspendu dans la rêverie aveuglante qui précède toujours le drame, ce moment de flottement où la clairvoyance se débat pour se faire entendre. » Marine Landrot, Télérama Traduit de langlais (États-Unis) par Aurélie Tronchet Illustration de couverture :
    John Register, The Light in the Mirror , huile sur toile (détail) Courtesy of Modernism Gallery, San Francisco ISBN : 978-2-267-02522-4

  • Qui vient d'enlever la jeune Cristina, fille d'un riche couple ? Qui est son fiancé, qui l'accompagnait ? Un événement banal dans la région de La Eternidad, dans le golfe du Mexique. Carlos Trevio, un ancien policier, est chargé de l'enquête. Le consul américain Don Williams offre aussi ses services. Récit impitoyable, désabusé, drôle, Martín Solares, dans la grande tradition du roman noir, convoque les témoins pour les faire parler et mentir. Police corrompue, services secrets partisans, meurtres, enlèvements, bandes rivales sont une allégorie du Mexique contemporain. « Dans le style des meilleurs romans de Cormac McCarthy. » Gatopardo

  • Après deux enquêtes menées avec succès, le dandy-détective Friedrich von Allmen est passé maître dans l'art de la recherche d'oeuvres d'art volées. Toujours secondé par Carlos, son fidèle domestique guatémaltèque, c'est sur les rives d'un lac suisse qu'il est appelé pour retrouver un tableau de Fantin-Latour dérobé à Mme Gutbauer, excentrique milliardaire qui occupe tout l'étage d'un vieil hôtel de luxe. Élisant domicile sur les lieux du délit, Allmen devient partie prenante d'un habile huis-clos au sein duquel Martin Suter combine à la perfection suspense, élégance et ironie. « Rien n'est plus agréable que d'être manipulé avec classe. » Gladys Marivat, Chronic'art

  • Méjico

    Antonio Ortuno

    À Méjico, un coup de feu était une fleur dans un jardin ou la pluie sur le visage, un phénomène qui n'intéressait personne, sauf ceux qui pouvaient en profiter.
    Omar, garçon sans ambition, se laisse entraîner dans une liaison avec Catalina, sa cousine éloignée, brocanteuse de son état. Plusieurs individus menaçants vont bientôt faire exploser sa placide existence, la seule solution sera la fuite. Dans ce roman plein de sang, de violence et d'amour fou, les personnages trouvent leur dignité dans leurs liens avec un noble passé, enraciné de l'autre côté de l'océan Atlantique : les sombres heures de la Guerre Civile espagnole, où éclatent des rivalités intimes.
    Antonio Ortuño propose un récit truculent, brutal et subtil comme un verre de tequila.

  • Une femme s´est donné la mort un matin de printemps. Elle laisse derrière elle quatre livres qui sont autant d´énigmes pour les deux hommes qui l´ont aimée, deux frères ennemis devenus des inconsolés. Le narrateur, lui-même écrivain, est celui qui l´a approchée le premier ; il trace le portrait d´une séditieuse, créant, envers et contre tout, une oeuvre où la concession n´a pas cours. Tombeau d´une irréductible, éloge d´une maquisarde, ce récit de deuil est aussi une confession où l´amour, la rivalité, la recherche obstinée de la vérité offrent des visages multiples. La quête de l´autre, le sacrifice consenti à la littérature, la ronde des fantômes qui demandent à renaître : en s´interrogeant sur le départ, sans un adieu, sans une lettre, de cette amante qui l´a révélé à lui-même, le narrateur fait retour sur soi, et c´est avec une lucidité teintée d´humour qu´il se dépeint à travers ses tâtonnements littéraires et ses algarades avec son frère, destiné à être son rival. Et peut-être, au bout du compte, le pari qu´il relève est-il de dire la passion pour un être qui a conservé jusqu´au bout son mystère, et de vaincre la mort par les mots.

  • Situant son intrigue en 1895, quelques décennies seulement après l'unité italienne, Marco Malvaldi signe un roman policier dans les règles de l'art. Il dresse le portrait passionnant d'un pays en pleine mutation et établit des parallèles troublants entre l'Italie de la fin du XIXe et l'Italie berlusconienne.
    Tous les éléments du crime en chambre close sont réunis dans ce roman savoureux à plus d'un titre car son héros n'est autre que Pellegrino Artusi, l'auteur de La science en cuisine et l'art de bien manger (1891), ouvrage fondateur de la tradition gastronomique italienne.

    « Parmi les personnages historiques rappelés à la vie pour s'improviser détectives, manquait encore Pellegrino Artusi. Malvaldi a remédié à ce manque. Et il a bien fait, pour deux excellentes raisons. La première : en dépit de la profusion des livres de recettes, le livre d'Artusi est encore le plus fiable. La seconde : le roman hérite de l'esprit subtil, du côté à la fois débonnaire et désabusé, ainsi que l'intelligence étincelante de son protagoniste. » La Stampa

  • Ecrit durant les premiers jours de l´invasion américaine en Irak, ce roman s´inspire de l´une des aventures militaires les plus absurdes et les plus tragiques de l´Histoire américaine. Durant les premiers temps de la république du Texas (dans les années 1840), deux jeunes de la campagne en quête de gloire se portent volontaires pour une expédition dont la mission consiste à patrouiller à la frontière avec le Mexique. Très vite, leurs rêves de grandeur militaire cèdent le pas à des prières pour la survie et le retour. Capturés lors de l´attaque d´un village mexicain, les hommes de l´expédition s´évadent mais sont repris. Ils subissent alors la terrible loi du diezmo : tiré au sort au moyen de haricots, un homme sur dix est condamné à mort. Les survivants sont enfermés dans la plus terrible prison du Mexique, où ils seront utilisés comme monnaie d´échange dans le jeu politique et diplomatique qui va décider du destin du Texas. Voyant leurs espoirs de libération s´amenuiser, ils tentent une dernière évasion qui aura des conséquences tragiques.
    Rick Bass s´essaye ici à la fiction historique, ce qu´il n´avait encore jamais fait. Mais l´évocation talentueuse du paysage américain et l´empathie qu´il déploie pour ses personnages placés dans des situations extrêmes sont bel et bien là, dans ce roman qui n´est pas sans rappeler Stephen Crane ou Cormac McCarthy.

  • Liverpool, le 11 mai 1889. James Maybrick succombe à une maladie dont les médecins ne savent déterminer la nature ni la cause. Florence, sa jeune épouse américaine, est immédiatement soupçonnée de l'avoir empoisonné à l'arsenic. Mais cette substance est aussi l'ingrédient majeur des remèdes et toniques consommés par son mari depuis sa jeunesse... Florence est accusée de meurtre et appelée à comparaître. Férocement débattue au tribunal et relayée en « une » des principaux journaux, cette affaire riche en rebondissements et en polémiques a retenu l'attention de la population pendant des mois. À travers la reconstitution d'un fait divers retentissant, Kate Colquhoun analyse avec une grande finesse les paradoxes et dilemmes qui marquèrent la société anglaise de la fin de l'ère victorienne. « Une histoire captivante, détaillée à la perfection, où affleure sans cesse la sensation de danger et de tragédie imminente. » (Kirsty Wark, The Telegraph)

  • Irma, assistante sociale à la Commission nationale de migration (Mexique), doit annuler ses vacances à Disneyland avec sa fille pour aller s'occuper d'un groupe de migrants victimes d'une violente agression à Santa Rita. Que lui réserve ce voyage inattendu ? Pourra-t-elle venir en aide à Yein, une jeune Centraméricaine qu'elle prend sous son aile ? Quelles sont les réelles intentions de Vidal, son collègue ? Joël Luna, un journaliste ambitieux, est-il si honnête qu'il y paraît ? Et enfin, qu'en est-il de son ex-mari ?
    La File indienne est un polar dont l'intrigue évolue en enfermant l'héroïne dans un huis clos où les frontières entre le bien et le mal se délitent progressivement.

  • "Reeves C. est retrouvé mort dans un hôtel. Il voulait être écrivain. Il ne fut que le mari d´une romancière célèbre. Il lui disait : « Il ne faut pas aimer son double, car c´est un amour qui naît d´un oubli momentané de la haine qu´on a pour soi. » Le Professeur T. s´est pendu dans la cave de son immeuble. Avant de mourir, le Professeur T. avait écrit dans son journal : « Chacun porte en soi un frère assassiné, il faut vivre en le ménageant. » Dans la nuit du 14 août 1990, Klara W. se jette du haut d´un immeuble de La Défense. Dans son agenda, elle avait noté ce bref dialogue extrait d´un film : « -ne vous en faites pas, je m´en vais. - Où ? - En moi-même. » Vinh L. se prépare à rentrer dans son pays. Auparavant, il écrit dix lettres, dans lesquelles il révèle que, pour survivre, il a mangé de la chair humaine."

  • Roland Nair travaille pour l'Otan. Après dix ans d'absence au Sierra Leone, cet agent danois est de retour à Freetown : son ami Michael Adriko souhaite lui présenter sa fiancée américaine. Personnage trouble, qui aurait entre autres servi dans l'armée ghanéenne et dans la garde rapprochée de l'émir du Koweït, Adriko vient de déserter une unité des forces spéciales américaines opérant en Afrique. Nair soupçonne rapidement que l'amitié n'est pas le seul motif de son invitation mais accepte néanmoins d'accompagner le couple dans le centre de l'Afrique pour rendre visite au clan d'Adriko... Multipliant tromperies, péripéties et enlèvements, les trois voyageurs vont pénétrer clandestinement dans une zone de combats, à la frontière entre Ouganda et Congo. « [On lit Denis Johnson] pour l'effet troublant et l'éclatante stupéfaction qu'il procure. Un écrivain devrait toujours écrire de façon à ce que personne ne puisse ignorer le monde alentour, et que personne ne puisse dire qu'il n'a rien à voir avec tout ça. [...] C'est ainsi que Johnson écrit. » The New York Times Book Review « Ce roman est un merveilleux exemple de l'écriture de Johnson dans son style le plus accessible. » The Daily Beast

  • Le 9 juillet 1864, un chapeau, une canne et un sac sont retrouvés sous le siège ensanglanté d'un compartiment de chemin de fer. Le corps du banquier auquel ils appartenaient gît entre les voies. Chargés d'élucider le premier meurtre jamais commis à bord d'un train en Angleterre, les célèbres détectives de Scotland Yard suivent la piste d'un jeune suspect Allemand très vite identifié. Ce dernier vient de s'embarquer pour New York, comme il l'avait décidé depuis longtemps. Ils devront traverser l'Atlantique pour trouver celui dont la vraie personnalité apparaît au fil des témoignages de ceux qui l'ont connu. Bijoutiers, chapeliers, cheminots, tailleurs, prostituées et cochers se succèdent pour tenter de reconstituer les événements, face à des juges dont le pouvoir n'aurait à craindre que celui de la presse. Sur fond de rivalité entre l'Angleterre et l'Allemagne, alors que sévit le débat sur la peine capitale, l'accusé parviendra-t-il à prouver son innocence ? Kate Colquhoun retrace à un rythme exalté une affaire de meurtre qui défraya la chronique.

    Inspiré d'un fait divers réel - le premier meurtre commis à bord d'un train anglais - ce livre met en scène des personnages qui ont réellement existé : Franz Müller, tailleur allemand établi près de Londres, les détectives (Richard Tanner et Frederick Williamson) et le chef de la police de Scotland Yard (Sir Richard Mayne), ainsi que divers témoins, dont un cocher (Jonathan Matthews), un bijoutier (John Death), un chapelier (Daniel Digance).
    Divisé en trois parties correspondant aux différentes phases de l'enquête (La City, la traversée jusqu'à New York et le retour en Angleterre pour le jugement au tribunal), l'histoire se déroule essentiellement à Londres, ville dont les descriptions sont parfois dignes des romans de Dickens.

    Au-delà du plaisir de lecture procuré par la progression de l'enquête et le suspense qui s'ensuit, Le chapeau de Mr Briggs documente et souligne l'émergence de débats dont les conséquences sont toujours perceptibles aujourd'hui :
    - la question de savoir si les policiers et les juges cherchent à établir la vérité ou leur vérité : les personnages sont attachants malgré leurs failles. Les célèbres détectives, souvent décrits avec humour, brillent parfois moins par leur sagacité que par la manière dont ils tentent de faire coïncider les faits avec l'issue qu'ils envisagent : il leur faut un coupable, et les témoins susceptibles de disculper Franz Müller sont judicieusement écartés. Leur empressement à croire que Müller est l'assassin s'explique par le climat d'hostilité de l'Angleterre envers l'Allemagne, mais aussi du fait qu'ayant jadis parfois échoué à élucider certains meurtres, ils veulent rétablir leur réputation.

    - le pouvoir de la presse et l'influence de l'opinion publique : les détectives doivent tenir compte d'une presse populaire en plein essor, par laquelle les citoyens expriment leurs doutes sur l'enquête, voire leur donnent des conseils. L'opinion publique, nourrie de romans à sensation, participe au débat. À travers les nombreux extraits de journaux de l'époque, le lecteur assiste également à un curieux revirement : la presse en viendra à exprimer occasionnellement la crainte qu'une erreur sur la personne du suspect n'ait été commise, tant la personnalité de l'accusé semble en contradiction avec celle d'un assassin.

    - le récit captivant d'un grand procès : composé entre autres d'extraits de transcriptions authentiques clairement analysés, ce récit expose aussi les mécanismes par lesquels l'avocat de la Couronne manipule les jurés en réussissant à leur faire oublier des éléments à décharge incontestables.

    - le débat sur la peine de mort : il est, lui aussi, richement analysé. Les arguments des abolitionnistes, convaincus de la barbarie d'une pratique qui ne dissuade personne, reposent aussi sur la croyance que la certitude du châtiment vaut plus que le châtiment lui-même. Les politiciens, quant à eux, redoutent les troubles à l'ordre public qu'entraînent les rassemblements autour de ce " spectacle ".

  • Au lendemain d'une nuit pourtant bien calme, Saville Kent, cinq ans, disparaît.
    Sous le choc, les habitants de cette grande demeure du Wilthshire doivent faire face à deux évidences : l'enfant a été assassiné et le meurtrier est forcément l'un d'entre eux. Aussitôt, les rumeurs vont bon train. La presse, alors en plein essor, s'en fait un large écho. L'ensemble de la nation se passionne pour l'affaire. l'enquête piétine jusqu'à ce que Jack Whicher, célèbre détective de scotland yard, prenne les choses en main.

  • « Le papa de Nan est le directeur d´une école très chic de Greenwich Village. Il croit que sa fille donne des cours de français à l´université. Pensez-vous, elle fait la manche en jouant du saxophone dans les rues. Sur un marché, elle fait la connaissance d´une vieille dame charmante, Ida, qui lui vend des poupées vaudoues. Une de ces poupées, Mama Lou, mettra en relation Nan et la famille du riche chirurgien Benson, dont le fils Kevin rêvait de devenir une vedette de rap sous le nom de Black Hat. Black Hat est assassiné. Le lieutenant Loveless, le sergent Sweet et Nan mènent l´enquête, dont le résultat sera très inattendu. L´histoire se terminera sur un bonheur retrouvé, peut-être grâce à Mama Lou. » Michel Doury

  • Nanette est une jeune Noire américaine qui vit en jouant du saxo dans les rues de New York. Elle est passionnée de jazz. Un jour, elle est abordée par un autre musicien qu´elle retrouvera assassiné plus tard, chez elle, pendant la nuit. Elle découvre alors sa véritable identité : Sig était policier. Pourquoi alors lui a-t-il laissé 60 000 $ roulés au fond de son saxo ? Walter, son fiancé, la demande en mariage alors qu´elle vient de rencontrer Henry, fou comme elle de Charlie Parker. A travers les rues de New York, elle va retrouver tous ceux qui connaissent le secret de Rhode Island Red. Hommage à Charlie Parker, ce premier roman de Charlotte Carter nous présente une nouvelle héroïne de la série « Policiers Bourgois », Nanette, une étudiante en lettres qui ne délaisse ni les bars ni la musique.

  • Nanette accepte avec joie de quitter New York où elle joue du saxo dans la rue, alors que ses parents pensent qu´elle travaille à l´Université, pour partir pour Paris où sa tante Vivian a disparu. Alors commence pour Nanette une enquête dans les milieux du jazz et des artistes noirs. Grâce au commissaire Simard, elle retrouve sa tante et le Paris des années soixante-dix, les terrasses de café, les quais de la Seine et la musique de Bird, de Monk et de Miles Davis. Deuxième roman de Charlotte Carter dans la collection « Policiers Bourgois ».

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