Economie mondiale

  • En 1929, une crise économique inédite ébranle le monde. Face à l'interventionnisme de l'État et au chomâge massif, des voix s'élèvent. Bernard Landon propose une "solution miracle" : soutenir l'industrie en renouvelant fréquemment les biens d'usage. Selon lui, la crise entraîne une baisse de consommation et donc de production, menant à la fermeture des entreprises et au maintien de la situation économique critique. Seule une sortie de ce cercle vicieux pourra sauver le pays. Et si les usagers ne consomment pas d'eux-mêmes, il faut les y pousser voire les y obliger. Mais en utilisant dans cet essai autodité de 1932 le terme d'"obsolescence programmée", il ne se doutait pas qu'il désignerait quelques décennies après l'introduction volontaire de défaillances techniques dans les produits.

    Juif originaire de Russie, Bernard Landon est un agent immobilier et un courtier arrivé à New-York au début du XXe siècle. Fervent défenseur du progrès et poussé par le succès de ses investissements, il s'intéresse de près à l'économie américaine et propose des solutions innovantes pour sortir son pays de la crise et relancer la croissance. La plus connue reste l'"obsolescence programmée", qui sera transformée après-guerre par les industries en "culte de la nouveauté".

  • «"Il est aujourd'hui plus facile d'imaginer la fin du monde - écrivait le philosophe américain Fredric Jameson - que celle du capitalisme." On ne saurait mieux résumer le paradoxe de notre temps.»
    Dans ce livre à l'ironie mordante, Jean-Claude Michéa décortique les implications morales et matérielles du capitalisme, et montre les dangers de ce système doublement destructeur pour l'environnement et le lien social. Il devient donc urgent de renoncer au mythe du progrès et de prendre en compte les aspirations des classes populaires pour en finir avec ce système dépassé.
    Une réflexion stimulante, qui synthétise de nombreuses idées de la pensée anticapitaliste actuelle et évoque des pistes pour reconstruire une société viable. L'espoir d'un monde décent est encore possible.

  • « Cette histoire commence dans la nuit des temps. Un homme qui passe remarque un arbuste dont les branches se terminent par des flocons blancs. On peut imaginer qu'il approche la main. L'espèce humaine vient de faire connaissance avec la douceur du coton. Depuis des années, quelque chose me disait qu'en suivant les chemins du coton, de l'agriculture à l'industrie textile en passant par la biochimie, de Koutiala (Mali) à Datang (Chine) en passant par Lubbock (Texas), Cuiabá (Mato Grosso), Alexandrie, Tachkent et la vallée de la Vologne (France, département des Vosges), je comprendrais mieux ma planète. Les résultats de la longue enquête ont dépassé mes espérances. Pour comprendre les mondialisations, celles d'hier et celle d'aujourd'hui, rien ne vaut l'examen d'un morceau de tissu. Sans doute parce qu'il n'est fait que de fils et de liens, et des voyages de la navette. » E.O.

  • Avec ce premier livre en français visant un large public, le prix Nobel d'économie 2014 nous fait partager sa passion pour la discipline. Il défend une certaine vision de l'économie, science qui fait le pont entre la théorie et les faits au service du bien commun, et de l'économiste chercheur et homme de terrain. Ce faisant, ...

  • L'économie circulaire pour les nuls Nouv.

    Produire et consommer mieux pour concilier économie et écologieL'économie circulaire propose de repenser nos modes de production et de consommation pour optimiser l'utilisation des ressources, et empêcher leur épuisement à moyen terme. Elle s'appuie notamment sur les boucles courtes, les énergies renouvelables et la gestion des déchets. Simple curieux, particulier ou professionnel, association, entreprise ou élu, vous trouverez dans cet ouvrage de référence la définition de ce concept, les différentes applications et de très nombreux exemples.
    Découvrez comment :
    Concilier l'écologie, l'économie et l'action sociale ;
    Privilégier les circuits courts et s'ancrer dans le territoire ;
    Soutenir le développement des énergies renouvelables ;
    Valoriser le zéro déchet ;
    Favoriser l'économie circulaire au quotidien.

  • Comment un certain désir s'y prend-il pour impliquer des puissances tierces dans ses entreprises ? C'est le problème de ce qu'on appellera en toute généralité le patronat, conçu comme un rapport social d'enrôlement.
    Marx a presque tout dit des structures sociales de la forme capitaliste du patronat et de l'enrôlement salarial. Moins de la diversité des régimes d'affects qui pouvaient s'y couler. Car le capital a fait du chemin depuis les affects tristes de la coercition brute. Et le voilà maintenant qui voudrait des salariés contents, c'est-à-dire qui désireraient conformément à son désir à lui. Pour mieux convertir en travail la force de travail il s'en prend donc désormais aux désirs et aux affects.
    L'enrôlement des puissances salariales entre dans un nouveau régime et le capitalisme expérimente un nouvel art de faire marcher les salariés. Compléter le structuralisme marxien des rapports par une anthropologie spinoziste de la puissance et des passions offre alors l'occasion de reprendre à nouveaux frais les notions d'aliénation, d'exploitation et de domination que le capitalisme voudrait dissoudre dans les consentements du salariat joyeux.

    Et peut-être de prendre une autre perspective sur la possibilité de son dépassement.

  • C'est la première fois qu'un ancien directeur de banque dit la vérité sur le système bancaire tel qu'il fonctionne aujourd'hui, en Italie et dans le monde. Vincenzo Imperatore a été pendant vingt ans à la tête de la cellule opérationnelle de l'un des plus prestigieux établissements de crédit italiens, la banque Unicredit. Avant et après la crise économique. Son témoignage, d'une sincérité remarquable, met au jour les secrets, les stratégies et les manèges que les banques mettent en oeuvre pour engranger des profits aux dépens des clients.

    Après des études d'économie et de commerce à Rome, Vincenzo Imperatore (Naples, 1963), est entré chez Unicredit, une des plus grandes banques italiennes, où il est devenu directeur de filiale, en charge des petites et moyennes entreprises, couvrant un secteur important de l'Italie méridionale. En 2012, il crée sa propre entreprise de conseil, dans laquelle il assiste ses clients dans la restructuration des dettes.

  • L'économie française

    Ofce

    Chaque année, l'OFCE propose dans la collection " Repères " un bilan accessible et rigoureux de l'économie française. L'édition 2021 présente l'état de la conjoncture, les principales tendances et les grands problèmes contemporains, et offre une analyse inédite de la crise de la Covid-19.
    Quelles conséquences la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19 aura-t-elle sur l'activité française ? Quels secteurs seront durablement impactés par cette crise ? Comment le marché du travail se transformera-t-il ? Doit-on s'attendre à une hausse des défaillances d'entreprises ? Quelles incidences ces défaillances d'entreprises auront-elles sur l'emploi salarié ? Quel impact doit-on attendre du contre-choc pétrolier sur le pouvoir d'achat des ménages et sur les marges des entreprises ?
    Des références bibliographiques ainsi que de nombreux tableaux et graphiques complètent cet ouvrage.

  • « Un jour, je me suis dit que je ne l´avais jamais remercié. Pourtant je lui devais mes lectures. Et que serais-je, qui serais-je sans lire et surtout sans avoir lu ? Pourtant, c´est sur son dos que chaque matin, depuis près de soixante années, je tente de faire avancer pas à pas et gomme aidant mes histoires. Et que serait ma vie sans raconter ? Je n´avais que trop tardé. L´heure était venue de lui rendre hommage. D´autant qu´on le disait fragile et menacé. Alors j´ai pris la route. Sa route.  De la Chine à la forêt canadienne, en passant par la Finlande, la Suède, la Russie, l´Inde, le Japon, l´Indonésie, Samarcande, le Brésil, l´Italie, le Portugal et bien sûr la France, j´ai rendu visite aux souvenirs les plus anciens du papier. Mais je me suis aussi émerveillé devant les technologies les plus modernes, celles qui, par exemple, arrivent à greffer des virus capables de tuer les bactéries, celle qui, grâce à des impressions électroniques, permettent de renseigner sur le parcours d´un colis les chocs qu´il a reçus et si les conditions d´hygiène et de froid ont tout du long bien été respectées.  Cher papier ! Chère pâte magique de fibres végétales ! Chère antiquité en même temps que pointe de la modernité ! La planète et le papier vivent ensemble depuis si longtemps : plus de deux mille ans. Le papier est de la planète sans doute le miroir le plus fidèle et par suite le moins complaisant. » E. O.

  • " Dans dix ans, dans vingt ans, aurons-nous assez d´eau ? Assez d´eau pour boire ? Assez d´eau pour faire pousser les plantes ? Assez d´eau pour éviter qu´à toutes les raisons de faire la guerre s´ajoute celle du manque d´eau ?
    Dans l´espoir de répondre à ces questions, je me suis promené. Longuement. Du Nil au Huang He (Fleuve Jaune). De l´Amazone à la toute petite rivière Neste, affluent de la Garonne. De l´Australie qui meurt de soif aux îles du Brahmapoutre noyées par les inondations... J´ai rencontré des scientifiques, des paysans, des religieux, des constructeurs de barrages, des physiciens alpinistes qui mesurent sur tous les toits du monde la fonte des glaciers. J´ai passé du temps avec les médecins de Calcutta qui luttent contre le choléra.
    J´ai écouté d´innombrables leçons, dont celle du scarabée de Namibie et celle du kangourou. Quelles sont leurs techniques pour survivre en plein coeur du désert ? Peu à peu, j´ai fait plus ample connaissance avec notre planète. J´ai vu s´aggraver partout les inégalités, notamment climatiques. Mais j´ai vu aussi la réussite du pragmatisme, de belles coopérations entre administrations et entreprises privées. J´ai vu des illusions et des férocités à l´oeuvre. De retour de voyage, voici maintenant venu le moment de raconter. Un habitant de la planète sur six continue de n´avoir pas accès à l´eau. Un sur deux vit sans système d´évacuation. Pourquoi ? " E. O.

  • Par l'un des penseurs les plus connus aux Etats-Unis, auteur de nombreux best-sellers internationaux dont La Fin du travail (La Dcouverte, 1997) ou Une nouvelle conscience pour un monde en crise (LLL, 2011). Une analyse lumineuse et providentielle mme en ces temps de prils, de l'avenir de nos socits. Nous sommes, selon l'auteur, la fin d'une re, celle d'une conomie fonde sur les nergies fossiles, le travail temps plein, une organisation pyramidale des entreprises, une gestion exclusivement marchande du monde... Et nous entrons dans ce qu'il appelle la troisime rvolution industrielle qui va bouleverser nos manire de vivre, de consommer, de travailler, d'tre au monde. Un livre passionnant qui doit interroger nos candidats aux lections prsidentielles. L'auteur sera prsent trois jours en France pour dfendre son opus.

  • En quelques années, le marché du cachemire a explosé. De matière de luxe, réservée à une élite, le cachemire est devenu un produit de grande consommation. Or, de la chèvre des steppes mongoles qui produit cette fibre pour se protéger du froid, jusquaux boutiques de luxe de Paris ou New-York, cest toute une filière industrielle et commerciale qui sest organisée, largement inconnue du grand public.

    Le cachemire illustre parfaitement les problématiques actuelles de la mode et du textile, stigmatisés pour leur impact écologique, les maltraitances animales et leur manque de transparence.

    Cette enquête au cur de lindustrie du cachemire fait la lumière sur la façon dont celle-ci est organisée, sur les grands acteurs qui la dirigent, sur les problèmes auxquelles elle fait face.

    Jeune entrepreneur et voyageur, Victor Chevrillon, diplômé de HEC, appartient à cette jeune génération sensibilisée aux enjeux liés à la mondialisation. Sur la route du cachemire est son premier livre.

  • L'économie africaine

    Collectif

    Pour la deuxième année consécutive, l'AFD propose dans la collection " Repères " des analyses inédites sur les principaux enjeux économiques et sociaux qui touchent le continent africain en 2021.
    La pandémie de Covid-19 a bouleversé la planète : quels en sont les impacts en Afrique ? Les performances économiques restent à étudier au-delà du contexte immédiat : peut-on déjà parler d'une émergence du continent africain ? Pour développer le secteur privé, faut-il dépasser les seules réformes de l'environnement des affaires ? Quels sont les défis majeurs auxquels l'Afrique doit faire face pour répondre aux aspirations d'une population particulièrement jeune arrivant sur le marché du travail ? Alors qu'il est le premier pourvoyeur d'emplois dans la région, comment le secteur agricole en Afrique de l'Ouest doit-il se réinventer pour concilier deux objectifs fondamentaux : obtenir de meilleurs rendements et préserver la biodiversité et l'environnement ? À l'heure où l'ECO succède au franc CFA, se pose à nouveau la question du choix du régime de change, vers plus ou moins de flexibilité.

  • Nous sommes près de 8 milliards aujourd'hui. Combien serons-nous demain?

    La population mondiale continuera-t-elle d'augmenter? Le vieillissement est-il une menace? Les migrations vont-elles se développer? Replaçant la situation actuelle dans l'histoire démographique mondiale, l'auteur présente les grandes tendances pour les trente à cinquante prochaines années. Il aborde ainsi successivement:

    o Les naissances : évolution, fécondité, sélection du sexe des enfants...
    o La durée de vie : inégalités, lutte contre la mortalité, allongement de la vie...
    o Le vieillissement de la population : origines, différences entre continents, perspectives...
    o Le développement et les migrations : deux enjeux pour l'évolution de la population.

    Les 95 cartes et documents de cet atlas offrent un regard précis et actualisé sur les défis de la croissance démographique et ses conséquences pour la planète et notre environnement.

  • Le rideau s´ouvre : Messieurs les Banquiers, son Altesse le président de la République française, Monsieur le Premier ministre, Monsieur le Gouverneur de la Banque centrale et le petit peuple des conseillers de la Cour. La pièce peut commencer : lessivés par la crise des désormais célèbres « subpraïmes » ( sic ), les Banquiers s´apprêtent à sonner à la porte de l´État pour lui demander de mettre la main au porte-monnaie... avant que le résultat de leurs acrobaties ne fasse exploser les dettes publiques et conduise à la rigueur pour tous - pour tous les autres qu´eux.
    C´est une forme particulière, et inattendue, celle de l´alexandrin, qui est ici convoquée pour mettre en scène la crise de la finance mondiale. Peut-être en effet fallait-il l´ambivalence d´un vers qui convient à la tragédie aussi qu´à la comédie pour saisir et la déconfiture d´un système aux abois et l´acharnement bouffon de ses représentants à le maintenir envers et contre tout.
    Mais ce que ces « élites » aveuglées par leur domination, et déjà disqualifiées par l´Histoire, ne voient plus c´est qu´un retournement peut en cacher un autre. Et celui des marchés annoncer celui du peuple.

    Le texte de la pièce est suivi d´un post-scriptum : « Surréalisation de la crise ».

  • La société devient de plus en plus compétitive. Un monde néo-darwinien où les plus faibles sont éliminés et soumis au mépris des vainqueurs est en train de s'imposer. Dans les entreprises comme dans les couples, les indicateurs de bien-être reculent. Car la compétition sans la coopération ne fonctionne pas. Pour l'économiste Daniel Cohen, rien n'est inéluctable dans ces évolutions. Mais à l'heure où des milliards d'humains se pressent aux portes d'un modèle occidental défaillant, il y a urgence à repenser le rapport entre la quête du bonheur individuel et la marche des sociétés. Prolongeant les réflexions de son précédent livre, La Prospérité du Vice, l'auteur nous entraîne de la Rome antique au Pékin d'aujourd'hui en passant par l'Amérique, dressant une vaste carte des plaisirs et des peines du monde contemporain. Un essai aussi provocateur qu'intelligent.

  • Le néolibéralisme engage une mutation d'ensemble des rapports politiques et sociaux, et une véritable révolution anthropologique, qui voit l'émergence d'un sujet néolibéral calqué sur le modèle de l'entreprise, soumis à la logique de la concurrence. Un défi politique et intellectuel inédit.
    Il est devenu banal de dénoncer l'absurdité d'un marché omniscient, omnipotent et autorégulateur. Cet ouvrage montre cependant que ce chaos procède d'une rationalité dont l'action est souterraine, diffuse et globale. Cette rationalité, qui est la raison du capitalisme contemporain, est le néolibéralisme lui-même. Explorant sa genèse doctrinale et les circonstances politiques et économiques de son déploiement, les auteurs lèvent de nombreux malentendus : le néolibéralisme n'est ni un retour au libéralisme classique ni la restauration d'un capitalisme " pur ". Commettre ce contresens, c'est ne pas comprendre ce qu'il y a précisément de nouveau dans le néolibéralisme : loin de voir dans le marché une donnée naturelle qui limiterait l'action de l'État, il se fixe pour objectif de construire le marché et de faire de l'entreprise le modèle du gouvernement des sujets. Par des voies multiples, le néolibéralisme s'est imposé comme la nouvelle raison du monde, qui fait de la concurrence la norme universelle des conduites et ne laisse in-tacte aucune sphère de l'existence humaine. Cette logique érode jusqu'à la conception classique de la démocratie. Elle introduit des formes inédites d'assujettissement qui constituent, pour ceux qui la contestent, un défi politique et intellectuel inédit. Seule l'intelligence de cette rationalité permettra de lui opposer une véritable résistance et d'ouvrir un autre avenir.

  • Avant-propos C'est ici que ça va se passer ; chapitre 1 Éthiopie - Turbulent paradis de la bière ; chapitre 2 L'histoire - La conquête de l'Afrique ; chapitre 3 Nigeria - Intégration à tous égards ; chapitre 4 Vente et marketing - Guerres de la bière ; chapitre 5 Sierra Leone - Le mystérieux ange gardien ; chapitre 6 Impact - Créativité comptable ; chapitre 7 Afrique du Sud - Bataille pour les townships ; chapitre 8 Commerce socialement responsable - Alcool et philanthropie ; chapitre 9 Burundi - Les dictateurs vont et viennent, Heineken reste ; chapitre 10 Travailler chez Heineken - On violait ces femmes ; chapitre 11 Congo - C'est ici qu'on apprend les ficelles du métier ; chapitre 12 Zones de conflit - Éthique en temps de guerre et de dictature ; chapitre 13 Rwanda - Brasser de la bière pour des génocidaires ; chapitre 14 Et Heineken ? - Réactions et stratégie ; chapitre 15 Mozambique - Avantages fiscaux en échange de propagande ; Conclusion Une île de perfection dans un océan de misère ; Épilogue de la version française le patron et la promotrice

  • Nous vivons dans un monde où les soubresauts de l'économie font les gros titres : de l'assouplissement des réglementations bancaires aux États-Unis à l'établissement de tarifs douaniers susceptibles de déclencher des guerres commerciales internationales. Les racines de cette situation sont profondes. Dans Crashed, l'historien Adam Tooze montre que les bouleversements d'aujourd'hui ont une origine commune dans la crise économique de 2008 et ses répercussions. Si la crise financière a d'abord été présentée comme une péripétie locale, ce qui s'est passé à Wall Street à partir de 2008 a en réalité bouleversé toutes les régions du globe : des marchés financiers occidentaux aux usines et chantiers en Asie, au Moyen-Orient et en Amérique latine. La crise a déstabilisé l'Ukraine, semé le chaos en Grèce, suscité la question du Brexit et préparé le terrain à Trump. C'est la crise la plus grave endurée par les sociétés occidentales depuis la fin de la Guerre froide. Reconstituant l'histoire, l'auteur analyse en détail les décisions et le positionnement des acteurs qui ont dominé l'actualité économique, politique et internationale de ces dix dernières années. Il le fait au prisme de multiples thématiques originales : itinéraires du développement économique et de la dette à la surface du globe ; inégalités politiques issues de l'interdépendance financière des pays ; effets de la crise sur l'ascension spectaculaire des réseaux sociaux et le malaise des classes moyennes. Toujours avec la rigueur de l'historien, Adam Tooze prolonge son étude jusqu'à aujourd'hui et s'interroge sur la perspective d'un ordre mondial progressiste, stable et cohérent à l'avenir.

  • Alors que les pays occidentaux font face à une crise économique et sociale d'une extrême gravité, responsables politiques et experts attendent le salut du seul retour de la croissance. Pourtant, si celle-ci revenait, elle contribuerait sûrement à aggraver la menace écologique à laquelle le monde est confronté. Comment sortir de cette contradiction ? En comprenant pourquoi et comment nous sommes devenus des « sociétés fondées sur la croissance ». En tirant toutes les conséquences du caractère anachronique et pervers des indicateurs - tel le PIB - qui sont devenus nos fétiches. En mettant au coeur de l'action publique ce qui compte pour inscrire nos sociétés dans la durée.
    La reconversion écologique est le seul moyen de maintenir des conditions de vie authentiquement humaines sur Terre, mais elle suppose de rompre avec une partie de nos croyances, liées à l'avènement de la modernité - le caractère intrinsèquement bon de la maximisation de la production, le progrès confondu avec l'augmentation des quantités, la passion de l'enrichissement personnel... Elle exige aussi de mettre un terme à la prétention de l'économie à décrire seule le monde que nous voulons.

    Création Studio Flammarion © Flammarion, 2013, pour l'édition originale © Flammarion, 2014, pour la présente édition en coll. « Champs »

  • Économie politique de la Russie (1918-2018)
    Ce livre propose la première synthèse en français de l'évolution économique de la Russie, depuis la révolution bolchévique jusqu'au quatrième mandat de Vladimir Poutine. Il s'agit d'une " économie politique ", c'est-à-dire d'une analyse des mutations économiques qui intègre les institutions, la politique et l'histoire.
    L'auteur explicite le long processus d'effondrement du communisme et la façon dont cet héritage influence toujours l'économie russe. Il montre aussi pourquoi une transition vers le capitalisme inspirée par des économistes du mainstream anglo-saxon ne pouvait pas fonctionner et comment, avec le conflit ukrainien, la géopolitique complique aujourd'hui la recherche d'un modèle de croissance stable.
    Julien Vercueil
    Professeur de sciences économiques à l'INALCO, directeur du master " Commerce international ", il codirige le séminaire " BRICS " de l'EHESS. Rédacteur en chef adjoint de la Revue de la régulation, il consacre ses travaux de recherche aux transformations économiques et institutionnelles de l'espace post-soviétique et des pays émergents.

  • Quel point commun entre la crise de 1929 et celle de 2007 ? À l'origine de l'une comme de l'autre : le non-cloisonnement entre les activités bancaires et les activités financières.
    En 1929, c'est la baisse du prix des actions en bourse qui a empêché les banques de rembourser leurs déposants, entraînant de nombreuses faillites. En 2007, ce sont les crédits subprimes octroyés par les banques qui, par le biais de leur titrisation, se sont invités dans les actifs boursiers. La chute du prix de ces actifs a entraîné des pertes considérables pour les porteurs, investisseurs ou banques. Les États ont mis en place des plans de soutien dont le financement s'est fait au prix de l'endettement, particulièrement dans les pays de la zone euro. Dès 2010, les régulateurs américains ont adopté un mécanisme de séparation des activités. L'adoption d'un tel dispositif en Europe se fait encore attendre. À la clé de cette dérégulation généralisée : la perspective de nouvelles crises...

  • Comment expliquer l'insolente victoire des forces pourtant responsables de la crise économique de 2008, l'une des pires depuis 1929 ? Comment expliquer que, en dépit du chaos qu'il a généré et des désastres qu'il continue de préparer, le néolibéralisme soit sorti renforcé de la crise ? Pour Dardot et Laval, le néolibéralisme est tout autre chose qu'une théorie qui aurait " failli " : c'est un véritable mode de gouvernement des sociétés, en train de réaliser la sortie de la démocratie. Comment expliquer l'étrange survie des forces pourtant responsables de la crise économique de 2008, l'une des pires depuis 1929 ? Comment expliquer que le néolibéralisme soit sorti renforcé de la crise ? Au moment de son déclenchement, nombre d'économistes parmi les plus célèbres avaient hâtivement annoncé sa " mort ". Ils n'ont vu dans la poursuite des politiques néolibérales que le résultat d'un entêtement doctrinal. Pour Pierre Dardot et Christian Laval, le néolibéralisme n'est pas qu'un simple dogme. Soutenu par des oligarchies puissantes, il est un véritable système politico-institutionnel obéissant à une logique d'autorenforcement. Loin d'être une rupture, la crise est devenue un mode de gouvernement d'une redoutable efficacité. En montrant comment ce système s'est cristallisé et solidifié, le livre explique que le verrouillage néolibéral a réussi à entraver toute correction de trajectoire par la désactivation progressive de la démocratie. Accroissant le désarroi et la démobilisation, la gauche dite " gouvernementale " a contribué très activement au renforcement de la logique oligarchique. Ceci peut conduire à la sortie définitive de la démocratie au profit d'une gouvernance expertocratique soustraite à tout contrôle. Pourtant, rien n'est encore joué. Le réveil de l'activité démocratique, que l'on voit se dessiner dans les mouvements et expérimentations politiques des dernières années, est le signe que l'affrontement politique avec le système néolibéral et le bloc oligarchique a déjà commencé.

  • Baisser les impôts, augmenter les dépenses publiques, arrêter l'immigration, instaurer la semaine de 32 heures, taxer les transactions financières... autant de remèdes miracles censés nous guérir de tous nos maux.
    Ces contre-vérités rabâchées à l'envi par les politiques et les médias portent un nom : le négationnisme économique. À l'origine de choix stratégiques, il nous appauvrit et peut se traduire par des milliers de chômeurs supplémentaires.
    Or aujourd'hui, on ne peut affirmer tout et son contraire, nous disent les auteurs, car l'économie est devenue une science expérimentale fondée sur l'analyse rigoureuse des faits. Cette révolution méconnue produit des connaissances qui heurtent souvent de plein fouet les croyances et les intérêts de grands patrons, de syndicalistes, d'intellectuels et de politiques. Ils font tout pour semer le doute, même sur les consensus les plus établis.
    Cet essai vigoureux raconte cette révolution et nous offre les moyens de débusquer les impostures et de sortir de l'obscurantisme : une arme indispensable contre la démagogie.
    Prix spécial du jury Turgot 2017.
    Préface inédite des auteurs.

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