• Comment Jean Harlow, premier sex-symbol du cinéma, a-t-elle pu être assassinée par un homme qui s'était suicidé cinq ans auparavant ? Comment a-t-elle pu achever le tournage de son dernier film, Saratoga, avec Clark Gable, puisqu'elle était déjà morte et enterrée ? Et, surtout, qui était cette fille rongée par la lumière des projecteurs et par la maladie, définie par la seule beauté de ses seins ? A ces questions et quelques autres, Platine tente de répondre.
    En réinventant le destin de cette comédienne broyée qui fut le modèle de Marylin Monroe, Régine Detambel grave au scalpel le flamboyant et impitoyable blason de l'oppression des femmes.
     

  • Les livres nous soignent. Tandis que fleurissent les salons de "développement personnel " et les premières thèses de médecine sur le pouvoir des livres, Régine Detambel, écrivain et kinésithérapeute de formation, s'est donné pour tâche de montrer que la littérature comme remède doit se défier tout autant du pouvoir médical que des lieux communs du bien-être de masse.

  • La vie de Girolamo Cardano (1501-1576), célèbre médecin, astrologue, savant, mathématicien et inventeur qui évolua aux côtés des plus grands (de Charles Quint à Ambroise Paré). Prototype de l'humaniste et de l'esprit libre,  cet "écorché du cerveau" qui inspira les libertins du XVIIe, avant d'intriguer les encyclopédistes et de susciter l'intérêt de Nerval, Balzac ou de Paul Valéry, est au coeur d'une bio-fiction qui plonge dans la pensée extraordinaire d'un XVIe siècle déchiré entre rationalité et fascination à l'égard des forces occultes, pour rendre un hommage jubilatoire aux extases de la pensée en mouvement, de ses ardeurs les plus fécondes à ses plus folles fantasmagories.

  • Ebranlée dans sa chair par un accident de voiture, Alice vit heure par heure les mutations de son corps à travers l´expérience de la cicatrisation, de la consolidation, de la musculation. Prélude à une renaissance dans un corps différent, rejoué, renégocié, ce voyage dans le chantier organique et le monde clos qu'est l'hôpital est aussi un roman puissamment initiatique sur les séductions exercées par la mort et la maladie à certaines étapes de l´existence, quand s'instaure un rapport inédit à la vérité, voire à une forme de spiritualité.

  • Fille du ténor préféré du compositeur Janácek, Elina Marsch, née en 1926 dans une famille juive, grandit en compagnie des maîtresses de son père, cantatrices célèbres dont elle apprend l´art de la séduction et tout un répertoire d´airs de folie et de mort avant de connaître les vicissitudes de la guerre et ses horreurs et de s´enfuir en Amérique. Roman de la voix divine qui fascine, apaise ou terrifie, Opéra sérieux fait entendre le chant même des lointaines Sirènes.

  • Créateur tourmenté, orgueilleux et vantard, August Strindberg se maria trois fois - trois unions ratées, terribles, destructrices, chaque fois empoisonnées par la jalousie, puis compliquées par la misère omniprésente, due principalement aux échecs éditoriaux ou théâtraux du maître, que la critique lacéra systématiquement. Bonheurs, tensions, drames, Trois ex est le roman de ces divorces et de ces excès.

  • «Elle lui manquait, l'ombre de son sexe sur les draps, le dimanche matin. Alors, entre deux coups de fil imprévisibles de Ferenc, Natacha prenait des amants. Dès la première nuit, quand elle s'éveilla, tout environnée des relents d'un homme inconnu, elle comprit qu'une femme subitement seule, même à vingt-huit ans, est en quelque sorte une adolescente qui doit découvrir son corps. Pour retraverser la nuit totale et la barrière épaisse qui protègent la connaissance que chacun possède de son désir et de son appétit sexuel, elle devra repasser par les mêmes affres que les fillettes. Pire encore, peut-être.» Natacha n'a connu que Ferenc. Il tombe très gravement malade, et, n'acceptant pas sa déchéance, choisit alors de s'isoler, de disparaître. Pour elle, une étrange torture commence : car la maladie de son homme n'a rien modifié au désir qu'elle a de lui. Mais Ferenc se cache, et il lui impose de vivre désormais leur amour à travers le téléphone, leur «chambre d'écho».

    La passion charnelle, l'innocence et la cruauté sont une nouvelle fois au coeur de l'art diabolique de Régine Detambel, qui parvient ici à sa maturité.

  • Personnage profondément inspiré d'Alexander von Humboldt, le plus grand explorateur et scientifique allemand du début du XIXe siècle, Axel von Kemp, un jeune homosexuel, fait, en compagnie d'une brillante jeune femme juive, l'expérience d'un voyage Outre-Atlantique lors duquel ces deux êtres d'exception, également mal à l'aise dans la société berlinoise de leur siècle, trouvent enfin une forme d'épanouissement existentiel et intellectuel sous le signe de l'esprit du Romantisme, quand l'écologie naissait à peine et que les poètes allemands pensaient ardemment l'union de l'homme et de la nature.

  • 50 histoires fraîches, autant de petits riens qui résonnent profondément. Une femme entre en conciliabule avec elle-même dans les miroirs d'un supermarché, des paysans rêvent à la solitude des pôles, un laveur de carreaux entrevoit l'existence de Dieu, un vieil homme partage sa maison avec un arbre...
    Ce que Régine Detambel appelle fraîcheur, c'est une matière brute, sortie de l'expérience humaine et livrée ici comme un témoignage émerveillé de ce que peut le quotidien.

  • Emplois du temps, carnets d'adresses, listes de courses, lettres, recettes, avec Blanche-Neige, Simplet, le Chat botté, Cendrillon, la fée Morgane, Mowgli, etc. : 28 textes courts, simples, faciles à lire, humoristiques sur lesquels les instituteurs de CP-CE1 pourront faire travailler leurs élèves pour leur apprendre à lire, à écrire et à distinguer les genres de textes.

  • Après le divorce de ses parents alors qu'elle avait cinq ans, Lola a suivi sa mère au Canada. Les liens avec son père se sont peu à peu distendus jusqu'à cesser totalement. Maintenant Lola parle avec l'accent canadien et a quasiment oublié la France. Quand sa mère part en tournée, elle en profite pour revenir en France, renouer avec ce père perdu, pendant un été. Tous les deux sont impatients et anxieux à cette idée.
    Philippe a choisi de vivre de manière spartiate auprès des pigeons qu'il élève, loin de tout. L'amour aidant, ils vont retisser une complicité faite de respect et de tendresse prudente.

  • Aussitôt qu'il s'approchait du colombier improvisé dans les combles et qu'il prenait dans sa main un oiseau, il avait le sentiment physique d'une voile qui se gonfle. Désormais Raphaël ne voyait pas plus son passé que s'il avait appartenu à un monde infrarouge et son oreille n'entendait rien que des roucoulements, ici et maintenant. Les roucoulis, le frottis de millions de plumules contre des millions de plumules, le bain revigorant du pigeon dans l'air, l'extraordinaire pouvoir de récupération que stimulent ses coups d'ailes. Et c'est tout.

    Le jour où Raphaël découvre sous le toit de sa maison les nids de centaines de pigeons aux ailes argentées, sa vie bascule. Veuf et inconsolable, il projetait de se suicider depuis des années : les pigeons vont le sauver. La douceur du duvet, la palpitation vitale des petits corps fragiles opèrent sur lui une fascination magique. Lorsque Lila, sa fille, décide de renouer avec lui, elle trouve un ermite qui vit dans un colombier et dont la maison est une ruine... Elle ira de surprise en surprise.
    Avec un style inimitable, où le réalisme et l'onirisme se mêlent étrangement, Régine Detambel tisse une histoire singulière et campe des personnages atypiques et très attachants.

  • La suite des aventures d'Ernest Poustoufle et de son inséparable acolyte, Lamy.

  • Joachim - les Mosellans disent Jochem - est né en Lorraine sur la frontière où la France et l'Allemagne, chacune à son tour, s'établissent et veulent vaincre. Là, il y a des mines de charbon, du fer, des filons douloureux et salissants, des crassiers et des drames souterrains. Les hommes ont les poumons scintillants de poussière. Les vaches lèchent des blocs de sel gemme. Mais Joachim n'a pas connu le soir. Il n'a pas vécu un jour entier. Il faut entretenir sa tombe, en chasser les insectes et les fleurs vénéneuses. Il faut l'aider à franchir les saisons sous la terre, lui apprendre la couleur de la route, l'exode, le goût du pain de soldat, le sifflement de l'obusier. Alors, comme saint Nicolas le fit des glaneurs, sa soeur le ressuscitera.

  • Ce terne orchestre municipal assoupi dans sa médiocrité se laissera-t-il réveiller par la baguette d'un nouveau chef, capable de le transporter jusqu'au point de métamorphose alchimique où se rassemble et naît une oeuvre musicale ? Ou bien, grignoté par des ressentiments mesquins, des querelles futiles, asphyxié de paresse, retombera-t-il, haineux, dans le silence ? Cet amant résigné à la disparition de sa maîtresse permettra-t-il à une collection de timbres datée de 1963 de stimuler sa mémoire et de guider, vignette par vignette, son imagination ensorcelée jusqu'au lieu magique où la bien-aimée pourrait resurgir ? Ou, découragé, refermera-t-il trop tôt l'album, inscrivant définitivement en lui le creux du vide et de l'absence ? La création qui s'ébauche et se délite, qui se constitue et s'effrite et tend désespérément à la vie, tel est le thème des deux premiers récits d'un jeune écrivain qui, lui, bat d'une main ferme les premières mesures de son oeuvre.

  • Une journée de la vie quotidienne, douche et petit déjeuner compris, à "L'Age d'or", maison de retraite banale pour personnes âgées. Trois vieillards, auxquels le narrateur s'adresse alternativement, vouvoyant les deux premiers qui forcent encore le respect, tutoyant le dernier, comme si l'extrême vieillesse et ses avatars l'avaient rendu vulgaire, malsain, informe. Comment s'occupe l'homme de quatre-vingt-huit ans, qui se laisse appeler "Papi" ? Comment prend-il goût aux repas quand ses papilles sont usées ? A quoi rêve-t-il encore quand on le toilette ? A quelles coquetteries s'adonne la vieille dame qui ne manqua jamais de rien et qui refuse d'être appelée "Mamie" pour ne pas être dépouillée d'une dernière identité ? A quel abandon s'expose le futur centenaire dont la tête est fatiguée et qui sert de mascotte débile à "L'Age d'or" ? L'ennui, la solitude, la gêne, l'amnésie, la peur, mais aussi les ressources invraisemblables qui permettent de les combattre, Régine Detambel a trouvé tout cela chez ces personnages qu'elle a côtoyés, touchés, écoutés. Elle veut, non pas les montrer dans le rôle naïf que leur assigne l'imagerie sociale, celui de gardiens des coutumes et des trésors familiaux, mais laisser d'eux une trace littéraire.

  • Durant des années, Coline a imaginé, pensé, cousu, brodé une robe de mousseline et de soie. La dernière retouche faite, l'épreuve de patience terminée, il faut trouver la femme digne de porter cette oeuvre d'art, ce fruit de l'obsession. C'est à une terrasse de café, que la modéliste croit la reconnaître...

  • Une classe de quatrième, la quatrième orange, du dortoir à la cour de récréation. Acteur et témoin, de jeunes pensionnaires oeuvrent avec soin à la destruction du bouc émissaire qu'elles se sont choisi.

  • Une histoire de gangsters qui entraîne Ernest Poustoufle et sa petite amie dans une aventure rocambolesque. Le lecteur peut résoudre l'énigme grâce à des indices et à des jeux.

  • le prince Omar Langoustinet règne sur le royaume sous-marin de Lombardie. Il peut changer tout ce qu'il touche en or... Une fable sous-marine drôle et poétique.

  • Jeune écureuil littéraire qui bâtit son oeuvre à elle, totalement personnelle, avec des matériaux détournés, pastiches, emprunts, citations, labyrinthes borgésiens, R. Detambel poursuit ici sa recherche poétique et moqueuse.

  • Un récit plein de surprises qui mêle histoire d'amour et aventure et dont les héros sont deux souris. Un supplément de jeux de langage et d'écriture.

  • Présentation, enjeux Pour mon anniversaire, mon père m´a payé quatre mois dans une clinique diététique aux Etats-Unis, dira le personnage d´un des 21 textes, Érotique du kapok. C´est le ton, et l´enjeu.
    Dans l´oeuvre de Régine Detambel, au premier plan, un seul sujet, le corps.
    Et c´est pareil dans ses ateliers d´écriture, tout comme dans sa vie professionnelle : l´écriture en surgit, et y revient pour l´armer ou le subvertir. Seulement, ici, on s´en prend à un tabou.
    Il ne s´agit pas de parler habitudes alimentaires, mais bien de la peur en arrière. De ce que cela révèle de la reproduction de la misère, des arrogances du petit pouvoir personnel, de l´angoisse comme mode d´être.
    Qu´un problème de société massif se dessine à l´horizon, en arrière : on n´a pas besoin des écrivains pour le savoir, et en traiter. Seulement, les écrivains, eux, précisément, vous laissent ça en arrière. Et vous l´attrapent à pleines mains pour le tordre, tout devant, par la peau du monde, ou des personnages qui l´animent.
    Et, Régine Detambel, on la connaît suffisamment. De la question du corps comme motif essentiel, on en a déjà parlé pour ses Blasons d´un corps masculin. Et si, ici, une des grandes questions c´était le lexique ? Ce qu´on invente pour désigner ce qu´on mange, et ce qu´on met en travail de notre corps, ou ces mots faux savants de ce par quoi la société régule, ou croit réguler, son intersection avec les corps ?
    Sous l´insolence, et - aussi - le courage du comique, et ce n´est pas un outil donné à tout le monde, c´est peut-être ainsi qu´on doit prendre Régine Detambel au sérieux : non pas un roman, mais encore bien moins un assemblage de nouvelles. Dans la disposition de notre société, le problème passe avant les personnages qui l´incarnent. Alors on le prend en amont, par vingt-et-une figures, chacune disposant de sa spécificité. La brièveté contraint au cruel ? Eh bien soit.
    Il est question des corps dans le brassement d´aujourd´hui, l´angoisse d´aujourd´hui. Et comment il ne s´agit pas, sous ce qui pourrait a priori se référer au grand combat de Tailleboudin et Riflandouille dans Rabelais, d´une guerre à la graisse, mais bien le fait qu´il n´y pas de guerre, vers l´homme et pour le corps, sans guerre dans et par les mots.
    Ceci dit, riez bien. Et bon casse-croûte ensuite.

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