• Jeanne Ceilhac aimerait pouvoir changer la vie des habitants de son village. Edmond Grangier veut conserver le pouvoir. Le moment idéal pour eux est la campagne électorale pour les municipales. Mais une élection peut, par la publicité qu'elle suscite, faire remonter des rancoeurs. Elections barbares raconte l'enquête menée par l'adjudant-chef Rochouart* suite à la mort de trois personnes dont un élu, pendant les élections municipales de Laneuveville en Saintois. Parallèlement, chacun possède une histoire. Chacun, à un moment donné, a pris des décisions qui sont parfois susceptibles de générer des situations incontrôlables. Les destins croisés de personnages rendent les opérations judiciaires particulièrement difficiles. Les vraies raisons d'agir correspondent-elles aux mobiles retenus par les enquêteurs ?


  • « Plus le mensonge est gros, mieux il passe ... » Plus la situation est grave, plus le mensonge se justifie ... pour son auteur.


    Le gendarme Rochouart, promu major et muté en Moselle, devient chef d'une brigade de recherches à Sarrebourg. Cette nouvelle responsabilité multiplie les difficultés et les tensions.


    Pour l'heure, il doit démêler une affaire particulièrement compliquée mettant en scène des associations, des groupuscules et des personnages éminemment troubles et potentiellement dangereux.


    Les actions sont menées dans le Saulnois mais aussi à Metz et à Nancy. L'histoire commence sur les Côtes de Delme, un dimanche matin...


  • Tout commence en 1942, sombre période de l'Histoire de France. Mais les répercussions des événements de cette époque vont apparaitre seulement en 2000. Les rancoeurs et antagonismes accumulés de génération en génération vont semer le trouble dans un village au sud de Nancy. Jusqu'à l'irréparable. Vengeance, soif de vérité ou de justice, destins de femmes qui se croisent, tous ces éléments vont rendre difficile l'enquête de l'adjudant-chef Rochouart.

  • Philippe Moline, dit Flip, ouvrier dans l'usine Deleter, le leader européen de l'ouvre-boite, est quitté par son amoureuse, Patricia, alors même qu'il lui confectionnait une Tour Eiffel en clefs à sardine. Le lundi suivant, en chemin pour l'usine, il ne descend pas du bus. Tandis que ses collègues se heurtent aux grilles fermées de l'entreprise dont les machines ont été vendues et déménagées durant le week-end, Flip arrive au terminus de la ligne. Hagard, il n'est plus littéralement que l'ombre de lui-même, une silhouette nonchalante et sombre, quand il rencontre Trashy, un percussionniste enfumé en quête d'un groupe qui accepte de jouer avec lui. Ensemble, ces deux paumés vont effectivement se perdre en voiture dans la montagne ardéchoise. Sur cette route crépusculaire, puis obscure, ils roulent sans but et sans lumière vers une destination qu'on devine aussi sans espoir. A force de "désespérance", ils vont croiser Patricia et les collègues d'usine de Flip qui séquestrent le patron-voyou les ayant privés de travail. Enfin, au bout de la nuit et du chemin, à la fois morts et vifs, ils croiseront aussi leur destin... Mort et vif met en scène des personnages en rupture, amputés du coeur ou de leur emploi, malgré eux, privés de sens de l'orientation et de sens à leur vie, qui errent dans les entrelacs sinueux d'un monde dont on les a exclus.

  • Une e?toile qui grossit et qui se rapproche de la terre, la fin du monde est annonce?e. Une rude tâche pour Issicol, fonctionnaire de?voue? et missionne? par « La Se?curite? du territoire » pour maintenir et garantir l'ordre dans les villages et e?viter la de?bauche. Premie?re destination, Port Nawak, mais oh surprise, ce village a de?ja? bascule? dans la folie, depuis le jour ou une apparition de Marie Madeleine a exhorte? les habitants a? la luxure et au laxisme. Et les complications vont s'enchaîner pour Issicol...Simple pre?texte de cette histoire folle, la fin du monde n'en est que le fil conducteur pour mieux renvoyer sur des re?flexions de socie?te?s teinte?es d'humour absurde.Port Nawak e?dite? en 1999 par les e?ditions Vents d'Ouest en noir et blanc est aujourd'hui pre?sente? dans un nouveau format et une nouvelle e?dition en quadri pour restituer au mieux les couleurs et les nuances des dessins de Prudhomme.

  • « Pourtant, pourtant, il aurait tant voulu lui dire de belles choses pour la séduire... Il y avait pensé en venant la chercher, s´étant pratiquement fait d´avance son texte. Il y repensait en retournant chez lui et maintenant, seul, il se remémorait toutes les phrases qu´il voulait lui dire mais dont il avait été incapable de prononcer le moindre mot pendant tout le temps de leur promenade. Il se morigéna, très mécontent de lui-même et se promit que, demain, oui demain, il oserait cette fois lui dire... Mais, lui dire quoi ? »


  • En 2017, Christian Prudhomme fête ses dix ans à la tête du Tour de France. L'occasion pour lui de revenir sur son parcours et son histoire d'amour avec le Tour de France en nous livrant de nombreux secrets et anecdotes sur la grande et la petite histoire de cette course mythique et mondialement connue.

    " Je vais donner le départ du Tour de France. C'est enivrant. Je me refuse à céder au sentimentalisme et j'éprouve comme une sorte de lucidité défensive. J'ai du mal à croire à ce qui m'arrive. Tout ce que j'ai aimé jusque-là se trouve réuni dans un même creuset qui s'appelle la passion du Tour de France. Nous sommes à Londres, en ce mois de juillet 2007.
    C'est l'heure de l'événement. Je n'arrête pas de rouler et de dérouler mon drapeau, debout dans la voiture. Ca en devient une manie. Je suis seul au monde. Le Tour est sous ma loi dirigeante.
    Soudain, le drapeau du Tour claque au vent de la plaine. Il est petit, j'ai envie de dire minuscule, mais il m'apparaît, tel une immense oriflamme. Jamais mon geste n'a paru aussi ample. Je ne m'appartiens plus.
    Je disparais, comme replongeant sous les eaux, au fond de la voiture directoriale pilotée avec maestria par l'ancien routier, double champion de France contre-la-montre, Gilles Maignan.
    Le peloton accélère et gloutonne ses horizons nouveaux. Le charme tranquille des vallons anglais n'est pas pour cette chenille multicolore. Le 94e Tour est parti à grande allure... Je ne voudrais pas qu'il lui arrive du mal. De temps en temps je me sens absent, jamais rebelle, mais, très vite, je retrouve ma combativité. L'épreuve me dépasse, mais pour quelques secondes seulement... Je crois que je ne guérirai jamais du Tour de France.
    Nous étions le dimanche 8 juillet 2007. "
    Christian Prudhomme

  • « - Elles sont bien belles toutes vos formules, ``la commune à ses enfants morts ou à ses héros morts pour la France ou pour la Patrie'' qu'on trouve sur tous les monuments inaugurés ces temps-ci. J'ai rien contre, au contraire, mais il faudrait en plus quelque chose pour rappeler qu'on l'a gagnée cette guerre. J'lis l'journal. J'vois bien c'qui se passe. Il y en a déjà qui semblent l'avoir oublié, à commencer par les Allemands. Chaque jour, j'ai repoussé au jour suivant, mais demain l'échéance arrive à son terme. Je dois présenter devant le Conseil municipal ma réponse à cette demande du maire. Devant l'urgence de la tâche, cette nuit le sommeil me fuit. Les fantômes surgissent du passé. Je me remémore la période de la Grande Guerre, vécue côté civil, entre Allanche, Murat et Aurillac, loin du front : les lettres qu'on attend avec appréhension, mon travail d'architecte, l'église, la lecture des journaux, les discussions au café où se mêlent nouvelles vraies ou fausses de la guerre, politique, problèmes du quotidien. De possibles épitaphes surgissent, s'envolent. » 1923, dans un village d'Auvergne. Un architecte s'apprête à soumettre son projet de monument aux morts dédié aux disparus de 14-18. Il replonge dans ses souvenirs, à partir de 1890, lorsqu'il s'était vu confier le chantier d'une église... Jean-Louis Prud'homme remonte le temps et explore les cicatrices d'un nouveau siècle qui n'augurait rien de bon. « Mots pour maux » raconte ainsi la vie en suspens, les journaux qui mentent et oublient. L'humain et le politique, le sacrifice et l'absurde, des noms sur une pierre : une page d'histoire douloureuse, terriblement juste, hélas intemporelle.

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