• Ce grand chien roux qu'il a vu frappé et abandonné au bord de la route, Bruno l'a tout de suite aimé. Et lorsque l'animal, en bon chien fidèle, s'élance derrière la voiture du maître indigne, une interminable quête commence pour Bruno. Tout l'été, il espère et il tremble pour ce chien qu'il voudrait son ami. Pourra-t-il le sauver ?

  • En pénétrant dans sa chambre, Jean-Louis n'avait eu qu'une idée : se jeter sur son lit et pleurer tout son saoul. Il avait envie de crier, de hurler sa rage et son désespoir. On ne l'aimait pas... Il se dirigea vers l'armoire, arracha, plutôt qu'il ne la prit, sa boîte aux souvenirs, en répandit le contenu sur le lino et, saisi d'une fureur destructrice, il piétina ces pauvres choses, tout ce qu'il aimait et lui rappelait son bonheur passé, ce temps heureux qu'il s'efforçait d'oublier... le paradis perdu. Il faudrait à l'enfant, deux fois orphelin, un long apprivoisement avant que le monde ne redevienne beau.

  • "Du grand ouvrage dont rêvait Merleau-Ponty ne restent que cent cinquante pages manuscrites. Quelle est leur fonction : introduire. Il s'agit de diriger le lecteur vers un domaine que ses habitudes de pensée ne lui rendent pas immédiatement accessible. Il s'agit, notamment, de le persuader que les concepts fondamentaux de la philosophie moderne - par exemple, les distinctions du sujet et de l'objet, de l'essence et du fait, de l'être et du néant, les notions de conscience, d'image, de chose - dont il est fait constamment usage impliquent déjà une interprétation singulière du monde et ne peuvent prétendre à une dignité spéciale quand notre propos est justement de nous remettre en face de notre expérience, pour chercher en elle la naissance du sens."
    Claude Lefort.

  • À l'heure où le naturalisme (thèse selon laquelle tout ce qui existe - objets et événements - ne comporte de cause, d'explication et de fin que naturelles) exerce une force philosophique et scientifique grandissante, l'oeuvre de Maurice Merleau-Ponty (1908-1961) suscite un regain d'intérêt en raison de son mot d'ordre : le retour aux choses mêmes.
    Merleau-Ponty pose comme originaire l'étude de la perception : le corps n'est pas seulement une chose, qui serait un objet potentiel d'étude pour les sciences ; il est une condition permanente de l'expérience, parce qu'il constitue l'ouverture perceptive au monde et à son investissement. Il y a une coappartenance de la conscience et du corps dont l'analyse de la perception doit rendre compte. Merleau-Ponty rompt avec l'ontologie dualiste de Descartes et l'opposition entre les catégories de corps et d'esprit qui est si prégnante dans certaines sciences aujourd'hui : "C'est dans l'épreuve que je fais d'un corps explorateur voué aux choses et au monde, d'un sensible qui m'investit jusqu'au plus individuel de moi-même et m'attire aussitôt de la qualité à l'espace, de l'espace à la chose et de la chose à l'horizon des choses, c'est-à-dire à un monde déjà là, que se noue ma relation avec l'être."

  • Signes, pour Maurice Merleau-Ponty, n'était pas un alphabet complet, mais plutôt ces signaux soudains comme un regard que nous recevons des événements, des livres et des choses.
    Ou qu'il nous semble recevoir d'eux : il faut croire que nous y mettons du nôtre, puisqu'il y a des constantes dans ces messages. En philosophie, l'idée d'une vision, d'une parole opérante, d'une opération métaphysique de la chair, d'un échange où le visible et l'invisible sont rigoureusement simultanés. En politique, le sentiment que les mécanismes d'étouffement, de paralysie ou de terreur ne sont pas irréversibles. Si l'auteur a bien lu, ces signes, donc, ne seraient pas de si mauvais augure.

    En sorte que Signes, loin d'être une traversée des apparences, devient pour le lecteur d'aujourd'hui une traversée de l'oeuvre même, dans ses grandes interrogations, de Merleau-Ponty.

  • "L'OEil et l'Esprit est le dernier écrit que Merleau-Ponty put achever de son vivant. Installé, pour deux ou trois mois, dans la campagne provençale, non loin d'Aix, au Tholonet, goûtant le plaisir de ce lieu qu'on sentait fait pour être habité, mais surtout, jouissant chaque jour du paysage qui porte à jamais l'empreinte de l'oeil de Cézanne, Merleau-Ponty réinterroge la vision, en même temps que la peinture. Il cherche, une fois de plus, les mots du commencement, des mots, par exemple, capables de nommer ce qui fait le miracle du corps humain, son inexplicable animation, sitôt noué son dialogue muet avec les autres, le monde et lui-même - et aussi la fragilité de ce miracle."
    Claude Lefort.

  • 'Dans l'oeuvre d'art ou dans la théorie comme dans la chose sensible, le sens est inséparable du signe. L'expression, donc, n'est jamais achevée. La plus haute raison voisine avec la déraison.' Cette tension essentielle ainsi formulée par l'auteur sous-tend l'ensemble des essais réunis ici sous trois grandes perspectives : celle de l'art, celle de la philosophie et celle de la politique. L'étude consacrée à Cézanne comme celle qui analyse le cinéma du point de vue de la psychologie moderne s'attachent l'une et l'autre à montrer la démarche créatrice cherchant sans cesse, face à l''énigme du monde', quelles réponses nouvelles apporter à l'interrogation humaine. L'examen de l'existentialisme permet de clarifier les positions adoptées, dès la fin de la Seconde Guerre, par rapport à Hegel et à Marx, ainsi que de maintenir une réflexion politique et critique, en dépit de la débâcle prévue du communisme, sans retomber dans les séductions d'une 'fin de l'histoire'. C'est pourquoi, très courageusement, l'auteur entreprend, sous le titre 'La guerre a eu lieu', un bilan général des années de guerre et d'immédiate après-guerre qui fait aujourd'hui écho à la conférence de Camus, 'La crise de l'homme'. Outre sa valeur historique, qui permet d'établir une sorte d'état des lieux des années 1944-1948 en France, ce recueil confirme toute l'ampleur et la richesse des intérêts et des problématiques qui caractérisent la pensée d'un auteur qu'on peut ainsi redécouvrir.

  • Merleau-Ponty donne ici, pour la première fois, une inflexion décisive à la phénoménologie en direction d'une nouvelle ­ontologie.Avec la notion d'institution, il vise, dans des domaines très divers (le sentiment, l'art, les mathématiques, la connaissance d'autres cultures), «des événements d'une expérience qui la dotent de dimensions durables par rapport auxquelles d'autres événements auront sens, formeront une suite [...]».Dans la passivité, il décèle non pas un état, mais une modalité de notre relation au monde ; non pas le contraire de l'activité, mais son envers. En témoignent l'attache au monde qui subsiste dans le sommeil, le travail du rêve, l'efficacité de l'oubli qui maintient un présent intact dans la mémoire.Ces notes de cours nous rendent sensible une recherche dans ce qu'elle a d'aventureux, au meilleur sens du terme. Incursions dans l'univers de Proust, discussion du détail d'interprétations de Freud, exploration des croyances au temps de Rabelais, dans le sillage de Lucien Febvre, analyse critique de thèses de Sartre ou de Lévi-Strauss: la pensée de Merleau-Ponty ne cesse de s'exercer et, parfois, semble se découvrir à elle-même au contact des autres.

  • Le jeune public est une population éphémère, sans cesse renouvelée, qui questionne les équipements culturels de nos sociétés et reste, à coup sûr, un sérieux sujet d'actualité. Penser le jeune public c'est penser à un public spécifique sans pour autant délaisser le grand public qui attend des musées l'information, l'émotion, le plaisir et le rêve. Dans ce livre, Claire Merleau-Ponty nous partage les expériences et les connaissances qu'elle a acquises sur le terrain en France mais également en Europe, au Canada, aux États-Unis ainsi qu'en Asie et dans le Pacifique. Ses photographies prises in situ rappellent que les musées doivent se fixer pour objectif de favoriser l'épanouissement, l'esprit d'analyse et la créativité des enfants. Le jeune public au musée explore les méthodes et les pratiques qui ont fait leurs preuves depuis 40 ans dans les musées du monde.

  • Les lieux de culte et le patrimoine religieux posent des problèmes muséographiques spécifiques, en particulier lorsqu'un lieu de culte se transforme en musée. Quelle est la place de l'art contemporain dans ce type de lieux ? Comment expose-t-on les objets rituels dans les musées ? Les lieux des grandes religions présentes en France sont étudiés ici : cathédrales, églises, temples, mosquées, synagogues, pagodes.

  • Depuis plus de deux siècles, il n'est pas une décennie au cours de laquelle des Polonais, franchissant une ou plusieurs frontières, ne soient venus s'installer en France, les uns pour un temps limité, d'autres pour s'y fixer définitivement et créer ainsi un rameau français d'origine polonaise. Malgré tout, les Polonais et leurs descendants restent peu visibles. Nos concitoyens ont adopté Chopin et Marie Curie au point d'effacer plus ou moins consciemment leur origine étrangère. Mais, ces deux exceptions mises à part, il existe moins de noms célèbres au regard des Français que lorsqu'on évoque l'immigration russe, par exemple. Ce livre s'emploie à relever de l'oubli une histoire riche et multiforme. Le lecteur voyagera en Lorraine avec Stanislas, le " prince bienfaisant ", du Nord-Pas-de-Calais au fin fond du Massif Central avec les mineurs de charbon, ou dans les campagnes françaises avec les ouvriers et ouvrières agricoles. Il fera de fréquentes étapes à Paris où tant d'exilés ont élu domicile. Il parcourra aussi les champs de bataille où des Polonais se sont illustrés, tant à l'époque de Napoléon que pendant les deux guerres mondiales. Outre la musique romantique et la radioactivité, il percevra l'apport des immigrés polonais aux beaux-arts, à la littérature, au théâtre, au cinéma et à tant d'autres domaines.

  • Les dossiers nominatifs établis par Julie Duval restent toujours fragmentaires. Ils signalent une situation de crise dans la vie d’une ouvrière agricole. La répétitivité de certaines questions indique les soucis les plus fréquents rencontrés par ces Polonaises dispersées dans la campagne française.
    Les grossesses non désirées sont l’un des thèmes récurrents qu’elles aient été la conséquence de la violence des uns ou de la vulnérabilité des autres, de relations consenties ou contraintes. Il serait évidemment hasardeux d’établir des statistiques, ne serait-ce que, quand tout allait bien, aucun échange épistolaire n’intervenait. L’intérêt de ces lettres est dans l’information authentique qu’elles nous livrent sur la manière dont les jeunes femmes et leur entourage vivaient les choses.

  • Octave ne doute pas que sa fille Absinthe ait des dons magiques ; et, de fait, les actes de l'enfant vont bouleverser son destin. Il a décidé d'en faire une danseuse. Aidé de son compère Raoul, qui va s'éprendre de la belle Vanessa, il enseigne à Absinthe, au moyen de numéros où se mêlent virtuosité physique et provocation imaginaire, la musique et l'acrobatie. Mais ces numéros sont de plus en plus saugrenus, provoquants et périlleux. Inéluctablement, leur histoire va se tendre. Nos acrobates sont-ils des déséquilibristes ? Un petit livre à ne pas mettre entre les mains de tous les parents.

  • Les expositions se multipliant dans les musées et les institutions culturelles, leur rôle dans le cadre de la diffusion de la culture prenant une importance de plus en plus grande, les professionnels des musées sont amenés à produire des expositions de plus en plus nombreuses et d'une qualité toujours meilleure. Face à cela, les étudiants et les jeunes professionnels des musées manifestent un besoin d'information dans le domaine de l'exposition. Cet ouvrage a pour but de répondre à l'attente d'information et d'aide des étudiants et des professionnels, et d'améliorer la qualité des productions grâce à la méthode de travail proposée.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Divers thèmes, graves ou primesautiers, sont évoqués dans ce premier recueil. L'onirisme, le désir, l'amour, s'expriment dans une langue imagée.

  • Apprendre avec Merleau-Ponty. À l'automne 1949, l'auteur de la Structure du comportement et de la Phénoménologie de la perception est appelé à la Sorbonne pour y enseigner la psychologie de l'enfant et la pédagogie. C'est le rôle du philosophe d'interroger du coeur même de l'enfance et d'esquisser une compréhension qui s'origine dans cette sauvagerie rationnelle que l'on nomme un enfant. Aux prouesses des sciences humaines, que l'auteur ne combat pas, bien au contraire, il ajoute cette autre, incomparable : restituer le sens, par-delà les significations, d'un vécu autre tout en étant le même, partageant avec nous l'étonnement d'être né.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Ce château, comme un vaisseau fantôme, flotte dans la brume lorraine. Il est le décor d'un drame de l'amour, plus fréquent qu'on ne croit, de l'érotisme maternel. Cela se passe dans la plus étrange des entreprises : une colonie de vacances. Une jeune fille approfondit sa connaissance de l'amour grâce à un enfant ; en bénéficiera sa passion, plus viable, pour son amant de Paris. Lui, en retour, ne deviendra-t-il pas une sorte de fils ? C'est ainsi que Marie-Thérèse Ponty suggère que les maîtresses sont des mères (et les mères des maîtresses). Tout cela joué sur le court tapis qui sépare le monstrueux du banal, dans le style simple du funambule côtoyant les deux abîmes.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Une petite ville de l'Est, Luxeuil-les-Bains. Un couple de retraités, un groupe d'enfants. Entre le vieux couple et les enfants une amitié profonde. Un jour, le vieux Frédéric est accidenté et perd l'usage de ses jambes. Pour venir en aide à leur ami, les enfants décident de lui offrir un fauteuil roulant. À cause d'une rumeur qui circule, ils se mettent à collecter fébrilement des paquets de gitanes vides en échange desquels, le moment venu, ils croient pouvoir obtenir le fauteuil convoité. Pendant plus d'une année, Jean-Marc, Christian et tous les autres se livreront à une chasse effrénée pour amasser les fameuses petites boîtes bleues ! Leur stock augmentera jusqu'au jour où... par la radio, ils apprendront tout sur l'Affaire des Gitanes...

  • Lecture en français langue étrangère (FLE) au format ebook dans la collection Découverte destinée aux adolescents niveau A2.
    Le coeur entre les dents Un grand rouquin fait la loi à l'école. Après s'en être pris à Nicolas, c'est au tour de Bastien d'être victime de taxage. Si ce dernier n'apporte pas d'argent, le malabar menace de s'en prendre à sa copine Lola. Bastien obtempère jusqu'à l'affrontement inévitable.

  • Les cours de Maurice Merleau-Ponty n'étaient pas rédigés à l'avance. Les notes dont ils se servaient, abondantes ou succintes, ne lui fournissaient qu'un appui. Jamais cet appui ne le dispensait du risque d'avoir à penser devant les autres. Il lui arrivait parfois de s'en écarter au point de l'oublier.
    Ces résumés ont été rédigés par Merleau-Ponty lui-même. Ils disent tout ce qu'il leur est possible de dire : la variété et la rigueur des questions qui commandaient les cours, et leur vertu de nourrir des oeuvres qui s'élaboraient dans le même temps - l'Introduction à la prose du monde, Le visible et l'invisible.

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