• La Terre est désormais invivable. Les monstrueux vaisseaux spatiaux du Programme, les Arches, quittent le système solaire en quête d'exoplanètes habitables. Ils laissent derrière eux quelques fous, des rebelles, et des réserves inhabitées, impénétrables : les Vortex.
    Avant de s'élancer dans la galaxie, le capitaine de navigation Anton Faig pénètre dans le Vortex 43 des Trois Vents pour jeter « un dernier regard sur la Terre  » ...
    Pendant ce temps, une tribu errante, au péril de sa vie, suit la ligne méridienne depuis Paris pour tenter de rejoindre ce Vortex situé dans les Pyrénées catalanes.
    Les voyages à travers la galaxie ne s'avèrent pas aussi tranquilles que les organisateurs du Programme l'avaient calculé. Pourtant, la Police des Arches exerce une surveillance psychologique implacable.
    Plongez dans cette odyssée humaniste, où l'avenir de la Terre tient entre les mains d'Anton, de Barbara Land, du général-directeur Malevigne et de quelques autres. Survivront-ils aux virus étranges, aux bandes armées de mutants et à l'effroi du cosmos pour sauver ce qui reste de l'humanité ?

  • Un petit village perdu dans les montagnes du Canigou. La vieille communauté de paysans s'éteint peu à peu sous le regard du vieil oncle Michel del Freixe, le narrateur. Défile une galerie de personnages singuliers, émouvants, pittoresques. L'oncle se remémore par bribes des épisodes de la vie du village : tantôt plaisants ou drôles, tantôt tragiques.
    Les Terres oubliées fait renaître un fragment de cette humanité paysanne disparue avec l'arrivée du Progrès et l'exil des jeunes vers les villes. Le roman ravive les modes de vie et les traditions de ce monde : les grands repas de famille, le lever de table les jours de fête, la veillée des morts, la chasse vers les cimes... Mais aussi la lutte constante et acharnée pour vivre de cette terre à laquelle les paysans étaient si attachés.
    Le roman est un hymne vibrant à la montagne. Une émotion contenue, parfois même intense, se dégage du récit, véritable requiem en hommage à ces paysans tombés dans l'oubli.
    L'auteur est leur voix : il dit la beauté sidérante des paysages, le tragique des jours ordinaires, la fuite irréparable du temps et le deuil sans cris, sans larmes.

  • Un orage apocalyptique, un berger sorti du fond des âges, une découverte macabre dans une ancienne maison de mineurs ruinée, précipitent le chaos dans une région de dévalements escarpés, de sombres forêts, de paysages austères et désolés où gisent les vestiges des mines de fer de Batère, dans les Pyrénées catalanes.
    Un trio de flics hétéroclite arrive sur place pour « ramener l'ordre » : deux inspecteurs fatigués, grands amateurs de fricots et de vin de Pays, et la narratrice, débutante dans le métier, brillante et élégante, souvent excédée par la placidité et la vulgarité de ses collègues.
    Mais le Désordre résiste et semble même s'approfondir. Des malfrats sadiques rôdent comme des vautours sur ce territoire de chiens, de sangliers et d'ours. L'énigme s'épaissit, les pistes se brouillent...
    D'autant plus qu'on annonce une effroyable tempête de neige...

  • Une histoire vraie que celle du dernier berger, Roger, d'une vallée reculée, quelque part, dans le Vallespir. Expulsé de son mas natal avec sa famille, le berger doit vendre son troupeau à la hâte et s'exiler.
    Le roman est une chronique de la lutte quotidienne du berger contre les pièges et les violences de la montagne - les orages, les pluies diluviennes, la grêle, la neige et le froid -, contre le sort qui semble s'acharner sur lui : les agneaux décimés par la fièvre, des chiens errants qui s'attaquent au troupeau...
    L'auteur ne se contente pas de relater un fait divers. Il l'élève au rang de légende : Roger est l'un des derniers représentants de cette civilisation de paysans qui s'éteint, ou est peut-être déjà éteinte. Il élève pour le berger un véritable mausolée : le roman est un requiem à Roger, transfiguré par le lyrisme et la poésie.
    Mais peut-être que le personnage principal de ce livre, ce sont les Pyrénées catalanes, les montagnes du Canigou, grandioses, terrifiantes et imprévisibles, mais d'une âpre beauté.
    L'Expulsion est une fresque de ces montagnes, où passé et présent s'entrecroisent, où la beauté de la langue, du rythme, des sonorités, nous emporte loin, très loin, au coeur même du chaos originel.

  • Vingt ans après l'accident de la centrale nucléaire de Three Mile Island (TMI), aux États-Unis, quel bilan peut-on faire de la sécurité des systèmes complexes et à risques ? Quels sont les progrès accomplis ? Quelles sont les limites actuelles de la sécurité ? Comment un accident est-il encore possible ? Il faut plonger au coeur des organisations pour déceler et y comprendre les malaises, les disfonctionnements, comment insidieusement, l'accident incube.

  • Histoire banale, en apparence, que celle du dernier berger d'une vallée reculée, quelque part, dans le Vallespir, venu reprendre le troupeau de son père décédé, dans un mas perdu, en pleine montagne... Mais vous êtes au bout du monde. Prenez garde. Oui, prenez garde, car vous ne sortirez pas indemne de la lecture de ce livre, à propos duquel Robert Pinget écrit dans sa préface : On se laisse enliser, confondu par tant de souffrances. La souffrance, c'est celle de Roger, le dernier berger qui s'accroche avec sa famille, et son troupeau régulièrement décimé par les maladies ou les chiens sauvages, dans ce désert humain que sont devenues les Pyrénées Catalanes. Et ce sont elles, bien plus que Roger, qui sont le personnage principal de ce livre : les Pyrénées Catalanes, hostiles, grandioses, terrifiantes, imprévisibles. Cette fresque de la montagne, de son passé et de son agonie, est écrite dans une langue superbe : c'est un texte de poète, magique et fascinant, un texte rare où la beauté de la langue, du rythme et des sonorités, nous emporte loin, très loin, au coeur même du chaos originel.

  • Si les accidents industriels (de la centrale nucléaire au déraillement de train) et les accidents du travail semblent provoqués par des erreurs humaines d'opérateurs de terrain, il est impératif de mettre en évidence et d'analyser leurs causes profondes, c'est-à-dire de décrire les organisations industrielles et leurs autorités de contrôles pour mettre au jour les dysfonctionnements. L'approche de cet ouvrage est donc celle d'une "analyse organisationnelle".

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