• Entre l'influence des Misérables et celle du naturalisme, les romans de Jules Mary (1851-1922), construit avec habileté et efficacité, ont introduit le thème de l'erreur judiciaire commise contre une personne, injustement condamnée et finalement réhabilitée. Ses oeuvres les plus connues (Roger-la-Honte, La Pocharde) furent adaptées au théâtre, puis au cinéma. Extrait : Elle tressaillit. Cette idée lui était venue déjà. Retourner à Paris, c'était un moyen presque sûr de ne plus voir Raymond, tant que celui-ci resterait à la campagne ; mais les vacances étaient terminées. Raymond n'allait point tarder, sans doute, à rentrer à Paris... À Paris, Raymond, elle en était sûre, trouverait le moyen de la rencontrer dans le monde -- tandis qu'à la campagne elle pouvait le fuir toujours. Son parti fut bientôt pris. Elle resterait. --- Non, dit-elle, j'aime, vous le savez, la vie très libre que je mène ici. C'est à Paris que je m'ennuierais.

  • Entre l'influence des Misérables et celle du naturalisme, les romans de Jules Mary (1851-1922), construit avec habileté et efficacité, ont introduit le thème de l'erreur judiciaire commise contre une personne, injustement condamnée et finalement réhabilitée. Ses oeuvres les plus connues (Roger-la-Honte, La Pocharde) furent adaptées au théâtre, puis au cinéma. Extrait : Elle s'y trouvait depuis un quart d'heure, lorsqu'elle entendit un bruit de pas derrière elle. Elle se retourna. Deux jeunes filles de seize à dix-huit ans se tenaient par la main et allaient passer à côté, sans la voir. Elles portaient le costume des orphelines de Sainte-Marie. Et malgré la simplicité de ce costume, elles étaient élégantes et de très jolie tournure... Les visages, expressifs, délicats, étaient animés de grands yeux inquiets... Elles regardaient presque à chaque pas, derrière elles, du côté de la porte par laquelle elles venaient d'entrer et qui communiquait avec la cour. Elles se penchèrent, tête contre tête, et murmurèrent quelques mots : --- Tu crois qu'on ne nous a pas vues ?

  • Le boucher de Meudon

    Jules Mary

    On n'aurait jamais dû laisser le thriller devenir une spéciatlité américaine.

    On est en 1893, banlieue de Paris. Les gares et les trains prendront ici une grande place. Jules Mary a connu Rimbaud, vous savez : "Un joli crime piaulant dans la boue de la rue". Ici, c'est juste dans l'arrière-boutique de la boucherie de Meudon, que tout se passe.

    L'enquête, le médecin légiste et ses experts, le juge d'instruction, le procureur général, on balaiera tous les étages de la vie parisenne, et c'est à couper le souffle.

    Mais tout s'enracine dans la vieille campagne, dans les pulsions brutes, la présence des animaux et le sang sur les mains.

    Jules Mary a été un des grands initiateurs de la littérature populaire en France. La plus noble. Il a beaucoup écrit, après ce "Boucher de Meudon" qui l'a lancé, on l'a un peu oubié - c'est à tort. C'est grâce à des gens comme lui qu'ont pu venir ensuite des Simenon (auquel on pense souvent dans ce livre), et d'autres.

    C'est la période des Troppmann, c'est le moment où la ville devient tentaculaire. Mais il n'y a pas besoin de prétextes raisonnables pour s'enfoncer dans un livre qui se lit à telle allure, jusqu'au bord de la guillotine.

    Un vrai, vrai grand livre. Et il faut que ça se sache.

    FB

  • Les Pigeonnes

    Jules Mary

    Nos peintres font à la Sologne une mauvaise réputation. Ils la voient par les yeux de leurs anciens et lorsqu'ils y cherchent un paysage, c'est un coin de marais, de bruyères ou d'ajoncs qu'ils choisissent, parce que leurs aînés ont peint des marécages entre des landes où paissent des troupeaux maigres. Quiconque ne connaît la Sologne actuelle qu'en peinture ne la connaît donc pas. C'est peut-être le seul pays de France où le printemps est ce qu'il doit être : fleuri, vert, embaumé, radieux.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Revivez les premiers épisodes de la Grande Guerre ! Lors de sa publication dans Le Petit Parisien au début de l'année 1915, Sur les routes sanglantes de Jules Mary est qualifié de « récit de la Grande Guerre ». L'action se déroule en effet pendant le conflit : elle commence début juillet 1914, ce qui permet à l'auteur de mettre en scène la déclaration de guerre, la mobilisation, l'arrivée des soldats face à l'ennemi, les combats en Belgique, et l'épilogue se déroule en octobre 1914 près du village de Vailly dans l'Aisne, non loin du Chemin des Dames (où a eu lieu la première bataille de la Marne, fin août-début septembre 1914). Dans ce contexte particulier, Jules Mary développe une intrigue complexe comme il aime à en nouer dans ses récits. Soulignons la maîtrise narrative d'un romancier qui écrit pendant le déroulement de la Grande Guerre, vraisemblablement fin 1914, et parvient à y situer un récit qui relève tout à la fois de l'enquête policière, du récit d'espionnage, du drame familial et sentimental, et, bien sûr, du roman de guerre. Un roman historique au suspense haletant grâce à son intrigue d'espionnage EXTRAIT Au printemps de cette année-là, l'état-major achevait un voyage d'études sur les lignes de l'Oise, de la Somme et de l'Aisne. Les autos s'étaient arrêtées au pied d'un coteau, entre Vailly et Craonne. Les officiers avaient monté la côte et, la jumelle aux yeux, admiraient le joli paysage de fraîcheur et de verdure qui s'étendait à perte de vue en un panorama sur lequel s'abaissait lentement le déclin du soleil. Sur le versant des côtes, Chavignon, Vailly, Berry-au-Bac étalaient leurs maisons couvertes d'ardoises des Ardennes, et le filet de l'Aisne serpentait à leurs pieds en longs et multiples anneaux qui semblaient garder, en descendant vers Soissons et Compiègne, les reflets des sombres frondaisons de la forêt d'Argonne. Sur le haut du plateau où les officiers venaient de s'arrêter, le Chemin des Dames profilait sa régularité parfaite parallèlement à la rivière, en frôlant la ferme d'Heurtebise et la tour du vieux moulin à vent de Vauclère, d'où Napoléon suivit les détails de la bataille en 1814. Vers le sud, un étroit repli de cette vallée d'ombre, de fraîcheur et de repos est traversé par le ruisseau du Ployon et se barre du côté de l'Aisne par un long talus naturel appelé bois des Couleuvres. Là, est le village de Craonnelle... Au long du Ployon, des moulins. A PROPOS DE L'AUTEUR Jules Mary est né en 1851 et mort en 1922. Officiant en tant que franc-tireur pendant la guerre franco-prussienne, l'écrivain se lie d'amitié avec Arthur Rimbaud qu'il rencontre au cours de son séminaire à Charleville. Membre de la Société des Gens de Lettres et décoré de la Légion d'Honneur, Jules Mary fut fortement influencé par le mouvement littéraire du naturalisme, et en particulier par la fresque politique et historique de Victor Hugo, Les Misérables. L'un des thèmes principaux de ses romans est "l'erreur judiciaire".

  • Un coup de revolver

    Jules Mary

    Collection XIX - "La vie provinciale, unie comme le miroir d'un beau lac que n'effleure même pas la tombée d'une feuille, recouvre de sa tranquillité perfide bien des déchirements et bien des tempêtes. Une monotonie éternelle, une placidité égoïste accueillent d'une égale froideur et d'une égale indifférence les hontes qui se dérobent derrière les sourires, les mystères sanglants contre lesquels l'honneur d'une famille s'écroule dans un effondrement de deux siècles de vertus ; les larmes qui brûlent les yeux et les joies qui bouleversent ; les sacrifices et les passions ; l'énergie et la faiblesse."
    Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • La Pocharde

    Jules Mary

    Entre l'influence des Misérables et celle du naturalisme, les romans de Jules Mary (1851-1922), construit avec habileté et efficacité, ont introduit le thème de l'erreur judiciaire commise contre une personne, injustement condamnée et finalement réhabilitée. Ses oeuvres les plus connues (Roger-la-Honte, La Pocharde) furent adaptées au théâtre, puis au cinéma. Extrait : Dans la maison, Charlotte n'avait pas bougé de place. Debout, le dos appuyé contre le mur, la tête sur la poitrine, elle caressait distraitement des cheveux bruns, des cheveux blonds qui se pressaient contre ses mains. Mais, certes, sa pensée était loin... plongée dans un vide énorme, dans des ténèbres où elle avait la sensation d'être roulée à l'infini... Elle ne prêta aucune attention à Renneville lorsqu'il entra. Ce fut seulement lorsque son mari prit la parole, lorsque le docteur répondit, qu'elle sortit de sa torpeur.

  • Roger-la-Honte

    Jules Mary

    Entre l'influence des Misérables et celle du naturalisme, les romans de Jules Mary (1851-1922), construit avec habileté et efficacité, ont introduit le thème de l'erreur judiciaire commise contre une personne, injustement condamnée et finalement réhabilitée. Ses oeuvres les plus connues (Roger-la-Honte, La Pocharde) furent adaptées au théâtre, puis au cinéma. Extrait : La victime s'est défendue, dit-il ; on a d'abord essayé de l'étrangler ; voyez, là, les traces des ongles de la main d'un homme robuste... puis, sans doute, parce qu'il ne mourait pas assez vite, on l'a achevé d'un coup de revolver -- ce qui prouve que nous ne sommes pas en présence d'un assassin vulgaire, mais d'un homme pressé d'en finir et qui a dû perdre la tête... car une détonation, en pleine nuit, c'est bien imprudent... La maison n'est pas isolée... La villa Montalais est à deux pas... Si monsieur et madame Laroque et les domestiques n'étaient pas couchés, ils ont certainement dû entendre ce coup de pistolet.

  • Entre l'influence des Misérables et celle du naturalisme, les romans de Jules Mary (1851-1922), construit avec habileté et efficacité, ont introduit le thème de l'erreur judiciaire commise contre une personne, injustement condamnée et finalement réhabilitée. Ses oeuvres les plus connues (Roger-la-Honte, La Pocharde) furent adaptées au théâtre, puis au cinéma. Extrait : --- Diane, lui dit-il d'une voix douce, j'ai longtemps hésité à croire que vous connaissiez le secret qui me lie à votre mère, à vous-même... Votre conduite envers moi, votre refus de me répondre franchement, l'attitude que j'ai remarquée en vous, tout me prouve que ce secret, vous l'avez surpris le jour où vous avez mis sur le compte d'un malaise inexplicable la faiblesse qui vous faisait toute pâle et toute tremblante devant votre mère et devant moi... De l'entretien que je vais avoir avec vous dépendra ma vie ou ma mort, car je ne peux plus vivre ainsi. Cela seul peut-être -- cette détermination d'en finir excuse mes paroles, car il faut être audacieux pour aborder un pareil sujet avec une jeune fille -- et Dieu sait que je ne vous eusse jamais parlé de rien si je n'avais été sûr que notre secret vous est connu. Une autre considération, aussi, m'a engagé à ne pas me taire plus longtemps. Rien, dans tout ce que je dirai, comme rien dans tout ce qui est fait, ne peut atteindre à vos yeux l'honneur de votre mère.

  • Ici, scientifiques et acteurs de terrain joignent leurs savoirs et produisent des analyses très lucides sur les risques émanant des environnements étrangers non maîtrisés, les conséquences de l'exploitation minière sur les écosystèmes, la périurbanisation et les érosions ravinantes. Ils illustrent aussi les réponses des communautés dont ils proposent quelques modèles de gestion collective de ces risques, ainsi qu'une vision de l'action publique pour une gestion durable des risques en RDC.

  • Une « plongée temporelle » dans la vie privée d'un grand seigneur du royaume de France au début du XIVe siècle !... Mais ce grand seigneur, pair du royaume, est aussi petite-nièce du roi saint Louis (Louis IX), c'est Mahaut, comtesse d'Artois et de Bourgogne.
    L'existence de celle qui a été immor-talisée dans le célèbre roman historique de Maurice Druon « les rois maudits » est pourtant bien moins sulfureuse dans la réalité.
    Cet ouvrage érudit et passionnant fut édité originellement en 1887 ; Jules-Marie Richard étant l'ancien archiviste du Pas-de-Calais (1847-1920).
    Mettez-vous dans les pas de Mahaut, suivez-la en son hôtel d'Artois à Paris, dans son château d'Hesdin ou dans ses bonnes villes de Calais, Saint-Omer ou Arras... Votre vision du moyen âge en sera bouleversée !

  • La dimension sociale de l'eucharistie nous permet d'explorer le rapport entre l'eucharistie, source et sommet de toute la vie chrétienne selon l'enseignement du Concile Vatican II, et l'engagement dans la vie quotidienne pour la construction d'un monde plus juste et fraternel. L'ontologie de la substance eucharistique conduit à une éthique de l'engagement et du partage. Une vision dynamique de l'eucharistie peut être d'un apport inestimable pour des communautés chrétiennes d'aujourd'hui.

  • L'Europe, dans ses limites « classiques », occupe 10 millions de km2, ce qui est un atout en termes de transports. Après un rappel purement géographique de ses caractéristiques,Jules-Marie Priou dresse l'état des lieux des moyens de la parcourir depuis 3 millénaires.

  • Entre 1830 et 1845, il fallait à Stendhal presque une semaine pour descendre vers le Midi, par coche d'eau avec plusieurs relais. Aujourd'hui, on va de Paris à Marseille en trois heures par le T.G.V., à Nice en un peu plus d'une heure par avion régulier, et on arrive en moins de quinze heures à Shanghai. Le voyage, naguère long et périlleux, s'est massifié et dilué dans des formalités et des passages de portillons. Le monde et ses merveilles, l'Acropole, les pyramides d'Égypte, Venise, la Grande Muraille de Chine, tombent en poudre, sous le poids de nos pas. À quoi bon voyager, quand tout est exploré et usé, et instantanément à notre portée sur Internet ? Le 19e siècle, qui a fait l'apprentissage de cette contraction du temps et des distances, a connu l'émerveillement du voyage et ses premiers désenchantements.
    Ce coffret contient dix oeuvres de la littérature française, avec une préface et une présentation de Jean Demerliac : Voyage autour de ma chambre de Xavier de Maistre, Promenades dans Rome de Stendhal, La Russie en 1839 d'Astolphe de Custine, Voyage d'un faux musulman à travers l'Afrique de René Caillié, Le Tour du monde en quatre-vingts jours de Jules Verne, Les Ascensions célèbres aux plus hautes montagnes du globe de Frédéric Zurcher, Le Voyage de Sarah Bernhardt en Amérique de Marie Colombier, Le Fleuve bleu de Gaston de Bézaure, Voyage en Abyssinie et au Harrar d'Arthur Rimbaud, Ruines et Paysages d'Égypte de Gaston Maspero.
    Retrouvez dans la même collection : Trois révolutions, deux empires, deux républiques..., Le Siècle positif, Le siècle de fer, Argent, bonheur et richesse, Esprit es-tu là ?, L'Invention de Paris : des bas-fonds au Gai Paris, Des Parisiens et des Parisiennes, L'Amour dans tous ses états, Miscellanées.

  • L'Europe, dans ses limites « classiques », occupe 10 millions de km2, ce qui est un atout en termes de transports. Après un rappel purement géographique de ses caractéristiques,Jules-Marie Priou dresse l'état des lieux des moyens de la parcourir depuis 3 millénaires.

  • La navigation le long des côtes accidentées de la péninsule gaspésienne a toujours été des plus périlleuses. On le doit à l'abondance des récifs et à l'absence, avant le milieu du 19e siècle, de phares et de cartes marines adéquates. Confrontés à d'épais brouillards imprévisibles, les navigateurs confondent parfois l'entrée de la baie des Chaleurs avec celle de la baie de Gaspé ou du fleuve Saint-Laurent. La Gaspésie s'avère donc ainsi la scène de centaines de naufrages et de tragédies humaines. Grâce à une abondance d'articles sur le sujet, le lecteur découvre au fil des pages de ce numéro un univers fascinant fait d'échouements, de mutineries, de pillages, de survivants et d'épaves... Des récits aux péripéties et aux dénouements tous plus imprévisibles les uns que les autres.

  • SUZANNE, EUGÉNIE, JULIA.
    SUZANNE, entrant chez Julia.
    BONJOUR, ma bonne amie ; je suis charmée de pouvoir passer l'après-dînée avec vous : on m'a dit que l'on vous avait donné la plus jolie poupée du monde : nous allons nous amuser !
    JULIA.
    Volontiers, ma chère ; je suis bien aise d'avoir quelque chose qui vous plaise : mais on frappe, c'est sans doute Eugénie ; elle m'a fait dire qu'elle viendrait ce soir.
    Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.


  • Je sais bien, et vous aussi ami lecteur le savez, pourquoi nous aimons d'une si grande affection la patrie, le pays de nos pères, pour parler le langage du poétique et religieux Silvio Pellico. Il n'y a que les paralysés du coeur qui aient pu dire : Ubi bene, ibi patria. J'ai parcouru presque tous les pays habitables du globe. J'ai vu de belles contrées, des cités superbes, des lieux où j'aurais voulu poser ma tente ; mais, à l'horizon de mon âme, j'apercevais un coin de la terre dont le nom me faissait tressaillir, dont la pensée, en me rajeunissant, me rendait meilleur.
    Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • PAR M. ERNEST FOUINETLa charité, toujours la charité, c'est la vertu que nous retrouvons partout, sous tous les traits, dans tous les âges, lorsque nous allons à la recherche de ces êtres élus qui furent les protecteurs et les amis du genre humain. La charité ardente, incessante, dévouée, tel est le plus beau caractère dont brillent au fond les anges de ce monde, telle fut par excellence la vocation sainte de M. de Montyon.Son amour pour la justice et la protection due à tous les hommes devant la loi se manifesta dès son entrée dans la magistrature.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • De CHERBOURG & NEW-YORK au YELLOWSTONEMES CHERS AMIS,Le 1er Août dernier, mon compagnon de route et moi, nous quittions, sur un petit vapeur, le quai de Cherbourg et nous nous dirigions, à travers la rade, vers l'extrémité occidentale de la digue de Cauchy. Là nous attendait un grand steamer ; il était sous pression, ses trois cheminées vomissaient des flots de fumée, il avait le cap tourné vers la.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • D'où remonte la tradition du hockey dans la péninsule gaspésienne et qu'elle en a été l'évolution? À Gaspé, on fait mention de parties qui se tiennent sur la baie dès les années 1890. Ce numéro nous transporte à cette époque où des patinoires étaient improvisées sur des marres d'eau gelée et où l'on utilisait du crottin de cheval gelé comme rondelles et des catalogues comme jambières aux gardiens. Au quatre coin de la Gaspésie, chaque village avait ses patinoires, ses équipes de hockey ainsi que ses « glorieux ». Tant chez les joueurs que chez les partisans, le hockey est devenu au fil des ans une véritable passion et, avec la venue des arénas, le sport s'organisera et se développera afin de permettre à plusieurs Gaspésiens d'atteindre les rangs des professionnels. Ce dossier consacré à la fièvre du hockey accompagne l'exposition « Nos glorieux Gaspésiens » du Musée de la Gaspésie.

  • C'est l'espace ménager qu'on connaît, et les mots qui le mangent, cent-soixante-deuxième numéro de la revue Moebius a été dirigé par Clara Dupuis-Morency et Marc-André Cholette-Héroux. « La langue n'est plus domestique. Ce n'est pas une insurrection, mais une indiscipline : elle s'est lassée d'être comestible. Elle est tendre, à l'ordinaire ; rompue à force de nommer toute chose, il faut à peine la mâcher pour l'avaler. Cette fois, elle en prend ombrage. Froissée d'être si familière et digeste, elle se hérisse tout à coup. On la trouve habitable, elle veut désormais habiter à son tour. » (extrait du liminaire) Avec des contributions poétiques de Leslie Piché, Sarah-Louise Pelletier-Morin et Natol Bisq et des fictions de Charlotte Moffet, Daniel Bourrion, Marie-Pier Tremblay Dextras, Jules Marie, Alice Guéricolas-Gagné et Pascale Beauregard. Aussi, l'écrivaine Lucile de Pesloüan et l'artiste Julie Delporte sont en résidence, Paul Kawczak réfléchit à la création et Marie-Célie Agnant écrit une « Lettre à Alain Denault ».

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