• Charles Péguy ou les vertiges de l'écriture Nouv.

    Ce livre est une réponse. Réponse à ceux qui disent que Péguy est illisible. À ceux qui méconnaissent la singulière modernité de son oeuvre. À ceux qui dénoncent ses répétitions sans voir les tapisseries qu'il tisse et les symphonies qu'il façonne. À ceux qui persistent dans des visions simplistes de ses rapports au socialisme comme à la foi.
    Ce livre est une réponse.
    Une réponse à ceux qui disent que Péguy est illisible. À ceux qui méconnaissent la singulière modernité de son oeuvre. À ceux qui opposent, dans ses écrits, poétique et polémique, alors que l'une ne va pas sans l'autre. À ceux qui dénoncent ses répétitions sans voir les tapisseries qu'il tisse et les symphonies qu'il façonne. À ceux qui persistent dans des visions simplistes de ses rapports au socialisme comme à la foi.
    Il consiste en une analyse sans précédent consacrée à l'écriture de Péguy, l'écriture étonnante, sans pareille, " vertigineuse ", d'un grand écrivain dont elle est la vie même.

  • C'est aujourd'hui que la grave question des deux Chambres, posée par la Constitution, va être résolue. Deux chambres sont-elles utiles ? Une seule chambre est-elle préférable ? En d'autres termes, faut-il un Sénat ? [...] Messieurs, j'y insiste. Il dépend aujourd'hui du Sénat de pacifier la France ou de troubler le monde. La France est aujourd'hui désarmée en face de toute la coalition du passé. Le Sénat est son bouclier [...] Sénateurs, prouvez que vous êtes nécessaires.
    Le Sénat, en votant la dissolution compromet la tranquillité publique et prouve qu'il est dangereux. Le Sénat, en rejetant la dissolution, rassure la patrie et prouve qu'il est nécessaire [...] Non, le passé ne prévaudra pas. Eût-il la force, nous avons la justice, et la justice est plus forte que la force. Nous sommes la philosophie et la liberté.
    Victor Hugo au Sénat, le 21 juin 1877
    Victor Hugo a été pair de France de 1845 à 1848. Il a été sénateur de Paris de 1876 à 1885. À la Chambre des pairs comme au Sénat, il a été le chantre du progrès et de la liberté. Son action et les discours qu'il y a faits sont parfois oubliés. L'objet de ce livre est de les mettre en pleine lumière.
    Ancien élève de l'École Normale de Saint-Cloud, Jean-Pierre Sueur a été maître de conférences à l'Université d'Orléans. Il a été député du Loiret, maire d'Orléans, secrétaire d'État aux collectivités locales. Il est sénateur du Loiret.

  • Après vingt ans de politique de la ville, on constate aujourd'hui que la ségrégation n'a cessé de croître, que la mixité sociale n'a cessé de régresser et que dans nombre de quartiers la ghettoïsation progresse. Jean-Pierre Sueur propose une relecture critique des politiques correctrices de la ville mises en oeuvre depuis plusieurs années et indique les voies possibles pour s'attaquer enfin aux causes et changer la ville, véritable défi républicain. Trois leviers seront fondamentaux pour inventer dés aujourd'hui l'urbanité de demain et refuser la fatalité de la ville ghetto pour les plus défavorisés et de la ville prison dorée pour les élites : un changement institutionnel conférant à la ville le poids qui lui revient de droit face au monde rural, et ce au plus haut niveau ; un changement dans les structures de décision des agglomérations ; des financements partagés entre l'État et les collectivités locales pour accélérer les réformes. Agrégé de lettres, docteur ès lettres, maître de conférence à l'université d'Orléans, Jean-Pierre Sueur a été député et secrétaire d'État. Il est aujourd'hui maire d'Orléans et président de l'Association des maires des grandes villes de France.

  • Nombreux sont aujourd'hui les étudiants et les lycéens qui « font de la politique ». Ils n'ont pas fini de défrayer la chronique. Mais il ne s'agit pas seulement d'une « agitation superficielle » : des formes d'action et de réflexion radicalement nouvelles naissent peu à peu dans les groupes et les partis politiques et, singulièrement, dans ceux qui se veulent révolutionnaires. La politique est devenue, pour beaucoup de jeunes, une réalité. Le chrétien qui « fait de la politique » se trouve placé, lui aussi, dans une situation nouvelle. C'est cette situation que ce livre voudrait décrire à partir de témoignages de lycéens et d'étudiants. Il n'est pas une étude abstraite des rapports entre foi et politique : c'est au fil des expériences que les questions se sont posées. Si la Constitution Pastorale Gaudium et Spes marqua pour beaucoup « la réconciliation tant attendue de l'Église et du monde », la problématique de Vatican II ne permet plus de répondre aux questions qui sont soulevées par une situation déjà changée ou qui sont devenues d'une urgence cruciale. Peut-on, dans les faits, concilier l'appartenance à l'Église et un engagement dans un groupe ou un parti marxiste ? Peut-on éviter de faire de l'acte politique un « détour nécessaire à l'évangélisation » ? Est-il possible d'analyser le rôle politique de l'Église sans vouloir en sortir ? Peut-on tolérer une « Église gauchiste », à côté de l'autre ? Peut-on tolérer, d'autre part, une conception de l'unité purement formelle et, en définitive, récupératrice ? La parole de l'Église est-elle condamnée à être perpétuellement ambiguë quant aux réalités politiques ? Enfin, l'Église ne finit-elle pas par s'aveugler et par s'immobiliser, à force de s'interroger sur ses problèmes ? Beaucoup affirment être « dans une impasse ». Mais n'est-ce pas parce que, au départ, les termes du problème sont mal posés ? Qu'appelons-nous « foi » ? Est-ce une « réponse toute faite » ou - encore - une question ? Autant de problèmes qui révèlent eux-mêmes des tendances et impliquent parfois des réponses dans leur énoncé même.

empty