Sciences humaines & sociales

  • Le 30 décembre 2007, après plusieurs jours d'atermoiements, le Président de la Commission électorale kenyane annonce enfin le résultat des élections présidentielles.
    Mwai Kibaki, le Président sortant, est réélu par la plus faible des marges. Débutent alors dans les zones urbaines favorables à l'opposant Raila Odinga des manifestations d'une ampleur exceptionnelle. Cette révolte sociale est animée principalement par des jeunes, persuadés que le scrutin a été truqué. À mesure que les jours passent, les preuves plus ou moins évidentes des fraudes s'accumulent et le conflit change de nature.
    Il s'ethnicise et se criminalise. Pendant plusieurs semaines, peu de territoires seront épargnés par les combats qui provoqueront la mort de centaines de personnes et le déplacement de dizaines de milliers d'autres. Ces affrontements, mêlant supporters de Kibaki ou d'Odinga, policiers, miliciens, bandits ou opportunistes de tous bords, atteindront parfois des paroxysmes qui surprendront la communauté kenyane niais aussi la communauté internationale.
    Il existe au Kenya une tradition de violence politique qui prend toute sa dimension lors des échéances électorales, en particulier depuis l'instauration du multipartisme en 1991. L'utilisation de l'ethnicité a porté plus que jamais les tensions à leur comble au cours de ces semaines de violence. Cet ouvrage s'efforce de donner quelques clefs d'interprétation des événements qui ont secoué le pays jusqu'à l'annonce de la formation d'un gouvernement de coalition au mois d'avril.
    Il revient sur la campagne électorale, sur les violences elles mêmes, sur l'attitude du corps politique et de la société civile, et s'efforce de décrypter les problèmes majeurs à la source des conflits : la question foncière, la question du chômage et du déclassement des jeunes, avec, en toile de fond, le difficile renouvellement de la classe politique.

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  • Les gemmeurs, infatigables arpenteurs de la forêt, y recueillant la gemme (secrétion résineuse) du pin, ont longtemps lutté pour que leur soit reconnu un statut. Leur mouvement de contestation s'est déployé autour de trois axes : il a concrétisé une résistance, fait naître un besoin de reconnaissance et généré un refoulement dans les mémoires des actions entreprises ainsi que de leurs conséquences. Un monde enfoui à redécouvrir.

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