Langue française

  • Moktar

    Jérémy Bouquin

    Le quartier Saragosse c'est le secteur de Moktar. Il y tient les barres d'immeubles, les avenues, la plaine de jeu, les commerces... Un véritable business à ciel ouvert, avec ses guetteurs, ses chefs de clans, leurs lieutenants. Tout ce petit monde s'est allié pour le trafic de came. Les alliances sont encore fébriles et il ne faut pas grand-chose pour allumer le feu. La ville est tenue jusqu'au jour où deux gosses se font faucher sous les balles d'une kalachnikov 7.62.

  • Manchette imaginaire, Manchette imaginé...
    Drôle d'exercice de style que cette évocation d'un homme singulier et de son époque, chargée de nostalgie, d'un vrai sens de l'inaccompli et du temps qui passe. Dans ce texte sensible, indiscipliné, désordonné parfois, méticuleux à d'autres instants, il y a un on-ne-sait-quoi de réellement touchant.
    À sa lecture, je n'ai pu m'empêcher de revoir mon père en esprit et je me suis dit qu'il n'y avait plus vraiment d'autre bonne façon de parler de lui que celle-là : en l'imaginant. Pendant vingt-cinq ans, comme le Jean-Baptiste Haymann du récit, je me suis laissé envahir par la poursuite d'une rencontre à distance, post-mortem, par une tentative incessante de dialoguer avec le souvenir en approfondissant ma connaissance de celui qui était parti. Simple manière de lutter contre l'absence, pour ne pas le perdre. Alors, l'imaginer, oui, car tout le reste est mensonge.
    Aujourd'hui, j'ai quitté le terrain et perdu l'envie d'en apprendre encore plus ou d'adopter la position du spécialiste, alors même que, de toute évidence et allons-y gaiement, je peux avancer sans risque que je suis sans doute le meilleur spécialiste au monde de Jean-Patrick Manchette... Ce n'est pas du tout cela que je recherchais, à vrai dire. L'essentiel pour moi était de continuer à le faire vivre, dans le coeur des lecteurs et dans leur bibliothèque. Sans fausse modestie, pari gagné, du moins pour un moment court encore.
    On apercevra dans ce récit beaucoup d'aspects de l'écrivain versatile et prolifique qu'était Manchette : observateur de son temps, chroniqueur, théoricien et analyste du roman noir, juge impitoyable de son exercice du métier d'écrivain, amateur du bel art et de la belle pensée, engagé sur le plan politique, d'autres choses encore. On s'imaginera aussi à quoi pouvait ressembler une rencontre avec le grand absent. Et il faut souhaiter que cette approche originale donnera à l'un ou l'autre lecteur l'envie de se plonger, si ce n'était déjà fait, dans les romans noirs de Jean-Patrick Manchette.
    Doug Headline 11/03/2021

  • Garry a roulé toute une journée pour arriver à La Meute, ce village dans le Jura, terre d'enfance où il n'a pas mis les pieds depuis plus de seize ans mais où il est venu chercher un refuge, où il pense que personne ne pourra le trouver. Avec lui il y a un gamin, un Yannis de huit ans qui n'est pas le sien. Et finalement il le retrouve, le chemin de la cabane, là où vit toujours le Vieux, avec son fusil et son chien. Est-ce que c'était une bonne idée, de revenir au début, de prendre le risque d'être rattrapé par le passé ?

  • Mémoire cash

    Jérémy Bouquin

    En plein Berry, le détective privé Jasper Zenderro se réveille sans aucun souvenir des jours passés. Cette terre rurale se révèle plus mouvementée qu'il n'y paraît : la veille, un père de famille a braqué une foule à la sortie de l'école, sous l'influence de la birette, fantôme berrichon. La clé de cet incident pourrait être le journal clandestin Réveillez-vous !, terreur des élus locaux. Sous couverture, en plein brouillard, Zenderro doit reconstituer son passé, identifier ses ennemis et résoudre le mystère lié à la fusillade. Dans une atmosphère éprouvante, il peut compter sur la tendre Monique, propriétaire de la chambre d'hôte qu'il occupe. Mais saura-t-il faire face à la sorcellerie berrichonne dont il est la cible ?

  • Remi Martingon est un journaliste d'investigation freelance, fatigué. Pour arrondir ses fins de mois il est nègre, « ghostwriter ». Il écrit pour les autres, à leur place. Cela fait plus de six mois qu'il aurait dû finir l'autobiographie d'un gendarme, René Courtois. Le flic était sur une enquête très médiatique : l'enlèvement d'une fillette qui n'a jamais été retrouvée. Déprimé, au bout du rouleau... Ce dernier vient tout juste de se suicider. Martingon est donc obligé de retourner sur les lieux pour y achever le manuscrit et pourquoi pas.... reprendre l'affaire.
    Comme les romans précédents, Le Nègre du flic n´est pas une suite de Règlements de contes ou du Printemps des barges, mais s´inscrit dans la lignée. On y retrouve l´univers, des références et certains personnages. Ce polar se déroule sur Blois, Vineuil et ses environs

  • Alyce et ses Loups victorieux, de retour de Lutèce, se sont perdus. Attaqués, déroutés, puis désorientés, ils ont dû vaincre le Cyclope. Ils ignoraient alors que leur aventure ne faisait que commencer.

    Dix ans à la chercher, dix ans qu'on la croyait perdue dans les contrées de l'ancienne Europe effondrée. Toutes les rumeurs ont couru, des histoires ont même circulé, la plupart sont fausses.
    Des déserts irradiés du Sud au camp sordide de Drancy, en passant par le barnum géant de Circé, Alyce va connaître l'enfer, la mort, puis la résurrection.
    Une odyssée qui n'a rien d'une partie de plaisir. Dans son village, son régulier, Ego, et son fils Télémak l'attendent, persuadés qu'elle est encore en vie. Le pouvoir en place va-t-il tenir ? Les ambitions des prétendants ne sont-elles pas si puissantes qu'elles pourraient obliger son régulier à tout lâcher ? Alyce arrivera-t-elle au bout de son voyage ?
    Le pouvoir en place va-t-il tenir ? Les ambitions des Prétendants ne sont-elles pas si puissantes, qu'elles pourraient obliger son régulier à tout lâcher ? Alyce arrivera-t-elle au bout de son voyage ?

  • Pour convaincre les Français des bienfaits des OGM, un lobbyiste végétarien se met en tête que c'est en province qu'il dénichera le porte-parole idéal... Le jeune homme quitte donc la capitale, accompagné de son chat, pour la France profonde au volant d'une somptueuse berline.

  • Dans la prison de Tours, un détenu meurt dans des circonstances suspectes...
    Un roman noir avec pour toile de fond les milieux carcéraux et industriels tourangeaux. Tours, 14 août 2007, un prisonnier est retrouvé mort dans sa cellule. On pense immédiatement au suicide mais la soeur du défunt est persuadée qu'il s'agit d'un meurtre. Elle fait appel à Jasper Zenderro, un détective privé douteux. Elle lui révèle que son frère n'est pas tombé pour un petit cambriolage : il s'agissait d'un coup monté par un riche industriel. En effet, 10 ans plus tôt, son frère avait kidnappé le fils de ce dernier. Le détective commence son investigation, étonné que cette histoire n'ait pas fait plus de bruit. Petit à petit, il dénoue les fils de cette sombre histoire. Une enquête dangereuse et pleine de rebondissements commence.
    Suivez l'enquête périlleuse du détective Jasper Zenderro dans les milieux carcéraux et industriels de la ville, avec ce polar régional détonnant !
    EXTRAIT
    - Je ne trouve pas beaucoup de traces de cet enlèvement... peu d'articles, rien du côté des flics, quelques infos glanées ici et là... peu d'éléments.
    J'avais les yeux baissés sur mon cahier d'écolier. Mon rapport était déjà écrit, réfléchit, une lecture banale.
    Elle souffla un moment.
    - Ça ne m'étonne pas.
    C'était pas le genre de commentaire que j'attendais. Je cherchais une réaction plus nerveuse alors j'ai lancé l'offensive, une hypothèse :
    - Carveonne a tout fait pour étouffer l'affaire ?
    Objectif atteint : en entendant le nom de la victime présumée du kidnapping, elle a réagi. J'ai bien vu qu'elle en savait plus qu'elle ne le disait. Ces yeux ont éclaté d'agressivité.
    - Vous connaissez Filippe Carveonne ? enchaînais-je.
    La frangine s'est mise à tanguer sur sa chaise. Elle devait se croire sur le Titanic. Elle bouffait le peu de bout de peau qui dépassait encore de ses doigts. Ras le bol.
    Je voyais bien qu'elle me cachait des infos. Soit elle voulait me tester, soit elle ne me faisait pas confiance. Marée basse, elle décidait à reprendre le contrôle de l'embarcation. Elle m'a alors dévisagée. Elle n'en dirait pas plus.
    Silence.
    - OK.
    Je changeais de sujet temporairement. Quand les langues seront déliées, je relancerais ma carte Carveonne. J'avais l'habitude que mes clients ne me disent pas tout. La merde qui les entoure leur donne l'impression qu'elle peut les éclabousser à tout moment.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Jérémy Bouquin, 38 ans, raconte des histoires, des polars surtout. Il est aussi réalisateur, président de l'Association tourangelle Les Tontons filmeurs, scénariste de BD (Le Privé) et animateur radio. Il vit à Montbazon.

  • La France retient son souffle. Un célèbre banquier vient d'être pris en otage par un groupe d'anarchistes, « Les trois petits cochons ». Philippe Grenier, flic au bout du rouleau, un « vieux loup » du Renseignement Intérieur, est chargé de « neutraliser » la bande. Pour les besoins de sa mission, il doit se rapprocher du jeune capitaine orléanais Thomas Gambert, responsable de l'enquête : deux époques et deux conceptions du métier se rencontrent pour le meilleur et pour le pire... car l'affaire est sensible et surtout très médiatique. Elle nécessite prudence, habileté et stratégie. Ce thriller s'est inspiré de la vie de Pierre Goldman assassiné à Paris en septembre 1979.

  • Qu'est-il arrivé à Laurent, Pour le remplacer, Kloé est recrutée. Mais la jeune femme ne se contente pas de son rôle officiel. Elle veut en savoir plus, ...

  • Max

    Jeremy Bouquin

    • Ska
    • 26 Octobre 2018

    Un ado à la dérive embarqué dans une histoire de truands qui le dépasse...

    Le jeune s'est présenté ainsi : pouilleux, crasseux. Seize ans à peine, il attend, planté en plein milieu de la salle. Il a un accent qui roule, un accent de loin, avec des échos de guerre dedans.
    Le restaurant est petit, à peine une dizaine de tables, la moquette rouge est usée, les murs défraîchis couverts d'un papier peint verdâtre.
    Paulo, le patron, désigne du bout du doigt l'écriteau en carton brun : Fermé.
    - Je sais pas lire, qu'il bafouille.
    Le vieux ne s'attendait pas à cette réponse. Il pose ses lunettes sur la table et plie son journal à la page des sports. Il jauge ce gosse. Il a le regard sombre, l'oeil agressif. Il gratte sa moustache épaisse.
    Pâlichon, maigrichon, claque des dents. N'a pas mangé depuis des jours. Il tousse gras, beaucoup. Son visage est creusé, il semble malade.
    - Tu sais écrire ?
    Max ? Un môme paumé que la dureté des temps tarabuste, mais il y a toujours une lueur d'espoir dans le regard d'une fille... Jérémy Bouquin pose le décor de l'histoire et décrit les relations des personnages avec justesse. Le rythme et le ton transcrivent l'atmosphère du vécu contemporain d'une certaine jeunesse déboussolée.

  • Music box

    Jérémy Bouquin

    • Ska
    • 1 Novembre 2015

    Un vieux rocker sourd comme un pot compose de la musique tout en couleur... Bouquin, au fil des histoires qu'il nous conte avec un brio de plus en plus affirmé, nous fait entendre une musique qui commence à faire de lui un auteur dont on dit qu'il a une « voix ». Une nouvelle noire dans la tradition du genre pour le plus grand plaisir des lecteurs EXTRAIT Victor range ses crayons de couleur et sa boîte de peinture dans son sac Adidas usé. Il l'avait acheté à Soho to London dans les années 70. Un sac à dos traîné sur la route « on the road again », lors des légendaires tournées de son groupe de rock « Les nine's ». Ce chiffre neuf qui ne lui avait jamais porté bonheur. « Les nine's », des images et des sons importants dans sa boîte à souvenirs. Solo, guitariste, une formation traditionnelle : basse, chant, batterie. Une tournée de tous les bars du coin. A PROPOS DE L'AUTEUR Du polar, un peu de radio, un peu de vidéo, un peu de scenario de BD... Un berrichon devenu tourangeau qui raconte des histoires souvent très courtes. Auto-éduqué à grands coups de néo-polar, de "hard boiled", Jérémy Bouquin trouve donc naturel de se consacrer à la description subjective de cette vie de tous les jours qui tourne en vrille. Ont déjà été publiés Printemps de barges (pavillon noir), Règlements de contes (pavillon noir). Est attendu pour octobre, Basse tension (le lamantin) et autre en fin d'année...

  • Entrailles

    Jérémy Bouquin

    • Ska
    • 1 Octobre 2015

    C'est fou cette manie qu'ont les amoureux des chats de faire des phrases et pire encore... Jérémy Bouquin a l'art de brouiller les pistes et de tendre vos nerfs jusqu'à la rupture. Vos nerfs, et surtout ceux de Francis Duval, un dur de dur de la Crim' mais papa gâteau sitôt qu'on chatouille son chat, Baston : Tuer un chat, c'est un jour passer à l'homme. C'est passer l'ultime marche, tu comprends ? Un chat, c'est le dernier palier avant le massacre final ! Une nouvelle noire avec la maltraitance animale en toile de fond. Originalité assurée. EXTRAIT « Salut, le chat ! » Le matou se cabre, Francis occupe son territoire, empiète sur son chez-lui. Il précise sa pensée : « Maaaaaaooo ! » Francis tente une approche, le chat déguerpit du balcon, file au rez-de-chaussée. Minh apparaît, elle porte un jean, un tee-shirt. « C'était quoi ? - Un copain. - Un copain ? - Tu vois Baston, tu vois Trottoir ? Eh ben pareil, mais en plus chatouilleux. - Ça promet ! La suite du programme ? - Acheter des clopes. » A PROPOS DE L'AUTEUR Du polar, un peu de radio, un peu de vidéo, un peu de scenario de BD... Un berrichon devenu tourangeau qui raconte des histoires souvent très courtes. Auto-éduqué à grands coups de néo-polar, de "hard boiled", Jérémy Bouquin trouve donc naturel de se consacrer à la description subjective de cette vie de tous les jours qui tourne en vrille. Ont déjà été publiés Printemps de barges (pavillon noir) et Règlements de contes (pavillon noir). Basse tension (le lamantin) est attendu pour octobre.

  • Boudin

    Jérémy Bouquin

    • Ska
    • 1 Février 2016

    Un charcutier pas comme les autres.... - Vous la connaissez ? Il me fait. Je braconne depuis des années ! Je suis un des meilleurs chasseurs du coin. Un charcutier hors pair et il doute encore ! Je soupire. Monsieur Joseph juge un moment ma réaction. Je ne vais pas m'abaisser à lui répondre. - Je veux du boudin ! Un beau boudin noir Je sais, je lui fais. Trois fois qu'il se répète. Il radote Monsieur Joseph. - Et je veux voir la bête. Je sais ! Décidément. - Quand ? Il s'impatiente. Je reprends ma photo. Je la fourre dans mon blouson. - Demain soir ? Il accepte. Je lui donne alors l'adresse, celle d'une cave planquée dans le coeur d'une zone pavillonnaire. Le rythme et la texture de cette écriture noire vont si bien avec le boudin de même couleur que c'est à vous couper définitivement l'appétit. EXTRAIT La femelle est là, pendue à un croc de boucher, ligotée, bâillonnée, la tête en bas. Elle a tout de suite remué en nous voyant, elle est éveillée. Effrayée. Une silhouette dans l'obscurité. Une ombre qui se découpe dans une lumière diffuse, celle du couloir, que laissent passer les commissures de la porte. Elle gigote comme une damnée. Elle est complètement affolée, elle se met à pousser un beuglement étouffé. Paniquée. A PROPOS DE L'AUTEUR Du polar, un peu de radio, un peu de vidéo, un peu de scenario de BD... Un berrichon devenu tourangeau qui raconte des histoires souvent très courtes. Auto-éduqué à grands coups de néo-polar, de "hard boiled", Jérémy Bouquin trouve donc naturel de se consacrer à la description subjective de cette vie de tous les jours qui tourne en vrille.

  • Juste un weekend

    Jérémy Bouquin

    • Ska
    • 1 Octobre 2016

    Un embrasement des sens, le temps d'un weekend, méritant d'être couché par écrit... POUR PUBLIC AVERTI. « J'ai presque pas dormi. Karl était calé dans mon dos, sa main entre mes seins. Je sentais son souffle chaud dans ma nuque, sa respiration régulière. Nous deux nus, notre première nuit, son corps chaud, ses cuisses collées à mes fesses, son ventre contre mon dos. Une sensation de douceur... » - C'est l'un de mes souvenirs les plus précieux, qu'elle me lance. Je l'écoute. Je note quelques mots. Elle me décrit la scène avec ces mots, beaucoup d'embarras... On imagine Bouquin prenant des notes pour restituer cette histoire avec son style punchy qui fait merveille. Un bien belle idée de cadeau à faire à son amant pour fixer en mémoire le bonheur érotique vécu juste un weekend... Laissez-vous emporter par le récit érotique d'un adultère ! EXTRAIT Je pense être le seul à proposer ce genre de service sur le marché. Karl et Cynthia m'ont recruté pour raconter leur histoire. Je les écoute l'un après l'autre. Ils m'ont commandé un texte, une nouvelle qui tiendra en quelques pages. Chaude, érotique. Classique pour le moment. À moi de trouver les mots pour traduire leurs émotions. À PROPOS DE L'AUTEUR Du polar, un peu de radio, un peu de vidéo, un peu de scenario de BD... Un berrichon devenu tourangeau qui raconte des histoires souvent très courtes. Auto-éduqué à grands coups de néo-polar, de "hard boiled", Jérémy Bouquin trouve donc naturel de se consacrer à la description subjective de cette vie de tous les jours qui tourne en vrille.

  • Bob

    Jérémy Bouquin

    • Ska
    • 1 Janvier 2016

    Piégé par une masseuse à domicile, son voyeurisme lui coûtera beaucoup plus que prévu... Bob pose deux verres sur la table basse, débouche maladroitement la bouteille. Le bouchon manque de lui échapper. Il arrose le plancher. Elle pouffe. Cela détend un peu l'atmosphère. Puis, il dévisage sa « masseuse ». Rebecca. Pas l'actrice, plutôt une femme petite, de larges hanches, de belles jambes. Pas un canon de beauté, mais elle est mignonne. Un maquillage léger, des cheveux tirés en arrière, longs, châtains, épais. Bob dépose le verre sur la table basse. Lui s'assoit dans le fauteuil en face. Rebecca le remercie. Elle avale une gorgée. Le mousseux est dégueulasse, acide, une piquette. « J'aimerais être payée avant », signale Rebecca. En quelques phrases courtes, sèches, Bouquin a l'art de vous trousser une histoire de sexe où la noirceur de ses personnages se révèle, même à poil... EXTRAIT Une annonce. Juste un court message sur un site très populaire de petites annonces sur Internet. Une prestation, un massage. Bob relit l'annonce. « Femme propose massage chez particulier. Soins du corps, prestation adaptée. » Une pute, suppose Bob. C'est ce qu'il cherche. Bob est un habitué du sexe tarifé. Bob a la cinquantaine, divorcé, deux enfants, des adolescentes stupides, de grandes connes criardes. Son ex-femme s'est remariée l'an dernier, « recyclée » comme il dit, il en rigole. Lui vit seul. Pas envie de revivre ce calvaire. A PROPOS DE L'AUTEUR Du polar, un peu de radio, un peu de vidéo, un peu de scenario de BD... Un berrichon devenu tourangeau qui raconte des histoires souvent très courtes. Auto-éduqué à grands coups de néo-polar, de "hard boiled", Jérémy Bouquin trouve donc naturel de se consacrer à la description subjective de cette vie de tous les jours qui tourne en vrille. Ont déjà été publié Printemps de barges (pavillon noir) et Règlements de contes (pavillon noir).

  • Maximilien Fortis est négociant. Sa spécialité ? Un produit de luxe : la viande humaine. Quand un gros client lui passe commande pour un mets d'exception, une famille nourrie au bio, végétarienne et élevée en plein air, Fortis se trouve face à un véritable défi. Il s'agit d'une espèce bien protégée. Comment contourner les lois anti-cannibalisme pour dénicher les victimes idéales ? Épaulé par un chasseur fou, il se lance dans une traque à hauts-risques. Entre slasher et roman noir, Jérémy Bouquin livre un texte incisif dans un monde dégénéré où personne n'est à l'abri d'un prédateur.

  • En panne

    Jérémy Bouquin

    • Ska
    • 23 Novembre 2018

    Le coup de la panne peut être mortel... C'est que, la dépanneuse a une bien curieuse manière de concevoir le dépannage. Le trait de Josselin Billard s'accorde parfaitement à l'écriture suggestive de Jérémy Bouquin. L'atmosphère nocturne, faite de froidure et de mystère, est excellemment rendue par le jeu des ombres et de l'ancrage noir et bleu. Avec En panne, la collection Graphique de SKA s'enrichit d'un opus exceptionnel. Découvrez l'univers angoissant de cette nouvelle graphique remarquable ! EXTRAIT Une panne. Pas une panne sèche idiote, pas la batterie à plat, non quelque chose de plus grave. Ma voiture s'est mise à faire un bruit étrange. Genre une toux d'asthmatique grasse, proche de la pneumonie carabinée. Puis, la mécanique a lâché d'un coup, elle a brouté avant de complètement s'éteindre sur le bord de la route enneigée. Plus rien. Pas un souffle de vie. Le désert, le silence. Merde ! À PROPOS DE L'AUTEUR Du polar, un peu de radio, un peu de vidéo, un peu de scenario de BD... Un berrichon devenu tourangeau qui raconte des histoires souvent très courtes. Auto-éduqué à grands coups de néo-polar, de "hard boiled", Jérémy Bouquin trouve donc naturel de se consacrer à la description subjective de cette vie de tous les jours qui tourne en vrille.

  • Condé

    Jeremy Bouquin

    • Ska
    • 29 Octobre 2020

    Un flic à la gueule cassée enquête sur des crimes en marge de la Grande boucherie...
    Un poste arrière, un cabanon en bois, une barre qui traverse une route défoncée.
    Les civils doivent passer par là pour se faire enregistrer. Fouille obligatoire : son sac, ses fringues, il sort tout. On n'entre pas sur un champ de bataille comme dans un grand magasin !
    Au loin gronde un souffle sourd, on canarde.
    Le sergent tousse gras. « Les gaz moutarde », qu'il explique :
    - Vous venez pour quoi ? il demande au gaillard défiguré face à lui.
    - Police...
    Le militaire rend les papiers officiels, lève la barrière.
    - Ah ! c'est vous... [...]


    Un texte stupéfiant et implacablement évocateur d'un malheur universel pris sur le vif.
    Jérémy Bouquin, on le connait, c'est un style unique en forme de série d'uppercuts qui, ici, se marie parfaitement avec le sujet. La noirceur de la Grande Guerre trouve une évocation originale à la hauteur de la trace laissée dans l'inconscient collectif.

  • L'art de la guerre

    Jérémy Bouquin

    • Ska
    • 1 Juin 2016

    Dans l'art de la drague, le harcèlement n'a pas toujours pour auteurs des mecs relous... Il s'en passe des pas vertes et des très mûres dans les stages de formation professionnelle. Le vase clos est propice à la rencontre où les appétits sexuels se débrident. Le chasseur devient le gibier et réciproquement. Tout est affaire de stratégie, selon L'art de la guerre du chinois Sun Tsu. Une nouvelle érotique où la stratégie règne et où le plaisir est toujours gagnant ! EXTRAIT Elle ouvre les bras, elle est nue, moi aussi, je m'approche. On s'embrasse. Je retrouve sa chaleur, je retrouve la douceur de sa peau, son corps. On reste collés un long moment. Elle me serre, on reste comme cela un long moment, puis elle s'écarte un peu : - On va devoir y aller ! - Où ? - En formation. On va être en retard. A PROPOS DE L'AUTEUR Du polar, un peu de radio, un peu de vidéo, un peu de scenario de BD... Un berrichon devenu tourangeau qui raconte des histoires souvent très courtes. Auto-éduqué à grands coups de néo-polar, de « hard boiled » Jérémy Bouquin trouve donc naturel de se consacrer à la description subjective de cette vie de tous les jours qui tourne en vrille.

  • Origami

    Jeremy Bouquin

    • Ska
    • 1 Mai 2021

    Dans la discothèque, des messages cochons chauffent les clubeurs...Tony le videur va devoir faire le ménage...


    [...] Je te propose un job... J'ai besoin d'un videur.
    Discothèque Vibration, La Châtre, pas loin de Châteauroux, Guéret, juin 1995. Maryse, elle tient l'établissement. C'est la gérante.
    Tony apprécie le petit bout de bonne femme, de la gouaille, un peu trop maquillée, la bonne quarantaine mais bien carrossée pour son âge. Elle pavoise avec un décolleté lourd qui attire le regard, des bagouses imposantes à chaque doigt, des ongles félins qui alternent le bleu turquoise et le rose fuchsia. Une fantaisie. Une diva de la nuit. Une grande dame d'après la rumeur du coin.
    Videur ! Il sait. C'est pour cela qu'il s'est pointé, elle lui annonce un salaire, huit mille francs par mois mais aussi un petit logement. Une aubaine pour Tony.
    La moitié au black, le reste, le fixe déclaré. Puis il y a les pourboires.
    Il s'en fout, ce qu'il voit c'est qu'on lui propose un boulot.
    Tony est fauché, dort depuis deux semaines dans une chambre de bonniche pour cinquante balles la semaine. [...]


    Jérémy Bouquin boxe son lecteur avec la même énergie que ses personnages picolent, cognent... et baisent. Son style punchy ne laisse pas respirer, les péripéties glissent sur un toboggan à toute allure. On ne lit pas, on dévale !

  • Vendredi 13

    Jérémy Bouquin

    • Ska
    • 1 Septembre 2017


    À la recherche de Mona disparue dans une NoGoZone... une anticipation apocalyptique où l'activité d'un sex-boy-toy le dispute à celle d'un tatoueur au fer rouge...

    « Les lumières tournent sur deux corps. Un homme. Il danse avec une fille. Le spectacle attire. Lui vient entourer de ses bras la blonde aux cheveux tressés, il laisse courir ses mains. Elle est en maillot de bain, se laisse faire, lui commence à prendre ses hanches, la rapproche. Elle se laisse faire.Le duo se colle, se trémousse de plus en plus. Elle cherche alors ses fesses à lui, les deux se laissent un temps, puis elle va le chercher, sort sa... »
    Du Bouquin pur sucre, de la noirceur et du sexe hard, dans un style punchy à souhait. Confidence, on adore être secoué par ses histoires foutraques s'inspirant de l'air du temps et des pratiques déviantes d'une humanité sans repères.

  • BOUQUIN, la compil

    Jérémy Bouquin

    • Ska
    • 1 Février 2017

    Un bon Bouquin, ça mérite qu'on en redemande ! Alors une compil' est la bienvenue... Augusto est là. Posé à sa table. Il déguste un jus. Un noir, serré, pur arabica, sans sucre. Il s'en balance une dizaine dans la journée. Il passe ses journées au turbin, là, dans ce rade. Il n'a pas de boulot officiel, pas de vie, pas de compte en banque. Augusto ressemble à un maquereau. Il a tout de ces gars qui tiennent les putains sur les trottoirs. Godasses à dix mille. Cheveu ravalé, gominé, gras, la petite moustache, le pantalon moule bite, la veste en cuir et une chemise noire ouverte sur un torse imberbe. Une tapette. Jérémy Bouquin s'impose au fil de ses publications, ses nouvelles noires radicales éditées chez SKA réunies dans cette compilation illustrent son talent... EXTRAIT DE NO LIMIT ! Des filles, j'en vois beaucoup. Un véritable cheptel de combattantes. De toutes les formes, de toutes les tailles. Augusto me paye pour les trouver. Je rabats, je chasse dans les rues, les putains, les clochardes. Je recrute même sur les rings, les professionnelles, des tueuses. Depuis un certain temps la mode est aux stars du porno pour le show... Je prends tout ce qui passe. À PROPOS DE L'AUTEUR Du polar, un peu de radio, un peu de vidéo, un peu de scenario de BD... Un berrichon devenu tourangeau qui raconte des histoires souvent très courtes. Auto-éduqué à grands coups de néo-polar, de "hard boiled", Jérémy Bouquin trouve donc naturel de se consacrer à la description subjective de cette vie de tous les jours qui tourne en vrille.

  • Echouée

    Jérémy Bouquin

    • Ska
    • 1 Avril 2016

    Echouée sur une aire d'autoroute, elle soulage les hommes jusqu'au jour où la femme-épave se rebiffe... Myriam se tord un moment, la gamine, elle a vingt et un ans, tout au plus. Elle apprend la vie. C'est un peu un bébé. Pour elle, je suis « Mammy Branlette » ! Rien de plus, rien de mieux. Une putain de l'autoroute, un personnage burlesque, pittoresque du coin. Une permanente du secteur. Un fantôme un peu glauque de la route droite. « Qu'il repose en paix ! » laisse alors échapper la gamine. Elle ressasse la phrase de la nécrologie : « Qu'il repose en paix ! » Là, je me bloque. Je me braque, même ! « Non ! » Le pouvoir suggestif de la prose de Bouquin, le bien nommé, est efficace comme un uppercut au menton. Ça galope, ça cogne ! Le comble ? Comme un maso, on en redemande. Une nouvelle noire et saisissante dans la grande tradition du genre pour le plus grand plaisir des lecteurs... EXTRAIT 12 octobre 2001. C'est la date inscrite sur le ticket de l'autoroute. Un petit bout de carton imprimé, corné, jauni. Il est posé sur le rebord poussiéreux du tableau de bord de mon break Ford Mondeo. Il dort là, allongé au soleil. Un bout de papier ridicule. Comme un acte de naissance, comme une date d'anniversaire. A PROPOS DE L'AUTEUR Du polar, un peu de radio, un peu de vidéo, un peu de scenario de BD... Un berrichon devenu tourangeau qui raconte des histoires souvent très courtes. Auto-éduqué à grands coups de néo-polar, de "hard boiled", Jérémy Bouquin trouve donc naturel de se consacrer à la description subjective de cette vie de tous les jours qui tourne en vrille.

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