Romans & Nouvelles de genre

  • Cinq à sexe

    Jérémy Bouquin



    Les chemins des plaisirs clandestins sont pavés de surprises, bonnes ou... mauvaises.

    Je suis abonné au « 333 club » depuis deux ans. J'ai juste rempli un bulletin d'inscription, un soir. La cotisation est de mille euros par an. J'ai craqué un vendredi soir, c'était l'hiver. Je me souviens encore, il neigeait.
    Je venais d'en parler à un collègue. Un ami.
    Je me suis inscrit sur un site internet.
    J'ai donné un pseudonyme : Tristan. Je suis hétéro.
    Mes goûts ? Étonnement, je ne suis jamais posé la question...
    Jeune... mature, petits, gros seins, grande, moyenne, noire, arabe.... Je ne sais pas vraiment. Je coche un peu au pif.
    Attentes particulières ?
    /> Sodomie, fétichisme, exhibition.... Je reste assez traditionnel, peur de l'inconnu.
    J'ai tout de même hésité. Si je n'étais pas à la hauteur.
    Suivant.

    Jérémy Bouquin , auteur de plusieurs polars, a rejoint SKA pour nous donner un Culissime bien ficelé et très évocateur des fantasmes d'un couple occidental en quête de nouveautés.

  • Phone sex

    Jérémy Bouquin

    L'oreille est une zone hautement érogène quand la voix à l'autre bout du fil y dépose vos fantasmes.
    J'OUVRE MA VESTE, je tire sur un bouton. Puis un autre. J'ai vraiment très chaud, Michel. Je retire mes chaussures. Je pose mes pieds nus sur votre tapis. Je peux m'asseoir ?
    Elle saccade sa description, prend son temps, marque des pauses.
    Silence.
    Les accents d'une voix humaine au téléphone peuvent enflammer votre imagination et vos nuits. Un client disposé à la bagatelle à distance veut percer l'anonymat de la voix qui l'envoûte. Un suspense signé Jérémy Bouquin.

  • Juste un weekend

    Jérémy Bouquin

    • Ska
    • 1 Octobre 2016


    Un embrasement des sens, le temps d'un weekend, méritant d'être couché par écrit...

    « J'ai presque pas dormi. Karl était calé dans mon dos, sa main entre mes seins. Je sentais son souffle chaud dans ma nuque, sa respiration régulière. Nous deux nus, notre première nuit, son corps chaud, ses cuisses collées à mes fesses, son ventre contre mon dos. Une sensation de douceur... » - C'est l'un de mes souvenirs les plus précieux, qu'elle me lance. Je l'écoute. Je note quelques mots. Elle me décrit la scène avec ces mots, beaucoup d'embarras... »

    On imagine Bouquin prenant des notes pour restituer cette histoire avec son style punchy qui fait merveille. Un bien belle idée de cadeau à faire à son amant pour fixer en mémoire le bonheur érotique vécu juste un weekend...

  • L'art de la guerre

    Jérémy Bouquin

    • Ska
    • 1 Juin 2016


    Dans l'art de la drague, le harcèlement n'a pas toujours pour auteurs des mecs relous...

    « Elle ouvre les bras, elle est nue, moi aussi, je m'approche. On s'embrasse. Je retrouve sa chaleur, je retrouve la douceur de sa peau, son corps. On reste collés un long moment. Elle me serre, on reste comme cela un long moment, puis elle s'écarte un peu :
    - On va devoir y aller !
    - Où ?
    - En formation. On va être en retard. »

    Il s'en passe des pas vertes et des très mûres dans les stages de formation professionnelle. Le vase clos est propice à la rencontre où les appétits sexuels se débrident. Le chasseur devient le gibier et réciproquement. Tout est affaire de stratégie, selon « L'art de la guerre » du chinois Sun Tsu.

  • Bob

    Jérémy Bouquin

    • Ska
    • 1 Janvier 2016

    Piégé par une masseuse à domicile, son voyeurisme lui coûtera beaucoup plus que prévu...
    « Bob pose deux verres sur la table basse, débouche maladroitement la bouteille. Le bouchon manque de lui échapper. Il arrose le plancher. Elle pouffe. Cela détend un peu l'atmosphère. Puis, il dévisage sa « masseuse ». Rebecca. Pas l'actrice, plutôt une femme petite, de larges hanches, de belles jambes. Pas un canon de beauté, mais elle est mignonne. Un maquillage léger, des cheveux tirés en arrière, longs, châtains, épais. Bob dépose le verre sur la table basse. Lui s'assoit dans le fauteuil en face. Rebecca le remercie. Elle avale une gorgée. Le mousseux est dégueulasse, acide, une piquette. « J'aimerais être payée avant », signale Rebecca. »

    En quelques phrases courtes, sèches, Bouquin a l'art de vous trousser une histoire de sexe où la noirceur de ses personnages se révèle, même à poil...

  • Vendredi 13

    Jérémy Bouquin

    • Ska
    • 1 Septembre 2017


    À la recherche de Mona disparue dans une NoGoZone... une anticipation apocalyptique où l'activité d'un sex-boy-toy le dispute à celle d'un tatoueur au fer rouge...

    « Les lumières tournent sur deux corps. Un homme. Il danse avec une fille. Le spectacle attire. Lui vient entourer de ses bras la blonde aux cheveux tressés, il laisse courir ses mains. Elle est en maillot de bain, se laisse faire, lui commence à prendre ses hanches, la rapproche. Elle se laisse faire.Le duo se colle, se trémousse de plus en plus. Elle cherche alors ses fesses à lui, les deux se laissent un temps, puis elle va le chercher, sort sa... »
    Du Bouquin pur sucre, de la noirceur et du sexe hard, dans un style punchy à souhait. Confidence, on adore être secoué par ses histoires foutraques s'inspirant de l'air du temps et des pratiques déviantes d'une humanité sans repères.

  • Origami

    Jeremy Bouquin

    • Ska
    • 1 Mai 2021

    Dans la discothèque, des messages cochons chauffent les clubeurs...Tony le videur va devoir faire le ménage...


    [...] Je te propose un job... J'ai besoin d'un videur.
    Discothèque Vibration, La Châtre, pas loin de Châteauroux, Guéret, juin 1995. Maryse, elle tient l'établissement. C'est la gérante.
    Tony apprécie le petit bout de bonne femme, de la gouaille, un peu trop maquillée, la bonne quarantaine mais bien carrossée pour son âge. Elle pavoise avec un décolleté lourd qui attire le regard, des bagouses imposantes à chaque doigt, des ongles félins qui alternent le bleu turquoise et le rose fuchsia. Une fantaisie. Une diva de la nuit. Une grande dame d'après la rumeur du coin.
    Videur ! Il sait. C'est pour cela qu'il s'est pointé, elle lui annonce un salaire, huit mille francs par mois mais aussi un petit logement. Une aubaine pour Tony.
    La moitié au black, le reste, le fixe déclaré. Puis il y a les pourboires.
    Il s'en fout, ce qu'il voit c'est qu'on lui propose un boulot.
    Tony est fauché, dort depuis deux semaines dans une chambre de bonniche pour cinquante balles la semaine. [...]


    Jérémy Bouquin boxe son lecteur avec la même énergie que ses personnages picolent, cognent... et baisent. Son style punchy ne laisse pas respirer, les péripéties glissent sur un toboggan à toute allure. On ne lit pas, on dévale !

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