• Retrouvez le chat Catia dans une nouvelle enquête ébouriffante sur la presqu'île de Crozon !
    Catia, invitée par Hector, va passer dix jours de vacances dans le beau manoir du comte et de la comtesse Guerrouane de Pennec. Des lieux familiers pour elle depuis son enquête Ron-ron, ça tourne ! Les deux amis sont tellement heureux de se retrouver ! À peine est-elle arrivée qu'un curieux personnage fait irruption à bord d'un cabriolet de luxe. Vêtu d'une tunique longue, Frère Eslambert vient pour la troisième fois convaincre les de Pennec d'entrer dans la « Mission », lieu de haute méditation, afin de développer leur spiritualité, tout en étant débarrassés des contingences matérielles que l'organisation gérera elle-même... La comtesse, séduite, gagne ce lieu insensé où les adeptes vivent dans des conditions lamentables. Catia flaire une escroquerie monstrueuse ! Épaulée par Hector, avec la complicité du commissaire Legal et de son ami Erwan, tous deux déguisés en hippies, elle infiltre la Mission, perdue dans un lieu désert de la presqu'île de Crozon. Ce qui les attend est épouvantable !
    Dans ce polar poilant, à Crozon, un étrange personnage spirituel fait son apparition chez les de Pennec, mais Catia flaire l'escroquerie et décide de jouer la carte de l'infiltration !
    EXTRAIT
    Ah, la populace en colère... Pourtant, hein, ils ont la Sécurité Sociale, la grande distribution, le football ! Et il n'y a plus d'épidémies de peste ni de vérole.
    - Hou ! Hou ! Catia au poteau ! Catia au lanterneau !
    Au lanterneau ? Qu'est-ce que... À la lanterne, à la rigueur...
    - Catia, c'est du plagiat ! Catia ! Plagiat ! Catia, Plagiat !
    Ah non ! Ça, je ne vous permets pas ! Bande de plumitifs, jaloux de mon immense succès ! Ratés du vocabulaire ! Tarés de l'inspiration ! Dégénérés de la sémantique !
    - À poil ! À poil ! La fourrure en pelure !
    Quelle horreur ! Ils vont m'écorcher vive, salir mon pelage éblouissant... Et ce cocher qui n'avance pas !
    Je vais te faire fouetter, misérable, tu passeras sur la roue, tu...
    - CATIA ! Nous sommes arrivés ! Réveillezvous, ma douce amie. Une langue chaude enveloppe mon museau. J'émerge de mon cauchemar avec peine, moi qui n'ai copié personne.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Influencé toute sa vie par ses deux grands-pères, l'un, directeur du journal L'évènement fondé par Victor Hugo, l'autre, héros de la guerre 14-18, Gérard Chevalier va être artiste peintre, décorateur, maquettiste, acteur, metteur en scène, scénariste.
    Il devient auteur de romans policiers en 2008. Son premier ouvrage Ici finit la terre a remporté le Grand Prix du Livre Produit en Bretagne, le Prix du Roman Policier Insulaire à Ouessant, le 2e prix du Goéland Masqué. Suivent L'ombre de la brume, La magie des nuages, Vague scélérate et la série humoristique Le chat Catia mène l'enquête qui rencontre également un véritable succès. Vivre...et revivre est le neuvième roman de Gérard Chevalier.

  • Pierre tombe amoureux de l'infirmière qui prend soin de lui, la douce Marie. Mais il la soupçonne vite, ainsi que ses collègues, de tremper dans une sordide affaire. Tandis qu'il récupère après son AVC, Pierre mène l'enquête, seul contre tous.
    Pierre Le Paugam, trentenaire victime d'un AVC, se réveille dans une clinique de Perros-Guirec, privé de ses repères, incapable de s'exprimer de manière intelligible ou de se mouvoir seul. Il va peu à peu réapprendre à parler, à marcher, à structurer ses pensées, grâce à l'infaillible soutien de la belle Marie, infirmière dévouée dont il va tomber sous le charme. L'équipe qui l'entoure - kiné, orthophoniste... - est également aux petits soins pour lui. Pourtant, lorsqu'il surprend une conversation qui va profondément l'intriguer, le comportement du personnel hospitalier vis-à-vis de lui change. Il soupçonne alors l'établissement d'être la plaque tournante d'un effroyable trafic. Pierre va tant bien que mal mener sa propre enquête et tenter de lancer l'alerte, au mépris du danger. Mais qui est le plus crédible?? Un respectable directeur de clinique ou un patient ayant récemment subi un AVC??
    Quelle est donc la nature de cet effroyable trafic ? Qu'adviendra-t-il de Pierre, lui qui est aux mains de ce personnel soignant suspect ?
    EXTRAIT
    - La main...
     - Comment ?
    - Donnez... la main.
    - Bien sûr... Oh ! Un baisemain, comme à une grande dame !
    - Vous... ma grande dame... à moi...
     - Hé, mais nous sommes dans le grand monde, ici ! C'est une réception officielle ?
    - Monsieur Pierre est content d'être dans sa nouvelle chambre. Je vous laisse, docteur.
     - Ne me laisse pas trop longtemps, Marie... Alors, on se sent mieux ?
    - J'ai... j'ai des... moments mieux. J'ai... J'oublie... beaucoup.
     - Estimez-vous heureux de pouvoir déjà parler. Dans votre cas, il y en a qui restent comme des légumes. D'ailleurs, nous sommes surpris de votre processus de récupération. Mais bon, tant mieux. C'est la loterie de ce genre d'accident vasculaire. On va vous regonfler pendant quelque temps, et ensuite on interviendra si besoin pour nettoyer l'hématome. Voilà... Votre belle-mère a insisté pour qu'on vous chouchoute. Vous êtes gâté, sacré veinard ! Le kiné va essayer de vous faire remuer un peu. L'orthophoniste m'a également dit qu'il y a de l'espoir. Ah, j'oubliais : votre père nous a téléphoné. Je ne savais pas qu'il était un personnage aussi important... Allez, tout ça va dans le bon sens, plus que je ne le pensais. Oui ?
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Influencé toute sa vie par ses deux grands-pères, l'un, directeur du journal L'évènement fondé par Victor Hugo, l'autre, héros de la guerre 14-18, Gérard Chevalier va être artiste peintre, décorateur, maquettiste, acteur, metteur en scène, scénariste.
    Il devient auteur de romans policiers en 2008. Son premier ouvrage Ici finit la terre a remporté le Grand Prix du Livre Produit en Bretagne, le Prix du Roman Policier Insulaire à Ouessant, le 2e Prix du Goéland Masqué. Suivent L'ombre de la brume, La magie des nuages, Vague scélérate et la série humoristique Le chat
    Catia mène l'enquête qui rencontre également un véritable succès. Au Vent Cristallin est le dixième roman de Gérard Chevalier.

  • Dans une région marquée par les éléments, de nombreux événements font perdre la tête aux différents habitants...
    Les monts d'Arrée. Lieu prestigieux bâti par une force naturelle puissante où la beauté, l'harmonie, le calme régénérateur ne sont perturbés que par la violence épisodique et habituelle des éléments. Après les grandes souffrances des siècles passés, les hommes qui vivent ici ont enfin trouvé un équilibre.
    Rien ne semble pouvoir ébranler cet univers paisible et laborieux, habité de légendes miraculeusement héritées d'une culture orale disparue. Rien... sauf des petits vols insignifiants qui commencent à entamer la stabilité apparente d'une famille, et pas n'importe laquelle?: celle du médecin du village. Rien... sauf des disparitions de personnes au sein de cette même famille, qui se fissure. Rien... sauf d'ignobles lettres anonymes qui font éclater un scandale plongeant dans l'angoisse le petit hameau de Saint-Cadou, jusque-là havre de quiétude.
    Le comble est atteint lorsque l'on prétend que le monstre de l'Élorn, diable ou phénoménal sanglier carnivore, sort de sa retraite infernale pour établir la justice?! Alors la peur ancestrale de l'obscur, de l'inexplicable s'installe profondément chez les hommes des monts d'Arrée...
    D'étranges disparitions et des lettres anonymes intriguent le médecin du village, qui décide de mener l'enquête. Dans une ambiance savamment construite, l'auteur nous immerge au coeur de la folie et de la peur des hommes.
    EXTRAIT
    Un jour, il était arrivé au village en demandant s'il n'y avait pas de vieille maison à vendre. L'adjoint au maire de Sizun, qui s'occupait de Saint-Cadou, en possédait une à moitié en ruine. Il la lui avait proposée dans l'espoir de le décourager car le bonhomme ne lui plaisait pas. Isolée, sans aucun confort, elle n'avait jamais intéressé un quelconque acheteur, pas même un membre de la famille du vendeur. Étienne ne discuta pas le prix, pourtant trop élevé, et l'affaire se conclut sur-le-champ. Cela se passait plus de deux ans auparavant. L'homme attaqua sans tarder la restauration de sa demeure, exécutant tous ses travaux lui-même, à la grande surprise des villageois. Ils l'observaient de loin car ils redoutaient son aspect sévère. Malgré sa personnalité bourrue, on avait fini par l'accepter. Surtout après l'accident du petit Pierre Quenhervé, le fils d'un postier de Sizun qui, à douze ans, se passionnait pour la pêche à la ligne. Un petit matin de l'été 2008, il était tombé dans le lac du Drennec et s'était assommé sur une grosse pierre. 
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Gérard Chevalier raconte à un rythme haletant une histoire qui semble défier toutes les lois de la raison ordinaire. Et pourtant, la vérité, simplement humaine, retombera au final sur ses pieds. Mais il faudra pour cela démêler l'écheveau de très sombres vengeances familiales. - Didier Gourin, Ouest-France
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Influencé toute sa vie par ses deux grands-pères, l'un, directeur du journal L'Évènement fondé par Victor Hugo, l'autre, héros de la guerre 14-18, Gérard Chevalier va être artiste peintre, décorateur, maquettiste, acteur, metteur en scène, scénariste.
    Il devient auteur de romans policiers en 2008.
    Son premier ouvrage Ici finit la terre remporte le Grand Prix du Livre Produit en Bretagne, le Prix du Roman Policier Insulaire à Ouessant, le 2e Prix du Goéland Masqué. Suivent L'ombre de la brume, La magie des nuages, Vague scélérate, Vivre... et revivre et la série humoristique Le chat Catia mène l'enquête qui rencontre également un véritable succès.

  • La détective à quatre pattes est sur la piste d'un crime dans le monde du cinéma. Dans cette nouvelle collection, qui s'écarte totalement de son style habituel, Gérard Chevalier propose une belle originalité : son héroïne et narratrice ! Catia, minette quimpéroise « surdouée », mène l'enquête en assistant son maître, journaliste d'investigation, dans ses recherches. Elle maîtrise le langage humain dans ses nuances les plus intimes et emploie parfois des termes fleuris pour juger les comportements des « bipèdes ». Rose me fait tourner en bourrique, un comble pour une chatte géniale comme moi ! Rose est le bébé de mes bipèdes, Catherine et Erwan, j'assure sa garde et son éducation. Aussi quand le commissaire Yvon, notre ami, vient me solliciter pour participer à une enquête sur le décès d'une actrice en plein tournage, c'est l'occasion pour moi de prendre des vacances. Je découvre l'équipe du film à la sortie de sa garde à vue. Quel monde de tordus ! Enfin... pas tous. Et puis je fais la connaissance d'Hector, un chien Saint-Hubert exceptionnel. Il est le fidèle compagnon un peu décrépi du comte Guerrouane de Pennec, vivant au manoir de Kerpennadec. Un vieux noble avec de la thune ne peut pas être complètement mauvais... L'auteur signe un ouvrage à la fois tendre et très drôle, laissant la part belle au suspense, qui ravira les amateurs de romans policiers, de Bretagne et les amoureux des chats... Un remède à « la crise », une pause entre les soucis. EXTRAIT - Il y a un tournage de film en ce moment au manoir de Kerpennadec. Hier matin les acteurs principaux, Soizic Le Bihan et Loïc Le Gall, jouaient une scène d'amour qui se terminait par un suicide. Soizic Le Bihan se tirait une balle dans la tête... Le problème est que la balle était réelle ! Elle s'est fait exploser le crâne ! - En pleine prise de vue ? - Non, on l'a retrouvée au maquillage, écroulée sur la table. Elle a dû vouloir répéter son geste. - Tu as des photos de la scène de crime ? Tapé-je. - Bien sûr Catia, me répond Yvon directement. Tu connais ça aussi ! Bravo ! Je suis toujours bluffé par ton immense savoir, ma chère Catia. Ah, que ça fait du bien ! Je me sens revivre soudainement. C'est un peu comme si on donnait du foie gras à un bénéficiaire du RMI. CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE Un très bon roman, idéal pour se détendre, mêlant policier, cinéma, félin et surtout beaucoup d'humour ! - Iris, Babelio À PROPOS DE L'AUTEUR À la suite d'une longue carrière au cinéma et à la télévision commencée à 30 ans Gérard Chevalier s'est lancé dans la littérature avec une affinité pour le genre policier et à suspense. Auteur de romans policiers et de thrillers, il s'est installé en Bretagne, sa terre d'inspiration inépuisable, terre qu'il affectionne tout particulièrement et à laquelle il rend un vibrant hommage à travers ses écrits. Son premier ouvrage, Ici finit la terre paru en 2009, a été largement salué par la critique et a remporté de nombreux prix littéraires. L'ombre de la brume, paru en 2010, La magie des nuages en 2011, Vague scélérate en 2013, Miaou, bordel ! et Ron-ron, ça tourne ! rencontrent également un véritable succès mettant une nouvelle fois la Bretagne à l'honneur.

  • Entre Bretagne et Chine, un commissaire breton enquête sur le meurtre de la femme du Consul de France.
    Shanghai, 1926, huit heures du matin. Deux enfants découvrent, épouvantés, une femme blanche clouée sur une croix plantée dans le trottoir. Pas n'importe quelle femme?: l'épouse du Consul de France de la concession en terre chinoise. Le scandale est énorme. La concession française est un havre de paix dans l'immense Chine ravagée par la décadence de l'empire. La plus grande richesse côtoie la plus extrême misère dans ce minuscule territoire qui héberge une cinquantaine de nationalités attirées par le bien-vivre des Français et leur organisation génératrice de progrès. L'enquête menée par un commissaire breton, chef de la police, assisté d'un adjoint chinois, plonge dans les abîmes de la violence, de la corruption et des ténèbres de l'âme humaine. Mais aussi dans le faste, la beauté et le raffinement qui coexistent. Accompagné du destin inimaginable d'un pauvre petit paysan des monts d'Arrée en Armorique, le déroulement d'une machination hallucinante emporte le lecteur dans la reconstitution fidèle d'un monde qui est né sous le règne du roi Louis-Philippe et s'est éteint avec le président Mao Tsé-Toung, cent ans après, presque jour pour jour. Passionnant?!
    Découvrez sans plus attendre une enquête tumultueuse dans la chine du XXe siècle, ravagée par la violence, la corruption et les ténèbres de l'âme humaine.
    EXTRAIT
    Peu avant l'embranchement avec le chemin que l'inspecteur guettait dans la lumière des phares, de puissantes voitures doublèrent en klaxonnant, obligeant presque le taxi à s'arrêter. Wang dit à celui-ci de les suivre à distance, redoutant instinctivement qu'elles appartiennent à des gens peu recommandables. Les trafiquants, gangsters et autres miliciens possédaient ce genre de véhicules et n'hésitaient pas à pousser les autres, si besoin à les écraser, pour passer. Quelle ne fut pas sa stupéfaction de les voir s'engager justement dans la bifurcation qu'il souhaitait prendre ! Liao ordonna à son chauffeur de continuer tout droit jusqu'au pont enjambant le canal suivant et il le fit arrêter près des écuries à l'angle du champ de courses. Sortant sa carte de police, il lui demanda impérativement de l'attendre, moyennant un gros pourboire. Il revint à pied vers le canal qu'il venait de franchir et le suivit pour se rapprocher de la propriété où se trouvait Marthe. Il était cinq heures moins le quart et déjà la nuit se faisait moins dense ; la lune avait disparu et une faible lueur à l'horizon annonçait l'aube. Liao se mit à courir. Dans vingt minutes, il serait visible de loin.
    Arrivé à moins de deux cents mètres de la maison, il entendit des hurlements. Des bosquets bordaient l'autre canal près de la grande maison et il traversa hâtivement le champ pour les atteindre.
    A PROPOS DE L'AUTEUR
    Influencé toute sa vie par ses deux grands-pères, l'un, directeur du journal L'évènement fondé par Victor Hugo, l'autre, héros de la guerre 14-18, Gérard Chevalier va être artiste peintre, décorateur, maquettiste, acteur, metteur en scène, scénariste.
    Il devient auteur de romans policiers en 2008. Son premier ouvrage Ici finit la terre a remporté le Grand Prix du Livre Produit en Bretagne, le Prix du Roman Policier Insulaire à Ouessant, le 2e prix du Goéland Masqué. Suivent L'ombre de la brume, La magie des nuages, Vague scélérate et la série humoristique Le chat Catia mène l'enquête qui rencontre également un véritable succès. Vivre...et revivre est le neuvième roman de Gérard Chevalier.

  • Un suspense et un humour très félins.
    Dans cette nouvelle collection, qui s'écarte totalement de son style habituel, Gérard Chevalier propose une belle originalité : son héroïne et narratrice !
    Catia, minette quimpéroise « surdouée », mène l'enquête en assistant son maître, journaliste d'investigation, dans ses recherches. Elle maîtrise le langage humain et emploie parfois des termes fleuris pour juger les comportements des « bipèdes ».
    Je suis sur une grande poubelle dans la petite rue de la Providence. J'attends Gérard Chevalier... Ah, le voilà, avec sa dégaine de John Wayne anémié.
    - Bonsoir Catia. Alors, pourquoi vouliez-vous me voir ? dit-il en posant sa tablette à côté de moi.
    Je tape à une vitesse stupéfiante le plan phénoménal que j'ai imaginé pour me rendre plus célèbre encore. Enfin... NOUS, hélas... À la fin de sa lecture il reste figé.
    - Mais... C'est insensé! bredouille-t-il. Pourquoi voulez-vous disparaître aussi ? Vous n'êtes que l'héroïne de mes romans ! Il n'y a que moi qui dois disparaître, si j'accepte votre combine fumeuse...
    S'ensuivront des investigations et une pagaille médiatique hallucinante, de quoi atteindre une notoriété quasi-mondiale !
    EXTRAIT
    COMMENT ÊTRE ENLEVÉE ET LE FAIRE SAVOIR AUX MÉDIAS ? D'abord, les questions de logistique. Où vais-je me planquer ? Combien de temps ? Qui va garder Rose pendant mon absence ? Comment présenter ma disparition supposée ? Sous quel nom ?
    Vouais, pas si simple... Procédons par ordre. Il n'y a pas tellement de gens qui peuvent m'accueillir. Soit mon vieil intellectuel chercheur, Jean-Marie Andrieux, soit Juliette, mon amie écrivaine. J'ai une confiance totale en eux et je serai choyée comme je le mérite. Bon, je choisis Jean-Marie car, auprès de lui, il y a aussi mon ami chat « Troicat ». Son admiration à mon égard me réconforte à l'avance. Un point de réglé. Pendant combien de temps dois-je rester "disparue" ? M'en fous ! Le temps que tout le monde en parle ! Le temps qu'un drame se produise et fasse oublier mon mystérieux enlèvement, ou supposé tel... Vient ensuite la garde de Rose... Ça, c'est un véritable problème ! On ne joue pas avec la vie d'un petit, humain ou animal.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Un roman bourré d'humour, des réflexions félines qui nous font sourire, de la tendresse et vraiment un super moment de détente. Alors, amoureux des chats, de la Bretagne et des traits d'esprit, ne passez pas votre chemin. Ce roman est un véritable élixir de bonne humeur. - Danielle, Babelio
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Après avoir tenu à la télévision des rôles populaires dans des séries comme Arsène Lupin et dans des téléfilms, Gérard Chevalier écrit et monte ses spectacles au café-théâtre puis de vraies pièces, comme Coup de pompe, dont il partage la distribution avec Annie Savarin et Bernard Carat.
    Aujourd'hui, auteur de romans policiers et de thrillers, il s'est installé en Bretagne, sa terre d'inspiration inépuisable, terre qu'il affectionne tout particulièrement et à laquelle il rend un vibrant hommage à travers ses écrits. Son premier ouvrage, Ici finit la terre paru en 2009, a été largement salué par la critique et a remporté de nombreux prix. L'ombre de la brume, paru en 2010, La magie des nuages en 2011, Vague scélérate en 2013, Miaou, bordel! et Ron-ron, ça tourne! rencontrent également un véritable succès mettant une nouvelle fois la Bretagne à l'honneur.

  • Une intrigue vue à travers les yeux d'un félin. Dans cette nouvelle collection, qui s'écarte totalement de son style habituel, Gérard Chevalier propose une belle originalité : son héroïne et narratrice ! Catia, minette quimpéroise « surdouée », mène l'enquête en assistant son maître, journaliste d'investigation, dans ses recherches. Elle maîtrise le langage humain dans ses nuances les plus intimes et emploie parfois des termes fleuris pour juger les comportements des « bipèdes ». Un ouvrage à la fois tendre et très drôle, laissant la part belle au suspense, qui ravira les amateurs de romans policiers, de Bretagne et les amoureux des chats... Un remède à « la crise », une pause entre les soucis. EXTRAIT J'arrive là où la gouttière s'arrête, au rebord de la fenêtre du vieux... Miracle?! Elle est ouverte?! Je le sens à l'odeur du tabac qui s'en échappe. -?Miaou?! je crie, tonalité désespoir. Rien ne se passe. Il dort peut-être la fenêtre ouverte. -?Miaou?! recommencé-je, un ton plus déchirant. Toujours rien. C'est inquiétant. -?Miaou, bordel?! Là, c'est carrément la roue de voiture qui m'écrase la patte. Une lumière s'allume?! J'ai gagné?! CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE Ce roman est un véritable élixir de bonne humeur. - Munier, Babelio On suit avec jubilation [l]a jolie narratrice angora dont le caractère et le langage ne manquent pas de verdeur. - Serge Cabrol, Encres vagabondes À PROPOS DE L'AUTEUR À la suite d'une longue carrière au cinéma et à la télévision commencée à 30 ans Gérard Chevalier s'est lancé dans la littérature avec une affinité pour le genre policier et à suspense. Auteur de romans policiers et de thrillers, il s'est installé en Bretagne, sa terre d'inspiration inépuisable, terre qu'il affectionne tout particulièrement et à laquelle il rend un vibrant hommage à travers ses écrits. Son premier ouvrage, Ici finit la terre paru en 2009, a été largement salué par la critique et a remporté de nombreux prix littéraires. L'ombre de la brume, paru en 2010, La magie des nuages en 2011, Vague scélérate en 2013, Miaou, bordel ! et Ron-ron, ça tourne ! rencontrent également un véritable succès mettant une nouvelle fois la Bretagne à l'honneur.

  • Une enquête burlesque menée sur des pattes de velours !
    Moi, la sublime Catia, chatte super-flic, suis confrontée à une énigme incroyable !
    Un cadavre est découvert au premier étage de la Maison de la Presse de Pont-Aven, l'ex-pension Gloanec des peintres impressionnistes. Une toile de Gauguin est enfoncée sur sa tête.
    Le commissaire local demande à Yvon Legal, son ami de Quimper, de se charger de l'enquête car celui-ci est désigné comme responsable moral du meurtre par un message écrit attaché sur la victime.
    Devant la complexité de l'enquête, Erwan, mon homme, et le commissaire Legal sont d'accord pour que je fasse appel à Hector, mon très cher ami le vieux et beau chien Saint-Hubert.
    Malgré sa culture exceptionnelle et mon talent, malgré l'efficacité de mes bipèdes, ça va déraper grave !!!
    Cette nouvelle aventure, basée sur un fait historique réel, ravira les amateurs de romans policiers bretons ainsi que les amoureux des chats et des chiens...
    EXTRAIT
    Je suis exténuée, et ça ne peut pas continuer comme ça ! Rose cavale dans tout l'appartement à quatre pattes et... Quoi, comme moi ? Ah, vous les lecteurs, hein... camembert ! Ne commencez pas à chatouiller la bête !
    Donc, Rose file à toute vitesse dans sa condition provisoire de quadrupède mais, contrairement à nous, elle cumule toutes les bêtises inhérentes à votre race : débranche les appareils électriques, tente de mettre ses doigts dans les prises (je suis obligée parfois de la griffer pour qu'elle retire sa main), fait tomber tout ce qu'elle peut de la table basse du salon, des guéridons, et se fourre dans la bouche n'importe quoi ! Le tout avec des cascades de rire, des borborygmes et des cris dont ses ancêtres les singes auraient honte. Et moi, dans cette catastrophe pas naturelle, je suis constamment sur le qui-vive, la seule responsable qui assume la garde de cette calamité dont les parents, gâteux, ne réalisent pas la chance inimaginable d'avoir une chatte, aussi exceptionnelle que moi, pour pallier leur... incapacité abyssale d'éducateurs.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    À la suite d'une longue carrière au cinéma et à la télévision commencée à 30 ans, Gérard Chevaliers'est lancé dans la littérature avec une affinité pour le genre policier et à suspense.
    Après avoir tenu à la télévision des rôles populaires dans des séries Le 16 à Kerbriant, Les gens de Mogador, Arsène Lupin, Vidocq, La cloche tibétaine et dans des téléfilms, il écrit et monte ses spectacles au café-théâtre puis de vraies pièces, comme Coup de pompe, dont il partage la distribution avec Annie Savarin et Bernard Carat.
    Aujourd'hui, auteur de romans policiers et de thrillers, il s'est installé en Bretagne, sa terre d'inspiration inépuisable, terre qu'il affectionne tout particulièrement et à laquelle il rend un vibrant hommage à travers ses écrits.
    Son premier ouvrage, Ici finit la terre paru en 2009, a été largement salué par la critique et a remporté de nombreux prix littéraires : le grand prix du roman Produit en Bretagne, le prix du livre insulaire à Ouessant et le 2e prix du Goéland Masqué. L'ombre de la brume, paru en 2010, La magie des nuages en 2011, Vague scélérate en 2013, Miaou, bordelRon-ron, ça tourne ! et Plumes... Et emplumés ! rencontrent également un véritable succès en mettant une nouvelle fois la Bretagne à l'honneur.

  • Un roman policier hors du commun, à découvrir d'urgence !
    Entre la belle Bretagne séculaire, Taïwan, le Canada, la Mongolie se nouent des drames impitoyables, dans lesquels les protagonistes, le colonel de gendarmerie Kerneven et sa fille, deux officiers de police taïwanais et un vieux commissaire canadien ainsi que son inspectrice principale vont être emportés comme les nuages par le vent.
    Une horde d'assassins vont les traquer sans répit jusqu'au fond des steppes perdues de Gengis Khan. Seule la magie d'un miracle pourra les protéger...
    Avec La magie des nuages, Gérard Chevalier met une nouvelle fois la Bretagne à l'honneur dans un ouvrage surprenant.
    EXTRAIT
    Je ne sais plus très bien qui je suis... Le temps que j'ai vécu, je l'ai consacré au service de la justice... La poursuite du mal pour faire triompher le bien, vieille lutte humaine dont on a donné toutes les interprétations possibles...
    J'en suis arrivé à lutter contre une partie de moi-même, et cela m'a fissuré l'âme...
    Sur un embarcadère en bois goudronné, encombré de ferrailles rouillées, un Chinois âgé d'une quarantaine d'années est assis sur une caisse. Élégamment vêtu d'un costume en alpaga noir, il écrit avec application sur un bloc de papier posé sur ses genoux. Un paquebot entame verticalement l'horizon d'un panache de fumée noire. La mer est aussi lisse qu'une vitre, et se mélange au ciel uniformément plombé par une brume de pollution.
    Devant lui, en contrebas, des dockers déchargent des marchandises d'un long cargo délabré. Le petit port de Keelung est animé, çà et là, de quelques mouvements, au ralenti tant la poisse chaude de l'atmosphère englue les hommes et leurs machines.
    L'homme, sans lever la main, cesse d'écrire. Il contemple le navire au loin. Un tourbillon se crée chez les dockers. Ceux qui descendent les caisses du cargo hurlent après ceux qui les empilent dans les camions en attente. Les cris dégénèrent rapidement en bagarre. Le regard de l'homme qui écrit se détourne du lointain pour observer le conflit. Son expression est très détachée. Il recommence à écrire.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Gérard Chevalier est comédien et scénariste, hier encore c'était ses métiers. Avec ce troisième ouvrage on sait maintenant qu'il est également écrivain... Et quel écrivain ! - Agence Bretagne Presse
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Après avoir tenu à la télévision des rôles populaires dans des séries comme Arsène Lupin et dans des téléfilms, Gérard Chevalier écrit et monte ses spectacles au café-théâtre puis de vraies pièces, comme Coup de pompe, dont il partage la distribution avec Annie Savarin et Bernard Carat.
    Aujourd'hui, auteur de romans policiers et de thrillers, il s'est installé en Bretagne, sa terre d'inspiration inépuisable, terre qu'il affectionne tout particulièrement et à laquelle il rend un vibrant hommage à travers ses écrits. Son premier ouvrage, Ici finit la terre paru en 2009, a été largement salué par la critique et a remporté de nombreux prix. L'ombre de la brume, paru en 2010, La magie des nuages en 2011, Vague scélérate en 2013, Miaou, bordel! et Ron-ron, ça tourne! rencontrent également un véritable succès mettant une nouvelle fois la Bretagne à l'honneur.

  • Pour avoir été longtemps au centre des discours officiels, la politique de la ville n'en a pas moins été méconnue. Ses origines et ses finalités réelles sont restées d'autant plus opaques qu'elle a réussi à faire parler ceux qui l'ont étudiée avec son propre langage. La posture critique de l'auteur lui permet d'éviter cet écueil en renouvelant les interprétations et en se démarquant de toute visée évaluative. La mise en oeuvre des dispositifs locaux ont été laissés de côté au profit du mouvement d'ensemble de cette action publique.

  • Ouessant, si sereine pourtant...
    Ouessant. Ile sauvage et magnifique. Dernier bout de terre Française à l'ouest du pays. Un cadre de la Direction Centrale du Renseignement Intérieur, la D.C.R.I., natif du lieu, termine sa dernière année de missions intermittentes au service de la République. Un noyé vient s'échouer sur la côte de l'île. Un Russe semble-t-il, avec une mallette attachée à son poignet.
    Les documents découverts à l'intérieur et récupérés par la gendarmerie sont terribles. L'affaire prend tout de suite des proportions effrayantes, telle une vague scélérate balayant tout sur son passage. Curieusement les faits sont une copie de l'opération « Viande hachée » imaginée par les anglais, qui a permis de vaincre les nazis et de duper Hitler.
    Mais, nous ne sommes pas en guerre et les services secrets français sont en ébullition. En plus des trafics monstrueux dénoncés, les documents du noyé indiquent qu'une « taupe » s'est infiltrée au plus haut niveau de la Direction Générale de la Sûreté Extérieure (D.G.S.E.), autre service secret français. Entre la sérénité de la belle Ouessant et le monde impitoyable du crime organisé, une stupéfiante machination s'enclenche pour débusquer l'ennemi invisible. Un seul impératif : l'île Ouessant doit être épargnée !
    Un thriller entre espionnage, crime organisé et Seconde Guerre mondiale qui vous laissera sans voix !
    EXTRAIT
    La vie s'appropriait la mort. Le phénoménal ballet des bactéries suivait l'immuable chorégraphie de la transformation au coeur des chairs putrides.
    Des gaz gonflaient des poches immondes. Une invraisemblable alchimie, inventée par un Dieu très savant, perpétuait le cycle des origines du vivant en s'amusant cyniquement.
    Le cadavre était remonté des profondeurs et flottait en contemplant le ciel menaçant. Les traits du visage, gommés, n'exprimaient qu'une indifférence incongrue à l'égard des éléments en colère. Ballotté, recouvert parfois par une vague plus insolente, le corps se dirigeait lentement vers une étendue de sable encastrée dans des rochers, à la pointe est de l'île d'Ouessant.
    La faible lumière du jour capitulait devant les ténèbres envahissantes, ponctuées vers l'horizon de monstrueuses écumes blanches, à la surface d'un chaudron infernal.
    Lassées de jouer avec leur proie inanimée, les vagues déposèrent le noyé sur la minuscule grève en lui témoignant un peu plus de respect.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Une histoire parfaitement documentée qui vous conduira aux premières lueurs de l'aube si vous ne jetez pas un oeil à votre réveil de temps en temps. - France 3 Bretagne
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Après avoir tenu à la télévision des rôles populaires dans des séries comme Arsène Lupin et dans des téléfilms, Gérard Chevalier écrit et monte ses spectacles au café-théâtre puis de vraies pièces, comme Coup de pompe, dont il partage la distribution avec Annie Savarin et Bernard Carat.
    Aujourd'hui, auteur de romans policiers et de thrillers, il s'est installé en Bretagne, sa terre d'inspiration inépuisable, terre qu'il affectionne tout particulièrement et à laquelle il rend un vibrant hommage à travers ses écrits. Son premier ouvrage, Ici finit la terre paru en 2009, a été largement salué par la critique et a remporté de nombreux prix. L'ombre de la brume, paru en 2010, La magie des nuages en 2011, Vague scélérate en 2013, Miaou, bordel! et Ron-ron, ça tourne! rencontrent également un véritable succès mettant une nouvelle fois la Bretagne à l'honneur.

  • Ici finit la terre

    Gérard Chevalier

    Extrait
    Août 1944
    Avec la marée montante, une légère brise iodée venait rafraîchir les îliens en proie à une agitation joyeuse pour fêter leur libération toute récente des autorités allemandes. Rassemblés au bourg, ils installèrent des tréteaux le long de la jetée pour un banquet monumental. Le maire et le curé, tous deux natifs de la région et dont les sentiments mutuels étaient amicaux, avaient sorti leurs réserves de lampions en papier multicolores. Aidés de leurs ouailles laïques et catholiques, ils accrochaient les luminaires partout où ils le pouvaient, plaçant une petite bougie à l’intérieur, la fixation accomplie.
    Les familles avaient fait venir tous leurs proches pour cette fête exceptionnelle, après cinq ans de privations et de tristesse.
    Liu Chang, ou plutôt Chang Liu pour les Français, se démenait avec toute son énergie pour porter, tirer, clouer, offrir sa bonne humeur et ses muscles partout où cela était nécessaire.
    Ce jeune Chinois était considéré comme un enfant du pays. Pourtant son statut d’étranger était extrêmement particulier. Il n’était pas réfugié politique, loin de là, il n’était pas naturalisé dans son pays d’accueil, il n’avait aucun visa ou titre de séjour. Il était là tout simplement. Avec la protection des fonctionnaires de la préfecture et du maire de l’île, profitant de la pagaille et des perturbations engendrées par la guerre pour le soustraire à l’attention de l’occupant. Il y avait une raison affective à cela, inspirée par la compassion envers le destin tragique subi par son père. Un fait historique cruel et complètement oublié avait eu lieu pendant la Première Guerre mondiale.
    Les Anglais, bien implantés en Chine où leurs appétits colonialistes commençaient à se rassasier, avaient lancé une offre publique d’engagement militaire à leurs côtés. Ils promettaient en échange une bonne rétribution et une aide aux familles chinoises en cas de décès des volontaires pour cette guerre qui ne les concernait en aucun cas.
    Deux cent mille hommes se présentèrent et furent enrôlés. La grande pauvreté qui régnait alors en Chine en avait été la raison principale. Peut-être aussi les tonnes d’opium que les Britanniques importaient de leur empire des Indes pour abrutir les masses aidèrent-elles ce recrutement.
    Avec la conviction que la vie d’un soldat de Sa Majesté était bien plus précieuse que les autres, on envoya les Chinois en première ligne dans les combats après un entraînement sommaire ; ce qui provoqua leur anéantissement rapide. Sur les deux cent mille sacrifiés, un seul survécut : Liu Fu-li, le père de Chang. Il parvint à regagner son pays où il trouva sa famille anéantie à l’occasion d’un soulèvement local contre les Anglais, durement réprimé, la population étant exaspérée par leurs promesses jamais respectées.
    Seul Chang, né pendant l’absence de son père, avait été sauvé et caché par des voisins. Fu-li le recueillit, s’enfuit en France où il se remaria avec une Française et obtint la naturalisation, oubliant de demander celle du petit garçon né en Chine. Curieusement, personne ne s’en soucia. Chang devint français de fait en toute illégalité, aucune administration ne vérifiant à l’époque son acte de naissance. Le certificat de baptême obtenu par sa belle-mère lui servit de passeport. Jusqu’au jour où, après son baccalauréat, un inspecteur d’académie plus pointilleux que les autres s’aperçut de l’anomalie.
    L’envahissement de la Pologne et la mobilisation générale contre les vues hégémoniques du chancelier Hitler renvoyèrent l’inspecteur à des problèmes plus fondamentaux. Chang avait vingt et un ans.
    Son père eut l’honneur en tant que nouveau citoyen français d’être invité à combattre à la mesure de ses moyens : on lui fit surveiller les voies ferrées.
    Sa belle-mère, prévoyant qu’on ne ferait pas trop de difficultés pour envoyer Chang à la boucherie, fit accepter le jeune homme dans une famille d’amis dont les parents habitaient une île en Bretagne, où, lorsqu’il fut installé, pas un militaire ne s’intéressa à son cas. Par chance il paraissait beaucoup plus jeune qu’il ne l’était en réalité. Musclé, svelte, imberbe comme presque tous les Chinois, en cette belle journée de festivités, Chang, malgré ses vingt-huit ans, offrait aux regards le visage immature d’un grand adolescent, renforcé dans sa jeunesse par un sourire permanent et de grands yeux marron à l’expression malicieuse.
    Pourtant il était orphelin depuis peu, Fu-li ayant disparu quelque part dès le début du conflit, et sa belle-mère sous le bombardement par l’aviation américaine de Nantes où elle avait eu la mauvaise idée d’aller voir sa mère très âgée. Le jeune homme n’avait jamais affiché son chagrin, probablement par atavisme, les Orientaux considérant qu’il est impoli d’ennuyer les autres avec ses propres malheurs. Contrairement aux Français qui en font volontiers leur sujet de conversation favori.
    — Chang ! Viens me tenir l’échelle ! vociféra le curé en équilibre instable.
    — Va me chercher la brouette ! hurla la femme du maire, les bras débordant de vaisselle et de toiles cirées.
    On avait calé quelques petits tonneaux sur les planches des tréteaux et le vin coulait généreusement bien que l’on fût loin de l’heure du dîner.
    Il avait encore la fraîcheur de la cave du café. Le maire et le conseil municipal avaient voté à l’unanimité la distribution gratuite des nectars sur le maigre budget de la commune. Avec le sentiment du devoir accompli pour une journée aussi extraordinaire.
    À son arrivée sur l’île, Chang avait compris d’emblée les codes qui régissaient la vie de la petite population, partagée en deux groupes inégaux bien distincts : le peuple des gens de mer et le peuple des cultivateurs. Les pêcheurs, dans leur ensemble, se montraient joviaux, plus généreux, attentifs au bien-être de leur entourage. Les maraîchers, rudes, assez renfermés, ne pratiquaient pas beaucoup le français, pourtant obligatoire à l’école. Ils communiquaient de préférence en breton. Chaque groupe avait bien évidemment des parents dans l’autre. Mais le mimétisme des clans finissait par marquer le nouveau venu. Seul Chang manifestait une grande aisance dans ses relations avec les uns ou les autres. Le don d’une subtile diplomatie veillait sur son comportement quotidien, lui faisant détecter dans la seconde un débordement de jalousie ou de rancune dans les propos de son interlocuteur.
    Comme tous les êtres qui vivent en vase clos, les îliens n’en étaient pas exempts, loin de là. Surtout après cinq ans bouleversés pendant lesquels des tiraillements incessants assaillaient les mentalités, réveillant les vieux démons, exacerbant les opinions, créant des situations complexes que les intelligences les plus faibles ne pouvaient pas résoudre.
    — Tiens ! Les voilà ceux-là !
    Le vieux Yann désigna du menton le bateau navette qui accostait. Une douzaine de gendarmes en uniforme sautèrent sur le quai où deux marins-pêcheurs leur tendirent la main pour les empêcher de tomber, car ils étaient armés de fusils et évitaient de les cogner contre le bord de granit. Un capitaine et un adjudant-chef les disposèrent en rang par deux. L’adjudant commanda la marche au pas cadencé. Leur apparition introduisit un peu de calme dans la foule. Les gens leur faisaient sans le vouloir une haie d’honneur le long des maisons.



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  • Cet ouvrage propose une vision globale du business du luxe, de la conception à la commercialisation et à la consommation d'un produit de luxe, en insistant sur l'importance de la marque dans ce domaine d'activité. Les auteurs développent la dimension artistique et la fabrication en corrélation avec le métier d'origine, qui probablement font de ce business une activité différente de toutes les autres. On y apprend que les stratégies de développement spécifiques reposent aussi sur une distribution moderne, une politique de communication inventive et des actions marketing offensives dans le respect de cet univers symbolique et culturel du luxe.
    Cette 2e édition comprend un nouveau chapitre sur la définition du Luxe et développe 2 nouveaux secteurs : la maroquinerie et l'hospitalité.
    Toutes les données chiffrées sont mises à jour et sont de 2009 ou 2010.

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