• Le 13 février 1936, la voiture de Léon Blum est attaquée par des nationalistes d'extrême droite à sa sortie de la Chambre des députés. « À mort Blum ! » hurle la foule. Il est roué de coups et n'évite le lynchage que grâce à l'intervention de la police et de passants qui ont accouru. Trois mois plus tard, la France se donne, en toute connaissance de cause, un président du Conseil juif et socialiste. On est là au coeur de la grandeur et du mystère français.

    À celui-ci s'ajoute un mystère Léon Blum. Comment ce jeune homme délicat, ami de Proust et de Gide, qui ne rêvait que de littérature, s'est-il transfiguré en leader politique, héritier et successeur de Jaurès, faisant face à Lénine au faîte de sa puissance, et se préparant à l'impensable exercice socialiste du pouvoir ?

    Frédéric Salat-Baroux offre un portrait inédit et passionnant, tout à la fois psychologique, intellectuel et politique, du grand homme d'État. Il replace son parcours dans celui d'une génération de juifs européens, entre littérature et socialisme, et éclaire cette passion juive pour la France, dont Léon Blum est le plus brillant et le plus émouvant représentant.

    À travers le récit de ces années d'apprentissage fondatrices, c'est un tableau de cette « Belle Époque » si mal nommée que dresse l'auteur. Une Belle Époque qui aura été le ferment des tragédies du XXe siècle.

  • De Gaulle et Pétain se sont rencontrés dès 1912. Ils ont d'abord été unis par une complicité et une admiration réciproque, avant de devenir les porte-drapeaux de ces deux France qui n'ont cessé de s'opposer depuis la Révolution.

    Ce livre captivant, à la fois récit historique et réflexion politique, nous plonge au coeur de l'affrontement sans merci entre le chef de la France libre et celui du régime de Vichy.

    Sur commande
  • « Mon livre est celui d'un patriote qui croit au destin de son pays. Il y a un mystère français dans notre capacité à commettre toutes les erreurs et prendre tous les retards, mais à être capable de les rattraper. Les conservateurs comme les tenants de l'inéluctable déclin de la France ont toujours eu tort.
    J'ai pour le modèle français, né en 1958 avec le général de Gaulle, une véritable passion. Il a fait passer la France, en quelques décennies, d'une économie encore agricole à une économie doublement moderne, car fondée sur l'ambition d'une croissance forte et du renforcement de la justice sociale.
    Mais l'admiration ne doit pas conduire à l'aveuglement. Chacun le ressent, notre modèle est en voie d'effondrement, car il n'a pas su se réinventer face aux deux phénomènes majeurs de ces dernières années : la fin de la domination économique occidentale et la nouvelle révolution industrielle, née de l'informatique, de la robotique et du numérique.
    Les causes de ce virage raté sont multiples. Elles sont à rechercher dans notre histoire et notre identité profonde. Elles sont dans des erreurs stratégiques commises depuis les années 1980.
    Pourtant la France n'est pas à l'aube de sa disparition en tant que puissance. Elle doit, une fois de plus dans son histoire, se reconstruire au bord du gouffre. L'Allemagne et les Etats-Unis l'ont fait. Notre tour est venu. A défaut, nous devons nous préparer non pas à une mort douce, mais à basculer très vite dans une société de la pauvreté et de la confrontation, dans un pays inégalitaire et où tout serait à vendre. Je n'y crois pas. » F. Salat-Baroux

    Sur commande
empty