• Au bord de la ruine, le baron Hervé de Scaer accepte d'épouser la belle et riche demoiselle de Bernage. Cependant, lors d'une soirée costumée, une femme déguisée en domino blanc l'aborde et lui remet une lettre cachetée. Rentré chez lui, il lit la lettre et se souvient de son amour de jeunesse, disparue sans laisser de traces... Nous sommes en 1870, et, sur fond de guerre avec la Prusse, nous suivons une passionnante enquête menée par ce noble breton sur la disparition Georges Nesbitt, sa belle-soeur et sa nièce, une dizaine d'années plus tôt.

  • A force de regarder, elle finit par compter les cinq doigts d'une main cramponnée au rideau, des doigts noueux et crochus comme les pinces d'un crabe. Le pouce, largement écarté des autres, était d'une longueur démesurée et se terminait par un ongle recourbé, comme en ont les serres des vautours. À ce moment, par l'entrebâillement des deux portières, Camille vit briller dans l'ombre des lueurs qu'elle prit pour les scintillements de la lame d'un poignard...

  • Plus qu´un roman policier, c´est un roman d´aventures passant par Montmartre, Londres, le Brésil, Tripoli, Naples, etc, avec cinq ou six meurtres, une erreur judiciaire, un justicier servi par la Providence, des explorations d´épaves sous-marines et tous les ingrédients, incroyables parfois, permettant de faire rebondir l´action.
    L'intrigue se noue lors d'un accident, dont le héros sort mortellement blessé. Emportera-t-il avec lui le secret du drame initial ? L'incertitude dure sous la plume de l'auteur prolixe.

  • Maxime de Chalandrey sort ce matin-là d'une folle nuit passée à jouer au baccarat. Alors qu'il est dans le fiacre qui le ramène chez lui, il aperçoit un ami . C'est alors qu'une femme masquée sort précipitamment d'un immeuble et s'engouffre dans sa voiture. Surpris, Maxime essaie de s'enquérir de cette attitude pour le moins inhabituelle. La jeune femme qui semble poursuivie veut qu'il la conduise à une adresse précise. Maxime décide donc de l'accompagner. Au cours du voyage, il remarque alors une bague qui ressemble à un talisman sertie d'une pierre rare appelée Oeil-de-chat. Peu après, l'inconnue lui fait jurer de ne pas la suivre. Mais la curiosité est plus forte que tout. C'est ainsi qu'il va assister à une bien curieuse réunion pendant laquelle un homme est exécuté.

  • Du haut de l'Hôtel-Dieu, l'interne en médecine Daubrac et son ami philantrope Mériadec observent le parvis de Notre-Dame. Ils se décident à suivre par désoeuvrement un couple d'amants qui effectue l'ascension des tours. Arrivés sur le parvis, un attroupement attire leur attention, une jeune femme portant une voilette bleue identique à celle de la femme aperçue auparavant au bras de son amant est retrouvée sans vie au bas des tours. Qui est cette femme? S'est-elle suicidée ou bien l'a-t-on précipitée dans le vide?

  • Julia d'Orcival, femme du monde comme l'on disait alors, est assassinée dans sa loge lors du bal de l'Opéra. Trois personnage se mettent à la recherche du coupable, un juge d'instruction, son neveu et un ancien capitaine de hussards.

  • Julia d'Orcival, femme du monde comme l'on disait alors, est assassinée dans sa loge lors du bal de l'Opéra. Trois personnage se mettent à la recherche du coupable, un juge d'instruction, son neveu et un ancien capitaine de hussards.

  • Qui aurait eu intérêt à se débarrasser de la comtesse de Muire ? C'est ce que va s'évertuer à découvrir le Commandant Roland.

  • Suite à la défaite de Sedan, Napoléon III est déchu, la République est proclamée, le gouvernement part à Tours, les prussiens arrivent près de Paris dont ils entreprennent le siège. C'est dans ce cadre que la famille de St Senier va se trouver confrontée aux agissements frauduleux de la bande Valnoir-Taupier : Journaliste de peu de scrupules et ayant des ambitions politiques, Valnoir a outragé Louis de St Senier dans son journal, «Le serpenteau». Un duel au pistolet a lieu dans la forêt de St-Germain. Taupier, journaliste bossu, témoin de Valnoir, réussit à escamoter la balle du pistolet de St Senier qui, en conséquence, trouve la mort sous les yeux de Roger de St Senier son cousin germain et amoureux de sa cousine Renée de St Senier. Une petite troupe de saltimbanques constituée du colosse Pilevert, du paillasse Alcindor et de Régine, tireuse de cartes sourde et muette, se trouve, par hasard, à assister au duel. Sont réunis dans cette clairière, la majorité des protagonistes de ces aventures...

  • Une enquête criminelle autour d'un savant fou En 1882, Fortuné du Boisgobey est passé maître dans l'art d'écrire un roman policier. Tout commence naturellement par un crime, introduit de manière spectaculaire, et se poursuit par une double enquête : d'un côté celle de la police officielle et de la justice ; de l'autre celle de détectives amateurs. Chez Boisgobey, ceux-ci sont souvent de jeunes aristocrates courageux ; ici, ce sont des artistes : le peintre Alfred Caussade et son ami vaudevilliste Georges Darès. Mais cette fois, l'adversaire n'est pas un mystérieux étranger, mais une femme... La perspective change, le registre sentimental est grandement exploité, mais l'intensité du drame demeure, avec un intéressant suspense final. Un personnage de savant fou - médecin, pour être plus précis - agrémente la distribution, et sa terrible invention aura son importance. Le roman est paru initialement dans La Lanterne, du 16 octobre au 19 décembre 1882, puis fut publié en librairie chez Plon, en 1883. Fortuné du Boisgobey offre ici un nouveau roman policier avec une intrigue judiciaire et une romance parfaitement menées EXTRAIT Ce n'est pas un mariage du grand monde ; ce n'est pas non plus une noce d'ouvriers, où chacun paye son écot. Il n'y a pas de voitures de maître à la porte du restaurant, mais les mariés et leurs témoins sont venus dans des landaus de louage, conduits par des cochers gantés de blanc et traînés par des chevaux enrubannés. Si le dîner a été commandé dans la banlieue, c'est que, dans l'intérieur de Paris, les salons de cent couverts sont assez rares ; mais l'établissement du père Cabassol, à Boulogne-sur-Seine, n'est pas une guinguette. Il est avantageusement connu depuis quarante ans, et sa spécialité, c'est de confectionner, au plus juste prix, les repas de noce de la bourgeoisie aisée. Plus d'un gros négociant, qui tient maintenant le haut du pavé sur la place, y a fêté jadis le plus beau jour de sa vie, alors qu'il débutait dans les affaires et qu'il s'estimait trop heureux d'épouser la fille d'un boutiquier, avec cent mille francs de dot. Cette fois, c'est la fille d'un médecin qui épouse le caissier d'une maison de banque. A PROPOS DE L'AUTEUR Fortuné du Boisgobey est né en 1821 et mort en 1891. Écrivain emblématique du XIXe siècle, il s'est essayé au genre du roman policier, judiciaire et historique. Ayant connu un succès considérable de son vivant, il est considéré comme l'un des plus grands feuilletonistes de la littérature française. Il fut à la tête de la Société des Gens de Lettres entre 1885 et 1886.

  • Un crime au coeur de Paris avec en toile de fond la guerre franco-prussienne Roman contemporain, roman policier, roman parisien : tel peut être défini Le Coup de pouce. L'action se partage entre Paris intra-muros et la localité - imaginaire - de Charly-sous-Bois. Un crime est commis dont on croit connaître le coupable qui est très vite emprisonné, car, désigné par sa victime, tout semble l'accuser... Mais, selon un schéma très courant chez l'auteur, un jeune aristocrate, Julien de La Chanterie, convaincu de l'innocence du personnage, va se lancer dans une véritable enquête policière, découvrir un mystérieux document et s'intéresser à un troublant notable étranger : Wilfrid Wassmann... L'action se déroule à la veille, puis dans les premières semaines de la guerre franco-prussienne, des événements dont Fortuné du Boisgobey a été le témoin. Aux descriptions précises et passionnantes qu'il donne, comme toujours, de Paris et de sa banlieue, il ajoute cette fois le ressenti personnel du témoin authentique. Pour finir, on frôle le roman d'espionnage mais, après avoir subi un constant suspense on découvre le pot-aux-roses, alors que l'ennemi de la nation approche... Le roman est paru initialement dans le Petit Moniteur Universel du Soir, du 27 juin au 16 septembre 1874, puis a été publié en librairie chez Dentu en 1875. Un roman d'espionnage historique dont le suspense est maintenu jusqu'à la dernière page ! EXTRAIT L'omnibus de la Madeleine à la Bastille roulait sur la ligne des boulevards, et versait des torrents de poussière sur ses obscurs blasphémateurs, comme disait ce pauvre Arnal dans Renaudin de Caen - un vaudeville d'il y a trente ans. En style vulgaire, il faisait une chaleur abominable, le macadam poudroyait, et l'omnibus étant complet, les gens qui couraient après lui s'essoufflaient inutilement, puis s'arrêtaient en s'essuyant le front et en maugréant contre le monopole de la Compagnie. Déçus dans leur espoir, ces aspirants à la locomotion à bon marché n'avaient pas même la consolation d'être plaints par les voyageurs plus heureux qui remplissaient la voiture. Au contraire, les premiers occupants leur riaient au nez - ainsi va le peuple le plus spirituel de la terre, - et les moqueries s'adressaient surtout à des femmes, car, sous ce soleil torride, les hommes recherchaient peu l'impériale, où ils ont seuls le privilège de grimper. A PROPOS DE L'AUTEUR Fortuné du Boisgobey est né en 1821 et mort en 1891. Écrivain emblématique du XIXe siècle, il s'est essayé au genre du roman policier, judiciaire et historique. Ayant connu un succès considérable de son vivant, il est considéré comme l'un des plus grands feuilletonistes de la littérature française. Il fut à la tête de la Société des Gens de Lettres entre 1885 et 1886.

  • Quand l'aristocratie enquête autour d'un crime Fortuné du Boisgobey débute réellement sa carrière de romancier par les romans « judiciaires » dont le thème principal est la narration d'une action criminelle et de la lutte entreprise contre son ou ses auteurs. Ce roman-ci possède la particularité d'une construction en deux temps, après avoir débuté, de manière très moderne pour l'époque, par une séquence anticipée. Le schéma principal de la première partie est celui qui va très souvent s'imposer à l'auteur : un personnage de la classe aristocratique, ici le vicomte Henri de Servon, se trouve confronté à un mystère d'apparence criminel et décide d'enquêter à son sujet ; ce qui ne va pas forcément sans risque puisqu'il finit par se retrouver en prison... Et il se trouve confronté à un mystérieux étranger, M. de Pancorvo, un Sud-Américain fort riche. La seconde partie repose sur un procédé typique des feuilletons du Second Empire : le récit rapporté. Ici, il n'est pas question de manuscrit retrouvé ou de confession in extremis, mais du témoignage, à la barre d'un tribunal, d'un personnage qui sait ce qui s'est passé et va pouvoir révéler le fin mot de l'histoire. A noter l'intervention du policier Jottrat, personnage qui sera l'un des héros principaux d'un prochain roman, Disparu ! Le roman est publié d'abord dans le Petit Moniteur Universel du Soir, du 10 juin au 14 août 1869 ; il paraît en librairie chez Dentu en 1878, sous le titre : Une affaire mystérieuse. A l'aide du policier Jottrat, Fortuné du Boisgobey livre un roman policier rythmé, dont l'intrigue judiciaire est élégamment construite. EXTRAIT Les événements politiques qui remplirent les six premiers mois de 1848 ne laissaient guère de place à d'autres préoccupations. L'intérêt qui s'attache aux curiosités judiciaires s'était reporté tout entier sur les combats de la rue ou sur les luttes de la tribune, et les faits singuliers qui se déroulèrent à cette époque dans le monde parisien le plus élevé passèrent à peu près inaperçus. Après la révolution de février, les clubs élégants étaient restés longtemps déserts ; mais, vers la fin de l'été, les fidèles de la vie à grandes guides commencèrent à reprendre leurs habitudes. On revenait dîner au Café de Paris ; on retournait au théâtre ; on se remettait à jouer et à souper. A jouer surtout. Il semblait qu'on voulût se dédommager d'une interruption forcée, et l'on reprit les parties avec une ardeur qui s'expliquait peut-être aussi par l'incertitude de l'avenir. C'était surtout dans un des cercles les plus renommés du Paris d'alors que les gros joueurs se donnaient rendez-vous, et, chaque nuit, autour d'une table de baccarat dressée au milieu du grand salon rouge, on perdait et on gagnait des sommes énormes. A voir l'or et les billets de banque s'entasser sur le tapis vert, on ne se serait pas douté que les valeurs industrielles étaient en baisse et que les fermages ne se payaient guère. L'argent, qui se cachait partout et qui fuyait les affaires, se montrait hardiment au jeu, et changeait de mains entre une heure et cinq heures du matin avec une facilité incroyable. A PROPOS DE L'AUTEUR Fortuné du Boisgobey est né en 1821 et mort en 1891. Écrivain emblématique du XIXe siècle, il s'est essayé au genre du roman policier, judiciaire et historique. Ayant connu un succès considérable de son vivant, il est considéré comme l'un des plus grands feuilletonistes de la littérature française. Il fut à la tête de la Société des Gens de Lettres entre 1885 et 1886.

  • Disparu !

    Fortuné Du Boisgobey

    Investigations criminelles dans la famille Le quatrième roman de Fortuné du Boisgobey présente déjà tout ce qui va faire la force des romans criminels de l'auteur. Héritier des grands feuilletonistes du Second Empire, il exploite tous les registres du roman populaire et ce sont des rapports familiaux qui sous-tendent toute l'intrigue du roman : c'est parce que son futur beau-frère est soupçonné de crime que le jeune comte Edmond de Sartilly se transforme en enquêteur, et c'est pour retrouver son fils que le policier Jottrat abandonne ses fonctions officielles pour lui venir en aide. Logiquement, c'est ensuite le registre criminel qui prend le pas, et le récit alors se dédouble : d'un côté l'enquête policière pour tenter de découvrir le coupable du crime ; de l'autre une chasse au trésor afin de mettre la main sur une fortune que le criminel tente aussi de s'approprier. Boisgobey sait manier le suspense et parfaitement utiliser la dynamique de son récit : enlèvement, séquestration, poursuite, combat... l'aventure bat son plein. Par ailleurs, il est un magnifique historien de son siècle, principalement en ce qui concerne Paris, dont il évoque la physionomie dans les années 1840. Le roman paraît initialement dans le Petit Moniteur Universel du Soir, du 31 décembre 1869 au 19 mars 1870, et sera publié en librairie par Dentu en 1875, sous le titre La Tresse blonde. Un roman policier mené tambour battant, avec de nombreux rebondissements et un suspense haletant. EXTRAIT Le bois de Boulogne, en 1847, n'avait pas subi les transformations qui, de nos jours, en ont fait un parc anglais. C'était alors un taillis clairsemé, coupé par de rares allées, poudreuses l'été, boueuses l'hiver, et le monde élégant n'y connaissait pas d'autre promenade que le talus des fortifications. Au mois de février et au petit jour, la porte Maillot était en ce temps-là un lieu absolument désert, où on pouvait s'attendre à rencontrer tout au plus quelque duelliste matinal. Cependant, le mercredi des Cendres de cette année 1847, vers huit heures du matin, un mouvement inaccoutumé animait les abords d'un restaurant assez en vogue, qui occupait une petite maison bâtie au coin de l'avenue de Neuilly et du bois. Deux calèches et trois ou quatre de ces cabriolets haut perchés sur leurs roues qu'affectionnait la jeunesse dorée de l'époque, stationnaient à la porte ; les fenêtres du premier étage étincelaient de lumière et laissaient passer le bruit affaibli d'un souper joyeux. La blanche nappe de neige étendue sur la route et les grands arbres dépouillés encadraient d'une façon bizarre ce pavillon plein de mouvement et de clarté ; le jour venait, un jour gris et pluvieux ; une vapeur humide montait de la terre détrempée. Les chevaux, qu'on n'avait pas dételés, frissonnaient sous leurs couvertures, et les domestiques chargés de les tenir piétinaient pour se réchauffer, tout en maugréant contre leurs maîtres. A PROPOS DE L'AUTEUR Fortuné du Boisgobey est né en 1821 et mort en 1891. Écrivain emblématique du XIXe siècle, il s'est essayé au genre du roman policier, judiciaire et historique. Ayant connu un succès considérable de son vivant, il est considéré comme l'un des plus grands feuilletonistes de la littérature française. Il fut à la tête de la Société des Gens de Lettres entre 1885 et 1886.

  • Vous croyez connaître Chantilly, parce que vous êtes allé voir courir le prix du Jockey-Club ou bien visiter le château des Condé ? Vous vous trompez : il y a un autre Chantilly. Celui-là est comme qui dirait l'usine où les entraîneurs fabriquent mystérieusement les cracks que vous acclamerez plus tard sur les hippodromes.Et ces futurs winners, à moins que vous ne soyez du métier, vous ne savez pas encore leurs noms, qui seront dans toutes les bouches le lendemain de leur premier triomphe.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Une nouveau crime à élucider pour les policiers de Fortuné du Boisgobey Roman écrit par Fortuné du Boisgobey à la moitié de sa carrière, et publié dans Le Voltaire, du 28 décembre 1880 au 26 février 1881 - puis en librairie chez Plon, la même année, - Le Pavé de Paris est un roman criminel qui se démarque de ceux déjà publiés dans cette collection. Ici, pas d'entrée en matière fracassante, pas de crime à la première page, pas de scène proposée par anticipation. La description l'emporte sur le dialogue ; le lecteur croit être entré dans un roman de moeurs de bonne tenue mais qui ne devrait pas connaître de scènes sanglante. Il se trompe, bien sûr, mais l'auteur fait tout pour ménager ses effets et mener tranquillement son public à son but. Le Pavé de Paris reste un roman de moeurs jusqu'au bout, mais est aussi un roman criminel avec enquête et déduction. Et il met en scène un personnage de « méchant » particulièrement inattendu et dont le destin est tout à fait surprenant au regard des canons du genre... Cette enquête policière vous plongera dans les moeurs sociales du XIXe siècle. EXTRAIT C'est le soir ; un soir de ce tiède et boueux hiver où nous sommes. Il est dix heures. Une pluie fine fouette les vitres d'un appartement de la rue de l'Arcade, une rue triste et démodée ; les voitures n'y passent presque plus depuis qu'on a ouvert le boulevard Malesherbes ; on y ferme les boutiques à la tombée de la nuit ; l'été, les filles des concierges y jouent au volant d'un trottoir à l'autre. On se croirait en province. L'appartement est au premier : six fenêtres sur le devant avec balcon. La maison a un air respectable. Une dame de charité l'habiterait sans scrupule. Une femme de la haute galanterie y demeurerait volontiers, à cause de l'apparence honnête. Il y a des amants sérieux qui tiennent à ces choses-là. On en a vu qui exigeaient que leur maîtresse payée allât à la messe. Et justement la Madeleine est tout près de la rue de l'Arcade. Il y a de la lumière aux fenêtres du balcon. Il y en a aussi à une fenêtre du second étage ; mais là, c'est une clarté discrète, une faible lueur qui filtre par l'interstice des rideaux fermés, tandis qu'au balcon l'éclairage ne se cache pas. Il brille insolemment à travers la soie transparente des stores japonais. On dirait qu'il appelle les passants. La dame du logis n'en est pas là ; mais elle n'est plus du clan des bourgeoises. Elle en a été dans sa première jeunesse, et elle ne regrette pas de ne plus en être. Elle se souvient du jour où, six mois après sa sortie du couvent, elle fut conduite à l'autel de l'église Sainte-Marie des Batignolles par un capitaine en retraite, quarante-huit ans d'âge et dix-neuf cent cinquante francs de pension. A PROPOS DE L'AUTEUR Fortuné du Boisgobey est né en 1821 et mort en 1891. Écrivain emblématique du XIXe siècle, il s'est essayé au genre du roman policier, judiciaire et historique. Ayant connu un succès considérable de son vivant, il est considéré comme l'un des plus grands feuilletonistes de la littérature française. Il fut à la tête de la Société des Gens de Lettres entre 1885 et 1886.

  • Jeune étudiant, Paul fréquente les bals du quartier latin en compagnie de son ami Jean, un jeune aristocrate. Il y rencontre alors une jeune femme qui refuse de lui dire son nom.

  • Ce volume 99 contient 14 oeuvres de Fortuné du Boisgobey
    Fortuné Hippolyte Auguste Abraham-Dubois, dit Fortuné du Boisgobey, né à Granville le 11 septembre 1821 et mort le 26 février 1891 à Paris, est un auteur français de romans judiciaires et policiers (Le Pouce crochu, Le Crime de l'omnibus, Le Collier d'acier, etc.), mais aussi de romans historiques (Le Demi-Monde sous la Terreur, Les Collets noirs, etc.), ainsi que quelques récits de voyage (Du Rhin au Nil). (Wikip.)
    Version 2.1
    On consultera les instructions pour mettre à jour ce volume sur le site lci-eBooks, rubrique "Mettre à jour les livres"
    CONTENU DE CE VOLUME :
    LE CHEVALIER CASSE-COU (1873) (LE CAMÉLIA ROUGE, LA CHASSE AUX ANCÊTRES)
    LE CRIME DE L'OPÉRA (1879) (LA LOGE SANGLANTE, LA PELISSE DU PENDU)
    LE CRIME DE L'OMNIBUS (1881)
    BOUCHE COUSUE (1883)
    LA VOILETTE BLEUE (1885)
    LE CRI DU SANG (1885)
    LE POUCE CROCHU (1885)
    LA BANDE ROUGE (1886) (AVENTURES D'UNE JEUNE FILLE PENDANT LE SIÈGE, AVENTURES D'UNE JEUNE FILLE SOUS LA COMMUNE)
    LE CHALET DES PERVENCHES (1888)
    L'OEIL-DE-CHAT (1888)
    MARIAGE D'INCLINATION (1888)
    DOUBLE-BLANC (1889)
    LA MAIN FROIDE (1889)
    FONTENAY COUP-D'EPEE (1890)
    Les livrels de lci-eBooks sont des compilations d'oeuvres appartenant au domaine public : les textes d'un même auteur sont regroupés dans un eBook à la mise en page soignée, pour la plus grande commodité du lecteur. On trouvera le catalogue sur le site de l'éditeur.

  • « Le vieux Paris s'en va. On a démoli l'ancien Hôtel-Dieu, mais il attristait encore, il y a dix ans, le parvis Notre-Dame, et sa façade délabrée barrait la vue de la rivière à ceux qui venaient admirer la cathédrale immortalisée par Victor Hugo ; des provinciaux ou des étrangers, ceux-là, car les vrais Parisiens visitent peu les monuments et ne s'avisent guère d'aller flâner dans la Cité. » BnF collection ebooks a pour vocation de faire découvrir en version numérique des textes classiques essentiels dans leur édition la plus remarquable, des perles méconnues de la littérature ou des auteurs souvent injustement oubliés. Tous les genres y sont représentés : morceaux choisis de la littérature, y compris romans policiers, romans noirs mais aussi livres d'histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou sélections pour la jeunesse.

  • M. Piédouche se targue d'avoir un fameux coup d'oeil, d'être observateur et doué de perspicacité. Alors qu'il se vante de ses qualités auprès de deux jeunes hommes avec lesquels il bavarde en pleine nuit, il décide de démontrer son savoir-faire en affirmant que le charbonnier qui longe le quai de la Seine, sac sur le dos, est un malfrat. Qui en douterait, d'ailleurs, puisqu'on ne peut penser sérieusement qu'un charbonnier assure une livraison à trois heures du matin ?


    En pourchassant le malfaiteur, le trio le force à abandonner son sac et à disparaitre dans l'eau froide.


    C'est en ouvrant le sac que M. Piédouche va faire la découverte effroyable du corps d'une jeune femme... sans tête.


    À partir de là, M. Piédouche va se lancer, corps et âme, dans une enquête à la fois tumultueuse et pleine de rebondissements.





    Fortuné du Boisgobey est un écrivain français né en 1821 et mort en 1891. Il est réputé pour être l'un des plus grands feuilletonistes de son temps. Il travailla dans divers journaux de l'époque : « Le Petit Journal », « Le Figaro »... Auteur très prolifique, il oeuvra tant dans le feuilleton judiciaire que dans le roman policier, le roman historique ou le récit de voyage.

  • Extrait : "Le vieux Paris s'en va. On a démoli l'ancien Hôtel-Dieu, mais il attristait encore, il y a dix ans, le parvis Notre-Dame, et sa façade délabrée barrait la vue de la rivière à ceux qui venaient admirer la cathédrale immortalisée par Victor Hugo ; des provinciaux ou des étrangers, ceux-là, car les vrais Parisiens visitent peu les monuments et ne s'avisent guère d'aller flâner dans la Cité." À PROPOS DES ÉDITIONS LIGARAN : Les éditions LIGARAN proposent des versions numériques de grands classiques de la littérature ainsi que des livres rares, dans les domaines suivants : o Fiction : roman, poésie, théâtre, jeunesse, policier, libertin. o Non fiction : histoire, essais, biographies, pratiques.

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