• Vers une vie simple

    Edward Carpenter

    Publié en 1887, ce livre est un réquisitoire contre l'idéal qui prédomine alors en Angleterre : s'enrichir en fournissant le moins d'efforts possible. Toute une population rêve en effet de parvenir à l'état de consommateur passif qui vit aux crochets des autres.
    À l'économie politique bourgeoise qui détruit la fraternité, Carpenter oppose un tout autre idéal : que chacun se dépouille du superflu et se retrousse les manches pour répondre à ses besoins, tout en partageant et en s'entraidant avec ses prochains. S'appuyant à la manière d'un Henry David Thoreau sur sa propre expérience de retour à la terre, sur sa sensibilité à la nature et sur les principes de la simplicité volontaire qu'il expose ici, l'écrivain-maraîcher plaide pour un socialisme anti-industriel. Soit une production à petite échelle fondée sur le travail des paysans et des artisans, qui maîtrisent leurs moyens de subsistance.
    Non seulement une telle société décentralisée serait plus juste et égalitaire, mais elle permettrait aussi une plus grande liberté et un épanouissement des individus. Car l'homme n'est pas fait pour s'enfermer dans des villes fumantes, mais pour vivre au grand air et travailler avec ses mains. Voici l'une des leçons de ce magnifique traité de philosophie pratique.

  • Edward Carpenter (1844-1929), philosophe et poète, est un éminent représentant de l'anarchisme anglais. Proche du mouvement d'inspiration anti-industrielle Arts & crafts de William Morris, il figure aussi parmi les premiers activistes homosexuels. Avec une radicalité teintée d'ironie, il pose, en substance la question suivante : si nous allons si mal, est-ce parce que la civilisation est en crise ou, au contraire, parce qu'elle se porte un peu trop bien ?

    Sur commande
  • England 's ideal and other papers on social subjects a été publié en 1887 en Angleterre. Edward Carpenter s'y livre à un réquisitoire contre l'idéal bourgeois qui prédomine dans la première puissance mondiale : tout le monde aspire à ne pas travailler, à vivre aux dépens des autres, à consommer ce qui est produit par autrui. Ce qui ne peut conduire qu'à une société inégalitaire, faite de rivalité, et à une guerre des classes permanente. À cette économie qui détruit la fraternité, le philosophe oppose un autre idéal : que tout le monde travaille de ses mains pour répondre à ses besoins, dans l'entraide, tout en réduisant sa consommation et en se débarrassant du superflu. S'appuyant à la manière d'un Henry David Thoreau sur sa propre expérience de simplicité volontaire, Carpenter condamne la richesse, la course à l'accumulation et à la production, la propriété, la rente, et appelle à un changement radical de la vie quotidienne.

empty