Littérature générale

  • Fille

    Camille Laurens

    Laurence Barraqué est née en 1959 dans une famille de la petite bourgeoisie de Rouen. Son père est médecin et sa mère femme au foyer. Très tôt elle comprend, à travers le langage et l'éducation de ses parents, que la position des filles est inférieure à celles des garçons. Cette expérience se prolonge à l'école, au cours de danse, à la bibliothèque municipale, partout où le langage impose la position dominante du genre masculin : « Garce. Le mot revient et la hante. C'est une injure. Mais n'est-ce pas d'abord le féminin de garçon ? Tout ce qui est féminin déçoit, déchoit, elle le sait désormais. Garçon, c'est un constat. Garce, c'est un jugement. Le mot, en changeant de genre, devient mauvais. Mais il a des pouvoirs. » Dans ce roman d'une puissance exceptionnelle, Camille Laurens déploie le destin d'une femme confrontée aux mutations de la société française de ces quarante dernières années. La narratrice emporte dans sa voix les grandes problématiques de l'éducation des femmes, de la domination masculine et de la transmission des valeurs féministes aux jeunes générations. Le parcours de Laurence Barraqué se fait la chambre d'échos de toutes celles qui furent élevées dans l'idée d'une supériorité des hommes. L'auteur saisit avec acuité les moments charnières de l'enfance au cours desquels se joue l'adulte que l'on va devenir. L'écriture de Camille Laurens atteint ici une maitrise remarquable, qui restitue les grandes embardées de la vie tout en faisant résonner la petite musique des mots.

  • Elle est célèbre dans le monde entier mais combien connaissent son nom? On peut admirer sa silhouette à Paris, New York ou Copenhague, mais où est sa tombe? On ne sait que son âge, quatorze ans, et le travail qu'elle faisait, car c'était déjà un travail, à cet âge où nos enfants vont à l'école. Dans les années 1880, elle dansait comme petit rat à l'Opéra de Paris ; mais comme elle était pauvre et que son labeur ne suffisait pas à la nourrir, elle ni sa famille, elle posait aussi pour des peintres ou des sculpteurs. Parmi eux, il y avait Edgar Degas.

  • Vous vous appelez Claire, vous avez quarante-huit ans, vous êtes professeur, divorcée. Pour surveiller Jo, votre amant volage, vous créez un faux profil Facebook : vous devenez une jeune femme brune de vingt-quatre ans, célibataire, et cette photo où vous êtes si belle n'est pas la vôtre, hélas. C'est pourtant de ce double fictif que Christophe - pseudo KissChris - va tomber amoureux.
    En un vertigineux jeu de miroirs entre réel et virtuel, Camille Laurens raconte les dangereuses liaisons d'une femme qui ne veut pas renoncer au désir.

  • Dans ces bras-là ne traite que d'un seul sujet, une idée fixe : les hommes.
    L'auteur avoue que, depuis l'enfance, ils sont l'unique objet de sa curiosité et de sa gourmandise. Tous ceux qui lui ont fait tourner la tête, elle veut enfin en faire le tour. Des hommes croisés aux hommes oubliés, du mariage vécu dans l'emportement aux traces immuables des premières amours, Camille Laurens décrit avec émotion et humour les multiples facettes de la relation amoureuse.

  • L'amour, roman

    Camille Laurens

    D'où vient l'amour en nous ? Comment se construit cette forme particulière et unique, si différente chez chacun d'entre nous que souvent nous ne la comprenons pas chez l'autre : l'amour ? Le passé la crée peu à peu, tissage de récits déformés, de fables inventées, de mythes personnels, histoires de famille : nous héritons l'amour comme on nous lègue un meuble. Et puis les livres, ce qu'ils nous ont appris de la passion, de la souffrance et du plaisir - pages bâtissant des sentiments, des sensations, un monde, éternel roman du coeur entre illusion et vérité, corps et âme. L'amour, c'est des mots.

  • Philippe

    Camille Laurens

    « On peut bien dire qu'on est malheureux, mais on ne peut pas dire le malheur. Il n'y a pas de malheur dans le mot malheureux. Tous les mots sont secs. Ils restent au bord des larmes. Le malheur est toujours un secret. »

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  • Romance nerveuse

    Camille Laurens

    « Je ne sais pas ce qui s'est passé au juste - pourquoi ce fol attachement ? Peut-être est-ce le conflit avec son éditeur qui a tout déclenché, elle était vraiment perdue à ce moment-là.
    Je lui ai dit et répété que Luc n'était pas quelqu'un pour elle : qu'avait-elle à faire d'un paparazzi sans foi ni loi, avide d'aventures et d'images, elle qui vit de solitude et de littérature ? Eh bien, elle ne m'a pas écoutée, elle en a fait un livre. C'est ce que Luc voulait : qu'on connaisse son destin, sa vie à la fois tragique et futile, qu'on le reconnaisse comme les stars qu'il traquait. Leur relation n'est pas ordinaire, elle défie les codes de l'amour, mais enfin c'est une rencontre.
    Ils ont des rythmes différents, des désirs antagonistes, et se cherchent souvent en vain dans un miroir sans bords. Ils se regardent, pourtant, car ils habitent le même temps, le même monde - qui sont aussi les nôtres ».

  • Ni toi ni moi

    Camille Laurens

    Il est réalisateur, elle est romancière. Ils savent ou croient savoir quelque chose des histoires qu'on se raconte et du cinéma qu'on se fait. Et pourtant, comment enchaîner ces deux phrases qui les lient, puis les délient, ces deux plans fixes : Je t'aime - Je ne t'aime plus ? Qu'est-ce qui se passe entre deux ? Qu'est-ce qui passe - ne fait que passer ? Comment dire ce qui ne s'entend pas, comment montrer ce qui ne peut pas se voir ? C'est un roman d'amour ? Un roman de haine ? Peut-être un roman policier : on enquête sur la disparition de l'amour.

  • Cet absent-là est celui qui hante l'oeuvre de Camille Laurens depuis toujours sous les traits de Philippe, l'enfant dramatiquement perdu, de tout être aimé qui échappe un jour ou l'autre, voire de l'amour même...
    Par le biais d'une écriture directe et élégante, alliant simplicité et fluidité du style, Camille Laurens raconte l'absence qui hante la vie de chacun en narrant la sienne.
    Malgré ces deuils poignants, l'écriture de Camille Laurens reste d'une sensualioté lumineuse, confiante en ce labyrinthe inattendu qu'est l'existence. De nouvelles rencontres animent la vie de la narratrice. D'un amour l'autre, peu à peu, le regard s'attache à d'autres traits, désire encore, aime ce désir... et la vie continue, comme l'amour...
    Un roman poignant et lumineux, que les photographies de Rémi Vinet ponctuent d'une esthétique sobre et généreuse.

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  • Romance

    Camille Laurens

    Chansons, maisons, frissons. Héros des stades, bourreaux des coeurs. Idylles, hymens, séparations. Ces fragments assemblés forment une vie, des vies, une succession d'images qui se ressemblent sans se répéter tout à fait.
    Mythologie familiale, histoire d'amour ? Et si Romance n'était pas ce roman, mais un écran qui cache autre chose ? Si l'on s'était laissé prendre à l'illusion ? Et si, en donnant un léger tour au kaléidoscope, c'était la reconstitution d'un meurtre qui, sur un air de valse, se dessinait ?

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  • Index

    Camille Laurens

    Vous achetez un livre au hasard d'un voyage, vous le parcourez sans méfiance quand soudain vous comprenez qu'un auteur indélicat y révèle votre secret le plus intime.
    Tout vous montre du doigt, c'est votre vie, vous vous y reconnaissez. mais lui, qui est-il, qui lui a raconté ? commence alors une enquête dont la rigoureuse progression alphabétique se heurte à la multiplicité des interprétations, oú rencontres, souvenirs et affabulations déforment votre vérité. c'est à ce chassé-croisé entre lecteur et auteur que vous invite index. a travers les interrogations d'une jeune femme confrontée à sa propre histoire est posée avec insolence la question clef du roman, qui est de savoir, en tout récit, qui parle.

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  • L'avenir

    Camille Laurens

    «Est-ce bien raisonnable, lorsqu'on écrit un roman autobiographique, d'assister au tournage d'un film qui en est tiré, et, sur le plateau, de s'intéresser à un homme simplement parce qu'il porte le prénom d'un autre ? Ne devrait-on pas plutôt oublier le passé, aller de l'avant ? Personnellement, l'avenir ne m'a jamais tellement réussi ; mais cette fois, j'ai un plan.»

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  • La mission du " privé " ressemble à des vacances an soleil, tous frais payés, même si la mystérieuse commanditaire dissimule ses traits, même si le jeu consiste, en fait, à trouver une aiguille dans une botte de foin.

    Parti à la recherche d'un jacques, il découvre qu'en fait c'est un simon qui a disparu sans laisser d'adresse, avec femme, enfant, et même chien. il découvre des secrets, des complicités, des silences qui en disent long. mais si l'enquête semble avancer bon train, il s'avère aussi que la recherche de la vérité est semblable à un chemin jalonné d'obstacles aux allures de miroirs !
    à l'issue d'un parcours initiatique digne d'hercule, notre héros trouvera la réponse tant désirée.
    Mais comme, dans l'intervalle, la question a changé, peut-être ne sera-t-il plus rien d'autre, alors, que le protagoniste de l'un de ces romans modernes oú les demi-dieux échouent et oú les amants ne sont pas dignes d'être aimés.

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  • Tissé par mille

    Camille Laurens

    Mallarmé propose le titre : « Ce pli de sombre dentelle, qui retient l'infini, tissé par mille, chacun selon le fil ou prolongement ignoré son secret, assemble des entrelacs distants où dort un luxe à inventorier... » C'est cet inventaire que poursuit Camille Laurens, cherchant ce que trament les mots - les mille ans, mille gens, mille jeux, mille sons, mille sens qui s'y nouent pour composer le mystérieux textile où s'invente aussi notre vie, ce tissu de la langue ajouré de silence.

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  • Encore et jamais

    Camille Laurens

    «Mon coeur bat, les saisons reviennent, les gens qui m'attirent se ressemblent, les scénarios se répètent, la routine s'installe. Je redis, je relis, je revois, je refais, je ressasse - allez, re! Quelquefois aussi, je revis.
    Ces variations se proposent d'explorer les pouvoirs de la répétition dans nos vies.»

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  • Quelques-uns

    Camille Laurens

    «Les mots ont un grain - comme on dit le grain de la voix, le grain de la peau, bien sûr, mais aussi, au fond, comme on parle des fous, des marginaux : chacun d'entre eux est un original, une pièce unique. D'avoir été prononcés tant de fois, déformés par les lèvres ou polis par les livres, de nous avoir émus dans la beauté des oeuvres ou la bouche d'autrui, ils ont acquis la densité et la profondeur merveilleuse d'une terre dont nous rêvons d'être un jour les archéologues : les mots sont faits de notre vie qui sédimente.»

    Indisponible
  • Dans ces bras-là

    Camille Laurens

    • P.o.l
    • 25 Août 2000

    Je suis l'homme.
    N'est-ce pas merveilleux ? Un homme qui s'avance et qui dit : je suis l'homme. Il faudrait pouvoir se planter en face, yeux dans les yeux, et dire : je suis la femme. Rien d'autre - simplement ceci, tel que je vous le dis maintenant, tel que vous l'entendez : je suis la femme.

  • Le grain des mots

    Camille Laurens

    Rencontrer un mot comme on rencontre quelqu'un...

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  • Romance

    Camille Laurens

    • P.o.l
    • 14 Janvier 1992
  • L'avenir

    Camille Laurens

    • P.o.l
    • 14 Juin 1999

    Est-ce bien raisonnable, lorsqu'on a écrit un roman autobiographique, d'assister au tournage du film qui en est tiré, et, sur le plateau, de s'intéresser à un homme simplement parce qu'il porte le prénom d'un autre ? Ne devrait-on pas plutôt oublier le passé, aller de l'avant ? Personnellement, l'avenir ne m'a jamais tellement réussi ; mais cette fois, j'ai un plan.

  • Après avoir écouté Camille Laurens sur France Culture (2005-2006), Philippe Mion lui a proposé de créer une mise en scène musicale à partir de ses chroniques sur les mots.
    Il a repris certains textes de la radio, en a enregistré d'autres.
    La musique électroacoustique, très présente, sème le trouble dans l'écoute. Chacun des dix-sept mots de cette nouvelle création devient un drame, nous intrigue, nous suspend au moindre bruit...

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