• De la fenêtre de leur petite maison, Isabelle et Gérard regardent le gros érable mort. Le vieux Vincendon leur a promis : les arbres ne meurent jamais et l'érable chantera. Une nuit d'orage, dans les Laurentides, un chien-loup trouve refuge auprès d'une petite fille, Céline. Dans un langage qu'ils sont les seuls à comprendre, ils décident de ne plus jamais se quitter. On dit que le père Simon est un vieux fou. Pourtant, avec lui, Christine et Roger vont apprendre à connaître les animaux et vivre les plus belles vacances de leur vie.

  • Roman sur la vieillesse, la solitude, et hommage aux parents de l'auteur, Les Fruits de l'hiver a été couronné par le prix Goncourt en 1968. "Les Fruits de l'hiver est à la fois un témoignage passionné de l'amour maternel et l'expression d'un remords. " Michel Ragon Les années terribles de la guerre prennent fin, à Lons-le-Saunier dans le Jura. Heureusement ces temps oppressants poussent le voisinage à plus d'entraide, à une vraie solidarité Mais les privations quotidiennes, le travail incessant des jours, l'occupation allemande, leur vie en vase-clos pèsent sur le vieux couple Dubois. Sans baisser les bras, Paul part chaque jour dans son petit jardin, y puiser ce qu'il peut en tirer ; sa femme fait aussi de son mieux... Et les Dubois se tracassent également pour leurs deux enfants : l'attente du retour de Julien, qui a déserté on ne sait où, pour échapper au STO et Paul, l'épicier, qui fricote de très près avec la milice... Une histoire de vie bouleversante.

  • L'or de la terre

    Bernard Clavel

    Je dois être fait pour que les fleuves, les arbres, le ciel me coulent dans le sang. Les pays que j'imagine aussi bien que ceux où j'ai habité.
    Durant des années, j'ai peint de mémoire. De loin en loin vient me tarauder l'envie de me pencher davantage sur mon enfance. Mais bien plus impérieux le besoin de créer une terre nouvelle où il me soit donné de m'enfoncer en toute liberté : un lac immense dans une forêt sans limites ; une île dans les glaces où débarquent des chercheurs d'or ; une ville née de trois baraques ; avec ses mineurs, ses prêtres, ses prostituées. Fortunes qui se font et se défont...
    Pour être un homme des vieux pays, jamais je n'avais pensé qu'un monde pouvait surgir aussi rapidement pour disparaître aussitôt. Ce monde des aventuriers qui vont arracher son or à la terre n'est pas fait pour des enfants de Marie. Il est dur, impitoyable et j'ai frémi en le décrivant. Voici bientôt six ans que j'y passe le plus clair de mon temps. Et mes personnages, comme leurs modèles, ont souvent payé de leur vie ces lingots dont on sait aujourd'hui qu'ils contribuent à la destruction du monde."

  • Le temps et les hommes passent sur le Royaume du Nord... À Val Cadieu, le long de la rivière Harricana, tous sont morts ou partis. Koliare, l'Ukrainien, les Garneau ... Il ne reste plus que le vieux Cyrille Labrèche. Seul avec son cheval. Tel un forcené, il travaille. Avec fièvre. Jusqu'au bout de ses forces. Il songe aux autres. À ceux qui ont fui. Il les maudit mais sait qu'après la terrible crise dont il se fait le prophète, ils reviendront. En attendant, il garde leurs terres, avec une intégrité de bête sauvage. Il en défriche de nouvelles. Encore. Et toujours. Jusqu'au délire. Et dans la nuit qui hurle, il voudra, dernière folie, sonner l'angélus pour ce peuple de fantômes qui a déserté l'église, navire perdu dans une tempête qui l'engloutira.
    Dans ce tête-à-tête pathétique d'un homme et d'un cheval, Bernard Clavel retrouve la force des grands récits épiques, la vérité profonde des mythes les plus simples : la terre, la mort, le dernier homme, l'infracassable nature, le courage et par-dessus tout, l'espoir. Il nous prend comme une mer que rien n'arrête.

  • Harricana

    Bernard Clavel

    Nul mieux que Bernard Clavel ne sait communiquer les grands mouvements de la nature, ses splendeurs et ses secrets. Nul mieux que lui n'exprime les émotions des âmes simples. Ses personnages nous bouleversent à force de tendresse et de générosité.
    Bernard Clavel sait faire parler les coeurs. Il semblait né pour nous conter ce Grand Nord où la vie de chaque jour est encore une aventure, où l'histoire de chaque famille est une vraie saga, ce pays qui renouvelle totalement son inspiration.
    Avec Harricana commence une grande épopée qui vous envoûtera dès ses premiers frémissements.

  • « Je suis un vieil homme habité par la guerre. Chaque fois que j'ai cru pouvoir m'éloigner d'elle, un événement est survenu qui l'a lancée à mes trousses. Vieux chien hargneux, elle s'accroche à moi et refuse de me lâcher. Mais je ne sens rien de féroce dans sa ténacité. Son grognement est presque un murmure d'amitié. Alors je le caresse. Il ouvre sa gueule et, sans hâte, il me précède. Je le suis. Je sais très bien qu'il me conduit sur le sentier des guerres que nul ne saurait vraiment oublier. Des sentiers où m'ont précédé nombre de mes camarades aujourd'hui disparus. Et si j'éprouve ce soir le besoin de me remémorer ce temps, c'est moins pour le plaisir d'en retrouver le parfum fané que par besoin de revivre certaines heures avec des êtres dont le souvenir continue de me hanter. Des visages et des voix sont là qui s'accrochent à moi et refusent de me laisser poursuivre ma route en paix. Avec ces vivants, j'ai partagé des années lumineuses mais aussi des jours sombres. Avec eux, j'ai souffert et été heureux. Quel qu'en soit le prix, je dois revivre ces heures. Je le dois à tous ceux qui sont morts alors que la vie s'ouvrait devant eux, lumineuse et sereine. » Bernard Clavel

  • Brutus

    Bernard Clavel

    Halée par une vingtaine d'hommes, une lourde barge remonte le Rhône. À son bord, un prisonnier : Brutus, farouche taureau camarguais. Ils vont monter jusqu'à Lugdunum. Orgueilleuse cité romaine, capitale des Gaules. Là où l'on torture les Chrétiens. Vitalis, le patron de la barge, Blandine la jeune esclave, seront parmi les premiers jetés dans l'arène. Mais Brutus refuse d'être complice du mal. Avec le mousse qui porte en lui l'innocence et le courage, avec les compagnons du naute martyrisé, il va venger les Chrétiens victimes de la barbarie.
    Hommage au dieu-Rhône et au Dieu des Chrétiens, mélange de violence, de tolérance et d'amour, ce Brutus, magnifique et puissant, est tout entier baigné d'une foi exemplaire : celle de ceux qui ne se renient pas.

  • Nous sommes en septembre 44 dans un petit village du Doubs. Ferdinand est une force de la nature, mais aussi un doux. Il aime son pays, sa forêt et les parties de pêches. Quand les Allemands battent en retraite, détruisant tout ce qu'ils peuvent sur leur passage, le village entier les regarde passer derrière les volets clos. Ferdinand et sa femme Maria sont de ceux-là. Jusqu'au moment où un jeune officier SS, encore arrogant, tente de lui voler son vélo. Une ultime agression que Ferdinand, qui a rongé son frein pendant ces longues années de guerre, ne supporte pas. Et le colosse qui ne contrôle plus sa force, se jette sur l'allemand, le ligote dans la cave et ne sait plus qu'en faire. Son meilleur ami et sa femme non plus. Comment assumer cet acte de Résistance qui n'est plus de mise, comment se débarrasser d'un officier ennemi qui gesticule, qui hurle même s'il a encore l'air d'un enfant, alors que les convois allemands menacent continuellement de fusiller tous ceux qui s'opposeraient à leur passage ? Le choix de Ferdinand sera déchirant. A travers l'affrontement de trois caractères différents, Bernard Clavel décrit avec une minutie extrême la montée de la peur, la panique et le choix final qui hantera le héros toute sa vie.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Personne n'est assez fou pour préférer la guerre à la paix : dans la paix, les fils ensevelissent leurs pères ; dans la guerre, les pères ensevelissent leurs fils.


    Hérodote Les affaires exigent la paix jusqu'au jour où les affaires sont devenues si puissantes qu'elles utilisent la guerre elle-même à leur profit.

    Casamayor

  • Arrivé au terme de sa longue traversée du Royaume du Nord, Bernard Clavel, la nostalgie au coeur, reprend son chemin, une dernière fois dans ces immensités blanches où hurle un vent à nul autre pareil.
    Le « Nordet » souffle sur ses pages qui chantent en forme d'apothéose et de chute, l'esprit des indiens Wabamahigans, leur résistance face aux bâtisseurs de la Baie James et leur lente agonie sur la terre où les avait menés la légendaire Tiska à la poursuite d'un loup blanc. Seule la mort évitera au chef Mestakoshi de voir, de sa tente traditionnelle, son fils et son arrière-petit-fils parmi les Indiens alignés devant le magasin général déchirant à longueur de jour des billets de bingo.
    Bernard Clavel nous dévoile l'envers d'une épopée. Avec passion, sans manichéisme. Il nous montre du point de vue de ceux qu'on appelait « les maudits sauvages » un des drames les plus poignants des temps modernes : la disparition d'un monde, d'un peuple sous les coups de boutoir de la civilisation.
    Jamais il ne fut plus inspiré, plus attachant, plus fort.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Ce livre pourrait aussi s'intituler : Réponses à tous ceux qui m'ont écrit Chaque jour, en effet, apporte à Bernard Clavel des lettres par dizaines. Venues de parents, d'enfants, d'étudiants, d'enseignants. Venues de Paris, Prague, Berlin, Québec. Et chargées de questions sur l'homme, sur l'oeuvre... Pour leur répondre, il faudrait à Clavel des jours et des jours. Or, il est tout à ses romans, en proie aux personnages, aux phrases, aux mots mêmes. Adeline Rivard s'est voulue comme un relais entre l'écrivain et ses lecteurs : "Je lui ai posé toutes les questions que vous lui aviez déjà posées... que vous avez envie de lui poser." Et d'ajouter : "Je crois pouvoir affirmer... qu'au terme de cette lecture vous connaîtrez mieux Bernard Clavel que la plupart de ses intimes." Voici donc la vie et l'oeuvre d'un homme livrées tout entières.

  • "De la Vallière et du Solvan, minuscules ruisseaux de mon enfance, à l'immense Saint-Laurent de l'an dernier en passant par la Seille, l'Ain, la Loue et surtout le Doubs de mon adolescence, par le Rhône et la Saône de mes vingt ans, j'ai sans relâche descendu ou remonté le cours des rivières et des fleuves..." Ainsi s'exprime Bernard Clavel dans le prélude de ce livre qui est en même temps témoignage et célébration poétique du Jura. De cette province chère à son coeur mais d'autres pays aussi, il parle avec la force et la sensibilité qui sont siennes. Et, se soumettant aux questions de Georges Renoy, son interviewer et ami, il répond aux multiples questions que lui posent écoliers, étudiants et lecteurs fidèles. Ils trouveront ici les sources, les lieux, le "pourquoi" même de ces romans qui ont noms Malataverne, Le Seigneur du Fleuve, Marie Bon Pain, de tant d'autres encore qu'ils ont aimés.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Il y a quelque temps, un dimanche d'hiver à Lausanne, Bernard Clavel rencontrait « l'homme qui sauve les enfants », celui qui est l'esprit, le coeur et l'âme du mouvement Terre des Hommes - qui ne sera jamais nommé ici, car il refuse que son nom soit prononcé. La rencontre de cet homme, la découverte, à travers lui, des abîmes de souffrance où la misère et la guerre jettent les enfants au Viêt-Nam, en Afrique, aux Indes, en France et ailleurs, ont décidé Clavel à pousser un cri d'alarme, un cri qui tenterait de secouer notre indifférence : ce livre. « Je voudrais, tout simplement, dit-il, que chacun prenne conscience de ce qui se passe dans le monde, et de cette vérité que nous pouvons toujours, quelle que soit notre situation, accomplir un geste pour porter secours à des innocents. »

  • Admis au sein d'une équipe de coureurs et de mécaniciens, Bernard Clavel raconte la plus célèbre course du monde, non pas en spécialiste mais en homme qui a découvert là un univers exaltant, un métier de rigueur et de passion, une camaraderie née des joies et des angoisses partagées. Mais tandis que, sur la piste, les pilotes foncent à plus de 200 km/h vers la gloire ou l'échec - et parfois la mort -, tandis que, dans les stands, des mécaniciens anonymes réalisent d'extraordinaires prouesses techniques, Le Mans est aussi un grand rassemblement de « fans » et de curieux, une fête de couleurs, de jeux et de chansons, dont l'éclat va briller sans trêve, de nuit et de jour, durant vingt-quatre heures. Au roman, Bernard Clavel a préféré ici le témoignage, le récit en prise directe sur une réalité complexe et chargée d'émotions, intensément contemporaine.

  • Un jeune mousse ramène sur son cargo une chienne errante et affamée. Même s'il est un bon bougre, le capitaine annonce au garçon qu'il faudra la débarquer avant le départ. Mais le mousse en décide autrement et cache la chienne dans la cale. En pleine traversée, elle se met à hurler à la mort. Elle sent venir la tempête.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Comment et pourquoi devient-on écrivain ? Dix-huit écrivains répondent : autant de portraits à vif tracés dans la vie d'écrivain de chacun, avec ses manies d'écriture, ses problèmes techniques, sa position par rapport à ses confrères ou les écoles littéraires, ou même ses regrets éventuels... Une analyse vivante de la littérature d'aujourd'hui.

  • "De la Vallière et du Solvan, minuscules ruisseaux de mon enfance, à l'immense Saint-Laurent de l'an dernier en passant par la Seille, l'Ain, la Loue et surtout le Doubs de mon adolescence, par le Rhône et la Saône de mes vingt ans, j'ai sans relâche descendu ou remonté le cours des rivières et des fleuves..." Ainsi s'exprime Bernard Clavel dans le prélude de ce livre qui est en même temps témoignage et célébration poétique du Jura. De cette province chère à son coeur mais d'autres pays aussi, il parle avec la force et la sensibilité qui sont siennes. Et, se soumettant aux questions de Georges Renoy, son interviewer et ami, il répond aux multiples questions que lui posent écoliers, étudiants et lecteurs fidèles. Ils trouveront ici les sources, les lieux, le "pourquoi" même de ces romans qui ont noms Malataverne, Le Seigneur du Fleuve, Marie Bon Pain, de tant d'autres encore qu'ils ont aimés.

  • Ce livre pourrait aussi s'intituler : Réponses à tous ceux qui m'ont écrit Chaque jour, en effet, apporte à Bernard Clavel des lettres par dizaines. Venues de parents, d'enfants, d'étudiants, d'enseignants. Venues de Paris, Prague, Berlin, Québec. Et chargées de questions sur l'homme, sur l'oeuvre... Pour leur répondre, il faudrait à Clavel des jours et des jours. Or, il est tout à ses romans, en proie aux personnages, aux phrases, aux mots mêmes. Adeline Rivard s'est voulue comme un relais entre l'écrivain et ses lecteurs : "Je lui ai posé toutes les questions que vous lui aviez déjà posées... que vous avez envie de lui poser." Et d'ajouter : "Je crois pouvoir affirmer... qu'au terme de cette lecture vous connaîtrez mieux Bernard Clavel que la plupart de ses intimes." Voici donc la vie et l'oeuvre d'un homme livrées tout entières.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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