Littérature traduite

  • En attendant le vote des bêtes sauvages, le président koyaga est un maître chasseur .
    Et un dictateur de la pire espèce. au cours d'une cérémonie purificatoire en six veillées, un griot des chasseurs et son répondeur lui racontent sa propre vie, toute sa vie, sans omettre les parts d'ombre et de sang. koyaga est né dans la tribu des hommes nus. il a fait la guerre d'indochine. puis il a pris la tête de la république du golfe en usant de la sorcellerie et de l'assassinat. accompagné de son âme damnée méclédio, qui a vu en lui son homme de destin, il a parcouru l'afrique de la guerre froide, prenant des leçons auprès de ses collègues en despotisme.
    On n'aura guère de peine à reconnaître au passaage houphouët-boigny. sékou touré, bokassa, mobutu. pour ne parler que des non-vivants. de retour chez lui, grâce aux pouvoirs merveilleux que lui confèrent la météorite de sa maman et le coran de son marabout, il triomphe de tous ses ennemis, déjoue tous les complots. jusqu'au jour de la dernière conjuration oú s'étant fait passer pour mort, il perd la trace de la maman et du marabout.
    Avec un humour ravageur et une singulière puissance d'évocation, le récit mêle hommes et bêtes sauvages dans une lutte féroce, allie le conte à la chronique historique et renverse nombre d'idées reçues sur les relations étroites qu'entretiennent la magie et la politique mondiale.

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  • Quel sera le sort de fama, authentique prince malinké, aux temps de l'indépendance et du parti unique ? l'ancien et le nouveau s'affrontent en un duel tout à la fois tragique et dérisoire, tandis que passe l'histoire, avec son cortège de joies et de souffrances.
    Au-delà de la fable politique, ahmadou kourouma restitue comme nul autre toute la profondeur de la vie africaine, mêlant le quotidien et le mythe dans une langue réinventée au plus près de la condition humaine. dès sa parution en 1970, ce livre s'est imposé comme un des grands classiques de la littérature africaine.

  • Désobéissant à samory, empereur de tout le pays mandingue, le roi de soba, djigui kéfta, n'a pas rasé sa ville à l'arrivée des troupes coloniales - sûr que la magie des ancêtres, la protection d'allah et la muraille édifiée à la hâte suffiraient à repousser les " nazaréens".
    Ceux-ci prennent donc soba sans coup férir.
    Mais tandis que les griots chantent la gloire de djigui keita et de ses cent vingt années de règne, le roi déchu s'enfonce dans une colla boration de plus en plus meurtrière avec l'occupant.
    Sous l'épopée tragique et dérisoire d'un peuple livré à la colonisation, perce la satire des etats africains modernes livrés à leurs démons, et un réquisitoire aussi drôle que violent contre ces conformismes qui mènent parfois aux pires compromissions.

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