• Le livre

    Marthe vit à la ferme avec ses parents et son frère Léonce. Le père est mutique et violent, mais l'amour de la mère, l'enfance de Léonce et la chaleur des bêtes font tout le bonheur de vivre.
    À seize ans, elle rencontre Florent et découvre que les corps peuvent aussi être doux. Deux ans plus tard, le drame survient. Les fleurs sont piétinées, mais la catastrophe laisse intacts l'amour du petit frère et celui des mots.
    Une histoire bouleversante et charnelle, une langue d'une puissance étincelante : la voix de Marthe, musicale et nue, accompagnera le lecteur pour longtemps.
    « Je voulais une mère avec des épaules pour poser mes joues brûlantes. Je voulais un père avec une voix pour m'interdire de faire des grimaces à table. Je voulais un chien avec un passé de chat pour ne pas oublier qui j'étais. [...] Je n'ai pas eu tout ce que je voulais mais je suis là, avec mes zéros, ma vie soldée du jour qui vaut bien ma vie absente d'avant. Je tombe rond ; mon compte est bon. »

    L'auteur

    Nicolas Clément est né en 1970 à Bourgoin-Jallieu. Agrégé de philosophie, il enseigne en lycée et en classes préparatoires.

  • Conrad est le fils d'une parisienne BCBG, fondatrice d'une ONG, dont l'assassinat, maquillé en suicide, n'a jamais été élucidé. Il galère, depuis, frôlant sans cesse l'illégalité.
    À quelques encablures de La Havane, Dalhia, une jeune fille abusée par son père, se bat bec et ongles pour éviter à son frère Armando de subir le même sort.
    Gravitent autour des deux jeunes gens, à La Havane comme à Paris, des hommes d'affaires peu scrupuleux, trempant dans le scandale des Panama Papers, le patron de l'Office central de lutte contre le crime organisé, une très séduisante ukrainienne qui semble jouer double jeu, un boxeur cubain, un ministre terrorisé à l'idée d'être éclaboussé par le scandale politico-financier, quelques cadavres...

    - Le nouveau roman de Carl Pineau, auteur charismatique de la trilogie Nuits nantaises (L'Arménien, Le Sicilien, Le Nantais).
    - L'Arménien a reçu le Prix du cercle anonyme de la littérature.
    - Le Sicilien à reçu le Prix du polar découverte "les petits mots des libraires".

  • Il est des livres qui s'insinuent en nous. Des histoires qui commencent avec la légèreté du vol d'une abeille qui entre en bourdonnant par la fenêtre. L'histoire de Laurence Finet - son histoire -- en fait partie. Un mari aimant, quatre beaux enfants, un travail sans doute trop prenant mais peu importe, demain c'est les vacances...
    Et puis l'abeille pique. Et la douleur provoquée par la piqûre rappelle une autre blessure, plus ancienne. Nous voici alors inexorablement emportés. Derrière la légèreté du ton, des mots jetés, une accumulation de maux que l'on aurait crue inexprimable. Avec une grande pudeur et une bonne dose d'humour, Laurence Finet raconte les épreuves traversées, sans rien nous épargner. Et c'est grâce à une infinie délicatesse qu'elle parvient à nous faire ressentir toute la violence et l'horreur de ce qu'elle a dû endurer : « J'ai parlé. J'ai vomi des bribes de mon passé avec une telle violence que je me demande comment j'arrive encore à respirer. »
    Un témoignage soutenu par la force implacable du réel mais qui se lit comme un roman. Une fois refermé, plus d'autre choix que de respirer l'air et la vie à pleins poumons.

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