• Berezina

    Sylvain Tesson

    Des fulgurances littéraires sur fond d'histoire et d'autodérision, Sylvain Tesson signe un grand texte.
    Le lecteur, embarqué dans cette effraction du temps, enjambe les siècles, dans une épopée carnavalesque et réjouissante.
    En octobre 1812, littéralement piégé dans Moscou en flammes, Napoléon replie la Grande Armée vers la France. Commence la retraite de Russie, l'une des plus tragiques épopées de l'histoire humaine. La retraite est une course à la mort, une marche des fous, une échappée d'enfer.
    Deux cents ans plus tard, je décide de répéter l'itinéraire de l'armée agonisante, de ces cavaliers désarçonnés, de ces fantassins squelettiques, de ces hommes à plumets qui avaient préjugé de l'invincibilité de l'Aigle. Le géographe Cédric Gras, le photographe Thomas Goisque et deux amis russes, Vassili et Vitaly, sont de la partie. Pour l'aventure, nous enfourchons des side-cars soviétiques de marque Oural. Au long de quatre mille kilomètres, en plein hiver, nous allons dérouler le fil de la mémoire entre Moscou et Paris où l'Empereur arrivera le 15 XII 1812, laissant derrière lui son armée en lambeaux.
    Le jour, les mains luisantes de cambouis, nous lisons les Mémoires du général de Caulaincourt.
    Le soir, nous nous assommons de vodka pour éloigner les fantômes.
    Napoléon était-il un antéchrist qui précipita l'Europe dans l'abîme ou bien un visionnaire génial dont le seul tort fut de croire qu'il suffisait de vouloir pour triompher et que les contingences se pliaient toujours aux rêves ?
    Mais très vite, nous devons abandonner ces questions métaphysiques car un cylindre vient de rendre l'âme, la nuit tombe sur la Biélorussie et trois foutus camions polonais sont déjà en travers de la route.

  • Edition enrichie (Introduction, notes, commentaires et dossier sur l'oeuvre, chronologie et bibliographie)Enfant trouvé, fasciné par la carrière des armes, Hyacinthe dit Chabert s'est illustré aux premiers rangs de la Grande Armée. Laissé pour mort à Eylau, puis miraculeusement sauvé, il tentera quelques années plus tard de retrouver sa place dans une France bourgeoise qui veut oublier ses héros, auprès d'une femme qui lui doit tout, qui l-a dépouillé et qui le rejette.
    Nul destin, peut-être, n'éclaire mieux que le sien l'envers de la «comédie humaine», dans cette tragédie domestique doublée d'un drame social où le sublime côtoie constamment le sordide.

    Nous n'oublierons jamais l'entrée pitoyable de Chabert à l'étude Derville éclairée au gaz le matin, avec le déjeuner, réchauffé sur la cheminée, des clercs, des clercs rieurs, insolents et clabaudeurs, Chabert avec ses rides blanches, son vieux carrick, Chabert méprisé, aliéné de cette patrie et de cette femme qu'il continue à aimer, dénoncé de cette société où, bien qu'enfant trouvé, il s'était, si difficilement, fait un nom... Chabert a sa place dans toutes les mémoires, à côté du cousin Pons et du père Goriot, et sur le même rang.
    Le Colonel Chabert, admirable histoire de revenant.
    Paul Morand.

    Edition de Stéphane Vachon. 

  • À la fois physique, psychologique et morale, le courage est unanimement célébré depuis des millénaires. Pourtant, dès qu'on s'en approche de plus près, cette vertu semble échapper à toute tentative de définition. Après avoir étudié la peur, Gérard Guerrier est parti sur ses traces. On croit tout savoir sur le courage, persuadés que les chemins qui y mènent ont été largement défrichés. Mais en les empruntant, on comprend vite que ces sentiers sont encore très peu balisés. Quels sont les points communs entre le courage de risquer sa peau, de jouer sa réputation, d'affronter l'inconnu ou de mourir dignement ? Le courage d'une mère Teresa partage-t-il les mêmes racines que celui d'un Winston Churchill ou d'un Ernest Shackleton ? Et aujourd'hui, est-il en déclin ?
    En compagnie de philosophes et de scientifiques, de sportifs, aventuriers, secouristes, militaires et héros du quotidien - de Géraldine Fasnacht à Élisabeth Revol, de Mike Horn à Matthieu Ricard, du policier du Raid à monsieur Tout-le-Monde -, Gérard Guerrier part à la découverte du courage.
    Pourquoi tant de peine ? Parce que le courage fait et continuera à faire la noblesse de l'Homme et parce qu'il ne peut y avoir de bonheur individuel ni de société juste sans courage.
    À propos d'Éloge de la peur : " On le savoure une fois, deux fois, aujourd'hui ou plus tard. Car posé sur la table de chevet comme un inséparable topo, on sait déjà qu'on en aura besoin à tout moment. "
    Bertrand Piccard.

  • Alors que des centaines de nos rues et avenues célèbrent ses victoires et ses maréchaux, très peu honorent sa mémoire. Quant aux rares lignes que lui consacrent les manuels scolaires, elles sont le plus souvent critiques. Napoléon Bonaparte mérite-t-il cet oubli, voire ce blâme de l'Histoire ?Le grand magistrat qu'est Philippe Courroye ose ouvrir son procès. Autour de six chefs d'accusation, il peint un tableau objectif et impartial de l'homme comme de sa trace dans l'Histoire. Ni nouvelle biographie ni simple récit historique, Accusé Napoléon, levez-vous ! fait revivre, au travers de nombreuses anecdotes et d'analyses documentées, ce personnage hors du commun qui dirigea quinze ans durant la France et la transforma profondément.Cette métamorphose fut-elle un bien ou un mal pour notre pays ? Napoléon était-il un tyran, un boucher sanguinaire qui sacrifia tout à la guerre, un empereur mégalomane, un homme sans coeur ? C'est à ces accusations qu'est consacré ce " procès " dont le verdict appartient à chacun d'entre vous... une fois ce livre refermé.

  • Né esclave dans la colonie française de Saint-Domingue en 1762, des amours d'un fugitif normand, le marquis de La Pailleterie, et d'une esclave, Césette, le magnique Thomas-Alexandre devient général en chef durant la Révolution sous le pseudonyme d'Alexandre Dumas. Droit sur ses étriers, sabre au clair, bravant les préjugés, assumant sa sensibilité, le général Dumas mène à la victoire ses soldats de l'an II dans le Nord, les Alpes, les Pyrénées, en Vendée, en Belgique, en Italie, au Tyrol et en Égypte.

    Mais pour Bonaparte, qui lui voue une haine tenace parce qu'il a contrarié ses ambitions, c'est un rival. Et sa couleur de peau n'arrange rien. Dans une épopée qui inspirera ses plus célèbres pages au fils du général, l'écrivain Alexandre Dumas, le héros est soutenu par sa femme qui l'attend à Villers-Cotterêts et par l'amitié de trois intrépides et sympathiques compagnons qui pourraient bien être les modèles d'Athos, Porthos et Aramis. Pour Anatole France, c'est « le plus grand des Dumas ». Sa vie est « un chef-d'oeuvre auquel il n'y a rien à comparer ».

    Solidement étayée par des archives inédites, l'histoire vraie de ce d'Artagnan républicain est plus époustouflante, plus romanesque encore que les plus palpitantes fictions de son illustre fils.

  • Edition enrichie (Introduction, notes,variantes, dossier sur l'oeuvre, chronologie et bibliographie)
    Le Rouge et le Noir, c'est le roman de l'énergie, celle d'un jeune homme ardent, exigeant et pauvre dans la société de la Restauration. Julien est le délégué à l'énergie provinciale, le délégué du talent à la carrière, des classes pauvres à la conquête du monde. Cette peinture, pleine, puissante, normale de l'énergie d'un homme, d'un pays, d'une époque, compose une oeuvre immense que son temps ne comprit pas mais dont la vivante influence n'est pas encore épuisée.
    Albert Thibaudet. 

  • Dans son testament dicté à Sainte-Hélène, Napoléon met la dernière touche à la geste impériale en commandant à Édouard Bignon, un de ses diplomates les plus fidèles, le récit de son règne. Dès 1829-1830 paraissent les six premiers tomes d'une Histoire de France qui en compte quatorze et se clôt en 1850. Première histoire diplomatique du Consulat et de l'Empire, l'Histoire de France propose une réflexion inédite sur les années 1799-1815. Loin de l'habituelle énumération des batailles et traités, elle place la conduite des affaires étrangères au coeur du système napoléonien et démontre, avec brio, que l'absence d'une paix solide a coûté son trône à Napoléon.   Jusqu'ici indisponible, voici l'anthologie inédite d'une Histoire de France voulue par Napoléon, indispensable pour comprendre non seulement son règne, mais encore les bouleversements diplomatiques de l'Europe au début du XIXe siècle.     

  • Sur le confiné le plus célèbre du monde, une vue à couper le souffle.
    L'épopée napoléonienne ne s'est pas terminée à Paris avec l'abdication du 22 juin 1815. Dans un tout autre cadre, un rocher au milieu de l'Atlantique-Sud, et dans un registre intime, celui du confinement de quelques Français dans une demeure humide, elle s'est poursuivie pendant six années, dont Las Cases, dans le Mémorial de Sainte-Hélène, n'a donné qu'un aperçu biaisé sur les premiers mois. Ce ne fut pas une extinction lente et passive. Jusqu'à sa mort le 5 mai 1821, Napoléon mena un combat rude et solitaire contre la fatalité. Jamais, placé dans des circonstances exceptionnelles, il ne renonça à l'espérance et à la gloire, qui l'avaient animé toute sa vie. En dépit de la paranoia de ses geôliers et des petitesses de son entourage, il ne renonça à rien, et suscita aussi des complicités inattendues, au point que sa captivité aurait pu tourner autrement. L'empereur n'aimait pas les histoires écrites d'avance. Sans doute est-ce pour cela aussi qu'il continue de fasciner.
    A partir de sources ignorées ou inédites, Pierre Branda traite des différents aspects matériels, politiques et moraux, de l'existence de l'illustre exilé et de ce qui s'y rattache. Tous les acteurs du drame, des compagnons les plus proches aux témoins les plus humbles, des gouvernants aux anonymes, prennent consistance et mouvement, à Sainte-Hélène mais aussi à Londres, à Paris, et partout où le sort de Napoléon obsède, inquiète ou apitoie. Toutes les situations, tous les incidents, sont passés au peigne fin et rendus à leur signification véritable. Il en ressort des éclairages insolites, des portraits toujours justes et parfois sévères, des remises en perspective et, au fil de jours parfois interminables, un récit saisissant, comme si le lecteur n'en connaissait pas la fin.

  • La version originale retrouvée du Mémorial." On retrouve désormais
    un Napoléon plus authentique. "
    Le Parisien
    " Saluons en tout cas la résolution
    d'une des plus vieilles énigmes de l'édition
    et gageons que tous les napoléoniens [...]
    voudront lire l'original de leur Bible. "
    Le Point
    " Nous voici donc en présence
    de la version la plus proche de la pensée
    et, surtout, des mots de Napoléon. "
    L'Histoire
    Le conseiller d'État Emmanuel de Las Cases accompagna Napoléon dans son exil en 1815, mais dut le quitter seize mois plus tard. Ce n'est qu'en 1823 que parut son Mémorial fondé sur ses conversations avec l'Empereur, réelles ou supposées : il apparut vite que ce document était parfois trop beau pour être tout à fait vrai. Pour en juger, il aurait fallu disposer du manuscrit original, rédigé à Sainte-Hélène presque sous la dictée de Napoléon. Or les Anglais l'avaient confisqué en expulsant Las Cases. Les quatre historiens qui le publient l'ont retrouvé récemment à la British Library, où il sommeillait
    incognito depuis deux siècles. Cette aventure éditoriale apporte un éclairage précieux et souvent inattendu sur ce que Napoléon a vraiment dit, et que Las Cases a enrichi et enjolivé. Ainsi la voix de l'Empereur se fait plus proche et plus authentique.

  • Le 5e volume de la série historique de Fabien Clauw mettant en scène les aventures maritimes du capitaine Gilles Belmonte ; aventures démarrées dans l'ambiance bouillonnante du Directoire et suivant le fil de l'Histoire, pour désormais nous plonger au tout début du 19è siècle.
    Janvier 1804. La paix d'Amiens a vécu. L'Angleterre, qui s'est affranchie de toute déclaration de guerre, a capturé des milliers de marins français et fomente une troisième coalition. À Boulogne, le futur empereur des Français riposte en rassemblant une formidable armée d'invasion et en octroyant des moyens inédits à la flottille de débarquement. La Royal Navy règne sur les mers ? Qu'à cela ne tienne : les escadres de Brest, Rochefort et Toulon convergeront par-delà l'océan Atlantique, où elles attireront les vaisseaux de Sa Majesté avant de surgir dans la Manche pour envahir l'Angleterre. Ce plan fou, Gilles Belmonte l'a mis en oeuvre avant de rejoindre sa frégate. Bientôt, notre héros nous embarque pour une hallucinante épopée de plusieurs mois et de milliers de milles, qui se soldera par le désastre que l'on connaît. Et si ce " coup de Trafalgar " masquait en réalité une page glorieuse de la Marine française ?
    À l'instar des opus précédents, Fabien Clauw nous conte cette bataille historique avec dextérité, justesse et une grande finesse dans la description des ressorts et jeux de stratégie.

  • Entrez dans la danse : une des plus sidérantes années de l'histoire de France commence.
    Fraîchement débarqué de l'île d'Elbe, Napoléon déloge Louis XVIII pour remonter sur son trône.
    " Son " trône ? Après Waterloo, le voilà à son tour bouté hors des Tuileries. Le roi et l'Empereur se disputent un fauteuil pour deux, chacun jurant incarner la liberté, la paix et la légitimité.
    Sur la scène de ce théâtre méconnu des Cent-Jours, deux fidèles de " l'Aigle " sont dans la tourmente. Deux héros oubliés liés par un sens de l'honneur et une loyauté hors du commun qu'ils vont payer cher...
    Au bal du pouvoir la valse des courtisans bat la mesure face à un peuple médusé. Chorégraphe d'une tragi-comédie en cinq actes, Sylvie Yvert tisse avec une savoureuse habileté ces destins contrariés. Une fable intemporelle, enjouée et amorale.

  • Et si Napoléon ne devait pas seulement sa gloire à ses conquêtes, mais à son extraordinaire bravoure face aux dangers ? David Chanteranne nous raconte ces douze moments méconnus, où le plus célèbre des empereurs s'est imposé en héros immortel face à ses contemporains en échappant de peu à la mort : une épidémie de peste qui décime son armée en Égypte en 1799 ; un attentat à la bombe dans les rues de Paris, la veille de Noël, en 1800 ; une balle perdue qui l'atteint lors de la bataille de Ratis-bonne en 1809 ; un homme qui voulait le poignarder à Vienne la même année ; un suicide manqué au château de Fontainebleau en 1814 ; ou encore son miraculeux sauvetage par les soldats de sa garde à la bataille de Waterloo en 1815. À la faveur de ces spectaculaires mises en abîme, ce livre revisite, autour de Sainte-Hélène et sous une forme totalement inédite, l'existence d'un des plus grands héros du XIXe siècle et de la France.  

  • Un grand roman d'aventure maritime où l'amour croise la mort, et le lecteur côtoie marins intrépides et brigands au grand coeur.
    Mars 1798.
    Robespierre a perdu la tête et Napoléon est encore dans les langes de Bonaparte. En ces temps tourmentés, intrigues et trahisons sont le quotidien d'hommes de pouvoirs cherchant autant à sauver leur tête qu'à faire fortune. En guerre contre la plupart des monarchies d'Europe, la France révolutionnaire compte l'Angleterre et sa puissante Royal Navy parmi ses ennemis. Hélas, à court de crédits, la flotte française souffre d'une corruption généralisée et une grande partie de ses officiers, de noble lignée, a migré. La jeune Marine Républicaine se consume sur les cendres de la défunte Royale...
    Dans cette ambiance bouillonnante du Directoire, décor inédit du genre, l'auteur plante le fougueux Gilles Belmonte, capitaine de frégate. Engagé dans la marine Royale à l'âge de 13 ans, il en a 29 lorsqu'il se voit confier un nouveau navire, l'Égalité, et une mission cruciale pour l'avenir de la France.
    Entre machinations des services secrets, combats en mer et amours naissants, son sens de l'honneur et son formidable instinct auront-ils raison d'un ennemi prêt à tout ?
    Fabien Clauw nous entraîne dans un grand roman d'aventure où les combats maritimes, criants de vérités, rivalisent avec une intrigue des plus passionnantes, le tout servi par une plume flamboyante.
    Prix littéraires :
    - Mention de l'Académie de Marine
    - Prix Ecume de Mer 2018

  • Dans le second tome de sa saga d'aventure, Fabien Clauw nous fait frémir avec verve et humour, des atterrages de Brest au fleuve Delaware, aux États-Unis.
    À la veille du coup d'État du 18 brumaire, de retour d'une campagne victorieuse aux Antilles, Gilles Belmonte végète loin des océans qui l'ont forgé, tandis que la patrie des Droits de l'Homme, en lutte contre les puissances européennes unies et fragilisée par dix années de tumultes, est aux abois. Ses finances exsangues. De l'or, les États-Unis en regorgent. Mais la guerre navale qui sévit entre ces deux nations complique les incursions dans les eaux américaines.
    Le jeune capitaine aux idéaux et au caractère bien trempés se voit confier une mission qui conduira sa frégate jusqu'à Philadelphie. Face au pouvoir américain et à ses puissants services secrets, saura-t-il honorer la confiance du nouveau Consul ? Le voici partagé entre son devoir et les retrouvailles tant attendues avec l'audacieuse Camille Desmaret fuyant la Martinique.
    " Les Anglais, qui dominent la mer et les romansqui la racontent, ont trouvé à qui parler ! "
    Libération " Jubilatoire ! Un vrai régal de lecture de bout en bout. " Librairie Le Gang de la clef à molette
    " Un nouveau Patrick O'Brian. "
    Livres Hebdo " Une grande fresque d'aventures historiques ! " Librairie Les Fables d'Olonne
    " Une saga prometteuse [qui] arrive comme une revanche depuis bien longtemps espérée. "
    Association des Officiers de Réserve de la Marine Nationale
    Pour le tome 1 - POUR LES TROIS COULEURS :
    - Mention de l'Académie de Marine
    - Prix Ecume de Mer 2018
    Pour le tome 2 - LE TRÉSOR DES AMÉRICAINS
    Prix Marine Bravo Zulu 2018

  • Le troisième tome des aventures de Gilles Belmonte démarre à vive allure.
    En cet été 1800, au terme d'une décennie de tourmentes, les armées de la République desserrent l'étreinte des monarchies continentales. Napoléon Bonaparte, désormais Premier Consul et victorieux à Marengo, imprime sa marque sur un État qu'il ne cesse de réorganiser.
    Du Pays de Galles à l'océan Indien, Gilles Belmonte, confronté aux jeux stratégiques des puissances coloniales comme à la détermination d'une société libertaire - celle des pirates et des corsaires - mènera-t-il à bien les périlleuses missions que lui a confiées Talleyrand ?
    Avec une culture historique remarquable et une écriture enlevée, l'auteur, ancien coureur au large, a su, en vrai marin, trouver le ton juste, le vocabulaire précis, la description parfaite de manoeuvres impeccables. Comme dans les deux premiers tomes, le récit est porté par un souffle épique.
    Tome 1 :
    Pour les trois couleurs (mention de l'Académie de Marine 2016, prix l'Écume de Mer 2018)
    Tome 2 :
    Le Trésor des Américains (prix Marine Bravo Zulu 2018)
    Tome 4 :
    Capitaine de Bonaparte La presse en parle :
    " Les Anglais, qui dominent la mer et les romans qui la racontent, ont trouvé à qui parler ! "
    Libération " Clauw vogue hardiment entre espionnage et aventure, patriotisme en pavillon. Comme ses modèles de plume et d'écume. Rien que ça. "
    L'Express " Une histoire passionnante qui deviendra, n'en doutons pas, une longue saga ! "
    Voiles et VoiliersPour le tome 1 - POUR LES TROIS COULEURS :
    - Mention de l'Académie de Marine
    - Prix Ecume de Mer 2018

  • Deux siècles de descendants de la dynastie qui a sidéré le monde !Ils sont dix-sept et auraient pu être plus nombreux. Le premier d'entre eux, Napoléon, est un géant de l'histoire. Autour de lui une famille, les Bonaparte, qui participa à son épopée mais perpétua aussi sa grandeur. Chacun, animé de ses forces et faiblesses, joua un rôle éminent dans son époque. Tous ont mené plusieurs vies, parfois loin de la France, au point d'apparaître tels d'excellents personnages de romans que n'auraient reniés ni Balzac ni Dumas.
    Pour les étudier, l'auteur a mené l'enquête à partir de sources renouvelées, d'études récentes, battant en brèche nombre d'idées reçues ou de légendes devenues vérité au fil du temps. Sur fond d'intrigues et avec une large place accordée au récit, le style vivant et alerte de Pierre Branda nous fait revivre leurs improbables et attachantes destinées.

  • Les réponses définitives sur la mort de Napoléon.Sainte-Hélène, 5 mai 1821. Napoléon Ier vient de succomber à une maladie de l'estomac. Inhumée sur l'île, sa dépouille va y reposer durant près de vingt ans avant d'être transférée aux Invalides en 1840. Tous les livres d'histoire relatent ces faits.
    Or, ces dernières d'années ont vu émerger les thèses " empoisonnistes " et " substitutionnistes ". Insensées et sans fondement historique, répondent les auteurs. Mais il n'est jamais aisé d'aller à contre-courant d'affirmations aussi sensationnelles. Pourtant, grâce à Thierry Lentz et Jacques Macé, ces questions trop longtemps débattues trouvent ici une réponse définitive.

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    Les deux figures de proue de l'histoire de France au prisme du meilleur historien français actuel.Napoléon Bonaparte et Charles De Gaulle sont les deux personnalités historiques préférées des Français, les deux chefs d'État emblématiques de la France moderne. Conjuguant la finesse de l'analyste, la hauteur de l'historien et la force de l'écrivain, Patrice Gueniffey offre un essai sans précédent et qui fera date croisant l'itinéraire et la personnalité des deux géants autour d'une réflexion structurante sur la figure du sauveur à la française.
    Partageant une même formation militaire, chacun a mis à profit le chaos d'un régime moribond (Directoire, IVe République) pour s'emparer du pouvoir et créer de toutes pièces un régime fondé sur le primat de l'exécutif et la centralisation administrative. Leurs deux Consulats font aujourd'hui l'objet d'une admiration générale servie il est vrai par leur génie de la propagande (bulletins de la grande-Armée et proclamations de Bonaparte ; conférences de presse du général) mise au service d'un dessein rassembleur et d'une même quête de la grandeur. Ces deux grands politiques furent aussi d'authentiques écrivains (
    Le Mémorial de Sainte-Hélène et les
    Mémoires de guerre voisinent dans la bibliothèque de la Pléiade), entrés vivants dans la légende après un règne d'une durée similaire (1799-1815 ; 1944-46 puis 1958-69). La tragédie de leur chute et la solitude de leur fin ont conspiré à créer leur mythe, écrasant leurs successeurs tout en continuant d'éblouir.
    Mais ils furent aussi profondément différents, la démesure impériale contrastant par exemple avec le pragmatisme gaullien qui sut accomplir le deuil de l'Empire pour privilégier l'Europe que l'Aigle déchira. Sur tous ces points, et bien d'autres encore, l'auteur apporte du neuf, questionne, ouvre des perspectives, interroge notre présent à la lumière de ces deux astres qui éclairent toujours notre présent à condition de ne pas se laisser éblouir.
    " Un des plus brillants essayistes contemporains " Marc Riglet,
    Lire." La plume est éblouissante, parfois féroce, à l'image de ses sujets, l'analyse fine faisant souvent son miel de textes enthousiasmants " François-Guillaume Lorrain,
    Le Point.
    " Un essai magistral " Jacque de Saint Victor,
    Le Figaro littéraire.
    " Cette lecture est passionnante, d'autant plus que l'auteur [...] écrit remarquablement bien " Maurice Szafran,
    Challenges.

  • Le 22 septembre 1822, quatre sergents sont guillotinés à Paris. Trois d'entre eux avaient appartenu à la Grande Armée de Napoléon. Déçus par la monarchie restaurée de Louis XVIII, ils s'étaient laissé séduire par un projet d'insurrection fomentée par la Charbonnerie, société secrète où on retrouve des libéraux, et à la tête de laquelle est le célèbre général La Fayette. Découverte à La Rochelle en mars 1822, la conspiration donne lieu à un procès auquel échappent les chefs de file. Seuls sont condamnés des seconds couteaux. Les royalistes ultras désormais à la tête du pays ont voulu faire un exemple. L'indignation est générale. Pendant un siècle et demi, du jour de l'exécution à la Seconde Guerre mondiale, le martyr des quatre sergents de La Rochelle sera répété, raconté, révéré, employé comme un argument définitif contre une monarchie abusive, par les bonapartistes, bien sûr, mais aussi par les républicains de toutes les sortes. Jacques-Olivier Boudon dévoile non seulement les coulisses d'un des plus fameux complots du XIXe siècle, mais aussi celui d'un mythe fédérateur des oppositions au roi, au pouvoir arbitraire, à l'oppression, trente ans à peine après la Révolution française et la prise de la Bastille.

  • Qui, en dehors d'Haïti, a déjà entendu parler de la bataille de Vertières, point d'aboutissement spectaculaire et sanglant de la guerre d'indépendance haïtienne? Qui sait que cet affrontement s'est soldé, en 1803, par l'une des pires défaites napoléoniennes? Que les Noirs s'y réclamaient des idéaux de la Révolution? Ceux qui connaissent cette histoire sont peu nombreux, car la France vaincue s'est employée à effacer les traces de sa déconfiture. Pourtant, cette bataille aurait dû faire date : son issue, désastreuse pour la puissance coloniale française, allait fissurer de manière irrémédiable les assises de l'esclavage.

  • Qui, en dehors d'Haïti, a déjà entendu parler de la bataille de Vertières, point d'aboutissement de la guerre d'indépendance haïtienne? Qui sait que cet affrontement s'est soldé, en 1803, par l'une des pires défaites napoléoniennes? Que les Noirs s'y réclamaient des idéaux de la Révolution? Pourtant, cette bataille aurait dû faire date: son issue, désastreuse pour la puissance coloniale française, allait fissurer de manière irrémédiable les assises de l'esclavage.

    Dans cet ouvrage, Jean-Pierre Le Glaunec décrit la violence inouïe de cette guerre entre maîtres et anciens esclaves, entre les forces des généraux Leclerc et Rochambeau et l'armée, dite «indigène», de Jean-Jacques Dessalines. Il interroge le sens de son occultation par l'historiographie française, mais aussi le rapport trouble que l'élite du pouvoir haïtienne entretient avec sa mémoire, symbole d'émancipation parfois encombrant pour qui désire maintenir les populations asservies.

  • " Loin de la légende, écrit Jean Tulard, Alain Frerejean nous offre un tableau complet de cette confrontation entre le conquérant et la mort, des tendances suicidaires de sa jeunesse, loin de sa Corse natale, aux derniers jours d'une lente agonie. "
    Plus de trente fois, il a frôlé la mort. Toujours il lui a échappé.
    Les obus et les balles de l'ennemi, le poignard des assassins, les machines infernales des comploteurs, la noyade, la chute dans les précipices, la chasse à l'homme, le poison qu'il s'est lui-même versé, les duels de sa jeunesse... À se demander ce qui l'a sauvé. À moins que la Providence s'en soit mêlée... mais l'Empereur croyait-il en Dieu ? ou à sa bonne étoile ?
    À l'évidence, Napoléon fut un chevalier sans peur. Mais combien de millions d'hommes a-t-il envoyés au trépas, sans plus de haine que de remords ? Que ressentait-il quand il arpentait le champ de bataille, entendant le cri des mourants : " Vive l'Empereur ! " Et comment expliquer qu'après avoir vainement cherché la mort à Arcis-sur-Aube, à Montereau, à Fontainebleau, à Waterloo, il n'ait pas cherché à la devancer à Sainte-Hélène ?

  • Pour comprendre Napoléon, pour comprendre la fascination qu'il exerce sur nous deux cents ans après sa mort, il faut passer par Rome. Stendhal nous l'apprend dès les premières lignes de La Chartreuse de Parme : « après tant de siècles, César et Alexandre avaient un successeur. » Quoi ? Nous préférons regarder l'Antiquité comme un aimable decorum, offrir l'image d'Épinal d'un Napoléon costumé en Romain, alors qu'elle pourrait bien être son ADN. De la soif de conquête à l'apothéose finale, Napoléon Bonaparte a sculpté sa légende dorée ou noire dans le marbre antique faisant de son gouvernement un précis d'histoire romaine, des fondations de la République jusqu'aux règnes de Constantin et de Justinien, favorisant la paix religieuse, promouvant le Code civil... ou organisant un véritable culte de sa personne, fidèle aux empereurs sanguinaires dépeints par Suétone. Car de la Rome antique, Napoléon retient avant tout la leçon d'immortalité. Le premier empereur des Français serait-il le dernier Romain ? La réponse dans cet essai novateur qui recèle bien des surprises.

  • Héros méconnu de l'épopée napoléonienne, Eugène de Beauharnais (1781-1824) est né du premier mariage de l'impératrice Joséphine avec le général de Beauharnais, guillotiné sous la Terreur. Fils adoptif de Napoléon, vice-roi d'Italie, chef d'armée, prince allemand, il occupe une place centrale et originale dans l'univers impérial.

    La rencontre de sa mère avec Bonaparte détermine son existence. Napoléon voue à Eugène une grande affection, l'éduque, le forme à la guerre et à la politique, le marie à la fille du roi de Bavière et l'adopte solennellement en 1806. Il le prépare à lui succéder en lui déléguant le gouvernement de l'Italie comme vice-roi et en lui confiant des armées. Eugène fait alors ses preuves et paraît appelé à gouverner un jour l'Empire ou à en assurer la régence pour le roi de Rome. Le destin en décida autrement après le divorce de Napoléon, son remariage avec Marie-Louise et la naissance de l'Aiglon.

    Eugène de Beauharnais fut le seul de la famille impériale à répondre parfaitement à l'idéal napoléonien de fusion sociale et d'intégration européenne. Très populaire, il laisse une image associant le sérieux de l'homme d'État en Italie et la bravoure du soldat français en Russie, à la gaieté, la jeunesse, l'amour aussi, très romanesque, avec sa jeune épouse. Sa descendance nombreuse a fait d'Eugène l'ancêtre de presque tous les souverains européens.

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