Rackham

  • La légende urbaine voudrait que Leonardo DiCaprio ait enchaîné trente-deux conquêtes - toutes de sublimes top models - mais sans tomber amoureux d'une seule. Faut-il en chercher les raisons dans les arcanes de la société de consommation et sa propension au narcissisme ? Dans les lois de la biologie ? Ou, tout bêtement, dans le fait que ce cher Leo ne soit pas encore tombé sur la bonne ? Et nous, dans tout ça, sommes-nous, comme lui, des complexés de l'engagement ? Liv Strömquist, que l'on ne présente plus, a choisi d'intituler sa nouvelle bande dessinée La rose la plus rouge s'épanouit, en référence et hommage à un vers de la poétesse américaine féministe Hilda Doolittle (H.D.) qui, dans sa vie comme dans ses écrits, prônait des amours libérées. Une nouvelle occasion pour elle de disséquer les comportements amoureux à l'ère du capitalisme tardif et de les interroger : comment maîtriser les élans du coeur ? Que faire en cas de chagrin d'amour ? Pourquoi les histoires d'amour finissent-elles mal, en général... ? Et pourquoi certaines personnes papillonnent-elles sans jamais se poser ? Avec sa pertinence et son humour habituels, l'auteure entrechoque les références attendues et d'autres qui le sont moins - entre Beyoncé, les Schtroumpfs, des acteurs de télé-réalité, Jésus ou encore des sociologues... - pour sonder les coulisses de la passion. Savez-vous que Socrate était un véritable Don Juan avant l'heure, ou bien ce qu'est devenu Thésée, une fois le fil amoureux d'Ariane rompu ? Ou, encore, connaissez-vous Lady Caroline Lamb, ici érigée en modèle, dont les coquetteries avec Lord Byron ont défrayé la chronique de l'époque ? Autant d'exemples qui permettent à Liv Strömquist de dévoiler une véritable anatomie de l'éros en quelques battements...

  • L'origine du monde

    Liv Strömquist

    • Rackham
    • 10 Mai 2016

    Une certaine partie du corps de la femme, celle que Gustave Courbet a évoquée dans son ta-bleau L'origine du monde, a suscité et continue de susciter l'intérêt un peu trop «vif« de certains représentants de la gent masculine. C'est ainsi que le Dr. Kellogs, l'inventeur des corn-flakes, a pu affirmer que la masturbation provoque le cancer de l'utérus et le Dr. Baker-Brown a pu préconiser l'éradication de l'onanisme féminin par l'ablation du clitoris (la dernière a été pratiquée en 1948). Si le corps médical n'y va pas avec le dos de la cuillère, les philosophes ne sont pas en reste. Jean-Paul Sartre peut ainsi écrire « ... le sexe féminin... est un appel d'être, comme d'ail-leurs tous les trous ». Sous la plume acérée de Liv Strömquist défile toute une galerie de personnages (pères de l'église et de la psychanalyse, pédagogues, sexologues) dont les théories et les diagnostics ont eu des conséquences dévastatrices sur la sexualité de la femme.

  • Lors d'une conférence de presse après ses fiançailles avec Diana, le prince Charles dut répondre à la question : « Êtes-vous amoureux ? » Après une petite hésitation, il répondit : « Oui... Quel que soit le sens du mot « amour ». Or, en lisant la presse people quelques années plus tard, on constata que, de toute évidence, Charles et Diana n'attribuaient pas du tout le même sens au mot « amour »... En feuilletant les mêmes magazines, on pouvait aussi se demander comment Whitney Houston avait pu tomber amoureuse d'un sale type comme Bobby Brown, et de remarquer au passage qu'en matière d'amour, le bonheur de l'un ne fait pas forcement celui de l'autre. « Qu'est-ce donc que l'amour ? » Forte du constat que les déconvenues sentimentales sont loin d'être l'apanage exclusif de quelques chanteuses ou têtes couronnées, Liv Strömquist mène sa réflexion sur le pourquoi du comment de la relation amoureuse. Ainsi, les moindres faits et gestes de Charles, Diana, Whitney, Bobby Brown (et d'une foule de philosophes, écrivains et hommes politiques qui peuplent les pages de Les Sentiments du Prince Charles) se mêlent à des faits historiques ou à des situations tirées du quotidien. En replaçant les liaisons sentimentales dans leur contexte socio-culturel, elle invite à reconsidérer la relation amoureuse autrement que selon la norme hétérosexuelle-monogame.

  • C'est d'épouses, fiancées et copines dont il est question dans ce livre... Madame Elvis Presley, Madame Joseph Staline, Madame Jackson Pollock... et plein d'autres. Réunies par un seul et même destin : être les victimes d'hommes incapables de se comporter de façon normale et raisonnable avec leur partenaire. Qui étaient vraiment ces femmes et comment leur désir de vivre un amour romantique a pu pourrir à un tel point toute leur existence ? Page après page, Liv Strömquist lance ses flèches empoisonnées contre l'ordre patriarcal. Elle en explore dans les moindres recoins les dispositifs de domination sans oublier de donner au passage, toujours avec l'humour cinglant et la légèreté qui sont les siennes, des réponses à des questions telles : Qui étaient les pires boyfriends de l'Histoire ? Pourquoi Ingmar Bergman a cru bon féconder toutes les femmes qui, en Suède, avaient des ambitions artistiques ? Pourquoi l'archange Gabriel appelait les femmes des « putains » ? Pourquoi tous les enfants sont-ils des conservateurs bien de droite ? Et pourquoi les hommes qui défendent le plus les valeurs de la famille nucléaire (à l'instar d'un certain Pape) ne vivent jamais dans ce type de famille ? En s'appuyant sur des références qui vont de la sitcom « Friends » à la biographie de Staline de Simon Sebag Montefiore, Liv Strömquist poursuit avec intelligence et finesse sa critique sans concessions des valeurs masculines qui dominent la société contemporaine.

  • Grandeur et decadence

    Liv Strömquist

    • Rackham
    • 19 Septembre 2017

    La finance qui règne sans partage, le gouffre qui ne cesse pas de se creuser entre richesse et pauvreté, la mainmise de la classe aisée blanche sur la culture et les médias, la gauche qui a renoncé à faire de la politique et l'a remplacée par un creux moralisme, les gargouillis identitaires...
    Liv Strömquist s'éloigne le temps d'un livre des thématiques des Sentiments du prince Charles et de L'Origine du monde pour brosser un portrait sans concession de nos chancelantes démocraties européennes. Si le sujet a changé, l'approche de l'auteure suédoise n'a pas bougé d'un iota :
    Partant une fois de plus d'une galerie d'exemples bien choisis, l'analyse de Liv Strömquist est toujours documentée, brillante et - avant tout - extraordinairement drôle. Un manifeste politique limpide et humaniste, une lecture salvatrice dans cette époque confuse et agitée.

  • Le 30 novembre 1900, Oscar Wilde meurt, à 46 ans seulement, dans une chambre miteuse d'un petit hôtel rue des Beaux-Arts à Paris. Il avait été emprisonné cinq ans plus tôt pour homosexualité, et l'intégralité de ses biens avaient été saisis. Après deux ans de travaux forcés, une fois libéré, il avait quitté l'Angleterre pour Paris, sous une fausse identité, où il a vite sombré dans la déchéance. Démuni, alcoolique, il n'a plus écrit une seule ligne.
    Antithèse de cette fin de vie misérable, l'existence du dramaturge et poète irlandais a été conçue comme une oeuvre d'art. Il considérait en effet sa vie comme le lieu de son génie, tandis que son oeuvre n'était que celui de son talent. Wilde a toujours aimé se regarder dans le miroir de La Divine Comédie, jusqu'à en comparer des passages à des épisodes de sa propre vie. Sa mort, image du drame implacable d'un homme ayant tout eu et tout perdu d'un coup, n'est en outre pas sans rappeler le huitième cercle de l'Enfer de Dante, le Malebolge.
    Sous le pinceau virtuose de Javier de Isusi, dans une ambiance crépusculaire rehaussée par de superbes lavis sépia, se déroule l'inexorable descente aux enfers d'Oscar Wilde : dans les méandres de nuits parisiennes, entre alcool, voyous et prostitués, ou lors de rencontres avec Gide, Toulouse-Lautrec, les frères Machado et les rares amis qui ne l'avaient pas abandonné. Le récit de la chute du poète s'interrompt parfois pour donner voix et corps aux autres protagonistes de la tragédie qui se joue, à travers de brefs entretiens imaginaires délivrant anecdotes et impressions personnelles.
    Javier de Isusi ne se borne donc pas au rôle de biographe scrupuleux à l'ouverture de son petit théâtre sur la scène duquel défilent les trois dernières années de la vie d'Oscar Wilde. Il se pose en investigateur, interrogeant l'homme et l'oeuvre. Qui était cet écrivain déchu qui, quelques années plus tôt, outrait les conformistes avec ses phrases assassines et ses élégants paradoxes ? Le personnage Wilde avait-il fini par engloutir son créateur ? Pour quelles raisons avait-il cessé d'écrire à sa sortie de prison ? Tentant d'éclaircir ces quelques mystères, Javier de Isusi fait petit à petit tomber le masque du poète.
    Il dresse un portrait d'homme sans filtre tout en livrant un récit passionnant sur l'art et la vie, la morale et le plaisir, l'être et le paraître. Le 22 octobre 2020, Javier de Isusi s'est vu décerner le prestigieux Premio Nacional del Cómic, sous le parrainage du ministère de la Culture espagnol, pour La Divine Comédie d'Oscar Wilde.

  • Zénith

    Maria Medem

    Tous les jours, à l'heure où le soleil atteint son zénith et le ciel prend la couleur du jus d'orange, le Potier et le Souffleur de verre se retrouvent pour déjeuner autour d'une immense table. Ils entretiennent une relation apparemment très formelle et pendant le repas ils échangent leurs impressions sur la seule chose qu'ils semblent partager : un sommeil troublé, ponctué d'insomnies et de rêves si saisissants qu'ils laissent planer un soupçon de somnambulisme.
    Puis, un jour, un fait déconcertant se produit : au réveil, l'un d'eux trouve tout son travail de la veille réduit en pièces et éparpillé au sol. Pourtant, personne ne semble s'être introduit chez lui. Puisant dans ses souvenirs, il essaie alors de trouver la solution à cette énigme. Dans Zénith, récit qui est avant tout visuel et sensible, María Medem nous plonge d'emblée dans une atmosphère où règnent le mystère et l' ambiguïté.
    Par une parfaite maîtrise de son étonnante palette de couleurs, des mouvements de caméra et des changements de perspective, María Medem crée page après page des paysages surprenants, nous faisant voyager dans cet univers étrange à la découverte de la dimension onirique du réel.

  • Quo vadis, Katalin ? Nouv.

    Quo vadis, Katalin ?

    Kati Kovacs

    • Rackham
    • 10 Septembre 2021

    De nature inquiète mais l'esprit libre et indépendant, Katalin entend bien être seule maîtresse de son destin. La voici donc qui quitte le confort certes douillet mais ô combien austère de son pays natal, direction le Sud et la Ville Eternelle qui l'intrigue et la fascine depuis toujours. Sitôt arrivée, son enthousiasme et sa détermination se heurtent à une réalité loin d'être idyllique. Confrontée aux problèmes ordinaires de tout immigré fraîchement débarqué - trouver une maison, un travail, nouer des liens, etc.
    -, Katalin doit surtout surmonter une autre difficulté : être une femme dans un monde où les hommes dominent sans partage. Harcelée à tout bout de champ, l'opiniâtre jeune femme résiste, jusqu'au jour où le pire arrive... Avec l'humour caustique qu'on lui connaît et tout en pudeur et subtilité, Kati Kovács s'attaque dans Quo Vadis, Katalin au délicat sujet des violences sexistes. Mélange original de fiction et d'autobiographie, ce nouvel album est sans doute l'oeuvre la plus personnelle de la Finlandaise publiée à ce jour.

  • Palestine

    Joe Sacco

    • Rackham
    • 24 Novembre 2015

    En décembre 1991 et janvier 1992, pour connaître un autre point de vue que celui donné par les médias américains, Joe Sacco part en Palestine dans la bande de Gaza et en Cisjordanie. De ses ren-contres dans les camps de réfugiés et les territoires occupés, il tirera un livre majeur qui marquera l'acte de naissance du journa-lisme en bande dessinée.
    Palestine offre un bouleversant témoignage humain et un docu-ment de première importance sur le conflit israélo-palestinien qui, à des années de sa première publication, n'a pas perdu une once de sa pertinence et de sa force. Cette édition de Palestine, désormais considéré comme un des grands classiques de la bande dessinée de reportage, est accompagnée d'une préface originale de l'intellectuel et critique littéraire palestinien Edward Said ; et d'un texte où Sacco commente les passages clé de son livre tout en fournissant un éclairage précieux sur sa méthode de travail. Cette partie introductive est illustrée par de nombreux documents tels des pages des carnets de l'auteur, des esquisses et des photos.

  • Sorti pour la première fois en France en 1994 (un an après sa sortie en album aux États-Unis), le premier volume de la saga de la Ville du péché est considéré comme une des oeuvres majeures de Frank Miller, qui a marqué l'histoire de la bande dessi-née. Politiciens véreux, prostituées, femmes fatales, voyous et pauvres types se croi-sent dans les pages de Sin City, composant une fresque cynique et parfois ironique d'une société malade. Hybridation entre roman noir, univers des super-héros et codes du manga, Sin City surprend encore aujourd'hui par son scénario admirable-ment construit et l'élégance puissante du noir et blanc de Miller.
    À l'occasion du vingtième anniversaire de sa première sortie, Rackham réédite l'intégralité de la série dans un nouveau format et avec de nouvelles couvertures, en com-mençant par ce premier volet qui va prendre désormais le titre de The hard goodbye que Miller lui a attribué en hommage à Raymond Chandler.

  • La chasse

    Alberto Vázquez

    « Tu poursuivras la bête et la transperceras de ta flèche. Tu couperas sa tête, mangeras son coeur et boiras son sang. Elle t'apprendra à voir le vrai visage du monde ».
    Obéissant à l'oracle, l'homme se met à traquer l'animal, gibier capable de sustenter toute sa famille, toute sa tribu. S'enfonçant dans la forêt inhospitalière, nécrosée, le chasseur flaire sa pâture, perd sa trace puis la retrouve. La quête devient alors initiatique : la proie se fait guide, l'homme et l'animal, s'agrègent pour écrire, par-delà l'espace et le temps, leur tragédie commune.
    Dans ses précédents travaux de bande dessinée (Psychonautes) et de cinéma d'animation (Psiconautas, los niños olvidados et Decorado), Alberto Vázquez dénonçait les ravages de la pollution massive et la déshumanisation croissante de notre modèle social. Autant de métaphores dystopiques qui lui ont permis de mettre en évidence l'échec de la modernité, que la science et le progrès, ces mythes, ne peuvent désormais plus enrayer.
    Ces thèmes constituent de nouveau le coeur de La chasse, haletant récit de traque et de survie mêlant rites primitifs et initiatiques où Vázquez recompose le couple ancestral homme / animal, lui seul qui pourrait endiguer la destruction du vivant. Tissées d'échos à l'art pariétal, à la peinture classique chinoise ou encore à l'expressionnisme sombre de Lynd Ward et Frans Maaserel, les pages de La chasse sont de plus émaillées de lavis saisissants. Le tout est mis au service d'une allégorie puissante à la poésie déchirante, qui incite à la réflexion.

  • Situé chronologiquement avant les faits racontés dans The hard goodbye, J'ai tué pour elle est l'épisode de Sin City qui colle de plus près à la tradition du roman hard-boiled : jolies filles, belles voitures, corruption, sensation de danger imminent... Au centre du récit, Ava Lord, la belle et terrible mante religieuse, tue et dévore tous ceux qui s'approchent trop d'elle. En toile de fond - toujours enveloppée par une atmosphère violente et oppressante - Basin City, la ville du péché, ses bas fonds et ses beaux quartiers, ses criminels et ses flics pourris.

  • Le protagoniste de Le grand carnage est à nouveau Dwight Mc Carthy, le person-nage central de J'ai tué pour elle. Le récit, toujours un polar, tourne autour d'un meurtre et d'un cadavre dont il faut à tout prix se débarrasser. Le fil conducteur est celui d'une course poursuite qui se déroule à un rythme endiablé, ponctuée d'affron-tements et de véritables... carnages. En toile de fond, défilent les quartiers de Basin City, dont on commence à apercevoir la géographie, et en particulier la "vieille ville" où les prostituées font la loi. Miho, la prostituée-ninja, y fait sa première apparition : véritable machine à tuer, nous la croiserons à nouveau dans les épisodes suivants.
    Sans doute l'épisode le plus violent et sanguinaire de la saga de Sin City, remar-quable pour son découpage sans bavure, qui insuffle au récit un exceptionnel dyna-misme.

  • Gorazde

    Joe Sacco

    • Rackham
    • 14 Novembre 2014

    Issu du travail sur le terrain entrepris par Joe Sacco entre 1995 et 1996, Goražde est le récit passionné et rigoureux du calvaire de la ville et de ses habitants pendant la guerre qui a rava-gé l'est de la Bosnie de 1992 à 1995. Pendant les quatre mois passés là-bas, Sacco a recueilli les témoignages des survivants et observé leurs conditions de vie pour réaliser ce qui peut être défini comme l'un des ouvrages majeurs traitant de cet épisode tragique de l'histoire contem-poraine. La rigueur journalistique de Sacco, son souci constant de séparer les témoignages recueillis de ses propres opinions, les digressions minutieusement documentées sur le dérou-lement de la guerre en ex-Yougoslavie, sa maîtrise du langage de la bande dessinée en font un modèle de « reportage en bande dessinée ».

  • Un gars paumé recherche un peu de chaleur dans les bras d'une fille à la beauté renver-sante, une petite frappe est à la recherche d'un coup tordu à faire, des pauvres types ne font que se retrouver au mauvais moment au mauvais endroit, pendant qu'un grand gaillard marche silencieux sous la neige.
    Onze histoires courtes où l'on retrouve des personnages bien connus : Marv, Miho ou le tandem Klump & Schlubb. Tueurs, règlements de comptes et femmes fatales sont, comme à l'accoutumée, au rendez-vous.
    Après le jaune de Cet enfant de salaud, Frank Miller ajoute des petites touches de cou-leur à l'univers en noir et blanc de Sin City. du bleu, du rose, du rouge soulignent dans ce volume, caractères et situations.
    À l'occasion du vingtième anniversaire de la publication du premier épisode de Sin City, Rackham réédite l'intégralité de la série dans un nouveau format et avec de nouvelles couvertures, spécialement dessinées par Frank Miller.

  • Sin City, comme toutes les villes où règne le crime et la violence, a une pègre et cette pègre a un parrain, Don Giacco Magliozzi. Comme tous ses semblables, il a un code d'honneur et des valeurs, la famille par-dessus tout, avec lesquels il ne badine pas du tout. Un soir, à la sortie d'un restaurant, un petit truand flingue un indic' et sa copine, qui n'est autre que la nièce de Magliozzi. Le malheureux petit truand va devoir faire face à la vengeance du parrain. Une traque impitoyable démarre aussitôt. mais les choses se compliquent quand une balle perdue tue une fille de la Vieille Ville. Miho, la terrible petite tueuse, reprend du service. la pègre de Sin City va en faire les frais.
    Valeurs familiales est le seul tome de la série Sin City a ne pas avoir été préalablement publié sous forme de comics.
    À l'occasion du vingtième anniversaire de la publi-cation du premier épisode de Sin City, Rackham réédite l'intégralité de la série dans un nouveau format et avec de nouvelles couvertures, spécia-lement dessinées par Frank Miller.
    Couverture cartonnée, dos rond, tranche-fil rouge. bref : un collector !

  • Depuis une dizaine d'années, la question libyenne divise profondément l'opinion publique internationale, entre les adversaires et les partisans de l'intervention armée de 2011 qui a conduit à la chute de Kadhafi. À l'échelle européenne, les dissensions se cristallisent autour des migrants. D'un côté, certains croient que le flux ininterrompu de migrants vers les côtes méridionales du continent doit absolument être endigué et que les centres de détention - licites ou non - sont une solution. De l'autre, certains pensent que les migrants emprisonnés en Libye doivent fuir les camps et se mettre à l'abri des trafiquants et autres exploiteurs.
    Mais il faut se méfier de tout manichéisme : la réalité est plus complexe et il appartient à tout un chacun de s'en informer. Libye fait le portrait d'un pays bien différent de celui des médias et des réseaux sociaux. Il montre la Libye des Libyens, celle des files d'attente devant les banques en quête d'un argent dévalué. La Libye de ceux qui ont combattu le régime de Kadhafi et qui maintenant regrettent une époque où, au moins, ils se sentaient en sécurité et ne manquaient pas d'argent, d'électricité ou d'essence. La Libye des personnes âgées ayant traversé des années de dictature et qui aujourd'hui continuent à surveiller leurs arrières. La Libye des mères attendant à leur fenêtre leurs enfants qui ne reviendront pas. Ou encore la Libye des gens ordinaires en proie à une terreur quotidienne, soumises au chantages des milices, faisant face à des abus et des enlèvements.
    Les paroles de Francesca Mannocchi et les dessins de Gianluca Costantini ne cessent d'interroger notre propre sens moral. Aussi terrible soit-elle, l'histoire qu'ils racontent laisse malgré tout filtrer quelques notes d'espoir.

  • The fixer

    Joe Sacco

    • Rackham
    • 19 Octobre 2015

    Lors de son premier voyage à Sarajevo en 1995, Joe Sacco fait la connaissance de Neven - un jeune serbo-bosniaque - qui devient bientôt son fixer attitré pendant le conflit en ex-Yougoslavie. Par ce terme (parfois traduit en français par le mot « fixeur ») on désigne le guide-interprète-chauffeur-négociateur devenu l'auxiliaire indispensable de tout journaliste de terrain qui couvre un conflit majeur. Entre Sacco et Neven s'établit bientôt une relation intense, rythmée par des demandes d'argent, des élans d'amitié sincère et, surtout, par de longs monologues où l'ancien baroudeur livre au reporter fraichement débar-qué sa vérité sur une guerre qui va bientôt s'achever. The Fixer est avant tout un livre sur Neven et sur sa vision du monde. Ses contrevérités et ses omissions sont le point de départ d'une analyse des réactions de la société bosniaque face aux traumatismes de la guerre et, plus encore, face à l'après-guerre qui se prépare ; Joe Sacco ajoute ainsi une dimension supplémentaire à son remarquable travail d'investigation sur la guerre en ex-Yougoslavie et achève, comme l'a écrit Edward Saïd, un « véritable travail politique et esthétique d'une extraordinaire originalité ».
    Cette édition de The Fixer est précédée d'un texte de Joe Sacco qui retrace la genèse du livre à travers des extraits commentés de ses carnets, et suivie d'une interview inédite de Neven. Les notes de Sacco sur les personnages et les lieux , enrichies de dessins et de photographies, contri-buent à fournir au lecteur un éclairage complet sur l'oeuvre et les circonstances de sa création.

  • Ancien Navy Seal, Wallace gagne maintenant sa vie comme dessinateur de presse. Un soir, alors qu'il se balade seul en bord de mer, il aperçoit une jeune fille se jeter du haut d'une falaise. Sans hésiter, il plonge à son tour, parvient à la sortir de l'eau et la sauver. Entre Wallace et la jeune fille, Esther, nait d'emblée une forte sympathie qui ne tarde pas à se transformer en attirance réciproque ; ensemble, ils sont heureux et décident d'aller boire un verre dans un bar : Wallace raconte son passé militaire et Esther les débuts de sa carrière d'actrice. Mais, lors qu'il est sur le point d'embrasser Esther, Wallace perd connaissance. À son réveil, il comprend avoir été drogué. Esther a disparu et Wallace décide de la retrouver à tout prix...
    À l'occasion du vingtième anniversaire de la publication du premier épisode de Sin City, Rackham réédite l'intégralité de la série dans un nouveau format et avec de nouvelles couvertures, spécialement dessinées par Frank Miller. Couverture cartonné, dos rond, tranche-fil rouge. un collector !

  • Peter Hickey, retraité, a trois passions : Dieu, les oiseaux et les enfants. Mais cet ornithologue amateur souffre de ce qu'on pourrait appeler "le syndrome du Saint" et il se voit fusionner avec le Tout-Puissant et sa création ; cependant, si le Dieu qu'il invoque lui reste muet, les oiseaux n'hésitent pas à l'insulter et lui reprochent ouvertement son attirance inadaptée envers les enfants. Peter, lui, est dans le déni total, affirmant " être aux pédophiles ce que les ornithologues sont aux chasseurs ".
    Sa vie, tout entière solitude et évitement, éclate en morceaux le jour où Mortimer, son meilleur ami, est arrêté pour trafic d'images à caractère pédophile. Dans Le Goût des oiseaux, Francisco Sousa Lobo aborde la pédophilie avec intelligence, chaque touche, comme l'écrit LL de Mars, " nous faisant lentement approcher la psyché de la figure centrale [... ] de manière à produire, très finement, plus de questionnement et de trouble que de réponses ; ce sont les mouvements de fond des représentations de l'enfance chez l'adulte qui sont décortiqués, exposés à la lumière de désirs informulables, conduits dans de beaux couloirs métaphoriques, plutôt que la lecture factuelle d'une criminalité sexuelle tangible ".
    Récit aux tons poétiques et mélancoliques, ponctué de silences et de décalages subtils entre texte et images, Le Goût des oiseaux laisse s'exprimer l'extraordinaire talent narratif de Francisco Sousa Lobo.

  • Le trésor de Lucio

    Belatz

    Figure emblématique de militant libertaire, Lucio Urtubia Jiménez est, avant tout, un homme d'action. Car, comme il aime souvent le répéter "Un révolutionnaire qui ne fait rien finit pour ressembler à un curé". Toute l'existence de Lucio a été une lutte incessante contre l'oppression et pour un monde libre et juste ; au soir de sa vie, il a accepté de la raconter lors de longues entretiens avec Mikel Santos "Belatz" pour en faire une bande dessinée. C'est son héritage, le trésor de Lucio. De son enfance dans un village de Navarre à son émigration en France, de son travail de maçon à ses premiers contacts avec l'anarchisme, des expropriations au dépens des banques en soutien à la lutte contre le fascisme à la fabuleuse arnaque aux chèques de voyage qui a fait chanceler Citybank, la bande dessinée de "Belatz" ne néglige aucun épisode de l'aventureuse trajectoire de l'anarchiste navarrais dans un récit plein de force, de passion et d'action, tout comme la vie de Lucio.

  • 300

    ,

    • Rackham
    • 10 Avril 2017

    Dès son enfance, Frank Miller a été fasciné par le récit de la bataille des Thermopyles et du combat héroïque du roi Léonidas et de ses Spartiates. La version qu'il livre dans les pages de 300 diverge largement des faits historiques, tout en étant marquée par les thématiques communes à l'ensemble de son oeuvre :
    Célébration du surhomme et de son esprit de sacrifice, légitimation de la violence comme vecteur de liberté... Si l'approche de Miller peut paraître originale tout autant que déconcertante, la puissance de son trait, magnifiquement secondé par la mise en couleurs de Lynn Varley, sa maîtrise de la composition et du rythme narratif surprennent et émerveillent le lecteur à chaque page de cette fresque épique. Le maître américain est au sommet de son art.

  • Au moment de sa première publication, en 1974, l'adaptation des Mythes de Cthulhu de H.P. Lovecraft par Alberto Breccia fit l'effet d'une véritable bombe. Les critiques et la profession saluèrent unanimement le formidable bond en avant accompli par Breccia. Ce qui les étonna et qui étonne encore aujourd'hui, en permettant de classer les Mythes de Cthulhu parmi les grands chefs-d'oeuvre de la bande dessinée, c'est la véritable débauche de solutions graphiques et d'expérimentations mises en oeuvre par le Maître : pinceau sec, collages, utilisation de textures imprimées, tous ces moyens sont employés avec une surprenante liberté créative pour construire des nouveaux types de lumières et de matières. Parallèlement, Breccia développe un style différent pour chaque histoire, en passant avec aisance du réalisme à l'abstrait, pour coller le plus possible à l'atmosphère du récit. Son pari, pousser le lecteur à revivre les oppressantes atmosphères de Lovecraft, est pleinement gagné grâce à l'emploi savant de ces artifices, tant qu'aujourd'hui encore ces images dégagent une force inquiétante.

  • Hartigan, vieux flic brisé par le sénateur Roark, est libéré après huit ans de prison et se bat jusqu'à la mort pour sauver Nancy Callahan des griffes d'un violeur et tueur en série, qui n'est rien d'autre que le fils du tout puissant Roark. Corruption, dépravation mais aussi exaltation du sacrifice, sont au centre de Cet enfant de salaud, où Miller revient aux registres narratifs de The Hard Goodbye tout en déployant un effort particulier dans la construction de la psychologie du personnage. Pour la première fois, l'auteur utilise la couleur dans une série jusqu'là rigoureusement en noir en blanc.
    À l'occasion du vingtième anniversaire de la publication du premier épisode de Sin City, Rackham réédite l'intégralité de la série dans un nouveau format et avec de nouvelles couvertures, spécialement dessinées par Frank Miller. Couverture carton-né, dos rond, tranche-fil rouge. tout pour en faire un collector.

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