La Cardere

  • Si les moutons traînent derrière eux une réputation d'animaux stupides, c'est la faute de Panurge. Or les moutons n'adoptent de comportement « moutonnier » que lorsqu'ils sont d'accord et y trouvent de l'intérêt : il n'y a pas de moutons idiots, juste des animaux « mal élevés ». Une philosophe et un écologue ont retracé, avec une dizaine de bergers, une aventure rarement évoquée, celle où des animaux apprennent à des humains à leur apprendre. Leur objectif : comprendre comment cet apprentissage se construit.
    Cet ouvrage révèle un fait peu connu : bergers et brebis sont engagés dans une conversation permanente, faite d'apprentissages réciproques et de respect. Ensemble, ils créent de la cohérence et cultivent l'idée de ce que peut être la possible beauté du monde. Les moutons font mieux : ils réalisent cette idée. Et ils le font, notamment, en mangeant.
    Composer avec les moutons, voilà ce qu'apprennent à faire, au quotidien, ces bergers. Humains et animaux s'engagent ensemble dans la création, non seulement d'un accord, mais également d'un éthos des manières d'habiter le monde. Tout un art de reconstruire l'étoffe un peu partout abîmée des continuités sensorielles. C'est cela aussi, composer avec les moutons.

  • Venise a pas lents

    Malon/Pacini

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  • À l'heure où une partie de l'agriculture est prise au piège de l'engrenage d'un pr oductivisme agroalimentaire mondialisé et orienté par les stratèges du néolibéralisme, force est de cons tater que la faillite de ce modè le agricole pousse les paysans à leur perte. Même ceux qui avaient fait le choix de préser ver leurs territoires, en perpétuant des pratiques pastorales respectueuses à la fois de l'environnement et d'un développement touristique harmonieux, se retrouvent également me- nacés dans leurs fonctions.
    N'y a-t-il pas de la cupidité, de l'avidité et de la vanité, de la part d'une partie de la population et de financiers en deman de d'une terre de loisirs, poussant notre paysannerie au ban de la société ? Que restera-t-il de ces territoires écorchés quand ceux qui se sont acharnés à les préserve r auront été contraints de les abandonner ?
    C'est avec amertume et ironie qu'un berger indigné exprime ici ses propres inquiétudes, sous forme de conte, poésie, textes libres et hybrides.

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  • Coeur vitrail

    Marieve Simard

    « j'hésite, je tremble, [...] il me prend des envies de quitter l'ombre pour le soleil, malgré le danger d'une autre brûlure, si vive soit-elle, même au péril de tout, je ne me reconnais plus, où est ma stabilité, mon alliage, à la moindre lueur c'est l'éruption, je ne me savais pas les fondations si faibles, si désorbitées, je ne savais pas la précarité de mon coeur affaibli, je respire difficilement, l'air n'a plus la même odeur, tout est si différent soudainement, le ciel est un gouffre sans fond, » À travers le stroboscope de l'émotion, s'exprime la conscience affective d'une femme dans son quotidien choisi, irisé par la lumière du passé et des perspectives nouvelles. Des poèmes en prose au souffle haché, haletant, où la lente modification de tous les équilibres psychiques y est voulue jusque dans la microstructure (absence de point ou de majuscule).

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  • La scène se déroule en 1867.
    Charles Baudelaire a formulé une demande d'admission au sein d'un Ordre Initiatique. Un Grand Initié est chargé de déceler ses motivations profondes. Le parfait Alchimiste du Verbe, ayant percé le secret de l'univers, et l'Initié aux mystères éternels, capable de voir au-delà du miroir, vont se livrer, dans un des salons du somptueux hôtel Pimodan, à une conversation intime et passionnée.
    Ils évoqueront d'abord les contradictions éternelles entre la lumière et les ténèbres, l'azur et le gouffre, le bien et le mal, qui habitent le Poète, mais aussi tout homme à des degrés divers. Ils tenteront ensuite de surmonter l'incessante dualité de l'être en s'élevant ensemble vers leur Idéal de beauté et de dessiner les contours de l'homme nouveau, guidé par sa soif d'absolu. Pour sauver Baudelaire de la déréliction et le ramener à son Idéal, le Grand Initié lui proposera enfin de rejoindre l'Ordre Initiatique, attaché à l'évolution du monde vers le Beau, le Bien, le Vrai.
    Charles Baudelaire consentira-t-il à la mort initiatique et trouvera-t-il enfin le Nouveau auquel il aspire ? Sera-t-il prêt à entreprendre ce voyage symbolique, en marge du monde contemporain et de la réalité quotidienne qui l'oppresse ? Le Grand Initié réussira-t-il à guérir le Poète de son angoisse du Spleen ? Sera-t-il lui-même métamorphosé par cet entretien et définitivement acquis au langage des fleurs et des choses muettes ?
    Dans un dialogue imaginaire entre le Poète et un Grand Initié, Fabrice Glockner nous livre des clefs inédites de la spiritualité baudelairienne et de la sagesse initiatique. Il invite à reconnaître en Baudelaire un Semblable, un Frère en Idéal.

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  • Où l'inspecteur Saniette, timide adjoint du commissaire Swann et souffre-douleur du Préfet Verdurin, prend de la bouteille, de l'assurance, de la graine, et monte en grade.
    « Saniette n'en revenait pas, il savait ! Il avait trouvé seul le véritable nom de la tueuse qui avait expédié ad patres une bonne partie des amis et relations d'Hulois du Bascaud, éminent patron du nucléaire international et première fortune mondiale loin devant le petit Bill Gates.Était-il possible que sans quitter son minable bureau, il ait, par la seule rigueur de sa pensée, alliée à un instinct sans faille, identifié la tueuse alors que ses collègues erraient dans Paris comme des chiens fous à la recherche vaine de nouveaux indices ? »

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  • L'encens des jours

    Raphaël Mérindol

    On pourrait évidemment s'interroger sur la validité du mode pour ces quatre textes courts : la nouvelle. On se tromperait de chemin. Ce sont, comme la poésie qui suit, des « ruisseaux tranquilles ». Les tranches de temps de nos vies sont là pour être éventuellement écrites, tout comme les images en poésie, avec ferveur, passion, justesse, euphorie, mesure..., au grand bonheur de celles et ceux qui vont lire. Les quarante poèmes sont ponctués d'images justes, parfois presque idéales ; ils sont écrits avec une musicalité et un rythme d'inspiration classique, calme, sans hoquets. Une poésie lisse, sans accrocs, qui recherche la concision et la précision. On n'est pas très loin d'une inspiration japonaise. Douze poèmes, choisis par l'auteur, sont illustrés avec les oeuvres originales de quatre peintres reconnus (Pierre Cayol, Christian Jauréguy, Noëlle Nicolau-B. et Jean-Pierre Péransin).

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  • La riziculture, un système particulier de production agricole intensive dans un environnement sensible...

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  • Où le Commissaire Saniette se joint à l'équipe de Norbert Choublanc, pour faire tomber de manière diabolique le Chevalier Louis-Marcel Hyères, dit « la Salière », homme d'affaires qui a échappé à la justice alors qu'il était coupable et va en prendre plein son mouchoir maintenant qu'il est innocent.
    « Quand tout fut parfaitement au point, et que le pognon commença à couler à flots tumultueux, Carpette entama la deuxième phase de son plan. Il faut bien dire que les architectes et urbanistes qui ont conçu et réalisé aux frais de la collectivité de tels ghettos HLM devraient être condamnés au minimum à y vivre, au mieux à y être pendus par les testicules devant l'assemblée des habitants. Architecture tenant plus de la photocopieuse que du talent, barres uniformes longues de centaines de mètres et tours plantées au milieu des champs, sans continuité avec les villes, matériaux médiocres, oubli des nécessités de la vie en commun et de l'agrément des échanges dans les boutiques et les cafés, qui depuis des siècles bordaient le long des rues et ici regroupés dans des centres commerciaux sans âme : tout avait été fait, volontairement ou non, pour exclure. »

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  • S'en fout la mort

    Philippe Sauc

    « Tu as entendu le vieux maître ? C'est la paix qu'il faut suivre. Alors, tu es bien décidé à suivre la paix ?
    - Non. La colère.
    - Quoi ! Mais tu n'as pas entendu le vieux maître ? Il parle toujours de paix !
    - À moi il a parlé de colère. Je veux suivre la colère.
    - Mais la paix c'est le mieux pour l'âme !
    - Non, la colère est sur mon chemin. Colère. Chirage !
    - Je ne comprends même pas ce que tu dis !
    -Chirage, c'est toi qui m'a appris. Juste colère.
    - Juste colère... Tu ne sais pas ce que tu dis !
    Le maître se lève, dans un élan de colère. Justement. Son élève, qui parle de colère, a l'air très calme. Des larmes reviennent dans ses yeux. Il reste là, assis comme il était face au maître. Droit. » Il est des mots qu'on entend dans l'enfance, qui font comme un « gonflement de chair verte là où avait existé une fleur ». Mais au lieu du fruit espéré c'est la colère qui s'attache à Pierre Cassé, et qui ouvre dans sa vie une saison qui n'aurait pas dû être.

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  • Les Chroniques d'un Paratonnerre rassemblent six textes que l'on peut qualifier d'errances poétiques. Ils sont rédigés sur la base d'une transcription d'enregistrements réalisés au dictaphone lors de nombreux déplacements en voiture ou à pied pour l'une d'elles (marche à Compostelle), et traduisent une véritable "hémorragie d'images". Chacun de ces textes, qui entrelacent poésie, humour et pirouettes hyper-réalistes, repose (plus gravement) sur un thème particulier qu'on distingue dans un filigrane dénué de plainte ou de conseil (l'auteur accepte son propre centre de gravité...) : l'homme dans sa verticalité portant un regard empreint d'émotion sur le monde qui l'entoure ; le désespoir ; le paradoxe des sentiments et des "choses de la vie" ; la guerre, toujours renouvelée...
    Les textes sont illustrés par l'auteur, par une vingtaine de dessins à la mine de plomb.
    Le livre paraît pendant le Printemps des Poètes 2004, et fait l'objet d'une "mise en espace" par l'association Spect'acteur d'Avignon (mise en scène Élie Briceno, comédienne Isabel B.).

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  • Comme une mandarine

    Bruno Msika

    " Tel le fruit qui s'ouvre en corolle, révélant ses sucs et ses transparences, Mandarine offre les mots charnus, charnels, des poèmes de Bruno Msika. Mots triturés et malaxés par jeu fervent - qui s'aimantibulent à frôler le surréalisme -, où l'amour, le secret blanc de nuit, sous sa robe glisse ses errances effilochées, où passe un homme-chien à la voix tonnertifiante comme une grotte, tandis que les chats - bien sûr - saisissent les vers au vol avant de... s'envoler vers un cosmos ici pluriel. Couler dans l'oubli des mondes... Mais non sans avoir révélé de saisissants regards dans des collages tels ces Découpages glacés sur météorite, appuyé de dessins et de gouaches l'admirable absurdité qu'est l'existence, sauvée peut-être par les larmes qui sont dons d'or jaillissant. Très exactement comme chacune de ces pages. " Laurence Michel (Pourtours magazine)

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  • Serial couleurs

    Jean-Pierre Petit

    On était dans la soirée du 2 au 3 mai et les étoiles se comptaient sur les doigts d'une main, des deux peut-être en cherchant bien. Il y a des signes qui ne trompent pas, c'était une nuit de mauvaise lune : le temps était maussade et Wagner d'humeur massacrante. Il avait lutté un moment avant de se résoudre à franchir le seuil du Toutankhamon. Rien ne l'y obligeait - il avait même toutes les raisons pour ne pas y mettre les pieds - mais il veillait régulièrement à s'imposer un petit bain de foule. Un acte d'hygiène mentale pour ainsi dire, juste pour s'assurer que l'humanité méritait encore l'aversion qu'il éprouvait à son égard. Il appelait ça une immersion en eaux profondes...
    Que l'on découvre une jeune coiffeuse assassinée dans son garage, quartier Champfleury à Avignon, c'est en soi une terrible nouvelle mais pour José Laforet, fait-diversier dans un des canards locaux, c'est presque la routine. Des morts tragiques, il y en a plein les colonnes du journal. Que l'on apprenne que le cadavre de la jeune fille était recouvert de peinture rouge, voilà qui est plus troublant. Que deux meurtres à peu près identiques aient été commis au cours des mois précédents dans le Sud de la France, voilà enfin de quoi ameuter tous les médias de l'Hexagone. Et susciter l'intérêt de José Laforet, plutôt blasé et revenu de tout, pour une enquête journalistique qui va prendre des allures de course médiatique et révéler quelques surprises de taille.

  • Nourrir des chèvres en production laitiè re sur des parcours largem ent embroussaillés et boisés est une pratique large- ment répandue en région méditerranéenne . Les éleveurs tirent profit tout au long de l'année des prés embroussaillés, des friches, des landes et des sous-bois en leur associant prai ries et distribution à l'auge af in de satisfaire tous les be- soins des chèvres.
    Ce guide s'appuie sur des références te chniques patiemment récoltées dans des élevages très divers. Il s'adresse aux éleveurs caprins de toutes les régions de France désireux d'élargir leur domaine de pâturage, aux techniciens d'élevage, mais aussi aux animateurs des territoires et à tous les publics curieux de prat iques d'élevage de qualité.

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  • D'hiver

    Raphaël Mérindol

    Le premier recueil de poésie de Raphaël Mérindol, Souvenirs et soupirs, paru en 1997 (impr. A. Robert), révèle une inspiration classique que l'on retrouve dans L'encens des jours publié en 2005 (Cardère éditeur). Recherchant dans le poème la précision et la concision, comme l'élégance et la musicalité, Raphaël Mérindol se dirige tout naturellement vers le haïku, qui exalte en la condensant une mélancolie ancrée dans l'instant.
    Ce recueil est le dernier d'un tryptique qui pourrait conduire l'auteur vers d'autres horizons littéraires...

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  • Le poulpe et la pulpe

    Cathy Garcia

    J'ai mordu, bafouillé comme d'autres se lovent et jouissent. J'ai camouflé ma soif dans une cargaison de vertige. Trouvé dans le caniveau, une pépite lustrale.
    Sur les crêtes frontalières, j'ai fait récolte de courbes sereines. Amulettes fertiles. Clarté rayonnante. Trouvé le noyau de la féminité caché dans les arbres.
    Des cavales et des transes, j'ai gardé l'authentique insolence de la pulpe. Ce tremblement des nuques, embuscade hypnotique. Méandre où se coule la joie inconditionnelle.
    Dans ma soif, j'ai la vision d'un oiseau ensorceleur posé sur la branche haute d'un cèdre.

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  • Na, Lam

    Philippe Sauc

    Lamilex a six ans quand Serge Chégut le recueille. Sa mère portugaise vient de mourir subitement, désignant Serge, le parrain, comme tuteur du petit Lam ; son père sénégalais était reparti dans son pays depuis quelques années déjà. Serge approche la quarantaine ; quinze ans plus tôt, il a été, dans ce qu'il appelle une seconde naissance, recueilli aux portes de la « mort sèche » par Na, sa mère noire, qui lui a transmis une partie des racines africaines. Sous la forme d'un journal, Serge s'adresse alternativement à Lam et à Na pendant huit ans, constatant, questionnant, doutant, se réjouissant de cette petite vie en devenir. Jouant à la fois les rôles de père et de mère, de tuteur et de copain-parrain, Serge se démène pour conduire l'enfant à son autonomie, le guidant ou le suivant à travers le lacis des chemins de conscience et d'inconscience, afin que « le petit garçon récipient dans lequel il se faisait un devoir de remuer le mélange Europe-Afrique » soit préparé au Voyage et qu'il ait les outils pour construire son propre monde.

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  • La vie et la mort se mêlent, nouent d'inextricables liens au plus profond de nos consciences et nous interrogent sur notre rapport au temps. Subjugués par les possibles qu'offrent aujourd'hui les découvertes scientifiques, les technologies nouvelles et absorbés par une consommation effrénée qui célèbre avec enthousiasme la possession et la jouissance égoïstes, nous nous leurrons sans doute sur le sens et la place de l'homme sur la terre. S'approprier sans partage les richesses, se projeter en futur maître de l'univers, et découvrir en soi un vide immense que des anges se mettent à squatter. Qui sont-ils ces anges ? Eux qui prennent couleur d'homme, eux qui bravent le temps et l'espace, eux qui se coulent dans les gestes et les attitudes surgies de l'inconscient collectif ? Ils viennent en messagers d'une autre réalité, qui se glisse en nous et s'éveille dans le Désir. Témoins, imposteurs et hérauts d'une autre conception du monde et de la vie, les anges se manifestent à leur manière, accompagnent, suggèrent, introduisent l'éclair lucide de l'interrogation et ouvrent inéluctablement la conscience. Alors que les astronomes révèlent un univers en expansion, à géométrie variable, qui n'a plus rien d'une entité stable et définitive, les anges, issus des étoiles mères des atomes, viennent signifier inlassablement le lien entre les hommes - eux-mêmes atomes d'étoiles -, le monde et la nature dont ils sont un élément. Ces trois poèmes errent dans la ville avec les anges et les hommes, ils surgissent de la mer avec les dieux de la mythologie et trouvent leur souffle dans la beauté ascensionnelle des arbres du Chili.Trois espaces temps, trois modes de vie et un murmure à l'oreille : « pour apprendre métier d'homme, laisse parler le coeur sans oublier ta consanguinité avec les étoiles. »

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