Entreprise, économie & droit

  • Elles sont neuf. Neuf femmes avocates que les projecteurs ignorent, préférant leurs confrères, les fameux « ténors du barreau ».
     
    Chacune de ces avocates a, dans le coeur, un procès particulier, un de ceux dont on ne se remet jamais vraiment. Elles ont défendu  Guy Georges, la famille d'Ilan Halimi, Bertrand Cantat, Charles Pasqua, un Premier ministre des Balkans, ou des anonymes accusés de matricide, d'agression sexuelle, de tentative de meurtre. Ces procès, ce qu'ils disent d'elles, elles le racontent pour la première fois.
     
    Une passionnante plongée dans la psyché des grandes pénalistes qui confirme que la hauteur et la complexité d'un métier sont  aussi une affaire de femmes.
     

  • Suggéré par le créateur d'Apple, qui fait face à une maladie redoutable, Steve Jobs,  à partir de plus de quarante entretiens menés sur plus de deux ans et d'interviews d'une centaine de membres de sa famille, amis, rivaux, concurrents et collègues, le livre retrace l'incroyable vie et l'extraordinaire personnalité d'un génie, perfectionniste et hyperactif, qui a révolutionné les ordinateurs, les films d'animation, la musique, les téléphones, les tablettes tactiles et l'édition numérique. Steve Jobs est désormais l'icône absolue de l'inventivité. Il a compris qu'associer la créativité à la technologie était devenu essentiel. Steve Jobs a bien sûr collaboré au livre mais n'a demandé aucun droit de regard sur ce qui est écrit, ni même de le lire avant la publication. Il n'a imposé aucune limite, au contraire, il a encouragé son entourage à parler librement. « Il y a beaucoup de choses dont je ne suis pas fier, dit-il, notamment la façon dont, à vingt-trois ans, j'ai géré la situation lorsque ma petite amie est tombée enceinte. Mais je n'ai pas de cadavres dans le placard que j'essaie de cacher. » C'est avec une extrême franchise que Steve Jobs parle des personnes avec qui il a travaillé ou été en concurrence. Il peut profondément exaspérer les gens autour de lui. Ses amis, ennemis et collègues évoquent sans langue de bois ses passions, ses démons, ses désirs, son intransigeance, et son obsession du contrôle qui ont forgé sa vision des affaires et les innovations qui en ont découlé. La personnalité de Steve Jobs et les produits qu'il crée sont étroitement liés, comme les différentes parties d'un système intégré - tous les produits Apple et ses logiciels participent de cette logique. Le parcours de Jobs est exemplaire, un modèle en terme d'innovation, de caractère, de direction d'entreprise et de valeurs.

  • Zéro pauvreté, Zéro chômage, Zéro émission carbone
      Muhammad Yunus, l'économiste du Bangladesh qui a inventé le microcrédit et reçu le prix Nobel de la paix est l'un des plus sévères critiques du monde économique contemporain.
    Dans son nouveau livre, il affirme qu'il est temps de reconnaître que le moteur du capitalisme, ne fonctionne plus. Il accroît les inégalités, le chômage ainsi que la destruction de l'environnement.
    Pour sauver l'humanité et la planète, nous avons besoin d'un nouveau système   fondé sur l'altruisme et la générosité comme forces de construction aussi puissantes que l'intérêt personnel.
    Ne s'agit-il que d'un rêve ? Pas du tout. Dans la décennie qui a suivie les premières réflexions de Yunus sur un autre capitalisme, des milliers d'entreprises, des entrepreneurs individuels ont suivi ses nouvelles idées. De l'Albanie à la Colombie, de l'Inde à l'Allemagne, de la France à la Malaisie, de Haïti au Cambodge, des entreprises ont été créées avec la perspective de réduire la pauvreté, d'améliorer les soins médicaux et l'éducation, de lutter contre la pollution  et de participer au progrès par des innovations pleine d'ingéniosité.
    Dans Vers une économie à trois zéros, Yunus dresse le portrait de cette nouvelle civilisation qui émerge à partir des multiples expériences inspirées de son travail. Un défi pour les jeunes entrepreneurs, les chefs d'entreprises, les hommes politiques et pour l'ensemble des citoyens qui se battent pour un monde débarrassé des trois effets pervers d'un capitalisme hors contrôle  : la pauvreté, le chômage, les émissions de carbone.
    Traduit de l'anglais Olivier Lebleu

  • Sur la piste des crimes non résolus 
    Avec Elisabeth Fleury 
    Mise en examen de Michel Fourniret dans l'assassinat d'Estelle Mouzin (2003),  résolution des meurtres de Christelle Maillery (1986) et de Christelle Blétry (1996),  réouverture des dossiers des Disparus de l'Isère et de ceux des Oubliés de l'A26,  condamnation du tueur en série Émile Louis... À l'origine de ces victoires judiciaires,  un tandem d'avocats dévoués aux « cold cases », ces vieilles affaires criminelles  que l'on croit - à tort - définitivement enterrées.
    Pour la première fois, Corinne Herrmann et Didier Seban dévoilent les coulisses  de leur métier : les années de travail dans l'ombre, les enquêteurs et les magistrats  parfois sourds à leurs requêtes, le courage des familles endeuillées, les archives  poussiéreuses exhumées de haute lutte, mais aussi les rencontres bouleversantes  d'êtres exceptionnels qui transforment leur souffrance en combat.
    Leur récit, très personnel, nous plonge au coeur des grands  dossiers judiciaires de ces dernières décennies, au plus près des tueurs  et de leurs victimes. Il est aussi un rappel, pétri d'humanité,  de ce qui fonde leur engagement : la soif de justice.

  • Le 19 novembre 2010, Jean-Michel, 16 ans, est assassiné au pied d'un immeuble du Clos la Rose, une des cités emblématiques de Marseille. Lenny, 11 ans, est grièvement blessé. Michou, comme on le surnommait, était un «  guetteur  », l'un de ces centaines de petits soldats au service des narcotrafiquants.
    Romain Capdepon a retrouvé la trace de la famille de Jean-Michel, et rencontré aussi Lenny, le rescapé, aujourd'hui majeur. Il s'est entretenu avec plusieurs minots, dealers de rue parfois dès l'âge de 12 ans, avec des acteurs sociaux de ces quartiers, des habitants victimes de l'emprise des Réseaux, des policiers, des agents de la protection judiciaire de la jeunesse... Il dessine la toile de fond de cette scène de guerre jamais vue auparavant en France et montre comment, depuis plusieurs années, l'avenir de ces minots, baignés dans une violence inouïe, est broyé par l'engrenage du trafic de drogue.

  • Comment construire le futur pour l'homme qui a créé PayPal et investi dans Facebook, SpaceX et Linkedin.
    -« Ce livre propose des idées complètement nouvelles et apporte une véritable bouffée d'air frais sur une question vitale : comment créer de la valeur en ce monde. » Mark Zuckerberg, PDG de Facebook
    - « Peter Thiel a créé plusieurs entreprises révolutionnaires et dans Zéro à Un, il nous explique comment il s'y est pris. » Elon Musk, PDG de SpaceX et Tesla
    - « Quand un spécialiste de la prise de risque écrit un livre, lisez-le. Dans le cas de Peter Thiel, lisez-le deux fois ou pour être tout à fait sûr du coup, allez même jusqu'à le lire trois fois. C'est un classique. » Nassim Nicholas Taleb, auteur du Cygne noir
    Écrit à partir de cours donnés à Stanford, Zéro à Un propose une vision radicale et nouvelle sur la conception et le management des start-ups.
    Quelques uns de ses principes :
    - Le mythe du prochain Facebook, Google...
    Chaque instant en business n'arrive qu'une fois. Le prochain Bill Gates ne construira pas un système d'exploitation, Sergueï Brin ne fera pas un moteur de recherche et le prochain Zuckerberg ne créera pas un réseau social. Si vous les copiez c'est que vous n'avez rien à offrir de mieux.
    Quelle vérité êtes-vous seul à posséder, quelle est la société que personne ne construit ?
    - Vive le monopole. La compétition et le capitalisme sont à l'opposé...
    Certes, il est plus simple de copier un modèle que d'inventer. Faire ce qu'on sait mène le monde de 1 à n.
    En y ajoutant un élément déjà connu. Mais chaque fois que l'on crée de la nouveauté on passe de zéro à un.Ce livre explique comment y parvenir.
    Traduit de l'anglais par Johan Frédérik Hel Guedj
     

  •         Les Sept Piliers de la déraisonPourquoi et comment devient-on terroriste ? Comment légiférer et pourquoi la mission des juges est-elle si périlleuse ? Quelle est la position de la France face à un phénomène qui n'a pas de frontières ? 
    Pour la première fois, un juge, l'une des figures de la galerie Saint-Eloi, nous fait pénétrer au coeur d'un système, d'un univers, aussi inquiétant que fascinant. Il n'hésite pas à se mettre dans la peau de ces apprentis terroristes pour dérouler la progression insidieuse vers la déraison. 
    Qu'est-ce qui pousse Stéphane, seize ans, ce garçon issu d'une famille ordinaire, à se convertir soudain à l'Islam et à se radicaliser ? Pourquoi Assya, élevée laïquement en France, décide-t-elle un jour de porter le niqab et de s'inscrire sur un site de rencontres communautaires ? Que part chercher Abou Hamza dans les montagnes afghanes ? 
    Au-delà de ces parcours édifiants, c'est une justice pourtant à la pointe de l'information et de la vigilance qui ne peut être rendue, faute de preuves et de faits : car un terroriste en puissance n'est pas encore un terroriste.

  • Un an après avoir reçu le prix Nobel de la paix, Muhammad Yunus présente sa vision d'un nouveau modèle économique associant le libre fonctionnement du marché à la recherche d'un monde plus humain. La domination sans partage exercée par le libéralisme économique depuis deux décennies a certes autorisé un accroissement significatif du bien-être d'une large partie de la population mondiale. Mais la recherche exclusive du profit placée à sa racine ne lui permet pas d'apporter de solution au creusement des inégalités et à la persistance de la pauvreté.
    S'appuyant sur le succès de la « révolution du microcrédit » qu'il initia au Bangladesh voilà trente ans en créant la Grameen Bank, le
    « banquier des pauvres » propose de créer des entreprises d'un type nouveau. Financées par des investisseurs qui renonceraient explicitement à toutes formes de profits, ces « entreprises à vocation sociale » fourniraient aux populations des biens et des services à des prix inférieurs à ceux pratiqués par les entreprises mues par la recherche de bénéfices. En agissant de la sorte, elles contribueraient à faire reculer la pauvreté. Au fil des nombreux exemples d'entreprises à vocation sociale qu'il évoque - en particulier son association avec Danone - Muhammad Yunus montre que ce nouveau modèle économique peut être appliqué dans le monde entier. En poursuivant l'oeuvre entamée au moyen de la diffusion du microcrédit, l'auteur espère continuer à placer les talents qui sommeillent en chaque individu au service d'un objectif : l'éradication de la pauvreté.
    Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Béatrice Merle d'Aubigné et Annick Steta

  •            Le procès Douch (S-21) à Phnom PenhDans le procès des Khmers rouges qui se déroule actuellement à Phnom Penh, les familles de victimes, invitées à y participer sans limite en tant que parties civiles - une première en droit pénal international - sont largement absentes : moins d'une centaine. Pourtant le génocide, entre 1975 et 1979, a tué près de deux millions d'hommes (un tiers de la population). Pourquoi donc les enfants et les petits-enfants des victimes fuient-ils une justice qui n'a que trop tardé ? A la fois témoin et acteur en tant qu'avocat des parties civiles, Pierre-Olivier Sur tente de décortiquer l'anatomie de leur silence et de comprendre pourquoi le banc des victimes reste à moitié vide tandis que le bourreau paraît plus fort que jamais. 
    Une succession de courts chapitres raconte le procès et ses mécanismes, l'accusé et sa psychologie, la cohabitation qui s'est installée entre victimes et tortionnaires depuis 1979. Pierre-Olivier Sur raconte sa rencontre avec un homme, le fils d'une victime, qui ne reconnaît pas la légitimité du procès et refuse donc de s'y rendre. Au fur et à mesure de leurs échanges, qui constituent le fil rouge de l'ouvrage, victime et avocat finissent par ne plus faire qu'un et c'est ensemble, d'une seule voix, qu'ils conçoivent la plaidoirie finale. 
    S'entremêlent dans ce récit, sur le bord du Mékong, la vérité brute des procès-verbaux d'audience et l'émotion retenue d'un peuple qui retrouve sa mémoire.

  • Août 2007, dans les medias apparaît un mot nouveau : « subprimes ».Panique à Wall Street, « titrisation », « récession », « dépression », la finance mondiale devient folle, opaque, incompréhensible. A des années-lumière des intérêts des petits épargnants des « traders », professionnels de la spéculation, jonglent avec des sommes équivalentes au déficit budgétaire de la France. Des banques font faillite. Personne ne comprend plus rien à ce scénario monstrueux né dans de lointaines banlieues américaines où une foule de petits propriétaires qui n'arrivaient plus à rembourser leur dette ont été expulsés. Sérieusement, mais avec l'humour que nous lui connaissons, Axel de Tarlé démonte l'effroyable mécanisme qui a conduit à une crise mondiale. Jusqu'à quand ? Sommes-nous condamnés à subir les délires de financiers arrogants et irresponsables Comment sauver son épargne ? Est-ce vraiment le moment d'acheter en Bourse ? Il répond ici à toutes les questions que chacun d'entre nous se pose.

  • Lutter contre la cupidité, réhabiliter l'initiative individuelleJe suis partie de trois idées pour écrire ce livre : 
    - La première est qu'on ne peut réparer les dégâts de la crise sans clarifier les finalités de notre modèle de société. Ce n'est pas seulement un problème de régulation et de supervision du secteur financier, de rapports de force entre les vieux pays et les pays émergents, du rôle respectif du public et du privé. C'est, avant tout, une vision commune de notre société et du monde tels que nous voulons les laisser à nos enfants, un monde aux mille richesses dont l'argent n'est qu'une petite part. 
    - La seconde est que cet exercice difficile passe par la réconciliation de la démocratie et du capitalisme, même si leur alliance semble a priori aussi improbable que celle de l'eau dont la surface est toujours horizontale et celle du sable qui forme naturellement une pyramide. 
    - La troisième est que chaque être humain a une place dans la société et un rôle à jouer dans l'histoire de l'humanité. Même si l'action de chacun d'entre nous paraît dérisoire, elle apporte une contribution à la vie de la collectivité et aux grandes mutations de l'histoire, les expériences concrètes, en vraie grandeur, qu'elles soient menées dans le cadre des politiques publiques, des grandes entreprises ou des initiatives citoyennes, ont un effet de démonstration indiscutable. Elles peuvent être le ferment d'un monde nouveau. 
    C'est ce monde nouveau que Maria Nowak nous propose : il s'agit de bâtir une économie de marché donnant plus de liberté et d'autonomie aux citoyens tout en les préservant des excès du capitalisme.

  • Avocat médiatique, grand défenseur des Droits de l'Homme, William Bourdon sillonne le monde au nom de son association Sherpa, tournée vers la notion de responsabilité sociale des entreprises. On comprend que ce professionnel vigilant ait été particulièrement attentif à l'émergence du phénomène des lanceurs d'alertes. Les Snowden, Falciani, Frachon et autres Julian Assange ont ouvert la voie à davantage de transparence et contribué à libérer la parole dans tous les versants de la société. Certes, leurs motivations sont diverses, nourries par un réel souci de l'intérêt général, mais aussi quelquefois par des ressorts plus personnels. Cependant, toutes ces raisons, bonnes ou moins bonnes, ont un objectif commun: assainir une société corrompue dont ils ne veulent plus être les complices. Mais que dit la loi? Dans quel cadre juridique s'insèrent ces lanceurs d'alertes?
    Voici donc, pour la première fois, le vade-mecum qui permettra d'accompagner ce nouveau mouvement citoyen.

  • Questions pièges, énigmes métaphysiques, puzzles impossibles et autres techniques d'interviews pour trouver un travail dans la nouvelle écomonie.
    o Vous rapetissez jusqu'à la taille d'une pièce de cinq centimes et êtes projeté dans un mixeur. Les lames entrent en action dans soixante secondes. Que faites-vous ? 
    o Si vous étiez un personnage de BD, lequel seriez-vous, et pourquoi ? 
    o Si vous aviez une pile de piécettes d'un cent aussi haute que l'Empire State Building, pourriez-vous toutes les faire tenir dans une seule pièce ? 
    o Comment pèseriez-vous votre tête ? 
    o Combien de flacons de shampoing sont produits dans le monde chaque année ? 
    o Un homme a poussé sa voiture jusqu'à un hôtel et perdu sa fortune. Que s'est-il passé ? 
    o Nage-t-on plus vite dans l'eau ou dans le sirop ? Avec plus de soixante-dix questions extraites d'entretiens aussi ardus que délirants - et leurs réponses -, Êtes-vous assez intelligent pour travailler chez Google ? vous enseignera les secrets qui vous permettront de décrocher un job de rêve dans la nouvelle économie ! 
    Apple, Google, Microsoft... tous les ans, ces entreprises de pointe reçoivent des millions de C.V. 
    Comment recrutent-ils ? Quelles questions pièges ont-ils inventé avec l'aide de psychologues à l'esprit tortueux pour sélectionner les profils les mieux adaptés, souvent les plus originaux ? Comment éviter que votre page Facebook effraie les recruteurs ? Comment utiliser au mieux les réseaux sociaux pour les convaincre ? 
    Un guide fascinant, distrayant et indispensable ! 
    Traduit de l'anglais par Bernard Sigaud

  • " Sur Tchernobyl, des dizaines d'ouvrages ont été écrits, des milliers de mètres de bandes vidéo tournées... Ce livre, cependant, parle non pas de Tchernobyl mais du monde de Tchernobyl dont nous ne connaissons presque rien, non pas de la catastrophe mais de ce qui a suivi, d'un monde nouveau et différent, pour lequel il n'y a pas de langage.
    " Trois années durant, j'ai voyagé et questionné des hommes et des femmes de générations, de destins, de tempéraments différents. Tchernobyl est leur monde. Il empoisonne tout autour d'eux, la terre, l'air, l'eau mais aussi tout en eux, la conscience, le temps, la vie intérieure.
    " Faire que ce que plusieurs racontent devienne l'Histoire : en voyageant, en cédant la parole à ces gens, j'ai souvent eu l'impression de noter le futur, notre futur. "
    Ainsi parle Svetlana Alexievitch de  La Supplication.  Tout comme l'oeuvre de Primo Levi sur Auschwitz ou celle d'Alexandre Soljenitsyne sur le Goulag, son livre nomme l'indicible en faisant entendre, pour la première fois, les voix suppliciées de Tchernobyl.
    Écrivain et journaliste biélorusse, dissidente soutenue par le Pen-Club et la Fondation Soros, rendue célèbre dans le monde entier par Les Cercueils de zinc, ouvrage mémorial sur la guerre d'Afghanistan, Svetlana Alexievitch a déjà reçu, en Allemagne, Le Prix du livre politique et Le Prix des Libraires pour  La Supplication. 
    Elle a reçu le Prix Nobel de littérature 2015.

  • «L'ironie mordante sans être bêtement agressive, la dénonciation argumentée de scandales souvent vécus comme des évidences, il y a du Voltaire dans ce pamphlet déguisé en livre pour enfants.»Georges Valance, L'ExpansionRien n'est plus simple, rien n'est plus drôle que l'économie. En vingt-quatre lettres à son jeune neveu, un expert décode les curiosités, les incohérences, voire les absur-dités du système. Délirant, irrésistible mais beaucoup plus instructif qu'il n'y paraît.Chroniqueur économique sur Europe 1, Axel de Tarlé assure la rubrique des marchés financiers du Journal du dimanche. Dans Paris-Match, il est l'«Econoclaste» qui épingle avec humour l'actualité économique.

  • Telles les chauves-souris de La Fontaine, mi-oiseaux, mi-rongeurs, les services publics français (EDF, SNCF, La Poste, RATP...) jouent et gagnent sur les deux tableaux : celui du monopole d'Etat en France, et celui de la concurrence et des marchés en Europe. Un double jeu qui risque cependant d'être mortel. Depuis dix ans, les gouvernements français successifs, toutes tendances confondues, ont voté à Bruxelles - dans la plus grande discrétion et tout en essayant d'en bloquer les effets dans l'hexagone - la libéralisation de l'énergie d'abord, celle de la poste ensuite, puis récemment celle encore des transports ferroviaires et urbains. Or, de tels votes mettent en marche un rouleau compresseur : si Air France et France Télécom s'en sont remises, l'une et l'autre ont bien failli disparaître.En jouant l'autruche et en se cachant à lui-même la réalité des défis qui les attendent, l'Etat met en péril nos champions nationaux. Il conduit EDF à brader l'électricité à un prix qui l'empêche d'investir dans les sources d'énergies renouvelables. Il laisse s'écrouler le fret ferroviaire. Il handicape La Poste par un statut hors d'âge.L'Etat joue encore un autre double jeu lorsqu'il laisse les services publics se dégrader, tout en agitant l'alibi (l'épouvantail ?) européen. Parce que l'Europe n'impose ni de fermer des bureaux de poste, ni de supprimer des liaisons ferroviaires, ni de procéder à des coupures de gaz ou d'électricité pour les personnes en difficulté, chaque Etat est libre de faire plus que le socle minimum prévu. Encore faut-il - et c'est toute la difficulté pour nos gouvernements - qu'il le veuille. Notre fameux « modèle français » pourrait alors être sauvé.

  • On connaît tous les Trois Petits Cochons et le Grand Méchant Loup. Mais connaît-on aussi bien le Petit Méchant Juge ?
    Pour éclairer notre lanterne, Marc Trévidic, juge d'instruction au pôle antiterroriste du Tribunal de Grande Instance de Paris, nous propose un voyage aussi riche que personnel dans l'histoire et les arcanes de la justice. De la Révolution française à nos jours, il brosse un portrait vivant de la figure du juge, ce lieutenant-criminel devenu, au fil du temps, juge d'instruction, qui semble toujours coincer aux entournures de l'Élysée.
    Dans un monde d'apparences où le pouvoir et la corruption se présentent parfois comme les deux faces d'une même pièce, la justice doit se garder de tous les côtés. Un exercice de haute voltige auquel le Petit Méchant Juge est bien décidé à ne pas renoncer.

  • Que sait-on des Wildenstein ? Leur nom est associé aujourd'hui à l'une des supposées plus grosses fraudes fiscales de ces dernières années, à l'un de ces dossiers noirs du mandat de Nicolas Sarkozy où de riches donateurs de l'UMP sont suspectés de négocier protections et arrangements avec Bercy. Mais la destinée des Wildenstein ne peut se résumer aux seules stratégies d'évitement d'une famille fortunée qui n'aime pas payer ses impôts. Au-delà de l'enjeu fiscal, l'histoire de cette dynastie est aussi fascinante qu'inquiétante. Sa discrétion légendaire occulterait presque l'influence extraordinaire qu'elle a acquise tout au long du XXe siècle sur le monde de l'art. Qui sait que les Wildenstein ont tout pouvoir pour faire et défaire l'expertise d'un tableau de Monet, de Manet, de Gauguin ? Qui connait le contenu de leurs coffres réputés renfermer plus de 10 000 tableaux et qui recèlent plus d'un secret sur les grandes familles de collectionneurs français ? À travers la succession mouvementée du patriarche Daniel Wildenstein, de la bataille judiciaire de sa veuve contre ses beaux-fils, Magali Serre nous plonge dans l'intimité de ce clan qui se jouerait des frontières et des lois. Au point d'en abuser, au point de devenir les marchands les plus admirés, les plus craints et les plus détestés de leur siècle.

  • Nico Roozen et Frans van der Hoff sont à l'origine d'une des initiatives les plus novatrices du monde économique. Ce livre raconte leur histoire, leur combat et par là même l'histoire du développement du commerce équitable.
    En 1986, dans la gare d'Utrecht, les deux hommes se ren-contrent et élaborent le principe général de leur idée : bâtir entre les pays pauvres et les pays riches un nouvel échange marchand fondé sur une rémunération plus juste, plus «équitable», des producteurs de matières premières. Le label «Max Havelaar», du nom d'un célèbre héros de la littérature hollandaise, est né.
    Au Mexique, Frans van der Hoff va se battre pour obtenir la confiance de petits cultivateurs trop longtemps exploités et surtout contre les mafias locales qui vont tout tenter pour le briser.
    En Europe, Nico Roozen va lutter pied à pied pour contrer le scepticisme des industriels. Et aujourd'hui, plus de cinq millions de personnes, de multiples coopératives agricoles de thé, de café, de cacao... bénéficient des retombées du commerce équitable ; le label Max Havelaar est implanté dans près de cinquante pays.
    A l'heure du débat sur la mondialisation, le concept Max Havelaar ouvre de nouvelles perspectives.
    Frans van der Hoff est issu d'une famille de fermiers catholiques de quinze enfants. Missionnaire, il prend conscience de la situation des producteurs de café du Chili et du Mexique. Nico Roozen est économiste de formation. Ils sont tous deux hollandais.

  • L'affirmation « On ne prête qu'aux riches » a fait son temps. Le succès du microcrédit le prouve.
    Dans le monde 60 millions de personnes sont sorties de l'exclusion et de la misère grâce au microcrédit. En France, des milliers d'entreprises ont été créées grâce à des prêts qui ne dépassent pas 5 000 euros.
    Quand on prête de l'argent aux exclus du système bancaire, non seulement ils retrouvent le goût de l'initiative et la confiance en eux-mêmes, mais ils remboursent mieux que les autres. Prêter aux démunis ne relève plus de la charité publique mais de l'activité financière. Pour y arriver, les militants de la microfinance ont dû briser d'extraordinaires préjugés. Aujourd'hui, grâce à cette nouvelle voie, on peut sortir du débat sans issue qui oppose un Etat Providence qui n'est pas en mesure de protéger tout le monde, à la logique brutale du capitalisme.
    Depuis près de vingt ans, Maria Nowak se bat sur le terrain et auprès des décideurs financiers et publics pour développer le microcrédit. Et les résultats sont probants.
    Elle est la présidente fondatrice de L'Association pour le droit à l'initiative économique (Adie) et du Réseau Européen de la Microfinance (REM).

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Le 14 mars 2012, plus de trois millions de personnes lisent Pourquoi je quitte Goldman Sachs, l'éditorial de Greg Smith paru dans le New York Times. L'article se propage, devient un sujet récurrent sur Twitter, et suscite des réponses enflammées de la part de Paul Volcker, ancien président de la Réserve Fédérale, de Jack Welch, mythique P-DG de General Electric, et de Mike Bloomberg, maire de New York. Mais surtout, il touche un point sensible de l'opinion publique qui s'interrogeait déjà sur le rôle de Wall Street au sein de la société et sur l'impitoyable mentalité du « Prends l'argent et tire-toi » qui a ébranlé l'économie mondiale ces dernières années. Aujourd'hui, Greg Smith reprend là où il en était resté dans son éditorial. Depuis les combines de son stage d'été pendant la bulle internet jusqu'au drame du 11 septembre, depuis les abîmes du marché baissier jusqu'aux jacuzzis de Las Vegas, les excès du boom immobilier, et le jour où Warren Buffet sauve Goldman Sachs de la faillite, Greg Smith retrace son parcours et nous emmène pour la première fois au coeur de la banque la plus puissante et secrète au monde. À travers des détails passionnants, Greg Smith décrit comment la banque qui réalisa l'introduction en bourse d`entreprises comme Ford, Sears et Microsoft, est devenue la « grande pieuvre vampire enserrant le visage de l'humanité » qui traite ses clients de « muppets » et a dû verser un demi-milliard de dollars au gouvernement pour mettre fin aux poursuites pour le plus grand délit d'initié de tous les temps. Après de nombreux entretiens au cours de douze mois avec neuf associés qui s'avérèrent insatisfaisants, Greg Smith a fini par estimer que le seul moyen pour tenter de sauver le système est que quelqu'un de l'intérieur révèle au grand jour l'évolution très périlleuse et égoïste des mentalités et des comportements de nos financiers. Il abandonne sa carrière et décide de prendre les choses en mains. Voici son histoire. 
    Traduit de l'anglais par Johan Frederik Hel Guedj

  •         Les derniers enfants gâtés de l'EuropeDepuis des années, Sophie Pedder observe la France pour The Economist ; le journal le plus objectif et intransigeant au monde dans le domaine économique. La France est loin d'en avoir fini avec la réalité. Avant et pendant la campagne, tout a été dit par les principaux candidats pour protéger le modèle français : système de santé remarquable, longs week-ends, retraite de bonne heure, services publics bon marché... . 
    Par rapport aux efforts consentis par d'autres pays, les Français restent les grands privilégiés, les enfants gâtés de l'Europe. Nous ne fonctionnons que dans le déni de la réalité économique, ce qui exaspère nos voisins et nous ridiculise aux yeux des nouveaux pays puissants. Plus les Français tarderont à agir, plus leur modèle aura de chance d'exploser. On ne peut pas conserver un marché du travail qui ne fonctionne que pour favoriser les chômeurs et les emplois précaires. Il faut rapidement s'inspirer des exemples allemands et suédois pour redynamiser l'économie et stimuler l'esprit d'entreprise. Pour le monde, les atouts français sont incontestables mais les hommes politiques sont nos meilleurs ennemis en nous berçant d'illusions et en étant incapables de nous révéler la vérité. La France n'a encore rien vu.

  • La cause est entendue, pour remplir les caisses de l'État, il faut plus de rentrées fiscales donc plus d'impôts. Et qui doit payer ? Les « riches », bien sûr. Pour la première fois, un ouvrage propose de démonter, les nombreux clichés sur les « riches » véhiculés par les médias et le pouvoir politique. 
    Sait-on combien d'emplois créent les riches ? Quels sont les impôts exacts qu'ils payent ? Il est faux de dire que les riches ne paient pas d'impôts ou qu'ils en paient moins que les autres. 
    Il ne s'agit pas de les défendre à l'heure où leur comportement est parfois rendu déplaisant, voire odieux, par des excès qui leur font croire, à tort, que tout leur est permis. Beaucoup de fortunes sont constituées par l'intelligence et le travail et il ne doit pas y avoir de honte à gagner une fortune honnêtement. 
    A  force de s'attaquer aux riches du privé, on oublie souvent ceux qui s'enrichissent sur le dos de l'État et des contribuables. Politiques, hauts fonctionnaires, certaines catégories d'agents du service public profitent pleinement des dépenses publiques faites par un État hors-contrôle. Cet essai cherche aussi à démontrer qu'à l'inverse de ce qu'énonce le discours politiquement correct, il faut récompenser l'initiative et favoriser la richesse pour réduire la pauvreté. Plus le nombre de riches augmente, moins on a de pauvres.

empty