Gallimard

  • En arrivant au Kremlin en 2000, Vladimir Poutine avait promis d'instaurer en Russie la « dictature de la loi ». L'ancien agent du KGB s'engageait à mettre fin à la corruption, à ramener à la raison l'irrrédentisme tchétchène, à offrir à chaque citoyen un niveau de vie décent... Mais s'il y a bel et bien une dictature en Russie, c'est celle exercée par un pouvoir impitoyable qui ne se soucie de la loi que lorsque cela l'arrange, explique Anna Politkovskaïa dans cette bouleversante chronique d'un pays à la dérive.
    Au fil des jours, la journaliste de la Novaïa Gazeta, l'un des derniers organes de presse indépendants, dresse un constat terrible de la « poutinisation ». Loin d'être pacifiée, la Tchétchénie demeure plus que jamais une zone de non-droit. La « verticale du pouvoir » écrase toute opposition digne de ce nom, n'hésitant pas à truquer grossièrement les élections. Sur la totalité du territoire, une bureaucratie corrompue pille les citoyens. Au sommet de ce système « néosoviétique », un homme : Vladimir Poutine. Combien de temps encore la population, apeurée et désespérére, va-t-elle se laisser faire ?
    Si révolution il y a en Russie, elle ne sera ni rose comme en Géorgie, ni orange comme en Ukraine. Elle sera couleur rouge sang, prédit Anna Politkovskaïa.

    Sur commande
  • L'Amérique est-elle en train de perdre la guerre d'Irak comme elle a perdu la guerre du Vietnam ? La campagne pour l'élection présidentielle de 2008 montre bien qu'en la matière l'Amérique ne s'est pas débarrassée de ses spectres. En dépit des assurances et des proclamations de victoire de George W. Bush, l'Irak peine à sortir du chaos. Un scénario noir qui n'était pas écrit d'avance, encore aurait-il fallu décider et préparer l'intervention armée avec moins de certitudes et plus d'application. C'est la grande leçon de ce livre dont la publication aux Etats-Unis a eu un tel retentissement que certains commentateurs lui ont attribué une part dans la victoire des opposants à la guerre lors des élections au Congrès de novembre 2006. Il ne s'agit pourtant pas d'un livre militant mais d'une enquête implacable. Procédant comme à son habitude à quantité d'interviews des responsables les plus haut placés à Washington, décortiquant les rapports officiels, les mémos de la Maison-Blanche et les documents top secret, recoupant chaque information, Bob Woodward démontre l'arrogance et l'aveuglement de Donald Rumsfeld, les doutes de Condoleezza Rice, l'omniprésence de Dick Cheney, la marginalisation de Colin Powell et surtout le déni de George W. Bush qui, bien avant de mentir à l'Amérique et au monde, s'est d'abord menti à lui-même.

    Indisponible
  • Depuis août 1999, Anna Politkovskaïa s'est rendu plus d'une quarantaine de fois en Tchétchénie pour couvrir la guerre, la seconde qui frappe cette petite République. Pour elle, c'est l'avenir même de la Russie et ses chances d'accéder à une véritable démocratie qui sont en jeu.
    Décrivant le calvaire de la population tchétchène, Anna Politkovskaïa montre que la poursuite du conflit le rend de plus en plus incontrôlable. La violence absolue favorise la minorité tchétchène la plus extrême, au détriment de la majorité acquise aux idées occidentales, et déshumanise les combattants des deux camps. Les militaires russes pillent, violent et tuent en toute impunité, les combattants tchétchènes sombrent dans la délation et les règlements de comptes, dévorés par le désir de vengeance d'un côté, et les exigences cyniques de la survie de l'autre, basculant parfois dans la criminalité pure et simple.
    Pour elle, cette spirale infernale trouve son origine dans la tradition d'un pouvoir qui a besoin d'un ennemi - bouc émissaire - pour lui faire porter le poids des malheurs - réels - des Russes dans la difficile période du postcommunisme.

    Indisponible
  • Au printemps 1994, un massacre programmé décima, avec une rapidité stupéfiante, la république du rwanda.
    Avec des moyens rudimentaires (à la machette, principalement), près d'un million de personnes furent exécutées en à peine cent jours, sur une population initiale de sept millions et demi d'habitants. envoyé sur place comme reporter par le new yorker, un an après le drame, philip gourevitch s'est fait l'historien dramaturge de ce génocide perpétré par les hutu contre les tutsi. c'est à travers des centaines de témoignages, comme autant de fables édifiantes, et donc par la voix des rwandais eux-mêmes qu'il révèle peu à peu la mécanique fatale, mise en place à l'époque coloniale, dont résultent ces conflits ethniques.
    Pièce par pièce, il démonte cette " fabrique du génocide ".

  • En 1921, Lénine donnait l'ordre de créer un 'laboratoire des poisons' en vue de 'combattre les ennemis du pouvoir soviétique'. Décision était prise de recourir à des méthodes terroristes pour assurer le succès de la révolution, ou du moins le règne de ses maîtres. Nombre d'exécutions extra-judiciaires, en URSS ou à l'étranger, se soldèrent par un simple constat d''insuffisance cardiaque' ou de suicides suite à une dépression... En fait, toutes les méthodes étaient bonnes. C'est ainsi que certains moururent dans les mains des médecins qui devaient les soigner, que d'autres furent victimes d'étranges accidents de la route... On aurait tort de croire que ces pratiques ont disparu avec la mort de Staline. Dans la longue liste des victimes, on trouve la veuve de Lénine, le général soviétique Frounze, les généraux blancs émigrés Koutepov et Miller, l'écrivain Boris Pilniak, le président tchèque Jan Masaryk, et plus récemment l'ancien maire de Saint-Pétersbourg, Anatoli Sobtchak ou le journaliste Chtchekotchikhine. Arkadi Vaksberg, au terme d'une longue et minutieuse enquête, retrace ici l'histoire d'une interminable série de meurtres politiques jusqu'à la tentative d'empoisonnement dont fut victime l'actuel président ukrainien Viktor Iouchtchenko, alors qu'il briguait les suffrages de ses compatriotes contre un candidat qui avait les faveurs de Moscou.

  • Le 26 avril 1986, le réacteur nucléaire n° 4 de Tchernobyl explosait. Cet "accident industriel" sans précédent, qui allait être le point de départ du processus d'éclatement de l'Union soviétique, est encore l'objet d'évaluations controversées.
    Galia Ackerman s'est rendue en Russie, en Ukraine et en Biélorussie, et a consulté l'abondante documentation disponible en russe. Elle a rencontré des acteurs politiques et scientifiques de premier ordre, ainsi que des témoins pour retracer de bout en bout l'histoire du "dernier grand chantier soviétique" et mettre en évidence la manière tragique dont il a été conduit, depuis la construction de la centrale jusqu'à la "liquidation" de la catastrophe. Plusieurs centaines de milliers de personnes, dont beaucoup sont mortes depuis, ont participé à cette opération. Aujourd'hui, huit à neuf millions de personnes vivent encore dans des territoires durablement contaminés par la radioactivité.

  • «En prêtant serment comme magistrat, je ne savais pas que certains soirs j'aurais peur en ouvrant ma porte. C'est pourtant ce que j'ai vécu pendant sept ans en instruisant l'affaire Elf. J'ai été surveillée, intimidée et menacée de mort. Des campagnes de presse ont été lancées pour me déstabiliser.
    Malgré tout, nous sommes allés jusqu'au bout.
    Cette instruction dévoile un monde édifiant : caisses noires, prélèvements en tout genre, sociétés écrans, dépenses privées sonmptuaires... Une élite revendique l'impunité : une manière de vivre au-dessus des lois parce qu'on est plus fort que la loi.
    Est-ce dans ce monde-là que nous voulons vivre ?
    En écrivant ce livre, je veux rendre cette histoire à mes contemporains. Et tirer les leçons du scandale. Nous ne pouvons pas laisser la corruption se répandre au coeur du pouvoir. Des hommes et des femmes, à travers le monde, ont accepté de porter ce combat avec moi, c'est la Déclaration de Paris. Demain, si nous le voulons, il sera possible d'empêcher d'autres affaires Elf.
    Aussi ce récit est-il un livre d'espoir.»

    Indisponible
  • Nos enfants ne savent plus lire, ni compter, ni penser. Le constat est terrible, et ses causes moins obscures qu'on ne veut bien le dire. Un enchaînement de bonnes intentions mal maîtrisées et de calculs intéressés a délité en une trentaine d'années ce qui fut l'un des meilleurs systèmes éducatifs au monde. Faut-il incriminer les politiques, les profs, les parents, les syndicats, les programmes ? En tout cas, la Nouvelle Pédagogie a fait ses « preuves » : l'école a cessé d'être le moteur d'un ascenseur social défaillant. Ceux qui sont nés dans la rue, désormais, y restent. Dès lors, que faire oe

    Indisponible
empty