Escampette

  • élégies de Duino

    Rainer Maria Rilke

    • Escampette
    • 6 Septembre 2006

    En 1943, François-René Daillie rencontre Maurice Betz, l'un des grands traducteurs de Rilke, et entreprend lui-même ses premières traductions du poète. C'est en 1948 qu'il s'engage dans la traduction des Elégies...
    Voici donc le résultat de cinquante années de travail et de perfectionnements. Les dix Élégies n'ont jamais, à notre avis, atteint cette force poétique en version française. C'est à une lecture réellement nouvelle de ce chef-d'oeuvre que nous convie ce livre.

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  • Après avoir fini mon café j'ai tout quitté pour une île grecque Nouv.

    Fina ne supporte plus l'humeur négative de son mari. Un « pff, n'importe quoi ! » de trop la pousse à faire sa valise sur-le-champ pour quitter Paris et s'installer dans une île grecque où a fini sa vie une actrice américaine dont elle traduit la biographie. Une amitié se noue avec Costi, le vieux monsieur qui lui loue sa maison, et son petit-fils, un gamin orphelin d'une vive intelligence. Elle découvre à Paros un monde chaleureux, plein d'humanité, en même temps qu'elle travaille sur les mémoires caustiques, amers et drôles, de l'actrice disparue. Un roman d'un optimisme ravageur, ce qui est peut-être un trait du caractère libanais, mais que l'auteure élève au rang de joyeuse philosophie pratique.

  • éloge des butineuses, sauvons les abeilles !

    Collectif

    • Escampette
    • 5 Novembre 2021

    Éloge des butineuses offre une description générale du monde des abeilles et du rôle essentiel de la pollinisation pour l'humanité. Après avoir montré les dégâts causés par l'agrochimie sur la biodiversité, l'alimentation et la santé, il présente des solutions pour une agriculture durable, respectueuse des insectes pollinisateurs. Une place y est faite aussi à la littérature avec, entre autres, de larges extraits de La vie des abeilles, chef d'oeuvre de Maurice Maeterlinck.

  • Le sens des mots

    ,

    • Escampette
    • 2 Juillet 2021

    « On sent les choses. Peut-être qu'il n'y pas lieu d'être précisément fixé, à leur sujet. » Eh bien si, tout de même ! C'est du moins ce que laisse entendre ce récit d'apprentissage, où l'on verra comment la curiosité d'un enfant pour des panneaux de signalisation le conduit, jeune homme, à la philologie romane et au «?parler pointu » des amphithéâtres parisiens - avant de croiser finalement le souvenir d'Attila, inattendu, certes, dans ces paysages du bas-pays corrézien ! La quête du sens des mots est aussi quête de soi : elle ramène Pierre Bergounioux aux choses de l'enfance.

  • La Vallée est le jardin d'une expérience, celle conduite depuis 1977 par Gilles Clément en Creuse, dans un repli oublié du Massif central. D'un vallon promis à l'abandon, le jardinier-écrivain a fait un laboratoire pour une attitude d'observation des dynamiques du vivant, celle de la friche mais aussi du brassage des plantes à la surface de la planète. Lieu d'une profusion de formes et d'espèces, la Vallée est également le jardin d'une théorie et d'un livre, Le Jardin en mouvement. C'est à la fois un lieu privé et un lieu de transmission, capable de s'étendre aux consciences sans avoir été récupéré par la moindre logique de marchandisation ou d'institutionnalisation : une incision dans le relief et le paysage réglé du Limousin, mais avant tout dans la grammaire souvent dépoétisée de l'aménagement.

  • Les images de Thierry Girard en attestent?: l'océan est là. Il nous regarde, il nous fait face. Il nous laisse penser que l'île est un refuge, un havre pour le repos et l'oubli. Mais c'est un refuge incertain, éphémère, d'où sans doute il faudra repartir, pour un voyage dans le temps comme dans l'espace. Quel est donc cet animal sur la grève ? Qui suppose-t-il et qu'on ne voit pas ? Et quelle est donc cette perle, apparemment égarée sur un tel rivage, loin de ses origines ? Pour le savoir, pour dénouer l'énigme à plusieurs tiroirs, il faut suivre Alberto Manguel dans cet étrange itinéraire qui mène, croit-on, de l'île de Ré à l'Estrémadure, du nouvel an 2020 à la guerre d'Espagne... Un conte, en somme, avec ses sortilèges - et ses violences. Et Antioche, dans tout cela ? Disparition, réapparition, expiation... Oui, Antioche pourrait bien être la clef de ce jeu de piste, d'une arène à l'autre, un jeu de piste en quête de soi-même, pour se retrouver après s'être perdu. Quand Antioche réapparaîtra, alors sous l'eau Ré s'enfoncera, dit un proverbe local.

  • Le don des oiseaux

    Karen Dutrech

    • Escampette
    • 20 Novembre 2020

    Voici un petit livre rare par la simplicité, le charme et l'émotion. Depuis une quinzaine d'années, Karen Dutrech se trouve amenée à recueillir et soigner des moineaux, des étourneaux, des martinets.
    Une relation se noue entre chacun de ces oiseaux en convalescence et celle qui le soigne, jusqu'à la douleur pour celle-ci de voir son protégé, au bout de quelques mois, s'envoler guéri.
    Dotée d'une merveilleuse empathie pour ces petits êtres restés sauvages parmi les hommes, elle découvre chez chacun un caractère original et parvient à traduire leur singulière et radieuse présence.
    Ce recueil tissé d'air et de terre, de mots et de plumes, de coups de bec et de coeur, d'éclats de chant et d'envol, est le récit d'une aventure qui a profondément transformé la relation que l'auteure entretient avec le monde qui l'entoure. «Le chemin de l'émerveillement passe pour moi par celui du Vivant, écritelle, et l'oiseau est un précieux guide, le plus éminent (et énergique) des éveilleurs ».

  • La frontière belge

    Jean Rolin

    • Escampette
    • 7 Février 2001
  • L'alimentation, plus encore que par le passé, s'affirme aujourd'hui comme un sujet éminemment politique, lié au futur des territoires. Elle intéresse aussi bien les consommateurs que les explorateurs du goût, les créateurs et les chercheurs en sciences humaines et sociales. Penser l'alimentation, c'est penser l'agriculture de demain, chercher à mesurer son rôle dans l'organisation des paysages et leur préservation, comme dans les relations sociales et culturelles.

  • Sur les inconvénients de ne pas parler le Francais

    Virginia Woolf

    • Escampette
    • 21 Octobre 2014

    Alberto Manguel a réuni, pour sa collection, ces textes sur la littérature française que Virginia Woolf a écrits pour des revues ou des journaux et qu'elle n'a jamais publiés en volume.
    On retrouvera, tout au long de ces brefs essais, l'humour qui caractérise V. Woolf, ainsi que la culture qui traverse la « bonne » société londonienne de cette époque.
    On appréciera, en outre, la qualité de la traduction de Christine Le Boeuf (traductrice habituelle d'Alberto Manguel).

  • Vin

    Mohamed Bennis

    • Escampette
    • 22 Octobre 2020

    Bennis n'a pas de comptes à rendre à quelque instance, il souhaite seulement que le vin ne soit pas maudit, ni exalté, tout aussi bien, dans ses mauvaises torpeurs, ses misérables miracles, mais qu'il chasse les sortilèges de l'inachevé, qu'il embellisse de mille volutes le silence, qu'il le déchire à la fin, qu'il donne lieu à la parole fondatrice, au poème. (Claude Esteban) À côté d'Adonis et de Mahmoud Darwich, Mohammed Bennis a construit une oeuvre qui ne doit qu'à la recherche patiente de sa propre justesse d'être devenue exemplaire au

  • Celle qui vient

    Allain Glykos

    • Escampette
    • 10 Mai 2019

    L'Escampette a décidé en 2019 de fêter 25 ans de publications d'Allain Glykos. Après une édition augmentée de Parle-moi de Manolis en début d'année, voici un inédit récent de cet auteur qui a consacré l'essentiel de son oeuvre à une fresque familiale où la mélancolie et parfois la cruauté se teintent d'un humour très personnel.
    Il s'agit ici d'une méditation au chevet d'un être cher, simple et émouvante, où tout l'art de l'écriture consiste, par une évocation sensuelle de la vie, à négocier avec la mort qui vient.
    Car on sait qu'elle viendra, écrit Allain Glykos, on feint de ne pas l'attendre, on tente de lui résister, et puis un jour, elle entre sans frapper, vous laisse dans le couloir, referme la porte et s'en va en emportant l'être cher. Ce sont ces dernières heures passées avec un ami d'enfance que l'auteur retient ici, comme autant de larmes qui ne coulent jamais.

  • La fiancée de Frankenstein

    Alberto Manguel

    • Escampette
    • 5 Novembre 2008

    En première lecture, ce livre est un essai sur le film de james whale (1935), ses origines (le célèbre roman de mary shelley), l'écriture de son scénario, le choix de ses acteurs, la relation avec la censure, etc.
    Mais, plus profondément, c'est un essai sur la création, sur les relations du créateur avec sa création, sur la prédominance de l'acte de création sur tout autres considérations philosophiques, religieuses ou morales. c'est aussi un essai sur le mal, sur la tentation de puissance, sur le vertige des interdits. a sa première apparition, le visage du monstre est présenté par manguel comme l'une des icônes de notre temps, au même titre que le visage de greta garbo.
    Cela fait partie des nombreuses réussites de ce livre provoquées par ces rapprochements inattendus oú nous entraînent l'intelligence et la culture de manguel. la comparaison, du point de vue de la création pure, entre la fiancée créée par frankenstein et la mariée mise à nu par ses célibataires créée par duchamp est un grand moment d'analyse et de jubilation ! enfin, et d'une façon assez classique dans la littérature et le cinéma fantastiques, la monstruosité n'est peut-être pas là oú on le penserait.
    Le monstre n'aspire qu'à une harmonie que la société des hommes " normaux " lui refuse. l'instant de bonheur que connaît le monstre en compagnie d'un vieillard aveugle est une scène magnifiquement décrite.

  • L'eau mate

    Bernard Manciet

    • Escampette
    • 7 Juin 2017
  • Le nom de l'amour

    Nuno Judice

    • Escampette
    • 9 Février 2018
  • De frêles embarcations chargées d'hommes, de femmes et d'enfants, dans le désespoir de l'exil et l'angoisse du naufrage. Manolis, le père d'Allain Glykos, a huit ans en 1922 lorsqu'il quitte les côtes turques avec 1 500 000 Grecs chassés de leur terre natale par les troupes musulmanes de Mustafa Kemal. Sur leurs traces, dans Parle-moi de Manolis, l'auteur mène une enquête de la mémoire en Crète, où son père a vécu ses premières années d'exil. Ce livre, paru en 1997, a touché un large public.
    En 2015 (Manolis aurait eu cent ans), l'auteur fait un nouveau voyage en Grèce, sur la côte est de l'île de Chio, à huit kilomètres de la Turquie. Là, il se trouve soudain confronté à l'arrivée massive de zodiacs chargés de migrants syriens. Parmi eux, il croit reconnaître Manolis, vêtu d'un gilet de sauvetage. Il a toujours huit ans, mais il est musulman. La roue de l'Histoire fait tourner la tête. Un exil en chasse un autre, sauf que les fantômes sont tenaces.

  • La signature

    Allain Glykos

    • Escampette
    • 18 Mai 2011

    La journée d'un écrivain invité à s'installer derrière une pile de livres pour le difficile, voire douloureux, exercice de la signature.
    En plein mois d'août, dans un lieu touristique, l'écrivain, accoudé à sa " table de formica beige modèle cantine scolaire ", retiendra-t-il l'attention ? Provoquera-t-il l'hilarité ? Déclenchera-t-il des moqueries ? Ou restera-t-il invisible ? Plus utilement, il se transformera en observateur de la molle humanité en vacances et deviendra le chroniqueur du temps qui passe, en plein mois d'août, dans un lieu touristique.
    Un récit désopilant !

  • Quand on a longtemps vecu seul

    Galway Kinnell

    • Escampette
    • 9 Novembre 2017

    Galway Kinnell (1927-2014) est une grande voix de la poésie américaine. Dans la lignée de Walt Whitman, sa poésie s'accomplit non dans l'imaginaire mais dans une relation passionnée à la vie des gens, à leurs douleurs, à leurs plaisirs. Elle est traversée d'un sentiment puissant de la beauté ordinaire et de la solitude. Personne n'écrirait de poésie si le monde semblait parfait, disait-il. Ses textes ont l'étrange propriété, au-delà de la forte émotion qu'ils suscitent, d'inquiéter et rassurer à la fois, comme la voix d'un mineur fraternel au fond d'un boyau sombre.
    Prix Pulitzer de poésie, entre autres distinctions aux Etats-Unis, ce grand voyageur né en Providence (Rhode Island) s'est beaucoup engagé dans le mouvement des droits civiques et contre la guerre au Vietnam. Il était l'ami et le traducteur d'Yves Bonnefoy et a traduit en anglais de grands poètes aussi différents que François Villon et Rainer Maria Rilke.
    Son oeuvre est peu traduite en français (des Poèmes choisis chez Aubier en 1988 et un roman, Lumière noire, au Mercure de France en 1994).
    Ce recueil inédit en français, dans une traduction à la fois élégante et fidèle, fait surgir, des vivants douloureux que nous sommes, une beauté poignante, que révèle peu à peu, en les faisant venir à la lumière, le bain des mots.

  • Père Semper

    Christine Payeux

    • Escampette
    • 18 Janvier 2019

    Après Elle hurle, nous jouons, où elle dessinait en creux un superbe portrait de sa mère, Christine Payeux poursuit ici son aventure à travers la forêt énigmatique des siens, soumettant cette fois le père à son regard aigu d'enfant. D'une écriture à la fois lyrique et cruelle, familière et intemporelle, elle s'attache à cerner, par progression concentrique, les ambiguïtés de la relation père-fille, ce mélange de vénération muette et d'indifférence, d'élans et d'amour déçu.
    Le lecteur y reconnaît, comme dans le précédent ouvrage, son art d'observation des menus gestes, des expressions (il y a du Sarraute dans cette approche) et des postures qui tissent la trame d'une famille. C'est aussi le portrait paradoxal d'un mari dominateur, apparemment sûr de lui mais jaloux jusqu'à la folie, miné dans le fond par la solitude.
    Surtout, ce qui s'écrit puissamment ici, c'est la douleur secrète des filles, leur difficile accession à l'âge de femme, et le parfum de liberté qu'elles découvrent alors. On ressort profondément ému de cette exploration de vérités contradictoires, au bout de laquelle luit une déraisonnable espérance.

  • Zoppot

    Catherine Ternaux

    • Escampette
    • 18 Octobre 2019

    Court roman au charme bizarre. Tout commence par une déclaration à faire auprès de l'administration pour pouvoir déposer le manuscrit d'un roman. L'auteur découvre qu'il doit enregistrer son personnage comme on le fait d'une personne à l'état-civil. L'histoire entre alors dans une dérive implacable qui peut évoquer Kafka pour l'absurdité des situations ou Borges pour la confusion entre auteur et personnages, mais où la grâce de l'écriture donne au vertige une troublante séduction.

  • Parle-moi de Manolis

    Allain Glykos

    • Escampette
    • 18 Octobre 2012

    Elle parle de la terre rouge.
    La poussière qui, d'est en ouest, brûle les yeux quand le vent souffle. Elle ne connaît même pas les extrémités de la Crète, l'île où elle a dû commencer une autre vie, avec sa mère, avec ses frères, loin du père resté à Smyrne. Elle ne connaît de la Crète, ni Zakros, ni Falasarna. Elle me dit qu'elle n'a plus besoin d'aller nulle part pour savoir que c'est beau. Elle sait que Dieu n'a fait que de belles choses.
    Ce sont les hommes qui démolissent, salissent, bâtissent n'importe où. Pas Dieu! Mais l'ânon a besoin d'aller voir, de se rendre compte par lui-même que ce que Dieu a fait est beau. Quand il revient, il comprend que tout était là, qu'il suffisait d'ouvrir les yeux. Pendant ce temps, sa vieille mère prend des rides et des cheveux blancs, les jours passent, s'en vont. Et quand l'ânon revient - quand il revient ! -, la vieille mère est trop vieille pour le reconnaître.
    Elle dit cela et mon regard rencontre le sien.

  • L'abattoir

    Esteban Echevarría

    • Escampette
    • 4 Mars 2010

    "L'abattoir d'Echeverría est le portrait digne de foi d'un tyran, mais aussi un témoignage contre toute tyrannie. De même que le Waterloo partiel de Fabrice éclaire la banalité et le chaos de toute guerre ou que l'inexplicable procès de K accuse le cauchemar métaphysique de la bureaucratie judiciaire, de même cet infernal abattoir illustre l'abus de pouvoir et la stupidité que cet abus encourage. (...) La tyrannie n'admet pas les critiques. Quiconque s'oppose à l'abattoir devient sa victime, car l'abattoir ne souffre ni interlocuteur ni adversaire. Le lecteur contemporain pense aux tyrannies classiques du siècle passé - l'Allemagne du Troisième Reich, la Russie de Staline, le Cambodge des Khmers rouges - mais aussi aux contaminations plus discrètes, plus particulières, comme celles qui ont lieu quotidiennement en Chine ou en France aujourd'hui, où le besoin d'imposer une discipline civique prétend justifier les abus d'une violence étatique de plus en plus impunie." (Alberto Manguel).
    Précédé de Esthétique de l'abattoir par Alberto Manguel.

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  • "C'est une promenade de pêcheur mais ce n'est pas un livre de pêche, c'est une description des cours d'eau mais ce n'est pas un guide, plutôt un vagabondage dans le Haut Gévaudan, l'histoire d'un enchantement devant ses monts, ses vallées, sa flore, sa faune, ses eaux vives - le tout émaillé de souvenirs, de "rêveries", de quelques agacements, avec, en contrepoint, des citations d'auteurs anciens ou modernes. " Ce livre illustre ce que nous espérons, au plus haut, de la littérature : le point de rencontre du visible et de l'invisible, de la réalité et du rêve, du dessus et du dessous. Les pages où le pêcheur est à l'affût, les sens tendus vers la «mouche», sont réellement des merveilles d'équilibre et de précision, tout en s'inscrivant dans le vertige de la littérature.

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