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À la cour, des noces fastueuses se préparent.
Thésée, duc d'Athènes, va épouser Hippolyte, la reine des Amazones. Deux ennemis immémoriaux, le maître et l'esclave, le Grec et le barbare, l'homme et la femme, vont donc se réconcilier. En revanche, au sein du quatuor de jeunes amoureux, l'inconstance compromet toutes les entreprises matrimoniales. Démétrius qui aimait Héléna, aime à présent Hermia qui aime Lysandre, alors qu'Héléna aime toujours Démetrius et se trouve délaissée... -
38 ficelles, tours et autres passes pour garder raison à tout prix en ayant objectivement tort ou comment terrasser son adversaire en étant de plus mauvaise foi que lui. Un court traité à l'usage de quiconque croit sincèrement aux dividendes de la pensée. Rédigé à Berlin en 1830-31, ce traité fut publié pour la première fois en 1864. Il est suivi dans la présente édition d'une postface de Franco Volpi.
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S'estimant proche de la mort, un roi décide de partager en trois son royaume, afin d'en doter ses filles : Goneril, Régane et Cordélia. Lors d'une vaste cérémonie où se décident à la fois le partage et les noces des trois héritières, il exige de chacune qu'elle lui fasse une déclaration d'amour qui scellera toutes ces donations. Mais alors que les deux premières le flattent avec ostentation et démesure, la troisième tient des propos raisonnable qui mettent le vieillard en fureur et l'amènent à maudire sa préférée...
Qu'elle est la morale de Lear ? Apparemment il y en a deux, celle du fou l'exprime : Ne renonces pas au pouvoir ! Ne partage pas ton pays ! L'autre morale est comprise implicitement dans l'histoire : donne ton pays à qui tu veux ; mais n'attends pas qu'il te rendra heureux.
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Qu'est-ce que l'amour aux yeux des Romantiques anglaises ?
C'est d'abord une relation incarnée, individuelle et concrète, que la femme rêverait marquée du sceau de la sociabilité.
Mais c'est sans compter sur la volatilité de l'amant romantique, aux yeux de qui les ambitions amoureuses de la femme sont mesquines et terre à terre.
Alors l'homme s'absente, l'homme se fait attendre, l'homme disparaît. Il reste à la femme à attendre, à l'espérer, à le guetter, et finalement à se sacrifier à cette figure qui refuse le bonheur par goût de l'absolu.
Si jamais l'homme meurt, la catastrophe symbolique est sans appel : aux yeux de la femme, l'homme romantique ne peut se réincarner dans l'au-delà, ni être remplacé. -
En l'an 2013, dans un monde que les magnats de l'industrie dominent, éclate une épidémie qui, en peu de temps, fait disparaître toute la race humaine. Soixante ans après, dans le décor apocalyptique d'une Californie retournée à l'âge de pierre, un vieil homme, l'un des rares survivants - très longtemps persuadé d'avoir seul survécu - , devant une poignée de gamins sauvages - les petits-fils des autres survivants - réunis autour d'un feu après la chasse quotidienne, raconte comment la civilisation s'en est allée en fumée quand l'humanité, sous le prétexte que l'on ne pouvait arrêter l'épidémie, s'est dépêchée de revenir, dans une frénésie de perversité, à des degrés inimaginables de cruauté et de barbarie. La peste écarlate est l'un des grands textes visionnaires de Jack London qui, ici encore, anticipe des thèmes qui deviendront obsédants un siècle plus tard.
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Poète explorateur, poète héros, poète martyr, Nikolaï Goumilev fut tout cela et bien plus. « Je veux que non seulement ma poésie, mais ma vie même soit une oeuvre d'art » aurait-il dit peu avant sa mort. Et il y est parvenu sans conteste. Son mariage malheureux avec la poétesse Anna Akhmatova, ses nombreux voyages ethnographiques en Afrique, son héroïsme durant la première guerre mondiale, son atelier poétique fréquentés par les poètes les plus connus de son temps ont contribué à sa légende. Fusillé en 1921 à l'âge de 35 ans par les bolcheviks, interdit de publication en Russie jusqu'en 1985, Nikolaï Goumilev a laissé des vers ciselés, dont certains d'une force et d'une beauté à couper le souffle.
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Georg Simmel (1858-1918) était un philosophe et sociologue très attentif à l'art de son temps. La sculpture de Rodin l'a particulièrement inspiré. Il publia dès 1902 une première étude (avant même celle de Rilke) et reprit régulièrement la question jusqu'à la mort de Rodin en 1917. Le paradoxe de cet art était selon lui d'installer le mouvement, propre à la modernité telle qu'il l'avait analysée par sa Philosophie de l'argent, dans l'oeuvre plastique, la déportant constamment hors d'ellemême. La reprise et l'approfondissement de ses arguments signale l'enjeu que représentait Rodin à ses yeux. Elle participe de son élaboration d'une pensée de l'art originale.
Le volume rassemble la totalité des écrits consacrés par Simmel à Rodin, permettant de retracer l'histoire captivante de cet échange -
La fatigue d'épuisement est une fatigue de puissance positive. Elle rend incapable de faire quelque chose. La fatigue qui inspire est une fatigue de puissance négative, à savoir du ne-pas-faire. Même le Shabbat qui signifie à l'origine arrêter, est un jour du ne-pas-faire, un jour libéré de toute intention de faire, pour reprendre Heidegger, de toute inquiétude. Il s'agit d'un temps intermédiaire. Après la création, Dieu déclara que le septième jour serait sacré. Le jour de l'intention-de-faire n'est donc pas sacré mais c'est le jour du ne-pas-faire qui l'est. C'est un jour où on pourrait utiliser l'inutilisable. C'est le jour de la fatigue. Le temps intermédiaire est un temps sans travail.
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Parmi les quelque mille sept cent poèmes qu'a légués Emily Dickinson à la postérité, plusieurs centaines traitent indirectement ou directement du sentiment amoureux et dessinent la trajectoire de vie d'une amante incessante et inquiète. Le décor de toutes ces amours, explicites ou allusives, fut probablement limité aux parois d'un cerveau et aux quatre murs d'une maison de famille. La poétesse vécut un peu plus d'un demi-siècle de célibat, même si elle entretint avec plusieurs hommes, mentors littéraires mais aussi amants impossibles, une abondante correspondance. Emily imagine un ou plusieurs hommes à l'horizon de ses désirs inassouvis, mais « la porte de chair impatiente » ne s'est peut-être jamais entrouverte devant ses pas.
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Le livre de Günther Anders s'intitule Kafka, pour et contre. Il est tout entier travaillé par cette tension entre admiration et « de?gou^t » pour le succès qu'a connu cette oeuvre. La mode de Kafka, dans l'Allemagne comme dans la France d'après-guerre, semblait cacher, sous la forme d'un « enthousiasme esthe?tique » et d'une une tendance à l'acceptation d'une culpabilité. Anders se souvient de son arrivée en France, en 1933, ayant été déchu de la nationalité allemande. Il était apatride, et cela l'avait fait perdre, , « sa personnalite?, son identite?, son droit, son droit a` l'existence ». « Tant notre situation d'alors e?tait kafkai?enne ! s'exclame Anders. Et l'on pouvait penser qu'au fond, pour nous et nos pareils, le difficile e?tait de ne pas e?crire sur Kafka. »
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Topographies de l'émancipation inquiète : Kafka, Pasolini, Kantor, Chagall
Daniel Payot
- Circe
- Tissages
- 17 Octobre 2025
- 9782842425012
Les oeuvres ici évoquées parlent de résistance, de délivrance, d'espérance. Mais, conçues au xxe siècle, elles savent que les désirs de libération peuvent nourrir des desseins tyranniques. C'est l'une des leçons qu'elles retiennent de l'histoire.
Pour Kafka, Pasolini, Kantor et Chagall, l'expérience de l'émancipation ne peut plus être qu'inquiète, parce qu'elle se trouve inéluctablement confrontée à des formes historiques et contemporaines de domination, parfois de terreur.
L'humanité que leurs oeuvres dépeignent est comme traversée par les courants adverses de la répression totalitaire et de l'ouverture utopique. C'est cette tension qu'ils nous lèguent en héritage. -
« C'est à peine si nous sommes les collaborateurs de notre amour, et c'est par cela même qu'il restera au-dessus des dangers banaux. Tâchons de connaître ses lois, ses saisons, son rythme et la marche des constellations à travers son vaste ciel étoilé. » Rilke dessine à travers sa poésie amoureuse une géographie universelle de l'amour, des premiers regards échangés à la douleur de l'absence. Au-delà de l'expérience intime, à côté des grands poèmes métaphysiques où s'inscrit une métaphysique de l'amour, le poète s'adresse dans les poèmes réunis dans ce volume à la Bien- Aimée : femme multiple et unique, pensée (mais non rêvée), extrêmement proche et extrêmement lointaine en même temps, dans la fi gure de laquelle s'opère la transmutation du discours amoureux en discours poétique.
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" quelle horrible puissance m'a poussée vers vous ? la faiblesse attirée par la force ? celle qui tombe vers celui qui monte ! ou était-ce l'amour ? l'amour, ça ? vous savez ce que c'est, l'amour ? "
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Les affaires vont mal dans l'école de danse de Monsieur Rigadon. On y mange chichement. Danseurs et danseuses y subissent la tyrannie d'un maître avare et lubrique, et les bizarreries de sa soeur, vieille fille en quête d'amour. La révolte couve sous une apparente bonne humeur, attisée par un courtier sans scrupules. Des couples se forment pour opposer une résistance désespérée aux manigances du tyran. Ce jour-là, Maître Rigadon s'apprête à traiter des contrats avec un imprésario un peu trop crédule et à envoyer ses danseurs sur les scènes d'Europe pour son plus grand profit... Une comédie de Goldoni qui offre une satire très virulente du monde de la danse, mais aussi un regard inhabituel sur la femme et l'amour.
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Présentation
Du même auteur
Vingt-quatre heures dans la vie d'un petit groupe humain du Nord de l'Allemagne durant la guerre de Sept Ans (1756 à 1763) : le temps que s'annonce, déferle et s'éloigne la tornade de la guerre. Tous n'y survivront pas, et ceux qui le feront verront leurs rapports durablement modifiés, car l'épreuve aura appris à qui l'ignorait la présence parmi eux d'une autorité secrètement révérée, et imposé à tous sa reconnaissance.
Avec ce récit, paru en 1888, où l'ironie souriante équilibre la peur, c'est le bellicisme de ses concitoyens grisés par la victoire de 1871 sur la France que cible Wilhelm Raabe en leur suggérant que les héros d'une société civile digne de ce nom ne sauraient être ceux qu'ils célèbrent : « Ainsi Le Champ de Wotan initiait-il avec son «héros passif» l'essor qu'allait connaître jusqu'à il y a peu, dans la littérature allemande, un nouveau motif » (Ulrich Dittmann), celui de l'antihéros. -
"Quand j'étais élève, j'ai aimé un personnage haut en couleur, exotique, extravagant : Else Lasker-Schüler. Je voulais écrire des poèmes comme les siens, et lorsque j'écrivais encore des poèmes, je l'ai certainement beaucoup imitée. Je voulais m'habiller de façon originale et écrire des choses magnifiques." (Elfriede Jelinek). Else Lasker-Schüler fut certes la "muse de Berlin" (Michel Rachline), mais aussi la mal-aimée, la malquerida (Luisa Futoransky), et "la plus grande poétesse que l'Allemagne ait connue" (Gottfried Benn, qu'elle aima passionnément).
Figure légendaire de la bohême berlinoise, née en 1869 dans une famille de la bourgeoisie juive de province, morte en 1945 en exil à Jérusalem, vivant la plupart du temps dans des conditions extrêmement précaires, elle se voua avec la même intensité aux amours de passage, aux amitiés passionnelles, et surtout à la littérature, qui pour elle fut toujours un absolu. Ses poèmes et ses pièces de théâtre, dont l'amour reste le thème principal et qui comptent parmi les oeuvres marquantes de l'expressionnisme, reflètent cette passion : Les cieux nous ont créés ; D'un souffle d'or ; Oh, comme nous nous aimons... -
"Chaque vers est enfant de l'amour » écrivait Marina Tsvétaïéva. Mais si l'exacerbation amoureuse, l'énergétique passionnelle est e ectivement une des caractéristiques de son oeuvre, ce qui frappe avant tout, au-delà de la liste infi nie des « muses » masculines ou féminines, c'est qu'elle n'est que très peu assimilable à la poésie amoureuse, classique ou moderne. Il s'agit non pas tant de chanter, l'objet de sa passion, son propre sentiment, de mettre en scène l'épiphanie de l'amour ou la sou rance de la séparation, que de fonder sa poésie, donc son être même, sur un « absolu de l'amour »
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Dans une première partie, nous assistons à la naissance du fils tant désiré du pêcheur Olai et sa femme Marta. Le garçon s'appel-lera Johannes et il sera pêcheur comme son père. La deuxième partie, qui occupe l'essentiel du roman évoque ce qui semble d'abord être une journée dans la vie de Johannes devenu vieux. Mais des indices nous font pressentir quelque chose d'insolite : Johannes se sent plus alerte, et le monde lui apparaît comme baigné d'une lumière inhabi-tuelle.
Et quand il descend vers la grève où est amarré son bateau, il aperçoit son ami Peter, mort depuis des années... Après la douleur et le foisonnement du diptyque Melancholia,Fosse semble s'orienter vers une sorte de sérénité et vers une plus grande simplicité. Certes, la structure du roman est complexe, notamment dans la deuxième partie avec ses effets de montage alterné; les références mythiques y sont nombreuses, et l'écriture est partout marquée par les répétitions si caractéristiques de l'auteur.
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Le monde que dessine Lorca dans ses poèmes d'amour est un monde fortement érotisé, dans lequel les éléments naturels et animaliers ont une fonction de symbole: frustration érotique de la couleur verte ou de la mer, force instinctive du cheval, érotisme du vent, stérilité et morbidité de la lune, érectilité des plantes, sensualité des fleurs.
Lorca explore ainsi les recoins et les subtilités de l'expérience amoureuse, notamment celle des amours homosexuelles et de « l'accablante tragédie de la physiologie», selon les propres mots du poète. Le conflit entre le désir et la loi apparaît dans toute sa violence et la désespérance qu'il entraîne, et que symbolise la « Pena » andalouse. Pourtant, si l'angoisse vitale et la mort sont très présentes dans ses poèmes, l'amour n'est pas toujours sombre.
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La nouveauté radicale d'Akhmatova résidait moins dans la « déferlante amoureuse » de sa poésie que dans une poétique inédite. Ayant « puisé dans la prose russe du dix-neuvième siècle sa sensibilité morale, la vérité des motivations psychologiques », elle fait de chaque poème un fragment de nouvelle ou de roman, une page arrachée à un journal intime, retraçant toutes les phases et situations de l'aventure amoureuse.
«L'héroïne lyrique», comme le notait dès 1923 le poéticien Boris Eichenbaum, est un oxymore incarné, tressant l'émouvant et le sublime au terrestre et à l'effrayant, la simplicité à la complexité, la sincérité à la malice et la coquetterie, la bonté à la colère, l'humilité monastique à la passion et la jalousie ».
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D'abord c'est un « tout aimant », qui court autant après la blonde qu'après la brune. La femme est-elle lascive et inconstante comme le veut le péché originel ? Il est le premier à l'en féliciter, puisqu'il prétend persister lui-même dans son inconstance et faire de son papillonnage un art de vivre ! Si la pucelle est rétive, ce juriste (et casuiste patenté) invente toutes les ruses possibles pour la convaincre de sauter le pas de l'amour. Puis vient le temps des idylles romanesques, des contes érotiques, des matinées paresseuses, des chassés-croisés capricieux, jusqu'à ce que le poète épouse en cachette la nièce d'un protecteur qui le vouera aux gémonies. L'amant infidèle devient un mari passionné et met tout son génie érotique au service de ses noces.
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"...
Et à côté du poisson il y a le tableau que Lars a peint, un homme à cheval, et puis quelque collines, et tout est peint en jaune et en marron, et un jour Lars lui a couru après et il lui a donné ce tableau, et elle ne lui a peut-être même pas dit merci, se dit Oline, et d'ailleurs elle a dû penser que ce n'était grand-chose, ce tableau, ce n'était que des gribouillages, a-t-elle dû penser, mais elle l'a quand même pris et elle l'a accroché là, au petit coin, et il est resté là pendant toutes ces années, se dit Oline, et petit à petit elle a fini par le trouver beau, et elle croit même qu'elle comprend ce que Lars a voulu exprimer avec ce tableau, oui elle le comprend, mais de là à le dire ! de là à dire ce qu'il a voulu exprimer ! ça elle n'y arrivera pas, et de toute façon elle aurait tort de vouloir le dire, car si elle pouvait le dire ça n'aurait servi à rien que Lars ait peint ce tableau, bien sûr, se dit Oline, mais le tableau il est beau, même si ce n'est que du gribouillage, le tableau est beau, parce que c'est Lars qui l'a peint, c'est un beau tableau, voilà ce qu'elle pense, et si quelqu'un d'autre que Lars l'avait peint, elle ne l'aurait sûrement pas trouvé beau, se dit Oline, mais maintenant elle le trouve si beau, ce tableau, qu'elle a presque les larmes aux yeux quand elle le regarde...
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Les poésies d'amour : J.W. Goethe
Johann Wolfgang von Goethe
- CIRCE
- Poesie
- 3 Février 2022
- 9782842424954
" Le plus étrange de tous les livres / Est le livre de l'amour...", Goethe place cette remarque sous la plume du poète persan, auteur fictif du Divan de l'Orient et de l'Occident, qui célèbre à la fois l'amour et la poésie. Joies, plaisirs, bonheurs fulgurants et éphémères, souffrances amères, blessures, ou peines légères et presque délicieuses - la poésie de Goethe reflète à la fois l'expérience vécue et sa sublimation dans la littérature.
Le choix de poèmes présentés dans ce recueil tente de rendre compte de cette diversité, en proposant à côté de certains incontournables d'autres moins connus, plus personnels ou plus inattendus.