Riad Sattouf

  • Jérémie vit comme dans un rêve : installé avec la ravissante Honorine, il emménage dans la maison familiale plutôt cossue. Bien dans son temps et dans sa peau, Honorine suit des cours de pilotage et roule en Smart. Jérémie appelle même Honorine ma chérie. Bref, ces deux-là nagent dans le bonheur... À moins que ce rêve ne soit finalement qu'une nouvelle angoisse existentielle de Jérémie ?!!

  • Le pays de la soif, c'est le camping de la Roche du Bourg, où Jérémie, et ses copains Sandrine et Jean-Jacques Moselle passent leurs vacances. Et cette fois-ci, c'est sûr, ils vont faire un malheur ! Tandis que Jérémie poursuit de ses assiduités une jeune Allemande en se faisant passer pour un rebelle romantique, Jean-Jacques se lance en loup solitaire à la conquête de la mère de cette dernière... Un deuxième tome désopilant où Riad Sattouf fait montre d'un humour dévastateur, féroce et jubilatoire ! C'est l'été... Une chaleur caniculaire s'étend comme une couverture moite sur Paris, recouvrant d'une fine pellicule de sueur tout ce qui a encore le courage de se trémousser sous le soleil. Jérémie et Jean-Jacques ne font pas exception. Avachis à la terrasse d'un café, ils reluquent tout ce qui porte jupe et qui passe devant leurs yeux concupiscents, en attendant que la soeur de Jean-Jacques, Sandrine, les rejoigne enfin pour partir en vacances. C'est que par ce temps-là, on n'est bien que sur la plage, et nos trois amis prennent la route pour le camping de la Roche du Bourg, sur la côte d'Émeraude. Mis à part un chien écrasé et un accident de voiture avec un dealer qui roule en Mercedes Benz, le voyage se passe relativement bien. Les voici qui arrivent sur la terre promise : le camping, sa plage, ses nanas ! Et là, horreur, celui qui les accueille n'est autre que Jean-Charles Bélier, leur bête noire lorsqu'ils étaient au collège de Montempoivre (1990-1993). Une brute, un bourreau qui les a persécutés à grand renfort de Meurthe et Moselle et de Chibouz, fils de bouse ! ! . Vidage de cartable, vexation devant les filles, il ne leur avait rien épargné. Que vont-ils faire ? Se venger ? Non, il est beaucoup moins risqué de draguer les minettes. Et pour ça, Jérémie a un plan. Car ils n'ont plus le droit à l'erreur, surtout qu'à côté de leur tente vient de s'installer un couple d'Allemands avec leurs deux enfants, dont une jeune fille qui ne laisse pas Jérémie indifférent... Sorte de Grand Duduche frustré, serial looser universel, Jérémie rentre avec cet album dans la catégorie des grands anti-héros de la bande dessinée d'humour, et Riad Sattouf dans celle non moins illustre des grands observateurs des petites misères humaines. Féroce et drôle !

  • Notre héros, sollicité par Libération pour son aventure de l'été, propose une formidable idée de reportage : la naissance des cigales aux États-Unis. Le voilà donc à New York avec son copain Mollet - venu travailler pour Spielberg et finalement recyclé serveur de cassoulet dans un restau français - et Lucie, une vague copine plutôt acariâtre, qui s'intéresse à lui quand elle est suffisamment bourrée pour le trouver attractif, ou quand il paie l'addition du Michael Jordan's Steak House : mille balles le steack-nouilles + le Chardonnay, un vin qui marche bien là-bas. Donc, cet été dans Libération, on a découvert les aventures de Riad Sattouf en Amérique - en noir et blanc, alors que là, c'est en couleurs. Résultat : une balade exotique including les moeurs des Français de New York et de quelques autochtones célèbres, ainsi que la visite des lieux sacrés, comme Ground Zéro (du grillage avec rien au milieu) et Park Avenue, où Riad rêve d'emménager, malgré les nuisances inhérentes : Va falloir dire à Julia Roberts d'arrêter de tirer la chasse d'eau à partie de 22h. Pourquoi No Sex in New York ? Parce que le mot sex fait vendre, même avec no devant. En effet, les copains fantasment beaucoup mais concrétisent peu, et il est aussi coton de trouver l'âme soeur à New York qu'au camping de La Roche du Bourg. Ce qui fait de cette virée new-yorkaise une galère hilarante et touchante, bourrée de détails poétiques - comme les effets laxatifs des Chicklets Gum - sans la moindre cigale. Né en 1978 d'un père syrien et d'une mère française, Riad Sattouf partage son enfance entre Algérie, la Libye et la Syrie, où il passe dix ans. Après une éducation musulmane dans une école de village, il est parachuté en France et découvre l'Occident. Il découvre aussi qu'il n'a aucun succès avec les filles, ce qui lui laisse du temps pour dessiner. Néanmoins pourvu d'un Bac, il poursuit des études d'arts appliqués, puis de cinéma d'animation aux Gobelins, à Paris. Période pendant laquelle il réalise une série de BD pour Delcourt, et des illustrations pour divers éditeurs du rayon jeunesse. En 2002, il entre chez Dargaud avec Les Pauvres Aventures de Jérémie, et récolte en 2003 le Prix Goscinny du scénario pour le tome 1, Les Jolis Pieds de Florence.

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