L'echappee Belle

  • Après la parution de «Less is too much» de l'architecte Benjamin Loiseau et le philosophe John Gelder le «vrai-faux» testament de Mies van der Rohe qui questionnait sa responsabilité face aux évolutions qui agitent le monde et qui a été préfacé avec enthousiasme par Claude Parent, pionnier de l'architecture oblique qui considérait que ce livre ouvrait une voie nouvelle à la pensée de Mies en l'opposant à tous ces théoriciens qui en le glorifiant sans nuances l'ont emprisonné sans comprendre son appel à l'évolution.
    Voici maintenant un ouvrage tout aussi surprenant et inédit «utopies croisées» qui mêle par un jeu de questions-réponses, les réflexions de Yona Friedman, décédé en Mars 2020, architecte phare, pionnier de l'architecture mobile et participative et de Stéphane Malka, architecte engagé, habité de cette même envie d'utopie, d'une architecture de demain comme par exemple repenser l'épaisseur d'un mur, habiter le No Man's Land au-dessus des murs qui séparent les peuples et progressivement pacifier les nations Tokyo, le 8 Mars 2020. Quelques jours avant l'impression de cet ouvrage, j'ai appris avec émotion la nouvelle. Un génie d'une grande bienveillance, à l'image de ses projets humanistes, nous a quitté. L'esprit vif, le verbe juste et l'oeil malicieux de Yona ont fait de chacune de nos rencontres des instants à la fois drôles, denses et passionnants. Nos conversations et vos pensées sur l'architecture vous survivent avec cet ouvrage ; vos idées visionnaires perdureront et continueront à inspirer les générations futures, à commencer par la mienne. Stéphane Malka

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  • L'Appel de la steppe réunit des poèmes dont la Mongolie est le centre nomade, empire du vent et des chevaux, des loups et des hommes libres. Tour à tour lyrique et épique, L'Appel de la steppe célèbre à la fois une façon de vivre et d'écrire célébrant l'union de la terre et du ciel, des hommes et de la nature.

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  • Florence est une ville que l'on cueille du bout des doigts comme une fleur fragile. C'est l'endroit de tous mes rêves que j'ai voulu raconter en un poème. Ce recueil est une balade dans cette cité aux mille trésors, un guide de voyage peut-être, en tout cas un texte qui résonne comme une invitation à aller vous perdre dans les galeries d'art à ciel ouvert de la belle Florence.
    « Je serais cosmonaute. » Un mouvement de stylo dessine parfois une route vers les étoiles. C'est ce que le jeune écrivain belge né en 1987, Maël Gentgen, doit se dire, lui qui enfant rêvait de se percher sur l'extrémité du croissant de lune. Du ciel de l'enfance est né un imaginaire de voyage. Et quand, en fouillant dans une vieille malle rongée par l'oubli, il découvre un recueil de poèmes écrits par son père, c'est la révélation : la poésie était la voie à suivre. L'adolescence charria avec elle son lot de découvertes, tels les Tristan Tzara, Aimé Césaire ou encore Merleau Ponty, qui offrirent à Maël Gentgen le goût de l'image surréaliste pour le premier, l'exotisme pour le second et une esthétique philosophique pour le dernier. De ces lectures naquirent ses premiers écrits dont l'empreinte dadaïste est prégnante. Durant ses études à Nancy, Maël Gentgen explore d'autres horizons : une poétique caribéenne au goût de mangue surréaliste, le romantisme glacial de la poésie scandinave et la concision sublime des haïkus en fleurs japonais. De ce pot-pourri de rencontres, naîtra son propre style, sa propre esthétique poétique qu'il travaille depuis son recueil Semences de sel. Un style où les questions philosophiques de la trace et du visible ou de l'invisible viennent se greffer, en filigrane, dans l'encre de ses mots et dont les parfums offrent des tons à la fois musqués de romantisme, fruités d'exotisme et acidulés pour ce surréalisme toujours présent, mais adouci, comme un bonbon pour enfants. Le sang bleu des méduses est une piqûre poétique, où le venin s'insinue à la cadence des mots, jusqu'au paroxysme de l'amour du verbe.

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  • Daouda Keita, de sa plume sensuelle, amoureuse, obsessionnelle et répétitive nous convie par un rythme chaloupé qui scande ses mots à écouter son histoire ; Le récit de sa vie traversée par les visages aimants et admirables de son enfance, des femmes qui l'ont élevées, de ses amis, de ses amours, de ses frères et soeurs autour de lui réunis. Sa famille malienne, omniprésente, tentaculaire au-delà des frontières occupe une place primordiale et constitue le ferment de l'homme à venir. Elle a tracé au plus profond de son être le goût du juste et de la vérité. De ce parcours particulier se dessine le destin universel des âmes de ce monde. De Bamako à Okamab, de Telongab à Bagnolet une seule et même conduite prévaut l'amitié, l'amour, la dignité d'être homme, le travail, la foi dans la persévérance et l'effort pour tenir haut la rampe. Lui qui a connu comme beaucoup des siens les difficultés de l'exil n'espère qu'une chose, la paix ultime entre les peuples. Le poète clame sans relâche sa reconnaissance éternelle pour tout ce qui lui a été donné. Ses mots nous touchent comme une flèche qui nous atteint directement en plein coeur. Un hymne au courage, à la joie de vivre et une ode à celui qui donne à l'instar de son ami Bouba à qui Daouda rend hommage à la fin de son recueil et qui fait ainsi de lui à jamais un heureux sur cette terre.

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  • « une danse » émane de l'extraction de phrases de ces longues écritures qui mélangent les temps de danse et de vie. Il se découvre comme des lignes à se souvenir pour pouvoir continuer. La danse n'est pas extérieure à tout un chacun, mais plutôt une énergie parfois enroulée en elle-même. J'aime inviter à consentir à la danse. Les mots sont importants. Au- delà de ceux qui ébranlent, il y en a qui nous lèvent, qui nous mettent debout pour essayer encore... Ce qui nous fait « aller ». Nous dansons avec l'expertise de notre vie, jonchée de ce qui fait ce que nous sommes. Comme un déshabillage la danse laisse jaillir l'essentiel, jusqu'à envisager l'informe : retrouver les lignes d'accueil des possibles, simplement à corps ouvert, en tentant de sauver la singularité toujours mise en danger.

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  • Au coeur de notre réflexion, l'on trouve les problèmes du langage de la danse d'où nombre de questionnements s'ensuivent, questions toutes relatives au corps dansant. Considérée du point de vue de l'univers de représentation, la danse se donne en signe transcendantal par la poésie des choses, la poétique de la danse théâtrale se retrouvant confrontée aux domaines scripturaux et scripturaires, aux écritures, a fortiori chorégraphiques. Cet axe de recherche conduit à traiter, en l'occurrence, de la notion de corps dansant glorieux, problématique qu'il convient de resituer dans son continuum, ses contextes historiques et esthétiques. Intertextuelle, au fil des siècles, entre les XVIe et XXIe siècles la danse savante se constitue a priori en visions du monde. Le statut du corps en Occident étant conditionné par des modèles dont, tout spécifiquement, la figure christique, sa compréhension du temps reflète les pouvoirs en place, spécialement et plus particulièrement la pensée judéo-chrétienne, une loi du corps en regard de l'Éternité d'où cette idée de salut qui se traduit par le sentiment d'amour, la théopoétique du corps de mort et de gloire. Dogmatisme au travers des funérailles, régulation et réglementation du passage entre les âges de la vie, l'Église s'administre en instance prédominante depuis deux mille ans d'histoire culturelle. De la sorte, tout au long du Moyen Âge bien sûr (cette période étant celle de l'évangélisation), sous l'Ancien Régime (l'époque monarchique tendant vers l'absolutisme), et toujours aussi symbolique en cette époque contemporaine (temps réservés à une laïcisation et une désubstantialisation des pratiques corporelles, physiques et athlétiques, lesquelles comprennent autant les sports que les danses), ainsi l'art chorégraphique met-il en perspective l'image de l'Infini en lui donnant chair et corps, restituant au symbole sa sève, son énergie. Les ressorts du corps dansant emploient-ils des techniques d'ordre rhétorique ? Les stylistiques par lesquelles, jusqu'à ce jour - les années 2000, l'histoire de la danse et du ballet en Occident prête au corps en élévation ses configurations théâtrales, nous permettent d'envisager et de remonter les chaînes de marquages qui fondent le jeu dansé et glorifient même la personne.

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  • CUBA - YA TE OLVIDÉ est un véritable hommage à toute une nation en suspens, bercée par de nombreuses promesses, attentes et espoirs. Toujours avec cette obsession d'éterniser la magie du moment, JCE nous livre une archive visuelle témoin de toute une époque. Il y dépeint avec une multitude de clichés pris sur le vif la schizophrénie d'une nation prise en otage entre deux mondes et deux vérités vécus au quotidien par un peuple qui semble endormi par la nostalgie d'hier mais animé par les désirs du lendemain. Son processus créatif consiste à fragmenter les instants, les séquences de vie, donner de l'importance au moment. Cette fragmentation du temps nous fait oublier un contexte douloureux. C'est l'essence même du beau qui retient notre regard. JCE exprime ce moment par le flou de l'image, tel une eau trouble qui brouille les timides frontières entre le réel et le fantasmé. Plutôt que d'opter pour du photojournalisme de « haute résolution », JCE capte notre attention en se positionnant en « conteur d'images » offrant ainsi une liberté absolue à l'imagination.

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  • Les poésies sont des histoires vécues qui restent en nous avec une impression vive. C'est presque une sensation biologique lorsque je suis touchée par l'inspiration. Alors, d'où vient cette inspiration ? Vivre des choses intenses ne suffit pas pour être captivée par le souffle poétique. Avant que les mots surgissent, quelque chose d'extérieur me traverse. En effet, je ne saisis pas les mots, c'est cette chose qui me saisit.

    Je ne connais rien à la poésie :
    Tous ce que j'écris ce n'est pas la poésie.
    Ce sont des soupirs errants ici et là partout.
    Peut-on les appeler aussi des poésies ?

    Quand je n'aurais plus de soupirs errants à écrire, je ne vivrais plus.

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  • Voilà, au grand livre d'or de la mélancolie où générations après générations, les poètes consignent leurs pensées sous les nuages, la contribution franche, grave d'une gravité que l'ironie allège, de Gérard Georges. On n'y lira pas de fameuses sentences ni l'exposé bien informé et haut du col, d'une philosophie racée sur le temps, la mort, l'oubli et leurs contraires : s'il parle bien en effet, le titre le dit, de ces apparitions/ disparitions qui font l'étrange existence toujours perdue et « recommencée » qui est la nôtre, notre poète le fait au plus près de son (de notre) expérience, au ras des choses si l'on veut - et cette simplicité est le gage d'une vérité. Un chemin, un arbre, une neige, un orage, l'épaule d'une montagne et la pluie « ressassante », voilà le paysage rugueux et ordinaire, mais si proche de nous, où s'éprouve, comme l'on traverse une brume ou l'on respire la couleur des fleurs dans un jardin, la commune sensation de l'éphémère et de la durée. Impressions mouvantes dit un poème : oui, c'est bien cela. Le temps qui passe, le temps passé, le temps perdu, le regret, la perte, l'oubli et le retour ne sont pas, dans ces poèmes, des concepts, on les saisit par la peau, par le regard, le pied sur eux butte et la saveur en vient aux lèvres. Les souvenirs, échos des gestes et des heures perdues, Gérard Georges prend bien garde de ne pas nous les servir en chromos au pathos jauni : ils sont ici comme des exuvies, ces peaux de serpent abandonnées sur la pierre, dont la fragilité même interdit qu'on y touche mais qui gardent miraculeusement la forme de ce qui fut. On comprendra que la mélancolie que j'évoquais au début, non plus que la solitude qui la porte, ne sont pas ici des postures mais bien concrètement un vêtement qui pèse à l'épaule, qui pèse d'autant plus qu'il est mouillé par la pluie des jours tombés...Donc dans ce recueil par bonheur, pas de dissertation sur la fuite du Temps-avec-un-grand-T, ses pompes et ses oeuvres , mais exactement le contraire, c'est-à-dire ce que seule la poésie peut faire : rendre immédiatement sensible, sans commentaire, d'un rythme ou d'une image, ce dont il s'agit : « rien toujours ne dure jamais ».Jean-Pierre Siméon

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  • Ce sont les petits cailloux du désarroi recroquevillée sur l'incompréhension d'être là. Dans son premier recueil, Jean-Paul Richalet oscille entre amour et distance, entre l'affrontement désarmant des sentiments et la montée de la grande échelle des pompiers.

    C'est ainsi que l'on fausse compagnie aux villes endormies et qu'on cadenasse la torpeur générale pour vivre enfin loin de l'immensité de notre exiguïté. « Il suffit d'un coup de peigne, on se réaligne ».

    La chevelure nette désoriente le canot de la vie quotidienne. On est toujours plus heureux lorsque l'on sort de chez le coiffeur et que « l'autobus continue d'avancer selon toute vraisemblance ». Il y a autant d'être dans un poisson que l'on dessine sur une vitre que dans une doctrine sur l'angoisse.

    Le violon a beau « dégouliné de tarama », l'amour a encore de beaux jours devant son propre désaveu, si l'on en croit Jean-Paul Richalet. Oui, l'amour est une anarchie qui peut réussir lorsqu'elle se confond avec le nihilisme positif :
    « mort au beau mot ».

    Faut-il encore que l'amour ne soit pas crapuleux ! Là, tous les doutes sont permis. Car l'amour peut aussi ressembler à une panse bavaroise après dix litres de bières. La poésie de Jean-Paul est suave, sans être mièvre. Son ironie versifiée nous écarte des platitudes.

    Son vers libre illumine comme le ver luisant du métro. Et tout ce qu'il a enfoui, la mort le lui révèle, sans pathos et sans pesanteur. Il y a donc une alternative à être ou « bien César ou bien clown » : poète par exemple comme Jean-Paul Richalet.

    Valéry Molet, Janvier 2019

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  • La poésie c'est comme les auberges espagnoles : chacun y trouve ce qu'il a apporté. Peu importe qu'on le lise différemment, même si c'est à l'opposé de ce qu'il est censé écrire. Il ne parle pas à tous, mais il parle pour tous, tel l'oiseau dans la forêt, et son message est caverne d'Ali Baba : à chacun son « Sésame » propre à dévoiler les trésors qui s'y cachent comme les étoiles au firmament en plein jour. Il a le temps de voir venir la nuit...

    Pour lire un poète, d'abord ouvrez-le n'importe où. N'hésitez pas à sauter de page en page ; comme un piaf, il est dans son « arbre généalogique ». Il vous dira trois mots d'envol ici, là quelques brindilles à faire un nid d'amour, plus loin l'ivresse d'une pluie bienfaisante, à moins qu'il ne s'agisse d'un feu au creux de ses mains dans l'espoir de réchauffer vos pieds.

    Facile à reconnaître, il répète inlassablement deux ou trois notes qui lui trottent dans la tête et qu'il module à l'infini, nous invitant à l'attention. Sa renommée n'est tout au plus que l'écho qu'il éveille en toi, l'inconnu, son semblable qui médite et qui veille.

    Ecoute-le : son chant est unique.

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  • Max a 3 passions, le tennis, les femmes et plus que tout sa liberté. De retour chez lui après avoir perdu un match accroché, débarque sa fantaisiste cousine Sonia qui vient lui proposer un projet des plus insensé : lui présenter son amie Charlotte pour lui faire un enfant ! Les deux femmes veulent un bébé mais sans s'encombrer d'un père ! Alors qu'elles sont en opération séduction pour convaincre Max, Bad son meilleur ami s'invite pour compléter ce double mixte sur un terrain déjà battu et des plus glissants ! Une pièce qui vous emporte crescendo dans son histoire bien portée par les acteurs et à la mise en scène efficace et dynamique. Un très bon moment pour une jeune pièce à découvrir absolument ! Cette pièce a été jouée en Juin 2018 au théâtre de Dix Heures à Paris avec une mise en scène de Fabien HENGBART et a rencontré un vif succès !
    Jérôme Karsenti est né en 1960 et habite en région parisienne. Il a eu un parcours professionnel varié dans le domaine de la presse, du cinéma et actuellement dans l'immobilier. C'est également un tennisman émérite. Il a passé une grande partie de sa vie sur les courts en tant que compétiteur mais aussi en tant qu'enseignant. L'envie d'écrire, d'inventer, de raconter des histoires a toujours été présente. Il a donc mélangé ses deux passions en devenant scénariste et réalisateur d'un court métrage intitulé « Tennis Express ». Coup de Racket est sa première pièce de théâtre, comédie qui a été jouée à Paris en 2018 au théâtre de Dix Heures et qui a remporté un grand succès auprès du public.

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  • Mon père se tait. II a des mains magnifiques. L'existence ne les a pas scellées dans les noeuds de la survie. La parole de mon père, ce sont ses mains. Elles donnent forme et utilité a la matière vannerie, menuiserie, jardinage, maçonnerie, charpente, huisserie, palombière sons les pins, etc. Souvent il se réveillait an matin en disant qu'il avait trouvé ce qu'il cherchait. Puis il s'en allait créer un outil, appliquer une solution a un problème rencontré. S'il était né en Inde, il y aurait peut-être connu Anil K. Guptal on Bunker Roy. Sa vie en aurait été différente. Anil K. Guptal, banquier de formation, a créé Honeybee, an cabinet spécialisé qui protège les innovations des pauvres par des brevets. Cette initiative démontre l'incomplétude de la pyramide de Maslow, sociologue étasunien qui, vers 1940, théorisa que l'humain n'accède a la créativité qu'une fois après avoir satisfait ses besoins premiers. Comme les Indiens pauvres, mon père est la démonstration du contraire.

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  • Pour échapper au désespoir de vivre avec une mère caractérielle, inconsistante et insensible, Arthur se construit un univers parallèle peuplé de personnes dont il est le souverain absolu, féroce et contre lesquelles il peut exercer toute sa perversité. Avec un acharnement obsessionnel il poursuit sa quête de reconnaissance mais ses demandes inassouvies se trouvent irrémédiablement vouées à l'échec. De là à ce que cet amour se transforme en haine, il n'y a qu'un pas. Arthur ne peut atténuer sa douleur et ce manque intolérable qui frappe sa chair que dans l'exercice jouissif et habile de ses mains qui vont lui servir à perpétuer des châtiments vis-à-vis des êtres faibles qu'ils côtoient. Sa colère et sa rage ne vont faire que croître au fil des ans pour ce monde qui ne lui apporte aucun réconfort et aucun sens. L'autrice nous dresse avec effroi, talent et par une logique implacable tous les mécanismes psychiques qui vont construire et faire d'Arthur l'être dissocié et inhumain qu'il va devenir. Par un jeu d'aller-retour subtil de tous les moments marquants de la vie du jeune garçon puis du jeune homme qui se confrontent tout d'abord avec ses petites camarades de cours d'école puis avec ses amies adolescentes au lycée, Laure Beaudonnet qui signe ici son premier roman arrive par petites touches successives à nous faire rentrer dans les méandres troublés de ses personnages. Elle nous décrit la difficulté fondamentale des adolescent(e)s à trouver une place dans une société bien-pensante où la réussite est déjà écrite à l'avance; un monde qui privilégie l'apparence au détriment des valeurs et d'une éthique de l'être. L'identité familiale reste le coupable numéro un des failles qui semblent se perpétuer de génération en génération sans que rien ne puisse freiner le processus inéluctable des implosions intérieures si ce n'est toutefois l'adoucissement par la tendresse et le respect quand on a la chance de les rencontrer sur sa route. Ce roman très prenant, cinglant, glaçant, sans langue de bois et mené par un tempo rapide et haletant nous fait réfléchir à notre part d'amour et de responsabilité à tenir, de l'importance des liens et de la fragilité des jeunes en devenir. Florence Issac, autrice Laure Beaudonnet vit à Paris où elle a grandi et étudié. Diplômée d'un master de philosophie à La Sorbonne et d'une licence de sociologie à l'Université Paris-Descartes, elle nourrit une passion pour l'écriture depuis l'adolescence. Aujourd'hui journaliste, elle a signé des articles pour des grands médias nationaux (Lire, L'Express, L'Obs, BFMTV...) avant d'écrire pour la rubrique culture du quotidien 20 Minutes. Intéressée par les divers et les histoires de meurtres, elle s'est penchée sur l'affaire Mohamed Merah dans l'enquête Un lundi noir à Toulouse. Arthur, son ange est son premier roman.

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  • Poèmes jaillis tout droit d'un geyser. La poésie explose et s'affiche polymorphe : L'écriture devient apodictique dans l'Art du dire : du mot à l'aphorisme, de la phrase au texte en prose. La poésie reste le canal idéal, (un puits sans fond) pour charrier sans égal, la panoplie humaine des émotions. A livre ouvert, on les savoure en susurrant les mots tantôt sucrés, salés tantôt amers. Des Amours endolories, passionnées les sentiments se dénudent et se démêlent dans la pudeur des mots.

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  • La foudre tombe dès les premières lignes. A l'âge de 11 ans, Laurent Dugué perd sa mère, brutalement, dans un accident de la vie, au cours d'un séjour de vacances. Ce drame casse sa vie en deux. Avant, un petit garçon malin grandit dans le cadre pittoresque de la charcuterie de ses parents, qui a été son terrain de jeux, et dans les rues du Bagnolet de la fin des années soixante, dont elle est un haut lieu. Il sait chiffrer son bonheur en unités. Au fil de maints épisodes décrits avec saveur, il se structure autour d'une passion pour la pêche, transmise par son père, et pour le football, dont les impressions fortes le conduisent du café enfumé de son club, le CA Montreuil aux grands stades de la couronne parisienne. Il ancre en lui la valeur de l'amitié. Après, c'est la lutte, la lutte pour vivre sa fin d'enfance et son adolescence sans mère, pour échapper à la lente faillite de la boutique familiale, victime du déclin du commerce de proximité dans un Bagnolet qui se transforme, la lutte pour échapper à l'échec scolaire qui se dessine dans les conditions difficiles du CES local. Finalement il sera chirurgien. Ce cadre, tous ces épisodes, les nombreux personnages qui les animent, sont racontés dans un style qui n'appartient qu'à lui, mêlant humour fulgurant, ironie, et une pudeur qui masquent sa tendresse ou sa douleur.

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  • La corde s'usant, elle se dénude progressivement de ses fils jusqu'à ce qu'il ne reste plus qu'un mince entrelacs de fibres, si mince qu'on en viendrait à se demander s'il peut soutenir, par exemple, puisque c'est de cela qu'il s'agit, toujours de cela qu'il s'agit, d'ailleurs de quoi d'autre pourrait-il s'agir, le poids d'une tendre carcasse d'amour. Un homme veut redonner vie à celle qu'il porte sur ses épaules ; il veut faire surgir ce nous qui un jour a existé et semble perdu. Mais une ombre le hante : celle de la petite gitane... Au fil d'une suite de fragments poétiques se tisse l'histoire d'un homme qui cherche le chemin de son désir.

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  • La lune s'est endormie incognito aux branches d'un citronnier exhibant au verger le plus mûre de ses hémisphères l'ami Philomène écrit sous sa lampe à kérosène des mots sans âge des oublis de la Bible un flamboiement de crépuscule la vieille radio marmonne telle une prière la Danse macabre de Saint-Saëns faisant couler cinabre le sang d'une symphonie d'étoiles la nuit est tombée en fracture de continuité sur ma demeure endormie à l'heure où au village aucun être ne demeure tous les vivants étant allés se coucher au cimetière

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  • Et toujours ce bruit léger, irrégulier, doux, feutré, imperceptible du stylo sur le papier. Les lignes bleu foncé se superposent, infernales, se recoupent parfois, s'écartent comme les rails du trajet, se parallélisent à nouveau, montent et descendent du fait du support mouvant du siège qui épouse les mouvements de l'ensemble du train et de ce voyage de la pensée.

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  • Les Cynophiles, pièce en 8 actes et 13 personnages. Un meurtre a eu lieu, la victime a été déchiquetée. À l'hôpital, un médecin, achève des vieillards. Dans le quartier, une jeune fille a disparu... Le point commun de ces évènements ? Une chienne étrange et son dressage tout aussi spécial. La logique et l'aplomb d'un notable sont si convaincants que personne n'ose le contredire. Progressivement, sa compagne, ses amis, les médecins et les policiers, tous plongent dans sa folie. Les situations loufoques se succèdent. Les dialogues rapides et les jeux de mots cyniques nous font voguer du rire au malaise, de l'ironie à l'émotion, de la gravité à la tendresse. On rit, on est ému. Une pièce à la fois tragique et comique, scandaleusement drôle. Une pièce autant à lire qu'à regarder.

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  • L'écriture est le dernier témoin. Il s'est épuisé dans les corridors de l'insomnie, dans les espaces vides des studios de danse pour archiver ce qui s'est passé dans la chair : celle-là qui danse, celle-là érotique, celle-là violente, celle-là amoureuse, celle-là qui explore le jeu tissé des fantasmes. L'écriture est une aire d'images et de matières où s'achemine la traduction des présents d'un corps vivant. Mais c'est un air aussi, une langue qui lit et enlace les sons, et qui fabrique la pensée dans le délie (ou le délit) des lettres. Je suis un clown, et je joue.

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  • Ta main

    Joelle Richard

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