Seven Orients

  • Suzanne Held nous fait découvrir dans ce volume un Japon « éternel ». Celui de l'esthétisme poussé à l'extrême, de la délicatesse du geste où le quotidien devient cérémonie, où le respect se transforme en rituel.
    Il est divisé en cinq grandes sections qui nous conduisent dans les sources profondes des traditions : monde de la contemplation, de la sérénité devant des cônes de sable, monde de la méditation, monde des couleurs, celles des laques orange vif du Shinto, celle du rouge éclatant des feuilles d'érables à l'automne, celles des paravents à fond or se révélant dans la pénombre des temples.
    Le Japon de Suzanne Held est bien loin de celui des foules, des excès du monde industriel, de cette impénétrable fièvre de vivre. C'est un Japon fragile, celui où la terre tremble, où les vagues géantes déferlent.
    Soyez-en sûr, vous serez à tout jamais conquis par ses photographies prises au cours de ses nombreux voyages dans ce pays qu'elle aime et connaît bien et qui constituent une mémoire fragile qui témoignent encore.

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  • Dans leur vol erratique, j'accompagnais les grues auxquelles les désordres de la guerre avaient fait perdre leurs repères. Je ne sais si elles ont enfin retrouvé leur voie, mais, avec elles, le moment d'un rêve, il me semble continuer à vagabonder, glanant ici et là quelque souvenir pouvant donner un sens à l'aventure où je m'étais engagé.

    Okoubaka, l'arbre mangeur de forêts, aurait-il jeté un sort aux planteurs de cacayoers qui l'ont privé de son milieu de vie ? Kliu, le tigre, a-t-il survécu au chasseur dont il s'était fait un ami ? S'il reste, à l'écart des grandes routes maritimes, des îles au passé préservé, ne tarderont-elles pas à être dépouillées de leurs secrets par des aventuriers inconscients ?

    Dans une langue poétique, fleurie, au style très original, l'auteur nous livre un bouquet de nouvelles quasi fantastiques dont l'humour corrosif tempéré de tendresse rappelle irrésistiblement certaines histoires de Jack London, dont le récit de sa croisière sur le Snark, aux îles Salomon, ainsi que le chef-d'oeuvre de Victor Segalen consacré à la Polynésie, Les Immémoriaux. En effet, si chacun des récits présentés ici relève bien de la fiction littéraire, tous leurs ingrédients et contextes sont authentiques, puisés à la source de l'expérience de l'auteur, en France durant la guerre et, surtout, lors de ses séjours ethnographiques et botaniques au coeur des ultimes univers forestiers demeurés libres, en Afrique, à Madagascar, à Vanuatu, en Nouvelle-Calédonie, à Sumatra, et sur les hauts plateaux du Vietnam.

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  • Ce livre présente, en français et en lao moderne, un des plus importants des légendes lao car il s'agit du mythe de la fondation de Laos. Ce texte est traduit des vieux manuscrits sur latanier en ancien lao vers le lao contemporain et le français. Le livre est illustré de dessins originaux et de motifs lao et contient des explications ethnographiques et des notes d'annotation pour clarifier le texte.

    L'histoire des peuples d'Asie du Sud-Est est toujours précédée d'une légende rappelant les origines et la fondation de leurs royaumes. Le héros-fondateur est aussi l'ancêtre de la population dominante et le civilisateur des populations indigènes; il peut être originaire d'outre-mer (Kaundinya au Cambodge et au Champa, Aji Saka à Java), ou bien de Chine (Con Rông Chau Tiên au Viêt Nam), et épouse une princesse locale, Naga ou dragon, donnant ainsi naissance à une nouvelle nation. La nouvelle dynastie est dès lors légitimée par sa double origine, exogène et indigène.

    Chez les populations tay de Chine du sud, de l'est de la Birmanie, du Haut Tonkin et du nord du Laos, il existe le mythe d'un ancêtre d'origine divine et céleste, leur rappelant leur origine commune, et leur primauté par rapport aux autres populations locales. Pour les Lao, cet ancêtre s'appelait Khun Burôm, fils du roi des Thên (divinité céleste tay identifiée à Indra), dont le fils aîné Khoun Lo était venu de Mùang Thên (Diên Biên Phu dans le Haut Tonkin), pour régner à Mùang Xua (Luang Prabang). Cette interprétation du mythe avait pour but de légitimer la suzeraineté de la dynastie du Lan Xang sur les autres principautés tay de la moyenne vallée du Mékong, vassales ou alliées, à partir de la deuxième moitié du 14e siècle (règne de Fa Ngum).

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  • Existe-t-il une relation privilégiée entre hommes et femmes d'Asie du Sud-Est et oiseaux ? La faune aviaire joue en effet dans cette aire un très important rôle dans la cosmogonie, les croyances, la structure sociale, les rituels funéraires et la technologie rituelle inséparable des productions économiques : agriculture, pêche, cueillette, chasse, artisanat, commerce. La figure de l'oiseau en Asie du Sud-Est est à percevoir d'abord comme élément d'un couple symbolique essentiel : le serpent et l'oiseau qui représentent d'une part la virilité, la séniorité, l'univers chthonien, les pluies et d'autre part la féminité, le ciel, la saison sèche et la juniorité, c'est-à-dire l'ensemble des dépendants.

    Au sein d'une région caractérisée par l'alternance régulière d'une saison des pluies et d'une saison sèche et souvent par une bipolarité culturelle, la plupart des sociétés y ont élaboré une conception dualiste de l'univers, parfois trialiste : deux avatars d'une même Totalité divine originelle. Une trinité composée de deux éléments principaux (l'aîné et le cadet) et d'un troisième (l'épouse), domine effectivement l'Asie du Sud-Est où l'opposition aîné/cadet est générale et concerne la plupart des systèmes de parenté, répondant à une constante de la culture. La position sociale de la femme y est, peut-être plus qu'ailleurs, privilégiée sinon primordiale. Si, bien souvent, l'oiseau est la métaphore d'une jeune fille, ses envols se confondent toujours avec ceux de l'âme des défunts, prémisses de vies nouvelles et donc toujours symboles d'espérance. L'Asie du Sud-Est va ici de l'Inde à la Chine jusqu'à l'Océanie : Birmanie, Cambodge, Indonésie, Laos, Malaisie, Philippines, Thaïlande, Vietnam. Et elle englobe ses marches les plus lointaines : certaines contributions concernent l'archipel Andaman (Inde), l'île de Madagascar, la Papouasie Nouvelle-Guinée, Taiwan et le Népal.

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  • En Mars 2005, Au nord de Vientiane , À proximité du village de Naxone, ont été découverts fortuitement des vestiges archéologiques: Un linga et plusieurs stèles. Le hasard semble être le meilleur compagnon de l'archéologue. Bien des découvertes de la région de Vientiane ont été faites ainsi. Les vestiges à peine exhumes et sommairement présentés été immédiatement l'objet de diverses manifestations votives: Offrandes de fleurs, De rubans et de tissus colorés, consultations d'horoscopes, rites de fécondité.

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  • « Alors ! Tout bien pesé ! Qu'est-ce que je risque ? Ma peau... Ça ne compte pas ! En route » ! Voici Tartarin à Bornéo. Le lecteur d'aujourd'hui qui, au hasard, feuillette les premières pages de ce livre ne peut que s'étonner. C'est vrai, le style tartarinesque n'est plus au goût du jour. Que penserait-il s'il jetait un coup d'oeil, une fois n'est pas coutume, à la dernière page : "[...] le Drapeau de la France, auréolé de son incomparable passé de gloire, défiait jusqu'à l'implacable Soleil !" Voilà donc un auteur bien français, s'il en existe. Pendant vingt ans, il circule dans Sumatra, l'Annam, la Birmanie, le Siam, le Cambodge. Son dada : la gutta-percha, gomme tropicale servant à isoler les câbles sous-marins. En 1899, il traverse Bornéo de Sarawak à la côte Sud parcourant un territoire incontrôlé, où Dayaks et Malais s'entretuent, pour rapporter les précieuses graines de gutta. Entre exploration et espionnage, une grande et truculente aventure... ?L'aventure bornéenne de Combanaire s'inscrit dans le droit fil des grandes expéditions du tournant du XXe siècle qui lancèrent explorateurs coloniaux, administrateurs, militaires, géologues, médecins, sur les sentiers de l'intérieur encore inexploré de Bornéo, aussi bien dans sa partie anglaise que dans sa partie néerlandaise.

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  • Pour la première fois, c'est à la découverte de son histoire personnelle, extraordinaire, que nous convie ce témoin privilégié d'une grande aventure humaine dans cet ouvrage qui, plus qu'un récit autobiographique, est un plaidoyer pour la tolérance, pour les femmes et la féminité, comprise ici comme la meilleure part de l'humanité et la plus constructive, pour les minorités. C'est aussi un véritable manuel d'ethnologie, passionnant et vivant. Pendant plus de 16 ans, l'auteur partagea l'intimité des Cau Maa', Proto-Indochinois insoumis et demeurés méconnus à moins de 150 km de Saigon. Si Boulbet réussit à pénétrer le « Domaine des génies » comme les Cau Maa' appellent leur territoire, c'est à Dam Böt son « double » local qu'il le doit. Ainsi nommé par les Proto-Indochinois, c'est seul, sans armes, à pied, par la conquête des coeurs, particulièrement celui de jeunes femmes et leurs parents, qu'il parvint à gagner l'estime de ce peuple farouchement attaché à sa liberté et sa différence.

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  • Dans ce tome 2, « Dam Böt » alias Boulbet a quitté le Vietnam pour le Cambodge où les gens l'appellent « Tabé », au terme de seize années passées en compagnie des Cau Maa'.

    Au Cambodge, Jean Boulbet travaille désormais pour l'Ecole française d'Extrême-Orient et au service de la Conservation d'Angkor, à Siemreap.?En charge du Parc forestier d'Angkor il est vite nommé également responsable de la Conservation du Phnom Kulen, à une cinquantaine de kilomètres au nord-est d'Angkor.?C'est dans cette région mal connue et dont il dresse la première carte qu'il découvre de nombreux sites archéologiques majeurs dont Kbal Spean, la célèbre « Rivière aux Mille Linga ». Mais la guerre du Vietnam atteint le Cambodge qui sombre à son tour dans le malheur alors que s'annonce la dramatique montée en puissance des Khmers rouges... Outre des vies humaines, plus que tout autre, Boulbet va contribuer à sauver, avec Bernard Philippe Groslier, leur conservateur en chef, les temples d'Angkor de la destruction.

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