Sciences humaines & sociales

  • Camilla a 46 ans et vit avec ses trois enfants. Elle a une famille «normale» si ce n' est le fait que Federico, son deuxième enfant, tout en étant biologiquement un garçon, manifeste depuis l' âge d' un et demi l' exigence et le désir d' être (aussi) une fi lle. Il veut s' habiller en rose, mettre des jupes, préfère la compagnie des petites fi lles à celles des garçons, dans les jeux s' identifi e aux petites fées plutôt qu' à Spider-Man.
    Camilla choisit de ne pas l' en empêcher et d' être à l' écoute. Elle se documente, lit, trouve sur internet des histoires similaires à la sienne. Elle découvre l' existence de la dysphorie de genre, des enfants gender fl uid, transgender, non-binaires et d' autres encore.
    Elle découvre en somme les multiples développements atypiques de l' identité de genre.
    Avec détermination, délicatesse et ironie, Camilla Vivian raconte l' histoire de Federico, un petit garçon serein et conscient de sa diversité, avec ses cheveux longs et son vernis à ongle rose. Elle raconte le quotidien de sa famille, à l' école et à la piscine, pendant les courses et les fêtes d' anniversaire, la pression sociale et familiale.
    Elle explique aussi ses propres doutes, ses peurs, ses questionnements et sa volonté de comprendre. Tout cela est assez compliqué, mais elle est sûre d' une chose : ce n' est pas la personne non-conforme qui doit s' adapter, ce sont les autres, à commencer par la famille, qui doivent apprendre à connaître, comprendre et accueillir ces différences.

  • En 2015, la cité des Doges a attiré 28 millions de personnes. Arrivés le matin, repartis le soir, ces visiteurs envahissent les ruelles au pas de charge et dégradent l'architecture millénaire sans qu'aucune taxe de séjour ne revienne à la Ville pour l'entretien du bâti (ils ne dorment pas sur place et ne versent donc aucune écotaxe).
    Le passage incessant des bateaux touristiques et des paquebots de croisière ronge les fondations de la cité. Un fléau que la mairie n'a pas les moyens ou la volonté de contrôler. Cette déferlante fait aussi sourir les habitants : rues bondées, nuisances sonores, hausse des prix de l'immobilier. Peu à peu, les services publics et les commerces de proximité ferment pour laisser la place à des échoppes pour touristes. À cause de leurs conditions de vie qui se détériorent, des centaines de résidents désertent chaque année la ville. Aujourd'hui, un logement sur quatre n'est loué qu'à des touristes...
    Venise est prise en otage par l'industrie du tourisme de masse. Le sujet est présent dans les médias.
    Tout dernièrement, il y a eu la diffusion sur France 5 du  lm documentaire «Venise, récit d'un naufrage annoncé», réalisé par Linda Bendali.

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  • Roberto Scarpinato est le dernier des juges, le dernier de la génération de Falcone et Borsellino, assassinés brutalement par la mafia en 1992. Mémoire historique de la justice antimafia en Sicile, il nous livre dans cet entretien inédit, d'une voix aussi vigoureuse qu'inspirée, ses réflexions sur la justice et le pouvoir, sur la religion et la corruption, à travers le prisme d'une vie, la sienne, que la violence mafieuse a irrémédiablement bouleversée.

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  • Mémoire historique de la justice anti-mafia, cette haute figure de l'État de droit n'a cessé de donner un sens politique à son travail de magistrat. Son Retour du Prince est une indispensable réflexion civique.
    Edwy Plenel.

    « Le véritable pouvoir est toujours obscène », affirme Scarpinato dans cet entretien où est rappelé que le mot « obscène » vient du latin ob scenum, soit ce qui opère « hors scène ». Selon Edwy Plenel, en montrant l'obscénité qui surprend, révolte ou indigne, Roberto Scarpinato brise l'omertà qui permet au pouvoir d'échapper à la honte du dévoilement.
    Après un franc succès populaire en Italie, cet ouvrage est désormais devenu une référence en France.
    Mémoire historique de la justice anti-mafia, Roberto Scarpinato a instruit des procès majeurs concernant les alliances entre la mafia et la classe politique et économique italienne. Il vit sous protection policière depuis plus de vingt-cinq ans.

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  • " Ce livre ambitieux et exigeant balaye non seulement l'ensemble de l'histoire allemande et polonaise, mais réussit à saisir celles de l'Europe centrale et de l'Est, en les rassemblant. Breslau apparaît comme le théâtre d'une lutte perpétuelle entre Allemands et Polonais, Habsbourg et Hohenzollern, hussites hérétiques et catholiques, catholiques et luthériens, juifs et anti-sémites, nobles et marchands, socialistes et capitalistes, nazis et soviétiques, apparatchiks et résistants. Et pourtant, comme le montrent si bien Davies et Moorhouse, ce récit est autant le témoin de co-opérations et de coexistences que de conflits et de destructions. Microcosm n'est pas un ouvrage succinct, mais l'incroyable ampleur des années et des bouleversements qui le traverse justifie chacunes des lignes. " Brendan Simms - Even the stones spoke German - London Review of Books (28/11/02) " Pour Norman Davies et Roger Moorhouse le Diable est bel et bien dans le détail, grâce à leur chronique minutieuse d'une ville européenne, baptisée Microcosm (.). L'incontrôlable Norman Davies est de retour, de nouveau avec un volumineux ouvrage. Cette fois encore, ses formidables recherches sont ordonnées dans une prose claire sans se départir de cette impartialité historique qui le caractérise. " James Hopkin - The Pole truth - The Observer (28/04/02) " Microcosme retrace l'histoire de la ville à travers les siècles. Sans occulter les hostilités et égarements ethniques, le livre est un hymne à la diversité et la réussite culturelle. " The staff - Seriousness, the new black - books of the year 2002 - The Economist (12/12/02)

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  • Recueil d'interventions, interviews et analyses de Falcone et Borsellino, cet ouvrage témoigne des nombreuses difficultés rencontrées dans la lutte contre la mafia, entravée non seulement par le crime organisé, mais surtout par les collègues des deux juges et les représentants du monde politique.
    Un ouvrage riche de paroles éclairantes, tristement prophétiques, comme celles-ci :
    Une négociation est en cours entre la mafia et l'État depuis le massacre de Capaci, il y a un dialogue entre la mafia et certains secteurs infidèles de l'État [.] La mafia me tuera, mais ce sont d'autres qui voudront ma mort, la mafia me tuera quand d'autres y consentiront. (Paolo Borsellino) Ou bien celles-là :
    Ce que j'ai eu à entendre dans les couloirs de ce palais est pénible ; devoir constater que, hormis une poignée de gens, tout le monde est content de me voir partir. (Giovanni Falcone, au moment de quitter le parquet de Palerme, un an avant sa mort.) Ce livre marque un retour fondamental aux sources directes, à ce qu'ils ont vraiment dit et écrit, dans la tentative de pénétrer les raisons (et les raisons d'État) qui ont amené à l'assassinat de ces deux juges-amis.
    Un pas en arrière indispensable pour rappeler leur parcours humain et professionnel, alors que les procès concernant leurs assassinats ont été ré-ouverts en Sicile et que les vérités pour lesquelles ils ont sacrifié leur vie sont en train de voir le jour.

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  • Depuis plusieurs années, on constate une multiplication des actions autour de la mémoire. Celles-ci prennent des formes diverses, font appel à des intervenants multiples.
    Catherine Foret, sociologue, spécialisée dans les travaux mémoriels, présente dans cet ouvrage toute une série de contributions sur les principales problématiques liées aux projets Mémoires sur un territoire.
    Organisé en une vingtaine d'items regroupés en deux parties, ce précis propose des repères dans la réflexion sur les enjeux et les conditions de valorisation des travaux sur la mémoire.

    Cet ouvrage permet à chacun de les appréhender et d'éviter les différents écueils qui peuvent se présenter grâce à une compilation d'interventions et d'exemples sans oublier des clefs pour l'action afin de faciliter à tous la gestion de projets Mémoires. Il s'adresse à tous ceux qui s'intéressent aux problématiques mémoires et territoires.

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  • Suite au déclenchement de la crise financière internationale à l'automne 2008, l'Islande a choisi de tourner le dos à la " doctrine d'austérité " qui forme actuellement le lieu commun dominant des politiques de gestion de l'après crise.
    Passée du statut de laboratoire de la finance triomphante à celui du symbole de sa déroute, l'île nordique fut tout d'abord l'objet d'un mouvement de protestations aux conséquences inattendues. La presse internationale s'enflamma. On parla bientôt d'une " Révolution des casseroles " pour décrire les événements qui s'y déroulèrent et qui aboutirent, en quelques semaines, à la démission de son gouvernement et à l'anticipation d'élections législatives qui virent arriver au pouvoir une gauche armée d'ambitions réformatrices radicales sous la pression de la société civile islandaise.
    Depuis la réforme de sa constitution faisant de la souveraineté et de la démocratie directe deux maîtres mots à la fois dans son processus d'élaboration et dans son contenu, l'Islande détonne dans le gris du ciel de l'actualité mondiale.

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  • Entretiens avec :
    Jacques Delors, Martine Aubry, Ken Loach,Adam Globus, Lluis Pasqual, Andrei Plesu, Pierre Riches, Bogdan Bogdanovic, Ilmar Raag, Adolf Muschg, Claudio Magris, Nilufer Gole.

    La scène pourrait se dérouler dans un café, quelque part en Europe. Un auteur catalan compare les théâtres anglais, russes et napolitains, un prêtre anticlérical se souvient de Wittgenstein; un philosophe roumain fait l'éloge de la lenteur orientale ; une anthropologue turque explore les failles de son pays, tandis qu'un architecte serbe en exil raconte sa ville à un jeune cinéaste estonien.
    Dans le face à face imprévisible de la discussion libre, le scepticisme se mêle à l'enthousiasme, le pittoresque à la mélancolie. Mais c'est pourtant l'Europe qui se dessine. L'Europe vécue, rêvée, imaginée - l'Europe à hauteur d'homme.
    Ces conversations, alexandre Mirlesse les a menées pour nous, en allant rencontrer chez eux une centaine d'intellectuels, d'artistes et de dirigeants européens. Il en rapporte ce livre qui se veut, entre invitation au voyage et incitation au débat, le portrait d'une Europe qui se fait attendre.

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  • L'Escaut, voie d'eau longue d'environ 355 km, prend sa source près de Saint Quentin, traverse la France sur 90 km, la Belgique sur 200 km et se jette dans la mer du Nord aux Pays-Bas.
    Tout au long de son histoire, l'Escaut s'est retrouvée au centre d'enjeux économiques importants, notamment à l'époque où la voie fluviale constituait pratiquement le seul moyen de transport de marchandises en grande quantité.
    Cette voie d'eau, voie de communication Nord-Sud, calibrée au gabarit européen de 3000 tonnes pour être accessible aux plus grands bateaux, devrait bénéficier d'un nouvel élan avec la future liaison Seine-Nord Europe, canal de 106 km entre Compiègne et Marquion qui reliera l'Escaut à la Seine, à l'horizon 2016-17 si les engagements médiatiques du Grenelle de l'environnement sont tenus.
    Ce projet d'infrastructure euro-régionale présente une véritable alternative au transport routier pour les moyennes et longues distances. Il aura naturellement des conséquences sur le développement économique et l'aménagement des territoires qu'il va traverser ou relier tant en France qu'en Belgique. Les territoires situés le long de l'Escaut bénéficient d'une position privilégiée et d'un environnement économique favorable qui entraîne une activité logistique importante grâce à la présence de grands groupes industriels internationaux dans les domaines de l'automobile, du ferroviaire, de l'agro-alimentaire, de la métallurgie, de l'extraction et la transformation de la pierre calcaire, et plus récemment de la santé, lesquels anticipent l'arrivée du canal Seine-Nord Europe.
    Des transformations se dessinent déjà sur les territoires et dans les entreprises et l'on interroge ici les représentations que les populations de ce grand territoire transfrontalier ont de l'avenir du travail. De l'habitant à l'élu, du salarié au retraité en passant par le chef d'entreprise et le syndicaliste, comment rendre compréhensibles ces visions dans ce qui les rassemble mais aussi dans ce qui les distingue, voire les oppose.

    Cette publication est menée en collaboration avec l'association Travail et Culture, centre de recherche et d'innovation artistique et culturelle du monde du travail.

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  • L'ouvrage rassemble les actes du colloque international organisé lors de la manifestation l'Europe XXL, au cours duquel une vingtaine d'intervenants de renom : dirigeants, intellectuels et artistes , ont tenté de répondre à la question Vingt ans après la chute du Mur de Berlin, l'Europe est-elle réunifiée ?, en confrontant leurs points de vue.
    Les débats ont porté essentiellement sur l'avenir des Etats-nations, les ambivalences du miracle économique, la question du multiculturalisme et la concurrence des mémoires en Europe.

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  • On meurt généralement parce qu'on est seul, ou parce qu'on est entré dans un jeu trop grand. On meurt souvent parce qu'on ne dispose pas des alliances nécessaires, ou parce qu'on est privé de soutien. Giovanni Falcone Publié pour la première fois en 1991 et rapidement épuisé, cet entretien unique du juge Giovanni Falcone paraît quelques mois avant qu'il ne soit assassiné le 23 mai 1992. Témoignage exceptionnel de ce héros discret de l'Italie contemporaine, l'entretien constitue son testament spirituel.
    Une réédition essentielle car Falcone fut le premier à déchiffrer les modes de fonctionnement, les valeurs, les finalités et les codes de langage de Cosa Nostra. Une remarquable et magistrale leçon de sémantique mafieuse : " La mafia système de pouvoir, articulation du pouvoir, métaphore du pouvoir, et pathologie du pouvoir. La mafia système économique, depuis toujours insérée dans les activités illicites particulièrement fructueuses et susceptibles d'une exploitation méthodique. La mafia qui devient État dans les terres où l'État est tragiquement absent. La mafia qui, dans ce monde-là, apparaît comme un modèle plein d'avenir..."

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