Littérature traduite

  • Dans le Madrid des années 1930, Matilde cherche un emploi. La jeune femme enchaîne les entretiens infructueux : le travail se fait rare et elles sont nombreuses, comme elle, à essayer de joindre les deux bouts. C'est dans un salon de thé-pâtisserie que Matilde trouve finalement une place. Elle y est confrontée à la hiérarchie, aux bas salaires, à la peur de perdre son poste, mais aussi aux préoccupations, discussions politiques et conversations frivoles entre vendeuses et serveurs du salon.
    Quand les rues de Madrid s'emplissent d'ouvriers et ouvrières en colère, que la lutte des classes commence à faire rage, Matilde et ses collègues s'interrogent : faut-il rejoindre le mouvement ? Quel serait le prix à payer ? Peut-on se le permettre ? Qu'est-ce qu'être une femme dans cet univers ?

  • Les Quichottes, c'est le récit d'un voyage de 2 500 kilomètres à travers les 65 000 km2 du plus grand désert démographique d'? Europe - après la région arctique de Scandinavie -, qui s'étend à travers les provinces de Guadalajara, Teruel, La Rioja, Burgos, Valence, Cuenca, Saragosse, Soria, Segovie et Castellón, et où l'on recense 1 355 municipalités. Paco Cerdà, journaliste-écrivain, nous entraîne sur les routes impraticables de ce territoire froid et montagneux, au sud-est de Madrid, que l'on surnomme aussi " Laponie du Sud " ou " Laponie espagnole ", parce que, comme en Laponie, moins de huit habitants au kilomètre carré y vivent.
    Dans toute l'Europe, il n'y a pas d'endroit aussi extrême et vide. Une région abandonnée des pouvoirs publics, où 1 % de la population occupe 13 % du territoire. Loin de l'idéalisation d'un monde rural bucolique, Paco Cerdà relate le manque d'infrastructures, de perspectives, l'absence d'écoles, de soins, de structures culturelles ou sportives. Enfin, Les Quichottes offre un regard sur la difficulté de s'? inscrire, aujourd'hui, pour bon nombre d'entre nous, dans un monde globalisé.

  • De Buenos Aires à Madrid, en passant par Paris et le Kent, ce roman nous entraîne au coeur des questionnements sur l'identité, la transmission, l'exil et l'écriture.
    Fils d'un immigré roumain installé à Buenos Aires, le narrateur, écrivain, décide de partir vivre à Paris. C'est dans un café qu'il prend l'habitude de lire les lettres que son père lui envoie, se remémorant l'histoire de sa famille.
    Quand il apprend que son père est lui aussi en train d'écrire un livre, il se sent dérouté. Et voilà que vient s'intercaler une autre histoire, celle de Józef et de son épouse, Jessie, tous deux installés en Angleterre. Tiens donc, Józef est écrivain lui aussi, d'origine polonaise, exilé en Angleterre : l'immense écrivain Joseph Conrad pourrait bien être le personnage du prochain roman de notre narrateur argentin.
    Avec ces histoires qui s'imbriquent, Eduardo Berti tisse une toile particulièrement fine et prenante. Son sens de la formule et son humour créent une narration dynamique qui emporte le lecteur.

  • Au XVIIe siècle, William Davisson, un botaniste écossais, devenu médecin particulier du roi polonais Jean II Casimir, suit le monarque dans un long voyage entre la Lituanie et l'Ukraine. Esprit scienti que et  n observateur, il étudie les rudesses climatiques des con ns polonais et les coutumes locales.
    Un jour, lors d'une halte, les soldats du roi capturent deux enfants. Les deux petits ont un physique inhabituel:
    Outre leur aspect chétif, leur peau et leurs cheveux sont légèrement verts.

  • Tiré d'un poème de l'auteure, ce titre souligne à la fois la charge érotique du texte et la rebellion extraordinaire d'une femme face à l'ambiance étouffante qui règne en Tchécoslovaquie d'après-guerre.

    Probablement écrite en 1962, cette lettre est un véritable manifeste pour la liberté individuelle.
    Dans les années qui précèdent le Printemps de Prague, Jana ?erná livrait dans cette lettre à Egon Bondy sa volonté de révolutionner les codes de conduite, de rechercher de nouveaux " possibles " dans la vie privée, les rapports sentimentaux et la sexualité. En refusant de se soumettre à la primauté masculine, elle affirme aussi son souhait d'une sexualité non séparée des sentiments et de l'activité intellectuelle.

  • Ce prince que je fus

    Jordi Soler

    Entre le délire et la responsabilité historique que lui impose son origine, Son Altesse Impériale triomphe dans l'Espagne franquiste en escroquant tous ceux qui rêvent d'ajouter à leur nom un titre de noblesse qui les avalise socialement, aussi absurde que soit le titre et aussi mensongère que soit la reconnaissance qu'elle leur apporte.

  • « L'??histoire » n'??a rien d'??un récit linéaire. L'??unité est assurée par la thématique. Entre le prologue, où le lecteur fait connaissance avec un peintre raté errant par les rues de Vienne, et l'??épilogue, à la fois apaisé et inquiétant, il y a les camps, mais pas seulement. Karel Novotný, employé de banque aisé, interné par erreur, constitue le fil directeur. Mais il n'est pas ce que l'?on appelle un personnage central, car dans ce carrousel, chacun, à un moment ou à un autre, se trouve dans le faisceau de lumière projeté par Peroutka sur les situations.

    Le rythme est nerveux, la caméra bouge tout le temps, d'?un lieu à l'?autre, d'??une personne à l'?autre, offrant une vision à la fois kaléidoscopique et panoramique. Peroutka, journaliste expérimenté, livre des faits. Malgré l'?apparente sécheresse de ton, le refus de tout pathos, la volonté de distance et de neutralité, une grande émotion se dégage du récit. Comme jouant avec un élastique, Peroutka tire et relâche la tension. Ces hommes et ces femmes ne sont pas des héros, ou alors malgré eux, sans le savoir. Ils sont simplement des humains, ils traversent la vie, ridicules, admirables, répugnants, tragiques, et l'ensemble, mine de rien, est bouleversant. C'?est la grande histoire arrachée au plus profond de la vie telle qu'??elle fut, telle qu'?elle est, cristallisée là dans le microcosme des camps.

  • Ce roman évoque la période de la guerre civile espagnole et se prolonge sur les années d'après guerre. Le père d'alfons Cervera, républicain, commit des actes de résistance qui, aujourd'hui encore, restent un mystère pour l'auteur.
    Il ne parlait pas davantage de son travail, des raisons de l'errance familiale de village en village, ou de son talent reconnu pour le théâtre.

  • Tout commence à Lisbonne, un trajet à bord du célèbre tram 28 mène le narrateur et sa compagne au cimetière où est enterré son ami, l'auteur italien Antonio Tabucchi. Il laisse un mot sur sa tombe, et c'est le prétexte pour revenir sur le cours de leur histoire commune...
    L'HOMMAGE À L'AMI : « Les histoires ne commencent ni ne fi nissent mais arrivent ».
    Cette phrase de A.Tabucchi est à la base du récit. La relation forte qui s'est tissée entre l'auteur italien et Roberto Ferrucci n'a ni commencé ni ne s'est terminée, elle est arrivée. Ces histoires qui arrivent brosse un portrait intime et rend hommage à l'un des plus grands protagonistes de la culture européenne, qui vécut simultanément à Venise, Vecchiano, Paris et Lisbonne.
    A.TABUCCHI, LE PLUS EUROPÉEN DES ÉCRIVAINS ITALIENS : «J'ai tenté d'imaginer comment A.Tabucchi la raconterait aujourd'hui, cette Europe habitée par les populismes, les xénophobies, par ce sentiment de défaite et de résignation que l'on respire partout et contre lesquels il s'est battu à travers son écriture dans chaque page de son oeuvre.» R. Ferrucci S'il était de nationalité italienne, A.Tabucchi partait du principe qu'il avait «plusieurs chez lui» à travers l'Europe. Il était de ceux qui ouvrent les frontières intellectuelles.
    Avec cette écriture qui le caractérise et qui off re d'infi nis allers-retours dans le temps, R.Ferrucci rapelle l'engagement de cet ami qui «n'aimait pas l'Europe des banques «, et qui était plutôt de ceux qui ouvrent les frontières intellectuelles.

  • Camilla a 46 ans et vit avec ses trois enfants. Elle a une famille «normale» si ce n' est le fait que Federico, son deuxième enfant, tout en étant biologiquement un garçon, manifeste depuis l' âge d' un et demi l' exigence et le désir d' être (aussi) une fi lle. Il veut s' habiller en rose, mettre des jupes, préfère la compagnie des petites fi lles à celles des garçons, dans les jeux s' identifi e aux petites fées plutôt qu' à Spider-Man.
    Camilla choisit de ne pas l' en empêcher et d' être à l' écoute. Elle se documente, lit, trouve sur internet des histoires similaires à la sienne. Elle découvre l' existence de la dysphorie de genre, des enfants gender fl uid, transgender, non-binaires et d' autres encore.
    Elle découvre en somme les multiples développements atypiques de l' identité de genre.
    Avec détermination, délicatesse et ironie, Camilla Vivian raconte l' histoire de Federico, un petit garçon serein et conscient de sa diversité, avec ses cheveux longs et son vernis à ongle rose. Elle raconte le quotidien de sa famille, à l' école et à la piscine, pendant les courses et les fêtes d' anniversaire, la pression sociale et familiale.
    Elle explique aussi ses propres doutes, ses peurs, ses questionnements et sa volonté de comprendre. Tout cela est assez compliqué, mais elle est sûre d' une chose : ce n' est pas la personne non-conforme qui doit s' adapter, ce sont les autres, à commencer par la famille, qui doivent apprendre à connaître, comprendre et accueillir ces différences.

  • Voyages, déplacements, migrations, exils - l'oeuvre de Yoko Tawada s'intéresse essentiellement aux mouvements. Née à Tokyo, venue s'installée en Allemagne au début des années 1980, elle ne cesse de voyager entre les pays et les langues. Mais son point d'ancrage semble bien être l'Europe, qu'elle commente et évalue au gré de ses voyages, de ses départs et de ses retours.
    Comme dans L'Oeil nu ou Le Voyage à Bordeaux, on retrouve dans Sommeil d'Europe ce qui marque régulièrement l'oeuvre de Yoko Tawada : une femme asiatique arrive en Europe et fait l'expérience de la fascination et de l'étrangeté.
    Ce récit est une prose qui fonctionne sur l'enchaînement des images, des sensations, des associations d'idées souvent suggestives. Un récit non fragmenté, fait d'aller-retours dans le temps.

  • Biographie d'une intellectuelle et vision de l'histoire tchécoslovaque...
    Si, incontestablement, c'est la correspondance de Milena Jesenská (1896-1944) avec Franz Kafka qui l'a fait entrer dans la légende - les Lettres à Milena sont un témoignage saisissant de leur amour - Milena est à elle seule toute une histoire et un personnage attachant qui n'aura eu de cesse de fasciner ses contemporains. Elle est la première traductrice de Kafka en tchèque. Brillante, rebelle, généreuse, elle est une journaliste remarquable, temoin incontournable de l'Histoire de son pays entre la chute de l'Empire austro-hongrois (1918) et l'occupation nazie de la Tchécoslovaquie (1939).

    Une femme à contre-courant Issue d'un milieu bourgeois, Milena fréquente les cafés littéraires et l'élite artistique pragoise de l'époque - notamment Karel ?apek et Max Brod. à Vienne, où elle s'installe avec son premier mari, elle écrit ses premiers articles comme correspondante de presse où déjà elle se démarque par l'emploi d'un ton nouveau, d'un style particulier qui fait vivre le quotidien des rues. De retour à Prague, Milena dont l'engagement s'appuyait sur un sens concret de la solidarité, plus que sur des certitudes idéologiques, écrit dans la presse communiste, puis se rétracte et devient une ardente adversaire des dogmatiques à la solde de Moscou.
    Arrêtée en novembre 1939, elle est déportée à Ravensbrück où elle meurt juste avant la libération. Hommage posthume, on lui décerne en 1995 le titre de " Juste parmi les Nations " par l'Institut Yad Vashem de Jérusalem.

    De la fille à la mère : Deux figures libres et rebelles en résonance En écrivant sur sa mère, avec qui elle a grandi jusqu'à ses onze ans, Jana ?erná en livre un portrait intime et inédit. Chacune a marqué son entourage et son époque, avec une similitude troublante. Milena Jesenská s'est imposée en tant qu'observatrice influente et respectée de la politique avant et pendant le Protectorat de Bohême-Moravie. Au moment de l'éclatement de la Seconde Guerre mondiale, elle soutient plusieurs familles juives dans leur fuite du pays avant d'être incarcérée par les nazis. Sa fille, Jana ?erná, n'a quant à elle pas hésité à critiquer le régime communiste et à dévoiler la machinerie du pouvoir dans la Tchécoslovaquie des années 1950 et 1960.

  • Dans un village isolé d'Espagne, Juan attend sur le pas de sa porte celles et ceux que l'on devine arriver au loin pour exproprier le vieil homme de là où il a vécu et grandi. Ils sont jeunes, pressés et ambitieux de faire table rase d'un passé, pour y construire un avenir à leur façon. Ce sont les enfants de Clio,  lle d'expatriés à Paris revenus au village le temps d'un été, durant l'enfance de Juan. Nous étions alors dans l'après-guerre, Clio rencontrait Juan, lui apprenait à lire et lui faisait découvrir un monde vaste et diversi é. Elle était la promesse d'un ailleurs, d'un avenir meilleur.
    Quelques cinquante ans après, Juan se rend à Paris répondant à l'ultime invitation de Clio, victime d'une tumeur maligne au cerveau. Clio lui laisse alors ses biens en héritage.

  • Bolaño sort des toilettes, la Mort en jean et en tee-shirt frappe à la porte, Némésio naît le jour où Armstrong marche sur la lune. Avec le bien nommé Frictions, puzzle littéraire borgesien et jubilatoire, Pablo Martín Sánchez, provoque des rencontres insolites, se joue des genres pour mettre en scène univers décalés et mystérieux, nous entraîne au devant de chutes aussi vertigineuses et terribles qu'elles peuvent être joyeuses et saisissantes.

  • Jeronimo Larrea, metteur en scène de théâtre, vivant à Madrid avec sa compagne Griselda, une comédienne alcoolique, disparaît. Il est retrouvé mort dans une chambre d'hôtel, alors que Griselda, poursuit sa cure et garde l'espoir de le voir revenir d'une simple escapade d'artiste.

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  • A l'instar du titre, Tavares nous emmène en voyage avec une grande liberté formelle dans un texte en forme de diptyque. Dans la première partie, située à Berlin, nous suivons Martha, une jeune fille borderline, à travers une succession de scènes qui questionnent l'immigration, le choix des mémoires, d'un patrimoine commun, ou encore l'enseignement, la transmission de l'Histoire. Chaque scène est titrée sous une nomenclature qui souligne l'aspect parcellaire de ce texte, comme extrait d'une somme qui serait considérable.
    Comme pour l'Europe, dont l'enjeu premier est de se construire un récit commun, une Histoire commune, c'est au lecteur d'investir le texte, de créer les liens entre chaque scène pour en reconstituer l'histoire.
    La seconde partie nous mène sur les pas de deux frères embarqués dans le projet insensé de voler une statue de Lénine et de la transporter de Bucarest à Budapest, l'un emmenant le corps et l'autre la tête. Tandis qu'un troisième protagoniste tente, lui, de ramener de Budapest le corps putréfié de sa mère défunte à l'arrière de sa voiture pour l'enterrer sur sa terre natale, à Bucarest. Les deux trajectoires, au final, se croisent à la frontière roumano-hongroise. Une scène ultime qui offre l'opportunité d'un renvoi à la première scène de la première partie.
    Berlin, Bucarest-Budapest. est une interrogation de la notion de frontière, dans ses aspects multiples, et des efforts permanents qu'il nous faut produire pour nous dépasser et les traverser.

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  • Tomás, un garçon de douze ans, vit dans une banlieue de Madrid. Un soir d'août, son ami Lucas est retrouvé pendu à une poutre, sur un chantier abandonné. Tomás se met alors à écrire. Son récit prend l'apparence d'un roman noir.

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  • Moi et les gens de ma génération, les enfants de la Transition, nous avons grandi heureux dans les années 90, avec l'illusion que cela avait été un chemin de roses, sans violence. Depuis, nous avons découvert les  ssures du conte (...). Pablo Martín Sánchez C'est le roman d'un seul jour comme le Ulysse de Joyce ou 24 heures dans la vie d'une femme de Zweig Le récit se déroule sur 24 heures et débute le 18 mars 1977, le jour de naissance de l'auteur, à minuit. Nous sommes à Barcelone, peu de temps avant les premières élections démocratiques depuis la dictature ; l'année la plus violente de la Transition. Cette année-là, il y eut plus de mille manifestations, plus de 4000 arrestations et, entre autres, la tuerie d'Atocha.
    Un roman polyphonique Avec une structure narrative divisée en 6 parties, chacune habitée par les voix de 6 personnages, L'instant décisif retrace une journée d'incertitude où chaque protagoniste aff ronte une situation qui transformera sa vie.
    Parmi ces 6 personnages, entre lesquels se tissent des relations subtiles, on compte une petite fi lle de 11 ans qui vit mal l'école, un enseignant et une étudiante en journalisme, un chef d'entreprise corrompu, mais aussi un chien et un tableau. « Je voulais la voix de quelqu'un qui avait vécu tout le XXème siècle et j'ai pensé qu'un tableau, ce serait parfait. » Pour parachever ce portrait d'une société convulsive qui, de surcroît, est minée par le fl éau des vols de bébés, s'ajoute un septième personnage, un foetus, qui n'a pas de voix propre. Ponctuellement, au fi l de la journée, le narrateur lui annonce les événements qui vertèbrent les autres histoires et jalonnent les 24 heures de ce jour qui s'avère être celui sa naissance.
    Un lecteur impliqué Particulièrement dynamique, l'alternance des voix narratives génère également des blancs que le lecteur est alors invité à combler par lui-même. Pour l'auteur, une façon de dire que « l'ensemble des mémoires crée un récit. Qu'il n'est pas de vérité unique. Que l'Histoire est un récit, et que le roman peut apporter une grande part dans ce jeu. » Ce qu'en dit le

  • Dans cette biographie romancée, Alfons Cervera raconte la mort de sa mère. L'occasion pour l'auteur de revenir sur sa vie, ses souvenirs, ses sentiments, une histoire personnelle qu'il lie à l'histoire de l'Espagne, et notamment à la guerre civile et ses règlements de compte qui condamnèrent le père - anarchiste- dans les geôles franquistes.
    À travers Ces vies-là, c'est toute l'histoire récente de l'Espagne qui refait surface. Une mémoire familiale qui exhume une mémoire collective, et dont on commence seulement à parler : celle des vaincus.
    Esas Vidas a été retenu en sélection finale du Premio de Narrativa española 2010 et a reçu le Premio Náufrago en 2011.

  • Un roman sur la mémoire et ses traces, l'oubli et les distorsions historiques, sur les blessures qu'ont laissées les exils, les fuites, les pertes.

    Les travailleurs migrants espagnols : réfugiés, éxilés de la guerre Alfons Cervera aborde le phénomène de migration des Espagnols vers le Sud de la France qui s'est traduit par deux vagues successives : L'exil républicain qui suivit la victoire de Franco en 1939 et la migration économique des années 1960. Deux migrations que connurent de nombreux villages, quasi désertés, ravagés et dévastés par la guerre.
    Cervera raconte l'histoire de quelques habitants du village de Los Yesares, dont les émigrés reviennent pour assister aux funérailles de Teresa, le personnage principal de Ces vies-là (La Contre Allée, 2011). Leur retour déclenche un flot de souvenirs et de nouvelles au sujet de ces vies qui ont fini par suivre des destins très différents.

    "Tant de larmes ont coulé depuis parle précisément de ce vide qui se produit dans les endroits et aussi dans les gens qui parlent de ces endroits." Alfons Cervera

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  • Première partie d'une saga familiale qui commence en Hongrie à la fin du XIXe siècle et se termine à Madrid au début du XXIe siècle Ce premier volet s'étend jusqu'en 1920. L'histoire se concentre sur la Révolution hongroise de 1919, sur les événements qui l'ont précédée et ceux qui lui ont succédé en Europe, par le prisme des protagonistes, un groupe d'ouvriers et ouvrières insurgés de l'usine d'armement Weiser sur l'île de Csepel, à Budapest.



    Une déclaration radicale contre le capitalisme et les sociaux-démocrates Les travailleurs des usines Weiser apprennent à lire clandestinement sur les pages du Manifeste communiste de Karl Marx, ils se mobilisent dans des mouvements de lutte collectifs pour revendiquer de meilleures conditions de travail et de logement auprès de leur patron, un éternel absent dont ils ne connaissent que le nom, Weiser.

    Au-delà de cette trame narrative mêlant l'histoire personnelle de Matías Bran à celles de ces ouvriers, se découvre une chronique minutieusement documentée sur le mouvement révolutionnaire mondial qui débuta en 1917 en Russie et se poursuivit après la Première Guerre mondiale jusqu'aux États-Unis : ses réussites, ses échecs et son impact aujourd'hui.

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  • Au fil d'une déambulation composée de plusieurs tableaux, parfois fantasmagoriques mais toujours ancrés dans la réalité, Christos Chryssopoulos enquête et observe les symptômes d'un mal qui nous ronge. Il y pose le constat d'une société de surveillance, qui isole et oppose. Où l'incommunicabilité grandit au point que la colère s'impose (à nous) comme ultime possibilité de sortir de soi et fait de nous sa première victime.
    Nous sommes ainsi tour à tour confrontés aux idéologies racistes, à la violence au travail, aux relations entre hommes et femmes, à la cellule familiale, au milieu scolaire, à travers un subtil jeu de dialogues qui rend compte des difficultés de communication entre ceux qui possèdent la parole et ceux qui ne l'ont pas.
    /> L'auteur-narrateur apporte un commentaire à la manière d'un choeur antique entre chaque tableau et finit, dans le dernier tableau, par prendre corps en tant que personnage, en suivant un autre à son insu et rendant ainsi compte au lecteur de son mode opératoire.

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  • « Aujourd'hui la guerre a commencé. A moins que ce ne soit il y a longtemps. Je ne comprends pas très bien quand les choses commencent [...] Pour moi qui ne sait pas penser, la guerre a commencé aujourd'hui, en face de chez grand-père. » Ce seront les premiers mots lus et traduits par Claude Couffon pour Maurice Nadeau qui publiera en 1958, aux Lettres nouvelles, ce premier roman au ton inimitable, où dans les yeux d'une enfant apparaît brutalement la guerre civile aux Canaries.

    Hubert Nyssen, qui le rééditera en 1986 chez Actes sud, estimait que de tous les livres inspirés de la guerre d'Espagne, Le Ravin était sans doute l'un des plus fascinants et peut-être le plus singulier.
    Un grand texte oublié.

  • Quelque part entre le fameux Catalogue des objets introuvables de carelman, le Dictionnaire des lieux imaginaires de Manguel, et un inventaire à la manière oulipienne, Eduardo Berti s'émerveille de multiples inventions dont recèle la littérature comme le pianocktail de Boris Vian, le Baby HP - un engin capable de transformer en force motrice l'inépuisable vitalité des enfants - du mexicain Juan José Arreola, le GPS sentimental d'Hervé Le Tellier, la Kallocaïne de l'écrivain et pacifiste suédoise Karin Boye, le superficine - sorte de pommade miraculeuse qui s'applique sur les murs et qui a pour effet de rendre les pièces plus spacieuses - du polonais Sigismund Kryzanowski...
    Des textes courts pour en imaginer des fonctions secondaires et en tenter la description. A quoi pourraient bien ressembler la machine à arrêter le temps, les boucles d'oreille-réveil, le traducteur chien-humain, le livre infini, la machine à prier, l'appareil de critique littéraire, l'effaceur de mémoire ...
    Eduardo Berti est épaulé par le collectif Monobloque qui en produit les esquisses.

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