La Contre Allee

  • Dotée d'une carte blanche dans le cadre des résidences « Mineurs d'un autre monde », Maylis de Kerangal prend un vol à destination de Kiruna et nous emmène en Laponie suédoise. Sur le mode du reportage littéraire, elle nous invite à la découverte de l'une des plus grandes exploitations minières encore en activité.
    LA VILLE DE KIRUNA Kiruna est une ville de 18 154 habitants. Sa création en 1903 découle directement de la présence d'un gisement de fer issu du bouclier scandinave et reste encore aujourd'hui au fondement de l'économie de la cité.
    La société minière LKAB est créée en 1890 pour exploiter le gisement.
    1,1 milliard de tonnes de minerai ont été extraits en 110 ans d'exploitation.
    En 2004 les résultats d'un diagnostic des sols révèlent que la ville menace de s'effondrer. Une opération débutée en 2009 vise à déplacer la ville minière de 5km...

  • LA POéSiE COmmE UNE FORmE DE RéSiSTANCE Assommons les poètes ! est un clin d' oeil à Baudelaire et à son poème Assommons les pauvres ! Parce que la place de la poésie contemporaine dans le paysage littéraire en France est pauvre, alors que paradoxalement, elle est si vivante, si riche, si remuante. Mais en marge.
    Etre poète, c' est emprunter un chemin qui ne nous mènerait nulle part : ni reconnaissance matérielle ni reconnaissance sociale. Mais on s' en fi che. C' est plus fort que nous. On y va. Et plus qu' écrire, c' est une manière de vivre, d' être au monde, de ne pas trouver sa place, parce que toujours inconfortable. Ecrire de la poésie de nos jours, est une forme de résistance. Tout comme s' assumer comme poète, ce que l' on met du temps à dire, comme si on usurpait une place, où que l' on portait un vêtement trop grand.
    Sophie G. Lucas DU RéCiT AU JOURNAL Assommons les poètes ! tente de partager ce quotidien, ce choix de vie, forcément un peu marginal, sous forme de petits textes plus ou moins autobiographiques, graves et légers, écrits sur plusieurs années...
    Cet ouvrage est composé de textes nombreux et variés, répartis en quatre parties : Ecrire/faire écrire, Lire (à voix haute), Résider, Résister. Cette forme représente le quotidien du poète. Les textes font échos à des situations et à des périodes différentes, faisant penser à un journal bien que ce ne soit pas une forme prémédité. Le système s'y apparente mais le récit n'est pas chronologique et comporte une part de fi ction.
    FiCTiON ET RéALiTé Dire de manière terre à terre, concrète, simple, ce qu' est écrire, notamment de la poésie. Dire tout ce que doit faire un-e poète pour gagner sa vie, quand il-elle a choisi d' organiser sa vie autour de l' écriture.
    À cette réalité se mêle la fi ction. Ainsi, Sophie G. Lucas convoque les auteurs de son univers littéraire, des auteurs qu'elle apprécie, qui l'inspirent, pour évoquer sa propre situation d'auteure. Lorsqu'elle écrit à l'occasion d'un voyage aux Etats-Unis, Sophie G. Lucas fait appel au mythe Kerouac. Lorsque la littérature questionne l'actualité : notamment pour évoquer les attentats, la voix est donnée à Primo Levi. Pour chaque texte, en fonction de l'objet, un ou plusieurs auteur(e-s) fait référence. Sophie G. Lucas fait ainsi appel aux fi gures de raymond Carver, William Shakespeare, Valérie Rouzeau, Jean-Jacques Rousseau, Yannick Haenel, Simone de Beauvoir, Jacques reda, Emily Dickinson, Brigitte Giraud...etc

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