Arts et spectacles

  • Créateur du concept mondialement reconnu de la «?ville du quart d'heure?», Carlos Moreno propose des solutions pour relever le triple défi écologique, économique et social de la ville de demain.

    Chercheur et expert urbain, Carlos Moreno nous interroge sur notre rapport à nos espaces de vie et au temps utile. Dans sa vision d'une ville polycentrique, les six fonctions sociales essentielles - habiter, travailler, s'approvisionner, se soigner, s'éduquer, s'épanouir - doivent être accessibles dans un périmètre de 15 minutes.

    Lanceur d'un débat mondial, indispensable à l'heure de la crise sanitaire planétaire que nous traversons, l'auteur analyse ce complexe et vibrant laboratoire à ciel ouvert qu'est la ville, où s'expriment nos contradictions et s'expérimentent les changements de nos modes de vie. Concentrant la majorité de la population du globe, mais aussi les grands enjeux du développement de l'humanité - culturels, environnementaux, technologiques, ou économiques -, les territoires urbains sont aujourd'hui pris en tenaille par les défis du siècle et doivent se réinventer de toute urgence.

    Proposant un décryptage systémique de la ville, Carlos Moreno évalue les moyens et les champs d'action du bien-vivre et définit les enjeux des mutations accélérées par l'urbanisation et la métropolisation.

  • «?La littérature m'aide à supporter le réel?».
    «?Ariane est une amoureuse du verbe, une lectrice passionnée et intranquille, une sauvée par la littérature, elle sait que la fiction dit le réel, que le mensonge littéraire est vérité, que la vérité est vertige, et elle joue comme on survit, elle lit comme elle respire, elle nous raconte des histoires, elle se raconte des histoires, car c'est ainsi depuis la nuit des temps, c'est ainsi que l'on vient au monde et que l'on y survit.
    Ces entretiens ne disent que cela, comment la petite Ariane, par la littérature a inventé son monde, comment elle l'a construit, habité corps et âme par-delà les obstacles, les déterminismes, et les injonctions de tous ceux qui ne savent pas que le salut naît dans un recoin minuscule et obscur où une enfant s'est réfugiée, emportant en cachette un livre, et en cachette l'ouvrant.?»

  • « Il doit falloir une énergie et un courage immenses pour construire à coups de crayon une entreprise, une marque et un nom qui rayonnent dans le monde entier. C'est sans doute ça le style, c'est sans doute ça le talent : faire avec des petits riens un grand tout. » Isabelle Adjani.

    On ne saurait rendre plus bel hommage à la personnalité et au parcours exceptionnels de la célèbre styliste qui, de sa naissance dans une famille bourgeoise versaillaise pendant la guerre à son projet d'ouverture d'un grand centre artistique au coeur de Paris, se confond avec cinquante ans d'histoire intellectuelle et culturelle française.
    Dans les pas d'Agnès Troublé - devenue Agnès b. après son mariage avec l'éditeur Christian Bourgois -, revivez l'effervescence créatrice des années 1960 et 1970. Où l'on côtoie Gilles Deleuze, Roland Barthes, Patti Smith, Alberto Giacometti, Jean-Michel Basquiat, Keith Haring..., qui influencèrent à jamais la jeune femme, incarnation de la rébellion de mai 68.
    Découvrez aussi l'extraordinaire success story de sa marque ; sa passion jamais démentie pour l'art contemporain, dont elle est l'une des plus grandes collectionneuses et mécènes françaises ; et, à travers les engagements humanitaires sans faille de cette « catholique de gauche », cinquante ans de lutte contre le mal-logement, le sida, ou encore la violence faite aux femmes.

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  • Ils viennent d'ici, autant qu'ils viennent de loin. Ils en sont comme ils en viennent, et ils n'oublient rien. Des quartiers populaires, de leurs origines, de leur passion pour le hip-hop, Hamé et Ekoué ont tracé leur propre chemin, transformant la boue en or. À travers eux, La Rumeur vibre depuis vingt ans. Elle a son public. Elle a ses ennemis.

    Avec des albums devenus mythiques, L'Ombre sur la mesure, Du coeur à l'outrage, et un film salué par la critique, Les Derniers Parisiens, La Rumeur n'est pas seulement musicale. Elle est un monde. Leur ambiance est poétique, leur langage cinématographique, leur regard politique. La Rumeur ne se cherche pas, elle agit et se raconte, sans se cacher, sans circonvolutions. Toujours du côté des damnés de la terre, elle règle ses comptes avec les restes du colonialisme, avec cette Françafrique aux relents toxiques.

    Hamé et Ekoué tiennent leur ligne, coûte que coûte. Ils durent, sans rien céder ni de leurs convictions ni de leur intégrité. L'argent ? Un moyen incontournable. Le succès ? Un public fidèle. La drogue ? Une hécatombe autour d'eux.

    Ce livre dresse le portrait d'une passion artistique forgée dans le feu du peuple et le grouillement créatif des premières heures du hip-hop en France. Aujourd'hui, La Rumeur rappe. La Rumeur filme. La Rumeur n'en a pas fini.
    Product ID: 1933

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  • Bande dessinée et séries télévisées. Romans-fleuves et jeux de rôle. Obélix et Sherlock Holmes. Lovecraft et Romain Gary.
    Pour Joann Sfar, le plaisir de lire et de raconter une histoire ne tolère aucune forme de classification ou de hiérarchie entre les arts.
    Dans une promenade ludique qui rend ses lettres de noblesse à la culture populaire et célèbre le pouvoir subversif des livres, il donne pour la première fois les clés de son rapport à la création. Quelle différence entre écrire et dessiner ? Comment inventer sans se répéter ? La distinction entre lecteur et auteur a-t-elle un sens ? Telles sont les questions auxquelles l'écrivain aux multiples talents tente de répondre dans ces réflexions personnelles et joyeuses.
    Si, dans l'univers de Joann Sfar, les super-héros côtoient (et tutoient) Platon, c'est parce qu'une seule voix ne suffit pas : la littérature est une affaire collective, un banquet festif auquel nous sommes tous conviés.

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  • La revue Espace(s) se définit comme un cahier de laboratoire où rapprocher les univers artistiques, littéraires et scientifiques, à travers l'exploration d'un thème en lien avec l'espace. Ce numéro qui explore les vastes contrées de la légèreté s'ouvre sur un texte personnel et érudit de Pacôme Thiellement, puis se poursuit avec les travaux des artistes en résidence à L'Observatoire de l'Espace. Le dossier central se compose de contributions d'artistes, d'écrivains et d'historiens autour de l'histoire des ballons stratosphériques au XXe siècle. Le dernier tiers de la revue est consacré aux interventions textuelles et plastiques en lien avec la thématique du numéro.

    Toujours en quête de rapprocher les univers de création littéraire et plastique avec le milieu spatial, Espace(s) n°15 se plonge dans les grandes réjouissances d'une thématique ambivalente. Vibration sur le thème de « La légèreté », cette nouvelle livraison de la revue navigue entre l'histoire et la littérature, les archives et la fiction, l'humour et la méditation, la mythologie et la contemplation ou encore l'expérience physique des corps et la philosophie, avec l'intuition que la liberté entrainée par la diversité des champs approchés permettra de saisir les ambages évidents d'un tel sujet.
    Preuve que la légèreté exige plus de souplesse que de frivolité, la rubrique « Résidence », directement issue du programme Création et imaginaire spatial, nous invite à découvrir ce qu'une expérience nouvelle du corps peut semer comme doutes sur le choix des mots ou sur celui des gestes (Pierre Alferi, Jeanne Morel & Paul Marlier). Mais la légèreté se transforme vite en terrain de jeu, sur la scène d'un théâtre photographico-bucolique (Romaric Tisserand), ou au coeur d'une enquête à plusieurs voix dans la rubrique « Protocole » (Jacques Paveur, Loïc Pantaly, Eric Pessan, Charles Robinson, Karin Serres, Thaddée, David Christoffel, Antoine Bioy, Élie During, Bastien Gallet et Ulysse Gallet, Arnauld Pierre, Andrea Urlberger).
    A ces rendez-vous récurrents, s'ajoutent également la « Cosmologies #3 » laissée aux mains de l'écrivain Pacôme Thiellement et la rubrique « Exploration » où la légèreté se prend au bond à travers les contributions libres de six auteurs et de cinq artistes retenus par le comité de rédaction de la revue.
    Une large part de ce nouveau numéro a été laissée au dossier « Transition » qui consacre une plongée historique, sociologique et archivistique (Jérôme Lamy), littéraire (Sabine Revillet, Marc Perrin, Emmelene Landon, Liliane Giraudon, Frank Smith) et plastique (Antoine Belot, Johan Decaix, Sylvie Bonnot) dans les archives des débuts de la fabrication et du lancement des ballons stratosphériques, activité spatiale particulière dans la France des années 1960. Cette rubrique sert aussi de trace à la genèse de l'exposition d'art contemporain Transition orchestrée par l'Observatoire de l'Espace à l'occasion de la Nuit Blanche 2017.

    Consacrée aux arts visuels, à la littérature, à la poésie, à la musique, à l'architecture, au design, aux arts de la scène et aux humanités, la revue semestrielle Espace(s), fondée en 2004 par le CNES - L'Observatoire de l'espace, entend se situer à l'avant-poste culturel de l'exploration spatiale et représente une démarche engagée sous la forme de « cahier de laboratoire », pour rapprocher univers artistiques, littéraire et scientifique. Une volonté clairement affichée d'élaborer des expériences culturelles et d'en consigner les résultats. Chaque ouvrage est construit autour des dix mots de la Semaine de la langue française auxquels l'Observatoire de l'Espace apporte de nouvelles définitions. Celles-ci font ressortir la part spatiale de ces termes et introduisent un argument narratif propre à susciter l'écriture d'un récit scientifique. Afin de nourrir l'écriture de ces récits, pour chaque définition est associée une iconographie illustrative liée à l'espace. Un dispositif d'écriture est également élaboré afin de retrouver sous une forme contemporaine le récit scientifique et les interrogations qu'il témoigne. Au fil des numéros, les ouvrages s'agrémentent de nouvelles rubriques élargissant le propos à d'autres horizons artistiques. Chaque numéro a son propre thème et de nouveaux écrivains contemporains francophones l'enrichissent chaque année de leurs nouvelles.

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  • Espace(s) n  20 - mythologies individuelles Nouv.

  • Publiée par le CNES, Espace(s), revue de création à l'avant-poste culturel de l'exploration spatiale, rapproche, deux fois par an autour d'un thème donné, les univers artistiques, littéraires et scientifiques. Le n° 16 se confronte à la question du récit, des « anecdotes et faits divers ».

    Tout le monde a en tête un récit, qu'il soit petit ou grand, en lien avec l'espace. Chacun connaît quelqu'un qui connaît quelqu'un qui a vécu, lu ou été témoin d'un événement en lien avec histoire spatiale : une météorite dans un jardin, un article dans une revue, une idole spationaute... L'histoire occidentale de l'aventure spatiale est elle-même racontée traditionnellement par le biais de la mémoire orale, par le récit de là où chacun était lorsque Neil Armstrong a marché sur la Lune, ou ce qui nous en a été rapporté. Se confrontant aux « Anecdotes et faits divers », à ces petites aventures en marge, Espace(s) n°16 souligne dans sa nouvelle livraison le pittoresque et le piquant qui s'infiltrent dans le plissement des expériences culturelles et savantes.
    Comme dans chaque numéro pair, ce dernier né de la collection consacre la rubrique « Vocabulaire » à des textes écrits à partir des mots de la Semaine de la langue française et de la francophonie (Pierre Cendors, Pierrette Fleutiaux, Maël Guesdon, Juliette Mézenc, Luc Tartar). A ce rendez-vous, s'ajoutent également la récurrente « Cosmologie #4 » laissée cette fois aux mains du poète et écrivain Nicolas Tardy, ainsi que la rubrique « Exploration » pour laquelle les contributions libres et inédites de trois plasticiens et cinq auteurs ont été retenues par le comité de rédaction de la revue. Enfin, la rubrique « Ephéméride », anecdotique par essence, poursuit son histoire initiée dans le précédent numéro mais se voit désormais confiée à un artiste, Michel Gouéry, pour qu'il la transforme en un objet de création à part entière.
    Les particularités majeures de ce nouveau numéro sont contenues dans deux rubriques à la faconde étourdissante. Il y a d'abord cette « Invitation », déguisant la rencontre évidente entre la Revue Espace(s) et Les Editions de l'attente. Au coeur de leurs deux catalogues, de nombreux auteurs apparaissaient déjà en commun et il n'en fallait pas plus pour se donner l'envie d'en découvrir d'autres (Rémi Chechetto, Claude Favre, Anne Savelli, Alain Robinet, Marie Rousset, Démosthène Agrafiotis, Laurence de la Fuente & Bruno Lahontâa, Guy Bennett, Frédéric Forte, André Paillaugue, Bruno Fern, Yannick Lavigne). L'astucieux Jacques Paveur et trente et un résidents de l'Observatoire de l'Espace se partagent enfin la rubrique « Protocole » où ils nous livrent respectivement un échange épistolaire aux allures de cadavre exquis et une collecte ethnographique digne des arts et traditions populaires.

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  • Une édition spéciale consacrée à l'Europe, où comment l'aventure spatiale et l'imaginaire qu'elle engendre interrogent la notion d'union dans une Europe en construction. Un ouvrage plurilingue rassemblant 30 textes inédits d'écrivains européens, tous rédigés dans leur langue maternelle, accompagnés de leur traduction française. Conçu à l'occasion de la présidence française de l'Union Européenne, il souligne l'importance de l'espace dans une culture européenne commune.

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  • Publiée par le CNES, la revue de création Espace(s) rapproche, deux fois par an autour d'un thème donné, les univers artistiques, littéraires et scientifiques. Refusant de laisser à la seule technique le soin de déterminer notre rapport à l'aventure spatiale, le 19e numéro a engagé ses contributeurs, et engage à présent ses lecteurs, à se lancer dans le Grand Jeu de l'Espace. Nul besoin d'attendre après des pionniers dont l'âge d'or est révolu, les créations plastique et littéraire caracolent en tête et font figure d'avant-postes culturels de l'exploration spatiale où chacun se trouve libre d'apporter visions et récits personnels.
    Ce numéro recueille quelques-unes de ces expérimentations contemporaines. Les contributeurs d'Espace(s) partagent un même état d'esprit : ils se révoltent contre tout ce qui freine leur désir d'Espace, institutions rigides, qu'en-dira-t-on, limitations technologiques et temporelles et s'inventent de nouvelles passerelles poétiques ou cocasses pour concrétiser leurs aspirations. Chez certains d'entre eux, l'expérience de l'impesanteur et l'association d'idées sont érigées en règle pour se porter au-devant de l'Espace. Sur Terre, ils s'ingénient à retrouver et décrypter des sensations propres à la condition orbitale.
    Le Grand Jeu s'incarne aussi dans le détournement. Auteurs et plasticiens revisitent là deux objets familiers : l'album d'images et la revue de presse. Ils dérogent à leurs normes de fabrication pour y introduire un regard subjectif, relisant le passé et l'actualité de l'aventure spatiale avec ce qu'il faut d'irrévérence et d'acuité documentaire.
    Ces matériaux, photographies, plans et documents d'archives, qui fondent la plupart des dispositifs de création de la revue sont mis en exergue du numéro 19 au travers d'un corpus photographique retraçant les séjours en France de Youri Gagarine. Cette odyssée en images révèle la présence des foules, des dignitaires et des journalistes autour de la figure du cosmonaute et la possibilité, pour chacun, de prendre part au Grand Jeu de l'Espace.

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  • Publiée par le CNES, Espace(s), revue de création à l'avant-poste culturel de l'exploration spatiale, rapproche, deux fois par an autour d'un thème donné, les univers artistiques, littéraires et scientifiques. Les cinquante-sept auteurs et plasticiens qui ont participé à la composition du 18e numéro se sont baignés dans le grand tumulte de l'Espace.
    Au coeur de la revue, un dossier consacré au discours spatial rassemble analyse historique, panorama visuel, affiches et textes littéraires. Cette rubrique polyforme où se mêlent regard rétrospectif et contributions contemporaines place le lecteur au milieu d'un concert de voix qui toutes portent des récits différents, fictionnels ou documentaires, de l'Espace en tant que lieu où penser le devenir de l'humanité.
    Les membres du Groupe de recherches artistiques et culturelles sur l'Espace se sont quant à eux consacrés à produire des journaux de bord, témoins d'une année d'étude sur les débuts de l'aventure spatiale française. Sociologue, auteur et plasticienne, en prise avec un passé qui ne cesse de leur échapper, les partagent dans Connexion.
    Le nouveau protocole de cette livraison imagine la découverte inopinée d'un ouvrage dont l'aspect et le contenu se confondent : une compilation de fragments anonymes sauvés de l'oubli. Dans le plaisir de lire un texte qui a bien failli disparaître, le tumulte surgit soudain.
    Rubriques récurrentes de la revue, Cosmologies, Résidence, Invitation et Exploration forment des expérimentations littéraires et visuelles, toutes inédites. Les questions qui composent la nouvelle Cosmologie témoignent du trouble dans lequel nous jette l'aventure spatiale. Les personnages fantomatiques d'Invitation voient leurs existences chamboulées par l'expérience de l'Espace, à l'instar des résidents qui, à l'aune de leur travail, révisent leurs a priori. Exploration, enfin, s'engage dans neuf directions différentes, neuf tumultes personnels et singuliers.

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  • Un écrivain, Michel Beretti, un sociologue des sciences, Jérôme Lamy, une artiste, Élise Parré, tous trois membres du Groupe de recherches artistiques et culturelles sur l'Espace (GRACE) institué par l'Observatoire de l'Espace, le laboratoire culturel du CNES, se sont embarqués durant un an pour une traversée culturelle dans les archives des débuts de l'aventure spatiale française, à Hammaguir, en Algérie.
    Avec, en toile de fond, les accords d'Évian, l'indépendance de l'Algérie et l'emploi des techniciens et ingénieurs du IIIe Reich dans un laboratoire français au sortir de la Seconde Guerre mondiale, le lecteur suit les trois membres du groupe dans la découverte de paysages disparus, reconstruits avec opiniâtreté à travers la collecte d'images, de documents et de témoignages. Ils arpentent ainsi Hammaguir, la première base spatiale française dans le Sahara, le laboratoire de recherches balistiques et aérodynamiques (LRBA) où étaient conçues les fusées françaises, à Vernon, dans l'Eure, et le Service d'aéronomie du CNRS, en région parisienne, où la science spatiale a vu le jour, en France. D'étape en étape, l'exploration de ces infrastructures spatiales dévoile les relations sociologiques, scientifiques et économiques qui unissent ces lieux.
    La disparition ou l'inaccessibilité physique des lieux a été suppléée par la recherche et l'analyse d'archives inédites issues de fonds privés et de collections publiques. Publiés en regard, ces documents et les contributions des trois membres du GRACE tressent de multiples récits qui offrent au lecteur un panorama des premières années de la France spatiale, de 1947 à 1967. Tantôt Michel Beretti et Jérôme Lamy méditent, l'un avec les outils de la littérature, l'autre avec ceux de la sociologie, aux diverses significations d'un livret d'accueil confié au personnel de la base d'Hammaguir, dont la localisation devait rester secrète ; tantôt Élise Parré s'interroge, à travers dessins et collages, sur le quotidien des enfants des ingénieurs allemands recrutés après la Seconde Guerre mondiale pour élaborer les fusées françaises, en pleine forêt normande. À la beauté formelle et à l'intérêt historique des archives répond ainsi l'acuité d'un regard contemporain et pluridisciplinaire dépouillé de la nostalgie qui caractérise souvent le récit de l'aventure spatiale Cet étonnant voyage, scandé par des aperçus sur les béances de l'histoire, les questions coloniales et le rôle des institutions, dissipe, sans conteste, les brumes romantiques qui entourent les origines de l'épopée spatiale française.

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