L'observatoire

  • Qui sont ces « algorithmes » qui bouleversent notre quotidien ? Que se trouve-t-il de l'autre côté de l'iceberg mathématique ?

    « Algorithmes » : voilà un mot décrié, que beaucoup pensent comprendre, mais que peu savent manier. Il fallait bien une spécialiste du code et des équations pour nous guider à travers ce véritable voyage en terre inconnue de modélisation numérique.

    Pour l'éminente scientifique et entrepreneure Aurélie Jean, pourtant, rien de plus simple, de plus lisible qu'une ligne de code : la promesse de comprendre, par la virtualisation des phénomènes, la vie elle-même ; l'ensemble des phénomènes physiques, économiques ou sociétaux - de tout système, vivant ou inerte. Écrire un algorithme, c'est dessiner un chemin de résolution pour un problème donné, un moyen précis et fiable d'accéder à la réponse recherchée.

    Plonger dans le virtuel pour comprendre le réel : si la démarche semble paradoxale, c'est pour la chercheuse la méthode unique pour maîtriser notre monde, aux nombreux enjeux aujourd'hui encore insaisissables. Et c'est précisément ce moyen, cette machine algorithmique, qui sépare et relie à la fois ces deux univers, réel et virtuel. En comprendre le fonctionnement, c'est comprendre ce qui réconcilie ces deux mondes.

  • Quel avenir pour l'individu et ses libertés à l'ère de l'intelligence artificielle ?

    Pour répondre à cette question urgente, Gaspard Koenig a entrepris un tour du monde de San Francisco à Pékin, d'Oxford à Tel Aviv et de Washington à Copenhague. Il a rencontré plus de 120 professeurs, entrepreneurs, intellectuels, politiques, économistes, artistes, et même un magicien.
    Au fil de ce périple émerge une véritable philosophie de l'intelligence artificielle (IA). Celle-ci ne menace pas l'existence d'Homo sapiens et les robots ne voleront pas nos emplois. En revanche, en déployant des techniques d'optimisation, de prédiction et de manipulation à grande échelle, l'IA remet en cause le fondement même de nos Lumières : l'idée d'un individu autonome et responsable.
    L'intelligence artificielle nous prépare ainsi des droits sans démocratie, un art sans artiste, une science sans causalité, une économie sans marché, une justice sans coupable, des amours sans séduction... à moins que nous ne reprenions le contrôle en forgeant pour nous-mêmes un droit à l'errance.
    Un récit philosophique pour notre époque, fourmillant d'informations, d'anecdotes, d'états d'âme et aussi d'humour. De quoi rendre l'IA plus facile à comprendre et, espérons-le, à maîtriser !

  • Nicolas Gardères est, par curiosité humaniste, l'avocat des marginaux, des infréquentables.
    La liste des clients de Nicolas Gardères n'est pas politiquement correcte, loin de là. L'atypique avocat a défendu des figures de l'extrême droite. Sans y voir de contradiction, il a également plaidé pour la Ligue de défense judicaire des musulmans ou le Syndicat du travail sexuel.
    Dans ses voyages en terres hostiles, en particulier au sein de l'extrême droite, il raconte ce qu'il a ressenti, compris, dans cet environnement où les gens-de-progrès ne s'aventurent pas. Pour l'homme de droit, fervent militant de gauche, le dialogue est toujours supérieur à son absence. Ni cynisme ni opportunisme : seule l'application du droit.
    Que défend alors Nicolas Gardères ? Les libertés fondamentales. Celles des infréquentables, qui sont aussi les nôtres. La possibilité d'exister et de s'exprimer, y compris pour dire le pire. Une société a tout à perdre à accepter la censure. Les victoires du juge pénal sont, pour nous tous, des défaites politiques.

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  • A travers le récit de son arrestation au Caire en 2013, le grand reporter livre un manifeste en faveur de la liberté de la presse. De l'Egypte, où les journalistes sont des boucs émissaires, aux Etats-Unis, où la culture du secret prime avant tout, jusqu'en France, où l'émotion provoquée par les attentats réduit le champ des débats, il dénonce la censure qui gagne de plus en plus de pays.

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