Sciences & Techniques

  • Ce que nous nommons encore élevage se trouve aujourd'hui pris entre deux feux. D'un côté, le souci légitime de l'impact écologique et sanitaire de la production industrielle de viande et de produits d'origine animale rejoint le refus de maltraiter - voire tuer - les animaux. De cela émerge une remise en cause profonde du geste d'élevage. Est-ce là un progrès pour notre humanité ou un nouveau stade de l'« administration du désastre » ?
    De l'autre côté, les éleveurs sont dépossédés de leur métier par des procédures toujours plus rigides et intrusives : puçage RFID des ovins et caprins, chantage aux primes agricoles, bureaucratisation croissante, reproduction artificielle... Décriés d'une part, ils sont administrés de l'autre - en attendant que disparaisse la possibilité même d'élever des animaux autrement qu'en les concentrant dans de gigantesques usines.
    Ces menaces qui pèsent sur l'élevage sont un des symptômes de la soumission toujours plus grande de toutes et tous à la société industrielle. Le monde se referme alors que la liberté s'efface devant le contrôle systématique : au fond, ce que nous faisons subir aux animaux, nous nous l'infligeons également à nous-mêmes.
    Éleveurs et chercheurs qui les accompagnent dans leurs luttes, toutes et tous expliquent dans ce livre pourquoi l'élevage doit être préservé afin que nos vies restent authentiquement humaines.

  • Nous connaissons tous l'histoire des sciences telle que nous l'avons apprise dans les manuels scolaires : comment, grâce à son télescope, Galilée démontra que la Terre n'est pas au centre de l'univers ; comment Newton découvrit l'existence de la gravité en voyant tomber une pomme ; comment Einstein résolut les mystères de l'espace et du temps grâce à une simple équation... Le récit traditionnel de cette épopée attribue à une poignée de grands hommes aux grandes idées l'intégralité de ces découvertes. Pourtant les sciences sont depuis toujours une oeuvre collective. Ce livre raconte l'histoire des savoirs établis par les chasseurs-cueilleurs, les petits paysans, les marins, les mineurs, les forgerons, les guérisseuses et tant d'autres gens qui devaient assurer leur subsistance au contact quotidien de la nature. La médecine trouve son origine dans la découverte par les peuples préhistoriques des propriétés thérapeutiques des plantes. La chimie et la métallurgie se développent à partir des savoirs produits par les mineurs, les forgerons et les potiers de l'Antiquité. Les mathématiques doivent leur existence aux topographes, aux marchands et aux comptables. Au XIXe siècle, l'alliance du capital et de la science marque le coup d'envoi de la civilisation de la technoscience, dominée par les experts et obsédée par la puissance, l'efficacité, la rationalisation, l'accumulation et le profit. Comprendre ce basculement nous permet de saisir la nature de la tyrannie technologique qui nous aliène aujourd'hui.

  • Le dérèglement climatique s'accélère ; les glaces fondent ;
    Les océans s'acidifient ; le niveau des mers monte ; la maison brûle. Alors que les rapports sur les ravages environnementaux se font de plus en plus alarmistes, institutions internationales et États appellent à la mobilisation générale pour faire face au « défi » climatique. Leur plan d'urgence ? Accélérer l'innovation technologique pour rendre le développement plus durable. Leur écologie est en fait une opportunité pour conforter le système industriel et intensifier la marchandisation du monde.
    En quatre décennies, ce programme a pourtant fait la preuve de son échec. Le développement durable n'a pas eu lieu. Il n'y a pas de croissance verte. L'expansion économique se nourrit d'une quantité sans cesse accrue d'énergie et émet toujours plus de pollution. Nous ne pouvons pas prétendre préserver la nature et l'homme sans nous attaquer à cette dynamique.
    C'est pourquoi notre écologie, elle, porte un projet de rupture radicale : elle remet en cause le capitalisme, le déferlement technologique, l'organisation industrielle, l'impératif de croissance, un certain mode de vie et d'être. De sensibilités diverses, mais partageant tous cette perspective, les auteurs réunis ici, grandes voix critiques venant des quatre coins du monde, appellent à rejeter l'idéologie destructrice du Progrès.

  • Toutes les puissances high-tech sont lancées dans la course aux nanotechnologies.
    L'objet de celles-ci est la manipulation de la matière, inerte et vivante, aux niveaux les plus élémentaires de l'infiniment petit - atome, molécule, cellule, gène, neurone, bit - afin de produire de nouveaux matériaux, de nouvelles sources d'énergie et de nouveaux procédés industriels. des centaines d'applications des nanotechnologies servent déjà dans les domaines marchands, policiers et militaires, tandis que, dans les laboratoires, les chercheurs travaillent d'arrache-pied à leurs projets d'eugénisme et d'artificialisation : l'homme-machine dans le monde-machine.
    Les nanomaîtres (scientifiques, politiques, industriels et militaires) prétendent à un pouvoir démiurgique et irréversible sur un monde remodelé à leur guise : le nanomonde totalitaire de la société de contrainte.

  • Hors du Léviathan industriel, point de salut. Cette vérité révélée doit se graver dans nos esprits indisciplinés.
    Il faut toujours plus d'énergie pour continuer à nous soumettre. Il faut extraire des entrailles de la terre jusqu'aux derniers combustibles. Et ce, au plus vite.
    Il faut renouveler l'illusion que tout doit changer pour que tout continue de la même façon : faire que le monde entier s'agite pour que notre pauvre quotidien reste le même. Nous nous sommes égarés en chemin à force d'être éblouis.
    Et un jour nous exploiterons l'énergie des volcans, la puissance des mers et des étoiles. C'est le grand défi du XXIe siècle : enrôler toutes les forces, y compris armées, pour que nous continuions à utiliser notre grille-pain.
    Analyse très riche et documentée de l'histoire récente de l'exploitation énergétique, abordée dans son rapport au pouvoir, ce livre développe une critique implacable du modèle énergétique et social actuel, y compris de certaines illusions écologistes sur les énergies renouvelables.

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  • Depuis le "choc pétrolier" de 1973, et plus encore depuis les catastrophes de Tchernobyl et de Fukushima, les énergumènes qui nous gouvernent sont à la recherche "d'énergies alternatives": géothermie, biomasse, éolien, hydrogène, etc.
    Mais le véritable Graal de cette quête d'un combustible inépuisable et à vil prix reste l'énergie solaire qui, sauf imprévu, nous alimente pour encore 4,5 milliards d'années.
    Le complexe scientifico-industriel s'est lancé dans une course éperdue aux technologies solaires les plus puissantes, les plus rentables, les plus complexes, les plus centralisées, les plus destructrices. En France, le Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA-EA) mène cette course. Et voilà comment les pillards de pétrole et d'uranium s'accaparent maintenant le soleil.
    C'est dire que les rêves d'énergie solaire artisanale et individuelle, à la mode de L'an 01 sont déjà cuits.
    Le soleil ne brillera pas pour tout le monde. Après les sacrifiés à l'idole nucléaire, voici ceux du nouveau culte solaire:
    Expropriés des "terres rares", des terres agricoles, des steppes et déserts réquisitionnés pour les centrales solaires, victimes des ravages environnementaux de cette nouvelle industrie.
    Les cobayes du laboratoire planétaire, eux, devront toujours leur énergie à une techno-caste spécialisée et toute-puissante.

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