Arts et spectacles

  • Dans notre monde envahi par les technologies et leur recherche frénétique de l'efficacité, l'art pourrait apparaître comme une oasis vouée à la contemplation et à la méditation. Il n'en est pourtant rien.
    L'art de notre temps emprunte à l'industrie ses objets et ses matériaux, peuple ses expositions d'écrans, et rêve de cyborgs et de réseaux.
    Dans ce livre prophétique, le grand penseur de la technique Jacques Ellul montre comment plasticiens, écrivains et musiciens ont succombé aux forces qui écrasent le monde. Certains, subjugués dès le début du xxe siècle par la technoscience, adoptent ses outils et ses procédures, se condamnant ainsi à la froideur, à l'absurdité ou à l'abstraction. D'autres - ou parfois les mêmes -, se voulant contestataires, accumulent les représentations du désastre ou les signes de la subversion, sans jamais pour autant saisir la racine du mal :
    Le règne de la Technique.
    Pour masquer sa vacuité, l'art contemporain se pare d'un discours théorique sophistiqué et intimidant. Passant outre, Ellul incite les artistes à s'émanciper de leur fascination pour la technologie, afin de renouer avec la faculté, propre à tout créateur authentique, d'allier le sens au sensible.

  • Les photos argentiques étaient des images-choses statiques, à regarder.
    Les photos numériques sont des images dynamiques, à échanger. Elles circulent en flux ininterrompus sur les réseaux planétaires : à la fois incorporelles et agissantes, ce sont des forces à part entière.
    Elles instillent subrepticement et continûment dans la subjectivité de chacun la rationalité néolibérale : instantanéité, accélération, fluidité, circulation, horizontalité, partage et ubiquité. Cette dissémination du modèle du marché - même là où il n'est pas question d'argent - fait exploser les anciennes limites entre l'ici et l'ailleurs, la nation et le monde, le privé et le public.
    Dans le sillage de Theodor Adorno qui a théorisé l'art comme fait social, l'auteur, un des meilleurs connaisseurs de l'histoire de la photographie et des images, élabore une critique globale des processus esthétiques, techniques, économiques et politiques à l'oeuvre actuellement.
    Il montre comment la photo-numérique a ouvert une nouvelle ère qui se caractérise par la profusion d'images aberrantes, l'apparition de nouveaux pouvoirs, l'essor d'une nouvelle économie et la fabrique d'un individu néolibéral.

  • En 1932, à l'invitation du « Deutscher Kulturbund », Panaït Istrati fait une tournée de conférences en Allemagne et en Autriche. Ses discours, réunis sous le titre Les Arts et l'Humanité d'aujourd'hui, sont publiés la même année dans la célèbre revue Europe. Après avoir vagabondé sur tout le continent, vécu mille et une vies, perdu ses illusions pour l'idéal socialiste à la suite d'un voyage en URSS, il nous livre, juste avant de mourir, ce magnifique testament : celui d'un homme qui n'a eu de cesse d'avoir foi dans l'Art et la Beauté.

  • Les contre histoires sans paroles que regroupe ce livre ont été créées par quatre célèbres artistes de la première moitié du XXe siècle.
    Ces gravures, d'une rare intensité, reflètent le climat politique et social de l'époque : la Grande Dépression, les injustices sociales, les luttes de la classe ouvrière, la guerre et la peur des armes de destruction massive. Ce testament de leur rôle de " témoins graphiques " montre la fécondité du rapport de l'art et de la politique dans ces moments de fièvre de l'histoire. Une longue introduction décrit les techniques et les outils qu'ils utilisaient et retrace le parcours de ces graveurs rebelles.

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  • « Par l'expression « Media crisis » (crise des médias), j'entends l'irresponsabilité des mass media audiovisuels (MMAV) et leur impact dévastateur sur l'Homme, la société et l'environnement.
    Je parle des processus manipulateurs et autoritaires mis en place par les médias audiovisuels dont la « Monoforme », le langage dominant employé pour structurer les fi lms, journaux télévisés, documentaires.
    Et l'« horloge universelle », cette camisole temporelle qui formate l'ensemble des programmes télévisuels.
    Je parle aussi du silence étourdissant de la part des professionnels des médias et du système éducatif autour de l'impact de la « Monoforme » sur la société en général, et de ses conséquences sur la crise environnementale qui affecte la planète.
    Je parle enfi n du refus systématique des MMAV d'associer le public à tout débat critique sur les processus de fabrication et de diffusion de leurs productions audiovisuelles dans la société contemporaine. » Peter Watkins Une remise en cause radicale, par un grand cinéaste, des formes de langage qui structurent les messages des fi lms ou des programmes télévisés, ainsi que des processus (hiérarchiques

  • Après la parution de «Less is too much» de l'architecte Benjamin Loiseau et le philosophe John Gelder le «vrai-faux» testament de Mies van der Rohe qui questionnait sa responsabilité face aux évolutions qui agitent le monde et qui a été préfacé avec enthousiasme par Claude Parent, pionnier de l'architecture oblique qui considérait que ce livre ouvrait une voie nouvelle à la pensée de Mies en l'opposant à tous ces théoriciens qui en le glorifiant sans nuances l'ont emprisonné sans comprendre son appel à l'évolution.
    Voici maintenant un ouvrage tout aussi surprenant et inédit «utopies croisées» qui mêle par un jeu de questions-réponses, les réflexions de Yona Friedman, décédé en Mars 2020, architecte phare, pionnier de l'architecture mobile et participative et de Stéphane Malka, architecte engagé, habité de cette même envie d'utopie, d'une architecture de demain comme par exemple repenser l'épaisseur d'un mur, habiter le No Man's Land au-dessus des murs qui séparent les peuples et progressivement pacifier les nations Tokyo, le 8 Mars 2020. Quelques jours avant l'impression de cet ouvrage, j'ai appris avec émotion la nouvelle. Un génie d'une grande bienveillance, à l'image de ses projets humanistes, nous a quitté. L'esprit vif, le verbe juste et l'oeil malicieux de Yona ont fait de chacune de nos rencontres des instants à la fois drôles, denses et passionnants. Nos conversations et vos pensées sur l'architecture vous survivent avec cet ouvrage ; vos idées visionnaires perdureront et continueront à inspirer les générations futures, à commencer par la mienne. Stéphane Malka

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  • « Je n'avais jamais vu ça avant, même pas soupçonné que ça puisse exister, une telle énergie, un tel manifeste expressionniste et en même temps une telle fête, un tel carnaval politique », s'enthousiasme Roland Cros après son premier concert de Bérurier noir, groupe dont il devient alors le photographe. De 1986 à 1991, il immortalise toute la scène punk française : Ludwig von 88, Parabellum, Washington Dead Cats, les Thugs, les Wampas, les Endimanchés, Pigalle, les Dileurs, les Cadavres... Il se balade partout, est sur scène, dans la salle, en coulisse, dans les loges et aussi dans les camions, sur la route, en studio... Pour la plupart inédites, les photos réunies dans ce livre font revivre le mouvement dit du rock alternatif qui charriait dans le sillage de ses performances, de ses hymnes, de son folklore, toute une horde d'utopistes, de clowns et de poètes, toute une jeunesse révoltée bien décidée à mettre un joyeux bordel.

  • Une critique de l'art contemporain considéré comme l'art du libéralisme, celui d'un monde où règnent cynisme, opportunisme et narcissisme.

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  • Marseillais, fils d'une poissonnière et d'un docker, résistant, instituteur, communiste, Paul Carpita réalise en 1954 son premier long métrage Le Rendez-vous de quais. Il reconstitue la grève mythique des dockers phocéens contre la guerre d'Indochine. Le film frappe par son enracinement dans le réel. Tourné clandestinement avec des acteurs non professionnels et des décors naturels, caméra à l'épaule, il anticipe la Nouvelle vague et est considéré comme l'unique film néo-réaliste français, le chaînon manquant entre Toni de Jean Renoir et A bout de souffle de Jean-Luc Godard.
    Lors d'une projection, la police saisit les bobines. Il subira la plus incroyable censure du cinéma français. Pendant 35 ans, Paul Carpita croit son film détruit, il continue son métier d'instituteur tout en tournant de somptueux court-métrages: La récréation, Marseille sans soleil, Graines au vent. Lorsqu'une copie du film ressurgit en 1989, le public découvre une oeuvre extraordinaire qui fera le tour du monde. Il réalise ensuite Les Sables mouvants et Marche et rêve!
    Ces passionnants entretiens nous font découvrir l'incroyable parcours et le cheminement artistique de ce cinéaste engagé au regard singulier, défenseur d'un cinéma populaire en phase avec les tourments intimes et sociaux qui agitent notre société.

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  • La terreur noire

    André Salmon

    La terreur noire : ravachol, vaillant, henry, bonnot.
    Toute une époque, pas si belle que ça. les grèves sont matées par l'armée, les manifestants chargés sabre au clair par les gendarmes à cheval et le mouvement ouvrier réprimé à coups de fusils. mais certains rendent les coups. ils font trembler cette bourgeoisie arrogante et inquiètent les gouvernements de la iiie république. de l'écrasement de la commune à la grande boucherie que fût la " der des ders ", la poudre parle.
    Nombreux sont les anarchistes prêts à donner leur vie pour leurs idées. leurs mots d'ordre : " la propriété c'est le vol ", " ton ennemi : l'etat ", " il n'y a pas d'innocents ". inspirés par une presse foisonnante et des penseurs comme proudhon, bakounine ou stirner, soutenus par des artistes et des intellectuels, ils se battent jusqu'au bout et marchent la tête haute vers la guillotine. andré salmon, poète, journaliste et critique d'art, de sa plume inspirée, convoque ces grandes figures de la révolte.
    Féroce, il manie l'ironie avec éclat et retrace cette épopée pleine de sang et de fureur, d'espoirs et d'idéaux. dans un style digne des colonnes du père peinard, il nous fait revivre l'exaltante aventure de la cause libertaire.

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  • Techno

    Collectif

    Sans en faire de quelque façon son thème ni un de ses messages, la musique techno, dans son bruyant silence, semble laisser entendre que les figures socio-historiques du Sens ne font plus sens, et ne peuvent plus en conséquence fragmenter le monde selon une partition ethnique et politique qui l'avait jusque là distribué en identités séparées ou opposées.
    Cette musique serait alors celle du commun du monde, musique éminemment cosmopolitique... Comme on peut s'en rendre compte dans les raves - mais aussi dans de nombreuses pratiques artistiques contemporaines -, l'art et le politique ne sont plus séparés comme s'ils définissaient des champs opératoires hétérogènes, mais sont en quelque sorte soudés l'un à l'autre dans des agencements collectifs souples et éphémères se formant autour de sensations communes.
    Qu'il y ait toutefois une telle convergence de l'art (les arts et les techniques) et du politique, ne signifie pas pour autant que nous sommes renvoyés à une esthétisation du politique (la communauté comme oeuvre d'art), ni même à une politisation de l'art (l'art social ou l'art critique). Cela nous indique peut-être seulement qu'il nous reste à mettre en oeuvre un art qui ne soit plus seulement représentation de l'Idéal, une technique qui ne soit plus finalisée exclusivement par les impératifs économiques, et un espace politique qui ne repose plus sur une quelconque vérité.
    Tout un programme qui renvoie, au fond, à la possibilité d'inventer singulièrement et collectivement une existence qui ne serait plus détournée de sa " finitude " et de son libre déploiement dans l'horizon d'une mondialité métissée et a-territoriale. Cela pourrait bien être pour notre temps, pour " nous " qui le partageons - n'en déplaise aux défenseurs de la pureté et de l'Idéal - à la fois notre tâche et notre destin.

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  • CUBA - YA TE OLVIDÉ est un véritable hommage à toute une nation en suspens, bercée par de nombreuses promesses, attentes et espoirs. Toujours avec cette obsession d'éterniser la magie du moment, JCE nous livre une archive visuelle témoin de toute une époque. Il y dépeint avec une multitude de clichés pris sur le vif la schizophrénie d'une nation prise en otage entre deux mondes et deux vérités vécus au quotidien par un peuple qui semble endormi par la nostalgie d'hier mais animé par les désirs du lendemain. Son processus créatif consiste à fragmenter les instants, les séquences de vie, donner de l'importance au moment. Cette fragmentation du temps nous fait oublier un contexte douloureux. C'est l'essence même du beau qui retient notre regard. JCE exprime ce moment par le flou de l'image, tel une eau trouble qui brouille les timides frontières entre le réel et le fantasmé. Plutôt que d'opter pour du photojournalisme de « haute résolution », JCE capte notre attention en se positionnant en « conteur d'images » offrant ainsi une liberté absolue à l'imagination.

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  • Dans l'entre-deux Mai, 68 et 81, six artistes (Henri Cueco, Lucien Fleury, Jean-Claude Latil, Michel Parré, Gérard Tisserand et Christian Zeimert - ce dernier partira au bout d'un an) fondent une coopérative au sein de laquelle ils vont produire une peinture politique et fi gurative dirigée contre la « Nouvelle société » pompidolienne où triomphe la société de consommation.
    Contestant la fi gure romantique de l'artiste solitaire, ces peintres créent un art collectif, inscrit dans le quotidien et facilement accessible, qu'ils exposent dans des lieux non dédiés à l'art et à la culture. Ainsi, ils préfèrent louer leurs oeuvres afi n de les soustraire au marché et de pouvoir se tenir à distance des institutions.
    Tiraillés entre le Parti communiste, où on les soupçonne de gauchisme, et les mouvances gauchistes, qui les suspectent de stalinisme, les Malassis, qui doivent à un quartier de Bagnolet où ils ont un atelier le nom avec lequel ils jouent malicieusement, optent pour une peinture monumentale, sarcastique et virulente.
    Soucieux de se dissocier d'un art de propagande de type réaliste socialiste, ils mènent, par d'immenses cycles encombrants et perturbants, une réfl exion critique sur les structures politiques, sociales, économiques et industrielles, dont les dérives sont dénoncées et le naufrage annoncé. Des peintres toxiques en quelque sorte, comme ils se sont qualifi és eux-mêmes.

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  • Gravures rebelles

    Collectif

    Les quatre histoires sans paroles que regroupe ce livre ont été créées par quatre célèbres artistes de la première moitié du xxe siècle.
    Ces gravures, d'une rare intensité, reflètent le climat politique et social de l'époque: la grande dépression, les injustices social les luttes de la classe ouvrière, la guerre et la peur des armes de destruction massive. ce testament de leur rôle de "témoins graphiques" montre la fécondité du rapport de l'art et de la politique dans ces moments de fièvre de l'histoire. une longue introduction décrit les techniques et les outils qu'ils utilisaient et retrace le parcours de ces graveurs rebelles.

  • Mine

    Jacques Crenn

    Le photographe esthète Jacques Crenn présente sa dernière envolée photographique, les visages grimés de noir - suif, cirage ou peinture - évocateurs de la richesse de ce sol pour lequel l'humain s'entretue. Anges noirs, hommes et femmes comme issus de la mine et de la nuit, après le dur labeur, les épreuves que réserve la vie, le drame des humanités. Obstiné, l'artiste, fervent d'expressionnisme cinématographique, a construit ce canevas humain entre 2010 et 2012 - soit une trentaine de portraits, jouant de l'or et de l'ébène. Sa première rencontre avec le sujet " corps " le fascine. Immédiatement, il est allié à la vénusté. D'où, ici présente, cette beauté saisissante de par la perfection de ces visages aux expressions presque inquiétantes devant une révolte intérieure que l'on subodore. Certains regards sont pointés ; d'autres non. Les yeux : le miroir de l'âme. Cela n'a jamais été aussi vrai. C'est ainsi que le photographe subjugue, intrigue, et finalement émeut.

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  • Teratologie

    Jacques Crenn

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  • « Âme voyageuse élevée par deux parents hédonistes, Jan-Cornel Eder est parti explorer la Colombie entre 2013 et 2016. De cette richesse de couleurs, de brassages, de possibilités et d'inconnus qui l'a bouleversé, il a collecté une kyrielle d'images qui a donné naissance à un livre. Ou plutôt à un « image (s)trip », que le lecteur peut feuilleter à l'envi et où bon lui semble. À la différence de son précédent recueil consacré au Brésil où il proposait un confettis de plans rapprochés sur le visage ou le corps (Um Domingo No Brasil), l'artiste autrichien aux racines néerlandaises adopte une approche plus pudique qui donne à voir un peuple colombien tout juste sorti de longues années de violence. L'ouvrage fonctionne par une série de tableaux interconnectés, souvent rythmés par un portrait autour duquel s'articulent des scènes de vie qui contextualisent le moment. La collection de vignettes que vous tenez entre vos mains est habitée par le regard vertigineux d'un homme qui a appris à saisir, à accepter et à apprécier la Colombie telle qu'elle est. Aussi belle, vivante, colorée, laide, cruelle ou dépouillée soit-elle. »

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  • L'histoire du peuple cubain se lit à travers ses images. Depuis plus d'un siècle, de l'époque de la domination espagnole à nos jours, les affiches jouent un rôle central dans la diffusion des idées et de la culture du pays. Cuba Gráfica présente les chefs d'oeuvres d'un patrimoine graphique resté jusqu'alors difficile d'accès.
    L'incroyable richesse de ces documents, résultats d'expérimentations originales a eu du mal à dépasser les frontières du pays et à se détacher de l'étiquette politique à laquelle on associe Cuba. En explorant les collections des institutions, des musées et des particuliers, on découvre que le graphisme cubain brille bien au-delà des années 1960 et 1970, âge d'or de l'affiche politique et culturelle. Ses racines nous plongent dans le style Art Nouveau du début des années 1900 avant d'engager une lente évolution marquée par l'influence américaine. Le style cubain en tant que tel émerge avec l'arrivée de la sérigraphie dans les années 1940. Cette technique d'impression manuelle ne quittera plus l'île, jusqu'à devenir un savoir faire et une tradition nationale revendiqués.
    Après la Révolution et l'exceptionnelle production de ces années d'effervescence, les affichistes cubains obtiennent une renommée internationale.
    L'effondrement du bloc communiste plonge l'île dans un marasme économique profond. La période spéciale, comme l'appelle les Cubains, est une traversée du désert pour le pays et. pour le petit monde du graphisme.
    Alors que l'on pensait l'art de l'affiche disparu, une nouvelle génération de graphistes émerge dans les années 1990.
    Encore méconnue, elle exerce dans une conjoncture économique et politique difficile, sans moyen de s'ouvrir au monde.
    Elle renoue pourtant avec cette tradition singulière qui a vu trop de ses protagonistes quitter le pays.
    Cet ouvrage est le fruit d'une collaboration avec les meilleurs spécialistes cubains. Conçu et coordonné par Régis Léger, il est le résultat de quatre années de liens forts tissés avec les graphistes de toutes générations. Affiches et témoignages ont été récoltés minutieusement, non sans difficulté, afin d'offrir aux lecteurs la vision la mieux documentée et la plus complète d'un art au coeur d'un pays à la culture en constante ébullition.

  • Juxta

    Jacques Crenn

    Les panoramiques de ce livre sont le fruit de prises de vue (qu'elles soient portrait, paysage, ou répondent à toute autre perspective), juxtaposés à une image télévisuelle. Chaque photographie reflète le désir de créer des parallèles esthétiques et/ou émotionnels. Ainsi, les similitudes entre les images se révèlent troublantes... La frontière entre les deux scènes s'évanouit, et laisse place à une composition étrange, improbable, aérienne et tenace, comme une pensée, un désir qui entrerait en correspondance avec sa face cachée, inconsciente. Et l'on peut se poser la question : dans quelle mesure et jusqu'à quel point, les images cinématographiques amassées, dans notre conscience façonnent-elles, en l'accompagnant, notre regard ?

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  • Ma première rencontre avec Alicia Alonso remonte à l'enfance. J'avais neuf ans, je commençais la danse classique, et découpais dans les magazines les photos de danseuses. Sous l'une d'elles figurait la légende : Alicia Alonso, danseuse cubaine presqu'aveugle. Tant de beauté sur tant de malheur me déchirait le coeur. Malgré ce handicap majeur dû à un double décollement de la rétine à vingt ans, Alicia Alonso a été l'une des plus grandes danseuses classiques du XXème siècle, enchaînant les tournées de par le monde avec les partenaires les plus célèbres. La perfection de son art lui a valu le titre rarement attribué de Prima Ballerina Assoluta, décerné à la Russe Maïa Plissetskaïa, à l'Anglaise Margot Fonteyn, à l'Italienne Carla Fracci, à la Française Yvette Chauviré. Alors que l'âge de la retraite à l'Opéra de Paris est fixé à quarante-deux ans, Alicia Alonso n'a raccroché ses chaussons qu'à soixante-quinze ans. Également chorégraphe et professeur, elle dirige toujours, à presque quatre-vingt-dix-huit ans, le Ballet national de Cuba, l'une des meilleures troupes du monde.

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