Ibis Rouge

  • Le vieux marin

    Jorge Amado

    Le vieux marin est le récit d'un capitaine au long cours qui dans les années 30 vient s'installer dans une bourgade du Nordeste du Brésil Péri-Péri. Le commandant Vasco Moscoso de Aragon, comme tout étranger est difficilement accepté dans ce petit village, mais les récits de ses exploits de vieux marin en font rapidement un personnage digne des plus grands romans épiques ce qui n'est pas du goût de tous. C'était Chico Pachéco qui avant le capitaine au long cours, tenait tout le village de Péri-Péri en haleine avec ses histoires. Jaloux, il n'aura de cesse de chercher l'imposture. La trouvera-t-il ?



    Une bande dessinée de Hugues Henri adaptée du roman de Jorge Amado, Le vieux marin, paru en 1961 sous le titre original O capitao de Longo Curso (1978 pour la traduction).

    Sur commande
  • Severo Blanco est un négrier rusé et ambitieux, prêt à tout faire pour s'enrichir.
    Son bateau échoue un jour sur les côtes africaines et il parvient à capturer les meilleurs hommes afin de les réduire en esclavage. Même le puissant magicien Taïta Osongo se retrouve enchaîné sur le chemin des plantations caribéennes... Mais la richesse et la puissance ne préservent pas Severo Blanco du malheur. Sa propre fille sera la première à oser le défier, et un ennemi oublié réussira à lui rendre coup par coup toute sa méchanceté.
    Un conte nouveau où l'auteur cubain réveille plusieurs traditions pour aborder les grandes questions humaines de la lutte contre l'oppression des plus faibles.

    Sur commande
  • Il existe encore 18 distilleries aux Antilles françaises qui fument toujours, pour la fabrication du rhum agricole, produit né de ces îles du sucre.
    Neuf à la Martinique, six en Guadeloupe continentale, trois à Marie-Galante. Et, un petit détour en Guyane pour découvrir la seule distillerie encore en activité. Ce sont des monuments autant que des usines, des témoins architecturaux du siècle passé, mais aussi des entreprises modernes qui se battent pour répandre le plus loin possible le goût du rhum agricole. Chacune reflète un stade différent de développement.
    Il y a les modestes, les familiales, les gigantesques, les florissantes, les endettées. Toutes manifestent une double logique : l'attachement à un savoir-faire séculaire exclusif aux îles du sucre, et une volonté farouche d'exister dans ce millénaire nouveau. Pour goûter aux saveurs du rhum agricole et à son histoire, la visite des distilleries s'impose... par la route, ou par ce livre !

  • Echappee belle

    Valérie Siracus

    Sur commande
  • Des hommes libres

    André Paradis

    Thibault vient d'être reçu à un concours de la fonction publique, il choisit la rue Oudinot comme affectation.
    De cette nouvelle qu'il annonce à son père libraire du 15e arrondissement de Paris, il accompagne des résultats d'analyse qui prouvent leur filiation. Pourquoi une telle démarche ? Ce roman, dont le récit se construit sur trois siècles nous entraîne dans les méandres de la génétique et d'une histoire délibérément dissimulée.

    Sur commande
  • " Lang a fanm sé balyé lari ", dit le proverbe, associant la langue des femmes créoles à un balai qui ramasserait tous les potins de la rue pour les colporter vers d'autres oreilles.
    Vision misogyne et dévalorisante, s'il en est, mais qui en côtoie d'autres dans la culture orale antillaise bien plus positives : celles de la femme, combative et déterminée, véritable Mère Courage. Après le succès de Pa ban gaz, une étude sur le créole des jeunes, Marie-Rose Lafleur nous revient avec cette analyse fine des représentations de la femme antillaise véhiculées par la littérature orale créole.
    Convoquant devinettes, proverbes, contes, chansons folkloriques et croyances populaires, mêlant les approches sociologiques, anthropologiques et linguistiques, elle propose une image contrastée de celle qu'on a pu nommer " la Belle Créole ".

    Sur commande
  • Elvire Maurouard brosse à travers une analyse des écrits haïtiens, une perception hallucinée et fascinante de son île natale.
    Elle s'attache à mettre en évidence le tragique qui, selon elle, imprègne dans ses profondeurs la littérature haïtienne. Les ouvrages de cet essai racontent l'aventure des " chefs haïtiens " et de ceux qui les subissent. Elle questionnera ainsi sous l'angle du tragique, les romans haïtiens dits indigénistes, ceux d'Emile Ollivier, l'oeuvre théâtrale d'inspiration historique de Frankétienne et de Jean Métellus.
    L'auteur entreprend à sa manière une tâche de réhabilitation de la culture haïtienne.

    Sur commande
  • Fables de La Fontaine, travesties en patois créole par un vieux commandeur.



    Dépi nanni-nannan, ni moun ka matjé fab an kréyol ek nou pé di ki sé kanman litérè a ki trapé plis siksé jik jòdi-jou. Sé pa koté Moris ek La Rénion, épi dé matjè blan kréyol kon F. Chrestien (1820) ek L. Héry (1828), ki lanmod-tala tijé. Atè sé péyi kréyolopal l'Anmérik la, sé an Bétjé matinitjé, François Marbot, ki batjé adan sa primié douvan épi an liv yo ka kriyé « Les Bambous. Fables de La Fontaine travesties en patois créole par un vieux commandeur ». Apré'y, nou ka jwenn Gwadloupéyen kontel P. Baudot (1860), Guiyanè kontel A. de Saint-Quentin (1874) oben Ayisien kontel G. Sylvain (1905). Pannan tout xxè siek-la, moun kontinié matjé bon enpé fab atravè bannzil kréyol la.br> Sé an lanné 1846, kivédi anni dé lanné avan labolision ladjoukann, François Marbot, ki té an fonksionnè Lamarin (é pa an plantè kann), pibliyé liv-li a. Tit liv-la za ka montré nou ki chimen i té lé pwan ek, lè nou ka fè tan jété an zié anlè moral sé fab-la, nou ka konpwann lamenm : Marbot té ka défann kou koupé lod djoukanniè a. Men abo larel-lidé'y té kon sa, nou pé di ki i mété an brik adan konstriksion gran masonn litérati kréyolopal la. I pèmet lang-lan sòti adan pawol palé pou batjé adan pawol matjé ek, abo i pa té ka rikonnet kréyol kon an vré lang men kon an « patwa », liv-li a ba lang-lan an fos, an balan i pa té janmen ni avan.br> Nou pé pa di Les Bambous sé an metpies-liv kon Fab Konpè Zikak éti Gilbert Gratiant, an Milat matinitjé, mété déwò nan lanné 1958, kivédi pres yon siek pli ta, men liv Marbot a ka chayé anlo endik ba nou asou léta lang kréyol-la nan mitan xixè siek-la ek sa krey-sosial bétjé a té ni nan lespri'y an lépok-tala. Sé pou sa yo viré édité'y senk fwa ek adan dènié édision-tala, nou ka ba zot teks-la adan dé model lékriti diféran : ta Marbot a ek nouvo grafi gerec-f la. Nou fè an tradiksion nef tou davwè ta Michel Thaly a, adan édision 1976, la té ni anlo lérè ki grav andidan'y.br> L'auteur François Marbot, ki fet lè 29 mé 1817 atè Foyal (ansien non Fodfwans), té yich an Bétjé-Fwans ki té enstalé kò'y Matinik nan koumansman xixèsiek-la. An lanné 1829, Marbot ka antré adan ladministrasion Lamarin kon papa'y menm ek i ka sèvi Matinik, Gwadloup ek Guiyàn pannan pliziè lanné. An 1863, i ka trapé an pos ki pòtalan toubannman : owdonatè La Rénion ki sé pres an pos gouvènè. Men lanmò ka baré'y twa lanné apré, lè 31 oktob 1866 La Rénion éti i téré. Sé lè i té Matinik, an 1846, kivédi dé lanné avan labolision ladjoukann, i pibliyé sel liv-li, Les Bambous. Fables de La Fontaine travesties en patois créole par un vieux commandeur, ki trapé anpil siksé ek ki yo ka viré édité jik jòdi-jou.

    Sur commande
  • Vous souhaitez savoir comment j'ai su cette histoire ?

    Un soir, en Haïti, j'étais assise au pied d'un avocatier et j'ai entendu toquer. J'ai levé la tête et j'ai vu un oiseau charpentier qui tapait le tronc de l'arbre avec son bec, je l'ai interrogé et voilà ce qu'il m'a raconté...

    Collages de Catherine Bayle, texte de Mimi Barthélemy

  • ?Un homme au destin exceptionnel, tel fut Gaston Monnerville, par sa spectaculaire ascension sociale, par l´exemple d´intégration républicaine qu´il représente, par le modèle de vie qu´il nous offre. Descendant d´esclaves des Antilles, petit boursier de Cayenne, Monnerville devint un avocat à l´éloquence éclatante, défenseur des victimes du racisme, radical-socialiste épris des valeurs de liberté, d´égalité et de fraternité.?Député de la Guyane puis secrétaire d´État aux Colonies avant la Deuxième Guerre mondiale, il s´implanta ensuite dans le Lot et, pendant près de vingt-deux ans, présida le Conseil de la République, puis le Sénat.
    En octobre 1962, Gaston Monnerville s´insurgea contre la décision du général de Gaulle de soumettre à référendum un projet de loi instituant l´élection du président de la République au suffrage universel, jugeant la procédure contraire à la constitution.?C´est la raison pour laquelle il taxa de « forfaiture » - le mot fit mouche - le Premier ministre Georges Pompidou. De Gaulle ne lui pardonnera pas cet affront, et durant plus de six années, Monnerville dut effectuer sa « traversée du désert ». L´avenir et sa « justice immanente » devaient finalement lui donner raison. Professeur émérite d´histoire contemporaine, Jean-Paul Brunet retrace l´itinéraire exemplaire de cet homme d´État dont la vie fut consacrée à la défense du droit et qui apparaît comme une conscience de la République.

  • Sur commande
  • Entre guerre et dominations religieuses, faiblesses humaines et militaires, l´implantation du catholicisme est improbable aux premiers temps de la colonisation en Guyane.

    Quand l´identité du royaume de France - et donc du catholicisme - est considérée comme acquise, les jésuites doivent s´atteler non pas à une mission en Guyane, mais à un triple apostolat : d´abord auprès des colons venus de France et d´Europe dont il est difficile de conserver une conduite chrétienne, auprès des Amérindiens si déroutants par leurs croyances et leur mode de pensée au point de déstabiliser, parfois, les méthodes jésuites, et enfin auprès des esclaves qui soulèvent peu d´enthousiasme évangélique.

    Les Compagnons de Jésus mènent une colonisation temporelle par les habitations qu´ils possèdent, par le collège dans lequel ils enseignent, par le palais dans lequel ils brillent ; mais le centre de leur mission apostolique est avant tout une colonisation spirituelle. Riches de leurs expériences mondiales, ils s´adaptent, affinent leur méthode de quadrillage spirituel du territoire, allant à l´ouest avec Kourou et Sinnamary, à l´est sur l´Oyapock.

    Cet élan missionnaire devra brusquement s´interrompre, pour ouvrir la voie à d´autres destinées religieuses.

    Sur commande
  • - Treize oeufs ! Treize poussins ! Treize catastrophes ! C'est ainsi que les animaux de la ferme accueillirent Hum-Hum et ses frères.
    Mais treize est-ce toujours un porte-malheur ?.

    Sur commande
  • Une trentaine d´historiens présentent dans cet ouvrage "Histoire & Mémoire" un éclairage nouveau et varié sur la Guyane au temps de l´esclavage, période de genèse de nos sociétés contemporaines. A travers des discours sur la Guyane française au temps de l´esclavage, ces chercheurs s´interrogent sur des problématiques telles la traite, le statut et la police des esclaves. L'analyse historique peut rendre intelligible les pratiques économiques au temps de ­l´esclavage, mettre en évidence les postures de rebelles, décrire les rapports complexes entre la religion et l´esclavage. Elle met aussi en lumière comment la société guyanaise inscrit, aujourd´hui, l´esclavage dans la mémoire collective. Cet ouvrage a pour ambition d'offrir des clés pour aborder un période historique complexe et tente d´élargir des champs peu explorés de la recherche scientifique.

    Sur commande
  • ?Toutes les musiques créoles sont filles de l´Histoire, de notre histoire, celle des enfants de l´esclavage sur le sol américain. Comme les langues créoles, les musiques et danses traditionnelles sont au carrefour des cultures africaines et occidentales. Elles sont, comme nous, un produit de l´Histoire et véhiculent des symboles, des codes sociaux qui échappent certainement aux non-initiés et qui échapperont peut-être aux enfants de demain.


    Ce livre a pour vocation de sauvegarder et de faire découvrir un aspect essentiel de la culture créole : les rythmes et musiques au tambour (comme le kasékò, le léròl, le grajé ou encore le labasyou), les chansons traditionnelles les plus connues ainsi que les danses et costumes créoles.


    /> Ce livre s´adresse à tous ceux qui désirent découvrir l´âme de la culture antillo-guyanaise, à ceux qui souhaitent préserver les traditions de leurs aïeux, et à ceux qui veulent enseigner les musiques et danses créoles au tambour.

    Sur commande
  • Plusieurs fois par an, je me rends à Anduze pour rendre visite à Joseph Zobel et rester quelques jours avec lui. Il y a un mois, cependant, je ne m'attendais pas à le retrouver à l'hôpital d'Alès. Mon épouse et moi lui avons pris les mains, comme pour accompagner sa fuite vers les îles. Il ne nous a reconnu qu'à notre départ. Trois jours plus tard, Joseph va mieux. Il nous reconnaît, fait le joli coeur auprès de Christine :
    - Que vais-je offrir à cette dame ?
    Il lui prend la main, joue avec le cabochon qu'elle porte au doigt.
    - Mais je lui ai déjà offerte cette bague.
    Plus tard, l'infirmière lui apporte deux yaourts qu'il refuse sans ménagement.
    - Ah, ma chère, dit-il doctement à Christine, le boudin antillais, c'est quand même autre chose !
    Au moment où, rassurés, nous prenons congé de lui, nous n'avons pas fait dix mètres dans le hall que je l'entends crier, avec toute sa vigueur d'autrefois.
    - José !
    - Viens-là, me dit-il en faisant signe de l'approcher. Tu te rappelles ce jour où nous avons fait la sieste ensemble dans ma chambre de la maison de retraite.
    - Oui !
    - Et bien je vais te dire quelque chose.
    - Quoi ?
    - La prochaine fois, on fera un repas tout simple, mais ni toi ni moi ne sommes capables de le faire. Francis peut-être en approcherait : mais ce ne sera pas ça .
    - Quoi ?
    - Le boudin créole.
    Le soir même, j'ai commencé à écrire ce livre.
    José Le Moigne, Lodève, 5 mai 2006

    Sur commande
  • « Aujourd'hui à l'heure où d'autres naissent, Monsieur Sainte-Rose est mort paisiblement allongé dans son hamac. » Dans le village, la nouvelle se propage grâce à devant-le-chinois. Devant-le-chinois, c'est quelques mètres carré de bitume fatigué et quelques bornes contre lesquelles s'appuyer délimités par un vague muret. L'entrée du seul magasin du village, c'est surtout le théâtre où viennent se rencontrer tous les visages, toutes les histoires et toutes les langues de ce petit recoin d'Amazonie. Il y a Monsieur Sainte-Rose le vieil Haïtien, Lacolle, bagarreur impénitent et amoureux de littérature, Alinata le Malien aux chaussures impeccablement cirées, Kouka l'orphelin, Apunto le Saramaca mystérieux, et bien d'autres encore.

    Dans ce roman d'une remarquable finesse, l'auteur s'attache à l'existence des « sans-trace » dont il effleure l'humanité terrée au fond de chacun d'entre eux. Devant-le-chinois se côtoie tout un monde, souvent rugueux, parfois violent, mais toujours riche du besoin de partager un verre ou une histoire, aux sons mêlés de la brega, du reggae et du kasékò.

    Sur commande
  • L'art rupestre est un phénomène universel que l'on retrouve sur les cinq continents.
    Il témoigne de la pensée de l'homme, de ses rites, de ses mythes et de sa vie quotidienne. Les travaux réalisés par Marlène Mazière ont pu mettre en évidence la richesse de ces témoignages laissés par les amérindiens présents sur le territoire de la Guyane. Cet ouvrage, illustré de nombreuses photographies, relevés et croquis, offre à notre connaissance 15 sites de roches gravées, 1 site à peinture rupestre et deux sites d'assemblages et alignements de pierres actuellement répertoriés et nous laisse entrevoir le potentiel certainement important encore conservé au sein de l'immense sylve amazonienne.
    Les résultats de ce travail présentent un inventaire des sites et des unités gravées ou peintes, l'étude des techniques et des styles, des essais d'interprétation mais aussi, ponctuellement, l'étude des phénomènes qui participent aux processus de dégradation de l'art rupestre de plein air et son extrême fragilité. L'analyse des différentes techniques utilisées fait apparaître une grande diversité dans l'expression figurative et une réelle maîtrise dans l'art de s'exprimer par la représentation graphique.
    Les essais d'interprétation présentés par l'auteur, avec beaucoup de prudence, créent un lien avec le chamanisme, système de croyances à composantes multiples, très présent dans les modes de vie et de pensée des peuples amérindiens. Les rites, les mythes et les coutumes guident nos interrogations vers la recherche d'un " sens ".

    Sur commande
  • Dans ce premier roman, rachelle nagau fixe en certitude sa fervente communion de pensée et d'espérance avec l'histoire, la réalité et la fiction.
    Son souffle long l'entraîne dans un univers baigné par une source dans laquelle elle abreuve sa culture et noie la fièvre, les joies et l'angoisse de ses personnages. les contours des intrigues se dessinent comme une toile de picasso aux multiples visages. le principal est celui d'ydak : jeune et belle fille d'origine caraïbe, qui s'attache par inclination rémanente à yuruku un prisonnier arawak. (. ) rachelle nagau jette un regard poétique sur les ancêtres, les forêts, la mer, le sable, les croyances, et même sur la mort : approche magnifiée d'un au-delà qui unit les âmes et confère à l'amour noblesse et somptuosité.
    (extrait de la préface d'arsène monrose).

    Sur commande
empty