Editions Du Canoe

  • L'espion soviétique Von Stierlitz infiltré en Allemagne nazie doit déjouer le complot fomenté par des proches de Hitler qui savent que la guerre est perdue de signer une paix séparée avec les Anglo-Américains dans le dos des Russes pour contrer la menace soviétique.

  • Après le succès de La Taupe rouge, voici le célèbre agent Von Stierlitz vingt-cinq ans auparavant sous son patronyme russe : Maxime Issaïev. Avril 1921. La Russie soviétique n'a pas 4 ans. La famine ravage le pays. Un décret de Lénine charge la Direction centrale des Finances de rassembler tous les objets en or, en platine ou en argent, sous forme de lingots ou de bijoux, de diamants, de pierres précieuses ou de perles fines. L'objectif du pouvoir est d'échanger ces joyaux ayant appartenu à l'aristocratie émigrée ou à la famille impériale contre des livraisons de nourriture.

  • « Je parle d'un tout petit Juif sauvé avec mon père, ma mère et ma soeur par les maquis communistes du Limousin et les habitants de Saint-Léonard-de-Noblat. Ça m'a laissé une dette imprescriptible par rapport à la République » écrit Roland Castro en liminaire de cet essai autobiographique où il raconte sur un ton cash mêlé de gouaille la stupéfiante énergie qui l'a mené à vouloir devenir tout - architecte, écrivain, peintre, philosophe, homme politique, saltimbanque, poète - depuis sa naissance le 16 octobre 1940 jusqu'à aujourd'hui. Et le plus extraordinaire, c'est qu'il a réussi ! N'est-il pas un des architectes français les plus célèbres ? N'est-il pas un penseur de la ville ? N'est-il pas un dessinateur plein d'humour et de fantaisie ? N'est-il pas un combattant politique acharné pour des espaces urbains vivables pour tous ? N'est-il pas un poète qui veut réenchanter le monde ?

  • "L'Ile des morts" fait partie des tableaux qui demeurent un véritable objet de fascination. Le sujet, bien entendu, n'y est pas étranger, comme la localisation controversée du site qui servit de modèle à la composition sans compter le fait qu'il ait été un des tableaux préférés de Hitler. C'est probablement par son attirance pour les îles, que Jean Pichard se voit happé par le mystère de "L'Ile des morts".
    Il ne l'aborde pas en essayiste mais en écrivain en imaginant sa genèse dans la vie d'Arnold Böcklin et, en contrepoint, prolongeant son aura dans celle d'un photographe, Franz Schensky qui fit le portrait d'une autre île un demi-siècle plus tard, Heligoland, dont le destin tragique durant les deux guerres mondiales, vient comme illustrer le célèbre tableau du peintre suisse.

  • Considéré comme l'un des plus grands poètes vivants, Adonis, né le 1er janvier 1930 à Qassabine au Nord de la Syrie, obtient la nationalité libanaise en 1962 après avoir été emprisonné pour son appartenance au parti nationaliste syrien. Fondateur de plusieurs revues de poésie où il traduit en arabe Baudelaire, Henri Michaux, Sain-John Perse, il cherche le renouvellement de la poésie arabe contemporaine. Après la guerre civile libanaise, il s'établit à Paris en 1985. Les merveilleux poèmes qui accompagnent les photos de Fadi sur la Syrie, pays martyrisé par une guerre sans fin, sont un hymne à la vie.

  • La découverte de l'amour et du passé simple ; Simon Nouv.

    Saga sur l'immigration et l'installation d'une famille juive algérienne en France en 1956 jusqu'à la fin des années 1960. Le héros de l'histoire se nomme Simon. Il vient de Tlemcen, d'une culture orale où l'écrit est réservé à Dieu. Dans son appropriation progressive de la culture française, il s'éloigne au fur et à mesure de son passé, de ses couleurs, de ses accents. Véritable fresque de la France des années 1960, cette saga familiale à la fois drôle et tendre, arrache souvent des larmes.

  • « Descendre dans le paysage sous la mer. Au fil de la descente, le bleu s'efface, le noir gagne, la parole bavarde pèse sur les poumons, peu à peu il s'agit de se taire, les mots se comptent avec l'air et l'économie des gestes. Au début la profondeur enivre. Celui qui est descendu vers ce non-lieu vagabonde à demi-vivant parmi les voix ? minérale, végétale, animale ? voix multiples du corail, sa respiration devient courte, il est aspiré par l'ivresse de la plongée. D'emblée le monde sous-marin propose un brouhaha aux sons étouffés, une parole grisante, peu audible, puis imperceptiblement l'eau s'impose comme le maître. »

  • « Au-dessus de la page, un poème. En bas, un autre. Entre les deux, entre ciel et terre, le vide de la page, inaltérable : souffle du vide, énergie, par la grâce desquels lettres et images des haïkus scintillent souplement entre elles, s'enlacent, sans se ressembler. Et aussi, au fil des pages, rature, ratage de l'insaisissable, qui rebondissent en « libres reprises » inachevées, pour toucher par un autre bord l'obscur sans nom que le mot passionnément désire serrer. » Extrait de la postface de Ginette Michaux;

  • De Hanoï à l'ancienne Saïgon, l'actuelle Ho-Chi-Minh-Ville, une traversée du passé au présent dans des villes et des paysages immémoriaux dont des pans ont échappé aux ravages des millions de litres de l'Agent Orange qu'ont déversé les Américains durant la sale guerre.

  • Tout écrivain est d'abord un lecteur. Henri Raczymow ne déroge pas à cette règle. Comment exister, trouver sa place dans le catalogue de ces noms auréolés de gloire qui vous ont fait rêver depuis l'enfance ? Où va-t-on quand on commence à écrire ? Est-ce qu'on le sait, comme Ulysse, dont le but du voyage - rejoindre Ithaque - est avoué depuis le départ ? Ou est-ce que, comme Colomb, on croit le savoir même si le lieu où on arrive n'est pas celui qu'on avait prévu de rejoindre ? Et d'ailleurs, pourquoi écrit-on ? Sur un ton qui tient tantôt de la confidence, tantôt du journal intime, Henri Raczymow livre ses interrogations sur sa passion ravageuse de la littérature, ses certitudes de jeunesse, ses doutes d'âge mûr, les destinées imprévisibles, parfois tragiques de ses contemporains dans ce petit milieu pas moins âpre que les autres, où éditeurs, libraires, distributeurs, écrivains jouent, en le sachant ou pas, une partie de poker menteur.

  • Deux amis poètes, l'un professeur de littérature, Michel Chaillou, et l'autre de mathématiques, Jacques Roubaud, conversent sur la transmission des connaissances. La matière qu'ils enseignent comme leurs lectures sont très éloignées mais leur stratégie et leurs interrogations sont les mêmes : « Peut-on transmettre un savoir ? Enseigner quoi et à qui ? Si on note, qui note celui qui note ? ... » Empruntant pour leurs conversations l'identité de deux illustres devanciers, figures néanmoins oubliées, Balthazar Baro, secrétaire d'Honoré d'Urfé, poète de Valence, mort en 1650 pour Michel Chaillou et Octavius Cayley, algébriste célèbre, mort en 1895 à Cambridge, pour Jacques Roubaud, ils échangent leurs points de vue sur la plage d'Étretat. Au cours de ces entretiens qui se déroulèrent de 1992 à 1993 et furent publiés dans « Le Monde de l'Éducation », le lecteur reçoit les plus drôles et les plus jouissives réparties que les deux poètes érudits qui marchent et rêvent ensemble s'envoient, en se jouant de leur savoir et de leur langue.
    Une merveille !

  • Au début du XXe siècle, l'avocat Artur Volny, député sortant, fait campagne pour sa réélection au parlement autrichien. Mais entre la vertu et l'immoralisme de son discours, il se heurte à l'incompréhension tant de ses électeurs qu'à celle de ses camarades de parti. Seules ses filles Irène et Olga le soutiennent. Avec elles, il échange sur la cosmologie, le suicide et la vie après la mort.

    Sur commande
  • Autodidacte dans l'exploration de la culture chinoise, le peintre et écrivain Claude Margat répond aux questions que lui pose Olivier Desgranges sur la peinture de paysage, la découverte de la nature et du véritable soi, ce que signifie le Dao, comment appréhender le temps qui n'existe pas, l'espace, vastitude illimitée et passage, ce que veut dire le "wu wei" ou le non-agir...

  • À l'occasion du 75e anniversaire de la mort de Max Jacob au camp de Drancy, le 5 mars 2019, ultime hommage de Lina Lachgar, poète elle-même, et qui est aussi une des plus ferventes admiratrices et connaisseuses de l'oeuvre jacobienne.

    Sur commande
  • Ce roman, écrit après le décès de David Bowie le 10 janvier 2016, met en parallèle le récit de la carrière du chanteur et des moments dans la vie de l'un de ses fans assidus.

    Sur commande
  • Texte polémique écrit pour une conférence donnée aux États-Unis en 1993 à l'Université de Princeton qui dénonce les dégâts qu'opéra sur des générations d'architectes la vision réductrice de l'habitat que conceptualisa Le Corbusier dans les années 30 (habiter, travailler, se divertir et circuler)

  • Sept histoires qui mettent en scène des photographes célèbres ou en devenir, parmi lesquels Julia Margaret Cameron, Cartier-Bresson, Doisneau, Gisèle Freund ou Lartigue, illustrent la subjectivité de tout regard, une construction de l'esprit dont le partage collectif renferme une part de paranoïa, de délire et de falsification.

    Sur commande
  • Carnets échelonnés entre 2012 et 2015 où le poète Michel Bulteau, qui fut le premier découvreur de Michel Houellebecq, nous livre sa "matière de poèmes". Deuils, nostalgies, réminiscences, lieux d'enfance, livres aimés, écrivains, peintres des deux côtés de l'Atlantique, musique rock, balisent son territoire intérieur d'où le poème surgit soudain.

    Sur commande
  • Ce texte publié une première fois dans la NRF en 2008 reparaît à l'occasion du centenaire de la naissance de Pierre Soulages. Mêlant aperçus de la vie quotidienne du peintre et rencontres rêvées, notamment avec Nerval, Rimbaud et Pascal, l'auteur interroge les thèmes de prédilection de l'artiste et les rapports qu'il entretient avec son oeuvre et la création.

    Sur commande
  • Essai d'esthétique de philosophie et d'Histoire à partir de la phrase d'Adorno, devenue une formule magique, mondialement célèbre :"Écrire un poème après Auschwitz est barbare". Recontextualisation de cette phrase et décryptage des positions d'Adorno, d'Heidegger et de Celan.

    Sur commande
  • Depuis l'Antiquité, la terre nourricière chinoise a permis le développement d'un Empire dont le souverain effectue le labour rituel du printemps, moment durant lequel il ouvre le premier sillon source de vie.

    Sur commande
  • Évocation sous forme d'un récit biographique, entrecoupé de réflexions sur le temps présent, de la figure de Damiens qui fut accusé de régicide en 1757 sur le roi Louis XV et écartelé à Paris en place de Grèves.

  • Le Traité de l'élégance de Yang Ermin s'inscrit dans une longue tradition où les peintres lettrés chinois élaboraient des traités d'esthétique parallèlement à leur pratique de la peinture.

  • Fiction onirique dans laquelle l'auteur imagine Lisbonne, sous l'effet de pluies diluviennes, quitter la terre ferme pour prendre le large au sein de l'océan Atlantique et rejoindre le rêve des grands navigateurs.

empty