Mireille Dumas

  • Ils ont eu des rêves. Et puis, la vie en a décidé autrement. Ils se sont engagés dans la Propreté des villes. Les éboueurs ont rarement la parole. Ce livre la leur donne. Ces hommes et ces femmes de tous horizons racontent leur métier et témoignent de nos comportements dans notre société de surconsommation.
    Chaque jour, des tonnes de déchets, jetés inconsidérément, envahissent le coeur des villes. Un enjeu capital - et plus que jamais électoral - pour l'environnement et la santé. La misère humaine, les éboueurs la côtoient en permanence. Des campements de migrants aux squats de sans-logis, des manifestations aux accidents ou aux attentats qui ont ensanglanté la France, ils sont là pour en effacer les traces.
    À travers leur regard, c'est le miroir d'une société heurtée qu'ils nous tendent. Non sans fierté.

  • Écouter les chansons d'un pays ou d'un peuple, c'est comme prendre son pouls, connaître ses respirations, ressentir ses espoirs et ses chagrins, ses cris de colère.

    Notre répertoire est riche de ces chansons, d'hier et d'aujourd'hui, qui dépeignent notre pays, nos régions, nos campagnes et nos villes. Que ce soit pour célébrer leur attachement à leurs racines, louer la beauté d'un paysage ou narrer leurs souvenirs d'enfance, nombreux sont les chanteurs qui racontent un peu de notre histoire.
    On retrouve ici les monstres sacrés et leurs contrées, comme Georges Brassens et Sète, Renaud et le Nord, Francis Cabrel et le Lot-et-Garonne, Jacques Brel et Vesoul, Claude Nougaro et Toulouse, Patricia Kaas et l'Est, Édith Piaf et Paris, mais également la nouvelle scène française, avec Christophe Maé, Nolwenn Leroy, Vianney ou Orelsan...
    Véritable tour d'horizon musical de la France, mêlant anecdotes, photos d'artistes et de lieux, ce livre nous fait voyager magnifiquement, jusqu'à la Corse et les Outre-mer, avec nos plus belles chansons.

  • Vie privée, vie publique Nouv.

  • D'André Santini, on connaît les bons mots et le franc-parler. On connaît le maire, celui qui a fait de sa ville une référence en termes d'architecture et de modernité. Après quarante années de vie publique, il n'avoue qu'une passion véritable : Issy-les-Moulineaux. Maire célibataire : choix de vie ou choix de ville ? Les deux sans doute.
    Enfant de la guerre, issu d'une famille modeste, sans réseau mais non sans volonté, André Santini s'est construit dans l'effort et dans l'adversité. Sans jamais oublier d'où il venait. Une indépendance d'esprit cher payée mais une liberté de ton souvent appréciée. Rien n'échappe donc à sa gourmandise intellectuelle et à sa « boulimie fonctionnelle ». La truculence, oui, l'indolence, jamais.

    Enfance corse, études parisiennes, engagement politique, destin municipal, humeurs et humour, écologie, architecture, tropisme asiatique, nouvelles technologies, religion, moeurs, amour... André Santini est un homme complexe et pudique.
    Mais il ne se dérobe pas aux questions de Mireille Dumas. Anecdotes et confidences ponctuent cette longue conversation menée notamment à Serriera, le village maternel, dans le golde de Porte. En Corse. Forcément.

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  • À la manière de Sang-froid (Truman Capote), ou de Trois mois de fièvre (Gary Indiana) - un portrait hallucinant de l'assassin du couturier Versace -, Paroxysmes est un roman-vérité sur le crime passionnel contemporain. Aucune fiction, si ce n'est, parfois, la liberté que s'accordent les auteurs d'imaginer les intentions des personnages ou le climat psychique d'un être en état second lorsqu'il donne la mort. Paroxysmes emprunte à Crimes et passions, la série de films documentaires tournés par Mireille Dumas dans les prisons françaises en 1990 (Lion d'argent à Venise et Fipa d'argent à Cannes), des faits divers dont certains attendent encore leur dénouement. Ce qu'aucun juge, aucun avocat n'avait obtenu au tribunal, les aveux circonstanciés des crimes, Mireille Dumas l'a entendu dans la cellule même des condamnés. Qui sont-ils ? Des fous sanguinaires ?... Bien des criminologues expliquent le crime par l'enfance ou par les gènes. D'un côté les anormaux, de l'autre les normaux, nous autres. Prudence. Au paroxysme de l'émotion - peur, dépit, haine, jalousie, et parfois désir : tuer n'a rien d'anormal, tuer est un réflexe vital d'autoconservation. Ce qui n'excuse rien, bien sûr que non, la bête humaine étant douée de raison, censée réagir aux instincts déprédateurs. Roman-vérité, Paroxysmes n'en devient pas pour autant une série de biographies racoleuses, voyeuses, utilisant le curriculum de criminels ayant pour certains purgé leur peine et mérité le droit à l'oubli. Lieux, chronologie sont maquillés par respect envers eux comme envers leurs proches. Mais entendant réfléchir à la notion de criminalité, pas seulement individuelle et romantique, pas seulement intempestive, Paroxysmes raconte à la fin, avec Au pays des droits de l'homme, l'histoire d'une petite ville où l'on se serre les coudes entre notables, entre gens bien, entre salauds du meilleur milieu. Suicides inexpliqués, actes de barbarie, viols à répétition, procès kafkaïens, rien n'y fait : la société ferme les yeux et le mal court toujours...

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  • Je t'aime, je te tue."Tu me quittes, je te tue." Le crime de sang est impardonnable, mais une émotion l'humanise aux yeux des jurés : l'amour fou, seule force à pouvoir concentrer les sentiments à la pointe aiguë d'une seconde hors du temps. Qui est à l'abri ? Voici trois histoires vraies, librement inspirées des films tournés par Mireille Dumas ces dernières années, fidèles aux faits divers d'origine, infidèles à leur calendrier, maquillées quant aux états civils. L'authenticité, notre but, à Mireille Dumas et moi-même, sous-tend la beauté des mots, inséparable d'une histoire évoquée par ceux qui l'ont vécue. Des meurtriers, oui - des gens comme tout le monde et des meurtriers. Pourquoi les pensions-nous différents du commun des mortels ? Pourquoi les comprenons-nous si bien ? Comment s'imaginer dans un tel pétrin ? Ce qu'il a fait, l'aurais-je fait à sa place ? Pourrais-je donner la mort ?

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