Bruno Msika

  • Comme une mandarine

    Bruno Msika

    " Tel le fruit qui s'ouvre en corolle, révélant ses sucs et ses transparences, Mandarine offre les mots charnus, charnels, des poèmes de Bruno Msika. Mots triturés et malaxés par jeu fervent - qui s'aimantibulent à frôler le surréalisme -, où l'amour, le secret blanc de nuit, sous sa robe glisse ses errances effilochées, où passe un homme-chien à la voix tonnertifiante comme une grotte, tandis que les chats - bien sûr - saisissent les vers au vol avant de... s'envoler vers un cosmos ici pluriel. Couler dans l'oubli des mondes... Mais non sans avoir révélé de saisissants regards dans des collages tels ces Découpages glacés sur météorite, appuyé de dessins et de gouaches l'admirable absurdité qu'est l'existence, sauvée peut-être par les larmes qui sont dons d'or jaillissant. Très exactement comme chacune de ces pages. " Laurence Michel (Pourtours magazine)

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  • Que s'est-il passé ce samedi 30 mars 2002 ? j'en sais foutre rien. Je suis entré dans le sous-marin décidé malin narquois et seul comme un lendemain de fête ; une anguille qui serait restée trop longtemps dans l'herbe et se souvient qu'elle est poisson et non serpent. C'est le moment de plonger tout est prêt là ; éparpillés les grains de poussière brillent dans le noir dans le gris, il n'y a plus qu'à les ramasser les trier les nettoyer ils dorment depuis si longtemps. Avant ce n'était pas le moment les tiroirs refusaient de s'ouvrir les mots faisaient la grimace. Demain il sera trop tard c'est maintenant oui c'est maintenant que les mots chantent ; les anciens et les récents les verts et les bleus les fluides et les tordus les fluets et les grenus. J'ai pris le temps de suivre les courbes oubliées et celles qui ne sont pas encore parfaites ; j'ai pris ce temps fébrilement j'ai disparu aux yeux du présent. Trois jours deux nuits et le premier avril l'encrier de vinyle est cristallisé mais pas encore nommé, un poisson mutant lové sur une pierre une anguille oui L'encrier de vinyle rassemble poèmes et dessins composés pendant une trentaine d'années.

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  • Quel avenir pour l'alpage, ce lieu commun bien singulier ?
    Les espaces pastoraux se distinguent par leurs modes de collaboration originaux : le contrat de travail y constitue un enjeu central de la coopération entre berger-e-s et éleveur-se-s. Singulier, l'alpage est aussi objet d'approches plurielles, sources de débats, de tensions, voire de conflits. De ces relations dynamiques, comment en tirer des moteurs d'innovations et de prospectives, pour que la pérennité de l'alpage en tant qu'outil collectif ne soit pas menacée ?
    Le « métier » est soumis à des contraintes externes fortes : rude loi du marché, tracasseries administratives, conséquences des phénomènes de prédation, du côté éleveur ; prédation en alpage, exigences techniques croissantes, relation avec les touristes et randonneurs, horaires de travail, risques professionnels, habitat en site isolé, forte saisonnalité du métier, précarité socioprofessionnelle, du côté berger.
    Mais l'écart culturel se creuse entre le groupe social des gardiens de troupeaux et celui des éleveurs. Le risque de perte des savoirs et des compétences, sentiment partagé par les éleveurs et les bergers, est une question cruciale. Pourtant les gardiens de troupeaux d'aujourd'hui et de demain ne renouvellent-ils pas le rapport aux animaux et aux territoires pastoraux ? Les éleveurs employeurs, eux aussi porteurs de regards nouveaux sur les articulations entre économies et ressources naturelles, ne doivent-ils pas mieux formuler leurs exigences, définir des profils de poste précis, les objectifs à atteindre et les critères d'évaluation de leurs salarié-e-s, ainsi que les marges de progrès ?

    Ouvrage collectif proposant un regard multiple sur l'alpage (historique, descriptif et prospectif), dans le champ des sciences humaines et sociales, L'Alpage au pluriel invite les contributeurs à « se lâcher » sans se radicaliser, afin d'enrichir le débat, de diversifier l'expression de la profession, et d'apporter ainsi des voix plus distanciées à la problématique de la relation centrale éleveurs-bergers. Dans un tour d'horizon des différents points de vue, cet ouvrage pose les bases d'une construction résolument tournée vers l'avenir de professions et fonctions complémentaires, convergeant vers un pastoralisme durable et producteur de richesses et de culture.
    Les 27 contributeurs de cet ouvrage sont des berger-e-s (et enfants de), un éleveur, un aide-berger, des agents de développement local, d'accompagnement et de représentation professionnelle (services pastoraux, Mutualité sociale agricole, groupements pastoraux, associations de bergers), des scientifiques (historiens, géographes, sociologues, ethnologues, botaniste), un éditeur en pastoralisme.

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