Andrée Chédid

  • Depuis la mort d'Andrée Chedid en 2011, sa poésie ne cesse de s'affirmer comme une des plus fortes et des plus originales de la deuxième moitié du XXe siècle. Témoin le succès qui ne se dément pas de Rythmes, le premier volume de la poétesse publié en Poésie/Gallimard. Si ce recueil de la fin de sa vie est assurément une franche réussite, il était nécessaire, pour rendre justice à l'importance de son apport, d'inscrire à notre catalogue les deux titres qui constituent le sommet de son oeuvre poétique: Textes pour un poème et Poèmes pour un texte. Ces deux volumes qui rassemblent des recueils parus entre 1949 et 1991 concentrent l'essentiel des thèmes qui font la singularité de sa parole, l'éloge de la vie invincible sur fond d'une lucidité sans compromis quant au tragique de la condition humaine, l'éloge de l'autre et de l'ouvert, la récusation obstinée de tout ce qui clôt et limite le pas et le regard. Ils montrent aussi la constance de son art poétique fait à la fois d'élan et de concision que Matthieu Chedid, son petit-fils à qui nous avons demandé d'écrire la préface de cette publication, définit d'une belle et juste formule comme "à la fois volatile et dense". Cette parution coïncidera avec le centième anniversaire de la naissance d'André Chedid. "Oser encore"Oser encore recourir au visage Oser encoreQue brasses- tu, ami, qui ne s'écarte ? Où souhaiter la tendre halte Si ce n'est avec l'autre Plus d'une fois accordé ?Quel chemin, ami, ne se conteste ? Quelle chant ne rompt le tocsin ? En quelle terre fugace reprendre vie, Si ce n'est en l'autre Par-delà le soupçon ? Oser encore recourir à l'espoir Oser encorePorter l'instant et le rendre à lui-même Répondre quel qu'il soit Au baiser de la terre, Vouloir ce plus loin dont on ne sait le nom.(Extrait de Textes pour un poème).

  • Rythmes

    Andrée Chédid

    « Rien, en Poésie, ne s'achève. Tout est en route, à jamais.
    En d'autres temps, d'autres termes, d'autres élans, la Poésie, comme l'amour, se réinvente par-delà toute prescription.
    Ne sommes-nous pas, en premier lieu, des créatures éminemment poétiques ?
    Venues on ne sait d'où, tendues vers quelle extrémité ? Pétries par le mystère d'un insaisissable destin ? Situées sur un parcours qui ne cesse de déboucher sur l'imaginaire ? Animées d'une existence qui nous maintient - comme l'arbre - entre terre et ciel, entre racines et créations, mémoires et fictions ?
    La Poésie demeurera éternellement présente, à l'écoute de l'incommensurable Vie ».
    Andrée Chedid.

  • Dans un pays en guerre, Marie, reçoit une balle dans le dos. Malgré la douleur, elle ne pense qu'à une chose : rejoindre Steph, son amour retrouvé, qui vient de l'autre bout de la ville et pourrait se méprendre sur son retard. Un roman lyrique qui résume la tragédie de la guerre. Avec un dossier pédagogique contenant des sections histoire des arts, cinéma et éducation aux nouveaux médias.

  • « Toujours, j'ai eu ce besoin de bâtir des passerelles entre le passé et le présent ; entre les générations ; entre les cultures, celle de l'Orient et celle de l'Occident ; entre des personnes de conditions différentes, un intello et un voyou; entre un homme et une femme.
    Entre la vie et la mort. Je veux comprendre.
    Si l'on a le courage d'envisager le tragique de notre destin, de le dire, de l'écrire, je crois qu'il nous est alors possible de nous comprendre les uns les autres. » A. C.

  • L'autre

    Andrée Chédid

    Àl'aube, le vieux Simm et son chien traversent un village endormi. Brusquement, un volet claque, un visage apparaît à une fenêtre. Et puis, le drame : un tremblement de terre ravage tout. Au milieu des cris et des larmes, le vieil homme cherche à retrouver cet étranger avec qui, quelques minutes avant le désastre, il avait échangé un regard fugitif.

    Puissant et poétique, L'Autre revisite avec brio le roman classique grâce à sa forme originale qui mêle poèmes, dialogues théâtraux et scénario de cinéma.

  • Cette histoire raconte l'exil parisien d'un petit garçon, dont les parents, un musulman égyptien et une chrétienne libanaise, ont été tués à Beyrouth en 1987, ainsi que son amitié avec le propriétaire d'un manège de chevaux de bois.

  • Des nouvelles où la femme orientale vouée à une longue patience tente de se révolter en bravant les interdits.

  • Albert se rêve artiste. Au plus profond de son sommeil, il devient virtuose, ses mains s'agitent, il manie les mots et les mélodies avec une grâce naturelle. Mais au réveil, son talent a disparu. Jusqu'à cette nuit où Albert fait le rêve ultime de s'envoler... Enfants déracinés, vieux fous inspirés, voyageurs en quête d'un horizon : découvrez dix nouvelles pour saisir sur le vif la beauté qui frappe les personnages au milieu des bonheurs et des drames de la vie.

  • L'enfant des manèges et autres nouvelles La chèvre du Liban ¤ L'enfant au réverbère L'enfant des manèges ¤ L'ancêtre sur son âne Les métamorphoses de batine Dans un square parisien, Maxime Balin fait tourner son manège et ses beaux chevaux de bois. Cette magnifique machine fascine le jeune Omar-Paul, qui a quitté son pays ravagé par la guerre. Entre le gamin malicieux et le forain qui a perdu ses rêves de jeunesse, une amitié se noue, pleine de surprises et d'émotions...
    Andrée Chedid évoque à travers les cinq nouvelles de ce recueil ses racines libanaises et son enfance égyptienne ; elle nous raconte des histoires chaleureuses, où la tolérance a toujours le dernier mot.
    Le dossier propose des exercices pour comprendre la structure narrative des différentes nouvelles du recueil.
    Des extraits des Saisons de passage, récit autobiographique d'Andrée Chedid, permettent de réfléchir sur les liens entre fiction et autobiographie.

  • Au Caire, Saddika, grand-mère attentive, lutte pendant six jours pour sauver Hassan, son petit-fils, de l'épidémie de choléra.

  • Le Livre de Job fait mention de sa femme une seule fois, dans le chant II :
    "Quoi ! tu persévères encore dans ton adoration, dans ton intégrité ? Maudis donc Dieu et meurs ! lui dit-elle.
    - Tu parles comme une insensée", répond Job.
    Le livre d'Andrée Chedid donne voix et image à ce personnage biblique qui surgit brusquement à l'avant-scène et disparaît.
    C'est l'occasion pour l'écrivain de faire entendre, entre archaïsme et modernité, le vieux langage du coeur et de la chair chez ce couple mythique.

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  • Dans les montagnes du Liban, Antoun se met en quête de la chèvre égarée de son voisin. Au pied des pyramides égyptiennes, Tony, l'enfant de bonne famille, noue une amitié avec Saïd, un enfant de son âge à la vie bien plus difficile. A Paris, Omar-Paul, qui a tout perdu pendant la guerre sauf son humour se rapproche de Maxime, un homme qui n'attend plus rien de la vie. Au Liban encore, Assad, devenu riche presque par hasard, traverse une existence devenue bien étrange sans se séparer de son âne, fidèle compagnon des premiers jours. Quant à Batine, le vieux peintre qui vit reclus dans son village, c'est avec un regard amusé qu'il contemple l'agitation de ses concitoyens face à un hypothétique honneur censé lui échoir. Tous cherchent une forme de bonheur, d'accord avec le monde. Les trouveront-ils ?

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  • Le destin tragique d'une femme brisée dès l'enfance par un mariage précoce dans un village près du Nil.

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  • L'enfant des manèges et autres nouvelles
    La chèvre du Liban ¤ L'enfant au réverbère
    L'enfant des manèges ¤ L'ancêtre sur son âne
    Les métamorphoses de batine
    Dans un square parisien, Maxime Balin fait tourner son manège et ses beaux chevaux de bois. Cette magnifique machine fascine le jeune Omar-Paul, qui a quitté son pays ravagé par la guerre. Entre le gamin malicieux et le forain qui a perdu ses rêves de jeunesse, une amitié se noue, pleine de surprises et d'émotions...
    Andrée Chedid évoque à travers les cinq nouvelles de ce recueil ses racines libanaises et son enfance égyptienne ; elle nous raconte des histoires chaleureuses, où la tolérance a toujours le dernier mot.
    Le dossier propose des exercices pour comprendre la structure narrative des différentes nouvelles du recueil.
    Des extraits des Saisons de passage, récit autobiographique d'Andrée Chedid, permettent de réfléchir sur les liens entre fiction et autobiographie.


  • Théâtre t.1

    Andrée Chédid





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  • Un grand roman historique sur celle qui fut reine d'Egypte quatorze siècles avant Jésus-Christ.

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  • La cité fertile

    Andrée Chédid

    • J'ai lu
    • 27 Septembre 2000

    «Les objets, elle s'en était toujours méfiée, les tenant à distance de crainte qu'ils ne se mettent à vivre à ses dépens ; s'en séparant très vite, les distribuant à toute volée, de peur qu'ils ne l'écrasent sous le poids de leur existence inerte.» La vieille Aléfa danse sur les berges du fleuve. Elle y retrouve Simon, le jeune comédien qui vit dans son immeuble, avec sa femme Livie. Ils ont emmené avec eux Natia et Deric, le frère de Simon, qui est dans les affaires, bien loin de ce monde-ci...
    Point de rencontre, point de rupture, entre deux univers qui se mêlent et restent étrangers, La cité fertile sonne comme un hymne à la vie, à la liberté, au pari fou de choisir une vie marginale, une vie d'artiste, de funambule.

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  • « Si tu n'espères pas, tu ne rencontreras pas l'inespéré. » Quand l'avion dans lequel se trouvait un être cher s'est écrasé et qu'il ne reste qu'un survivant, comment ne pas espérer ? Lana pense aussitôt que c'est Pierre, son mari. Cette certitude au coeur, elle part sur les lieux de l'accident. Poussée par un invincible besoin de chercher, toujours plus loin... Deux ans dans le désert ! Et le désert, ce n'est pas seulement cette terre horizontale, emmaillotée de chaleur avec, dans le sable, cette épave criblée de blessures, ce fauteuil éjecté... C'est aussi l'attente, le silence, l'espoir mille fois avorté, l'illusion toujours renaissante, le mirage où l'être s'affole. Pour quelle rencontre ? Après tant d'efforts, Lana trouvera-t-elle celui qu'elle garde vivant en elle ?

  • Les saisons de passage

    Andrée Chédid

    • J'ai lu
    • 10 Janvier 2001

    «Autour de ma mère, cette compagne, ce livre se compose de saisons vécues en des lieux, des temps divers et disparates.
    Négligeant la stricte chronologie, l'autobiographie réductrice, ces pages relatent pourtant un parcours où réalités et imaginaire s'entrelacent.
    Selon le désir, l'humeur, la fantasque mémoire, événements, personnages, se présentent à leur gré. Parfois tangibles, d'autres fois fictifs, toujours reliés, ils émergeront pêle-mêle des années disparues.» A. C.

  • « Un livre n´est que le portrait du coeur, chaque page une pulsation », écrit Emily Dickinson. À cela Andrée Chedid ajoute qu´un livre est aussi la soif d´un ailleurs, une salve d´avenir. Dans L´Étoffe de l´univers, la poétesse née au Caire remonte aux origines de sa vie, explore à travers de courts poèmes le mystère du passage sur terre, la beauté et la force, mais aussi la fragilité, surtout quand l´aventure est malmenée par la vieillesse, la mort qui rôde.
    En revenant à saint Augustin et Shakespeare, Rilke ou encore Dylan Thomas, Andrée Chedid éclaire sa propre écriture. Sans qu´aucune certitude ne tienne le haut du pavé, elle précise : « Ne vous méprenez pas / Je ne suis que de passage / Un être fictif sur un trajet/Sans itinéraire / Je pousse des portes / Qui s´ouvrent / Sur la vie / Et d´autres portes / Qui mènent je ne sais où ».

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  • Le personnage

    Andrée Chédid

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  • Sybil, douze ans, habite les Etats-Unis. Sa grand-mère Kalya, la cinquantaine, vit à Paris. Elles ne se sont jamais rencontrées et décident de passer leurs prochaines vacances, ensemble, au Liban, pays de leurs ancêtres. Emigrées de plusieurs générations, leurs maisons sans racines - à part celles de l'esprit et du coeur - sont parfois plus passionnantes et plus ouvertes que les demeures immuables agrippées à leurs mottes de terre. Nous sommes en 1975. Rendez-vous à Beyrouth, à l'aube de la tragédie. Une marche dramatique le long d'une place de la ville ponctuera le roman. Elle ne durera que quelques minutes mais, dans cet espace refermé comme un piège où la mort est aux aguets, Kalya revivra ses propres vacances, en ces mêmes lieux, avec sa grand-mère Nouza. C'était en 1932, en des saisons plus insouciantes et plus frivoles

  • Roman «Je m'étonnerai toujours de notre prétention à saisir l'infini, à capturer l'éternel, nous qui ne sommes que des instants de chair ! Je suis sûr que nos vocabulaires ne coïncident pas, que nos lois ne se comparent pas et que, si l'autre réalité existe, elle échappe à toutes nos mesures.» Ce roman se situe dans l'Egypte du IVe siècle et pourtant les questions qu'il pose demeurent universelles, atemporelles, et sans réponse. Quelle est la position de l'homme face au divin, au temps, à la mort ? Réfugiés dans le désert pour des raisons diverses, trois femmes et deux hommes s'y rencontrent. Leurs destins se sont quelquefois croisés par le passé. La signification des événements qu'ils ont traversés ne cesse de leur échapper. Pourtant, ils cherchent encore à comprendre.
    Mais où mènent les marches de sable ? Vers le mirage ou l'oasis ?

    Indisponible
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