FeniXX réédition numérique (J.C. Lattès)

  • Je m'en vais dans la montagne. Je marche le long d'un torrent, je m'enfonce dans une gorge la plus sauvage qu'il y ait, et (...) j'ai, tous les jours, un spectacle nouveau, inattendu et merveilleux... Ainsi, Victor Hugo décrit-il les Pyrénées. Avec lui, avec Stendhal, Flaubert, Loti, Toulet, Vigny... et, en cent photos couleurs, visitez, loin des guides touristiques et des sentiers balisés, les Pyrénées des poètes, ces "paysages montueux et magnifiques, penchants aux ombres bleues, pleins d'une herbe grasse", contemplez "les eaux et les clochers, en buvant un Jurançon d'ambre, sous les tonnelles, à l'heure où la blanche chaleur d'un jour d'été accable la campagne". Paul-Jean Toulet.

  • Izo est un être étrange. Grand et mince, manteau noir et chapeau melon, il arrive tout droit d'un tableau de Magritte. Sans passé, donc sans mémoire, sans langage mais d'une intelligence supérieure, sans a priori et donc ouvert à toutes les expériences, Izo devient polyglotte, philosophe, écologiste..., il s'essaie à toutes les religions, toutes les idéologies, il découvre le monde. Et ce monde, c'est le Paris d'aujourd'hui dont, pour notre plus grand bonheur, Izo l'entomologiste observe les machines et les manies, les couleurs et les travers, les folies et les snobismes. Avec ce conte moderne, joliment burlesque et tendre, traversée des apparences, Pascal de Duve nous renvoie comme en miroir une image cocasse, souvent absurde, de notre existence.

  • A 20 ans, Pierre Perret, de Castelsarrasin (Tarn-et-Garonne), ignorait qu'il serait le chanteur-poète le plus populaire de France. En revanche il avait déjà le goût des mots et le sens du verbe, et savait qu'il voulait rencontrer Monsieur Léautaud, Paul Léautaud, le misanthrope qui préférait les chats aux hommes. Il tenta sa chance. Et fut reçu par le maître plusieurs fois. Pendant des mois, le vieil ermite accueillit son jeune disciple pour parler théâtre, littérature. Ils discutaient de Tallemant des Réaux, de Stendhal, de La Rochefoucauld ou de Voltaire. Grâce aux notes que Pierre Perret prit au cours de ses visites, il peut aujourd'hui faire revivre ces entretiens qui sont une passionnante introduction à la littérature française. Avec, en plus, l'humour et la tendresse de Pierre Perret pour ce vieil homme grognon qui n'oubliait rien, savait tout et qu'il quittait toujours à regret : Adieu Monsieur Léautaud Outre ce livre-portrait que son auteur ne veut "ni ouvrage, ni essai, ni truc littéraire", Pierre Perret a publié un truculent dictionnaire d'argot Le Petit Perret illustré par l'exemple (Éditions Jean-Claude Lattès) qui fut un énorme succès de librairie.

  • Nul doute que Cézanne est non seulement un des plus grands peintres du siècle mais qu'il a ouvert la voie à une ère nouvelle. Pourquoi, alors, a-t-il été ignoré de ses contemporains ? Comment ces éminents critiques et prétendus experts ont-ils pu faire de lui "le refusé des refusés", et même le tourner en dérision ? Qui était donc cet Aixois, fils de banquier, anonyme et génial ? C'est ce que nous révèle la biographie de Maïthé Vallès-Bled qui montre les rapports entre le peintre de la lumière et l'homme de l'ombre. Ombres que ses échecs successifs engendrent comme autant de doutes. Ombre d'un père redouté sur la vie sentimentale d'un fils qui gardera secrètes sa liaison et la naissance de son propre enfant. Ombre enfin de la trahison du grand ami, Zola, lorsque celui-ci choisit Cézanne comme modèle pour évoquer dans son roman L'OEuvre les déboires d'un peintre raté ! Ce livre nous fait connaître intimement l'homme et les rapports de la vie et de la création, grâce en particulier à de nombreux extraits de correspondance. Maïthé Vallès-Bled analyse la peinture avec la rigueur du spécialiste et nous révèle en véritable écrivain le parcours d'un grand créateur animé par la plus totale des exigences qui fit de son art, au-delà de la souffrance et de la solitude, le centre de gravité absolu de sa vie.

  • "La première fois que j'ai marché entre deux représentants de la force publique, j'avais quinze ans. Ce qui me valut alors ce privilège était d'avoir dérobé aux gens chez qui j'étais placée une demi-meule de gruyère. A cette première fois de nombreuses autres s'étaient succédées, dont le rituel ne variait guère. Ce qui faisait l'originalité de la présente, c'est qu'il n'y avait pas de délit. Et mon seul crime, s'il fallait en voir un, était d'aimer. Ça faisait quatre ans maintenant que nous avions pris la route ensemble et c'est à lui, arrêté quelques mois plus tôt aux États-Unis pour trafic de drogue, que je devais ce voyage outre-Atlantique. Moi qui n'avais jamais songé mettre les pieds en Amérique, je les avais bel et bien et qui sait pour combien de temps ? Tout dépendrait du verdict..." Ainsi commence A l'arraché. A l'arraché où Jeanne Cordelier, avec l'authenticité qui fit le succès de la Dérobade, raconte ses années de misère après qu'elle eut réussi à échapper à la prostitution. Elle témoigne de sa longue cavale, dans l'univers des petits voyous et de son combat, obstiné, pathétique, pour en sortir, pour échapper à l'alcool, l'angoisse, et la médiocrité... à l'arraché !

  • Tel qu'il est mené, le débat sur l'École libre n'est pas sérieux ; la liberté des écoles privées - ou le dualisme du système scolaire - n'existent pas. Les rouages sont identiques et funestes pour nos enfants. Le problème n'est pas d'ordre politique, mais pédagogique. Il existe parce que l'École de la République nous tient lieu de bonne conscience depuis cent ans. Avec intelligence et lucidité, Patrice Galitzine remet en cause le monopole de l'État sur l'éducation de nos enfants et, peut-être, même le principe d'un service public d'enseignement. Comment ne pas s'intéresser avec lui aux fondations même de notre société ?

  • Depuis la Révolution, la France est coupée en deux. Droite et Gauche s'affrontent, tentent parfois de se rapprocher, pour mieux s'opposer ensuite dans la conquête du pouvoir, maintenant entre elles une frontière mouvante et confuse. Pourquoi cette division ? Quelles sont ses raisons d'être, ses composantes, et son évolution probable ? Pour la première fois, un spécialiste de la politique, l'analyse et en démontre le caractère arbitraire. Il prouve, avec le renfort de l'Histoire, qu'au gré des événements, Droite et Gauche ont échangé leurs thèmes, leurs valeurs. Loin de tout sectarisme, de tout militantisme, Guy Rossi-Landi, avec lucidité et humour, nous fait redécouvrir quelques vérités premières qu'aucun électeur - qu'il se dise de Droite ou de Gauche - n'aura désormais le droit d'ignorer.

  • C'était en 1967, un soir à Strasbourg, un soir de fête : Roger Siffer mêle - aux airs à la mode - quelques comptines de son enfance, il les chante dans la langue des paysans, le public s'étonne, lui fait une ovation, c'est le début d'une aventure. L'Alsace, grâce à lui, va retrouver sa langue, sa culture, ses traditions. Siffer se bat contre la folklorisation de son pays, dont les Français voudraient faire "la vitrine de la France", que les Allemands achètent et colonisent. L'Alsace n'est pas à vendre. Que les Alsaciens retrouvent leur identité ! Dans ce livre, qu'il vient de réaliser avec Marc Legras et Jacques Erwan, Roger Siffer nous fait découvrir l'Alsace-Elsass, tout un art de vivre qui n'appartient qu'à ce pays-là, le sien.

  • "... Daniel Morgaine prend la plume, pour nous faire partager quelques-unes de ses émotions de journaliste. Sublime privilège d'une profession unique entre toutes, qui permet à ses hérauts de pénétrer dans le secret de ceux qui sont l'actualité du monde. Quand les rencontres ont pour voix et pour visage des géants comme Charlot, Cerdan, Piaf ou Martin Luther King, ce sont des morceaux d'Histoire, dont la plume de Daniel Morgaine fait des morceaux choisis."

  • Libertin, le Régent ? Certes ! Mais Philippe d'Orléans, qui gouverna le royaume de France pendant la minorité de Louis XV (1715-1723) fut aussi un talentueux chef de guerre, et un grand homme d'État. Avec impartialité, Éric Le Nabour réhabilite cet homme de plaisir qui fut aussi un dirigeant politique avisé, et tente d'expliquer le mystère d'un prince qui inaugura le Siècle des Lumières mais rie resta dans la mémoire collective que comme le symbole de la décadence aristocratique. Éric Le Nabour a déjà publié aux Éditions Jean-Claude Lattès les biographies de Charles X et de Barras.

  • Des petites manies de Sherlock Holmes à l'homosexualité d'Oscar Wilde, de la conversion romaine d'Evelyn Waugh à l'adhésion communiste de Kim Philby, voici, saisissant et inattendu, enfin reconstitué, le tableau de l'excentricité anglaise. Car, à travers le choix du vêtement, l'élection de l'habitude, l'engagement religieux ou la trahison politique, c'est un même secret qui transparaît, celui de l'Angleterre ainsi que révélé par les perversités des ses intellectuels et de ses dandys. A travers les écrivains, leur langage, leurs oeuvres - tout particulièrement la tradition du roman léger et frivole -, se forme l'image en négatif de tout un pays et de tout une société. Brillant traité de l'anecdote, de la marge et de la curiosité, La Plaisanterie métaphysique, qui ravira les anglophiles autant que les anglophobes, consacre la Grande-Bretagne comme le pays le plus exotique au monde et démontre que la superficialité est profondeur.

  • En inventant la dernière partie de Lucien Leuwen, laissé inachevé par Stendhal, Jean Français s'offre le prétexte de prendre un pari : faire oeuvre littéraire sous le manteau d'un roman populaire. C'est en 1830, dans une Espagne dépossédée du Nouveau Monde, en proie à la première guerre carliste, que Lucien va vivre les intrigues des chancelleries diplomatiques et des agents secrets des cours européennes. Chevauchées, bals, sérénades, scènes d'amour et scènes comiques, fêtes fastueuses et duels s'y succèdent, entraînant le lecteur du Palais des Tuileries à la Navarre, du Madrid de la reine Christine à la Bolivie, du monde des Ambassades aux filières de la Compagnie de Jésus. Mais plus qu'une aventure de cape et d'épée, qui met aux prises la comtesse d'Uzcategui, guérillera carliste, et Mgr Pillet-Mas, prélat méphistophélique, le Rouge et l'Or est l'histoire d'une grande passion à l'époque du romantisme.

  • Il y a nous, il y a "les autres". Les autres ce sont les exclus, les déracinés, les vieux, les handicapés, les petits, les isolés qui n'ont ni argent ni syndicat pour se défendre : une autre France oubliée et rayée par tous.

  • Raconter l'histoire de la parfumerie est ici, raconter des histoires d'amour là, des histoires de voyage. Cela ressemble à un almanach des us et coutumes et, consignant les désirs, à un agenda des états d'âme d'une société, un agenda à tout sourire. Le parfum a peut-être ceci de commun avec nos amours que découvert par hasard, dans une boutique, chez des amis, il est toujours ce que l'on cherchait mais sans le savoir. Pour la première fois, une historienne se penche sur cette célèbre industrie, la parfumerie française moderne et, à travers elle, dépeint par touches légères et subtiles notre société depuis la fin du XIXe siècle.

  • J'aimerais que ce livre encourage de nombreuses femmes à lutter et à ne jamais perdre l'espoir. Qu'il aide à démythifier l'adjectif cancéreux qui pour beaucoup rime encore avec honteux. J'ai écrit ces lignes pour que les femmes sachent qu'on peut avoir un cancer du sein et s'en sortir indemne, qu'une mutilation n'est pas toujours nécessaire, que contre les médecins eux-mêmes il faut parfois savoir se défendre. Des gens qui ont guéri ? Il y en a tellement plus qu'on ne croit. Mais ceux-là, ces rescapés, se taisent. Pourquoi ? De qui ont-ils peur ? des autres. La vérité est là. Sabine de la Brosse

  • Qui donc est Charles Pasqua, ministre de l'Intérieur, né en 1927 à Grasse, de parents corses et qui a fait si tardivement de la politique son métier ? Pour le savoir, il faut oublier les stéréotypes, creuser les légendes et respirer une certaine odeur de soufre. Il faut explorer une vie aux allures de roman, une carrière professionnelle originale et un militantisme qui se confond avec l'histoire du demi-siècle. Le chemin a été long pour ce gaulliste de la première heure devenu aujourd'hui un responsable politique influent. Un dur parcours, qui lui a laissé le temps de nouer des amitiés indestructibles, et de se faire d'irréductibles ennemis. A travers les uns et les autres, au terme d'une enquête longue et précise, l'auteur dessine enfin le vrai portrait de l'homme le plus controversé de France.

  • Qu'est-ce que la Société d'Investissement du génie civil ? Une organisation conduite par un super-fumier lui-même surveillé par des hyper-fumiers. L'ensemble règne sur des micro-fumiers et sur la multitude des "pue-la-sueur" qui seront toujours les dupes de l'ordre établi. Edgar Wilfrid Zanucci dit Ewz est un Agent de l'organisation, un Agent pollueur, un Maître du renseignement et de la provocation, un rouage du Pouvoir des grands voleurs et accapareurs. Filles de rêve comme Tempora Ouddorp ou Copina Boumboum, personnages tortueux, torturants, vils et froids traversent ce roman où le plus suggéré des traits de lumière est drapé de noir (et d'humour noir). Jamais Christian Coffinet n'est allé si loin dans sa critique de la société. Fervent des abîmes, forcené du cynisme, ennemi des leurres, il a peut-être écrit avec "Qui se sent bien en Malaisie ?" son plus grand livre.

  • « Il n'y a pas de femmes laides, il n'y a que des femmes paresseuses », déclara un jour Estée Lauder. J'ai quarante ans. Il m'a fallu beaucoup de temps pour apprendre à apprivoiser une certaine idée de la beauté. De l'imagination aussi, et je l'avoue, une vraie discipline. Aujourd'hui je vous livre tout ! Tous mes petits secrets et mes rituels élaborés et peaufinés au fil des ans devant l'oeil inquisiteur de la caméra. La beauté peut avoir bien des visages, l'important est qu'elle ait du coeur. Pour préserver votre capital jeunesse et affirmer sereinement votre séduction, voici mes clefs...

  • Marseille souffre de sa mauvaise réputation et à tant lui jeter la pierre, Marseille a honte d'elle-même. Cette ville "américaine" fruit d'un melting-pot multi-séculaire se prépare au XXIe siècle. Financier et homme politique, Pierre Rastoin explique cette ville-port et secoue les préjugés hexagonaux à son égard. Urbanisme, économie, logement et bien sûr politique, il bouscule les conservatismes de gauche comme de droite et assène quelques vérités bonnes à dire. Marseille fait toujours parler d'elle avec éclats. Le tempérament marseillais est passionné. Malgré cela, depuis des lustres la ville se gère dans la cohabitation. Dans le cadre d'une Europe élargie, Marseille doit devenir le centre d'échanges commerciaux et industriels méditerranéen, unir ses forces et ses peuples. Telle a été sa vocation passée, tel est l'enjeu de son avenir.

  • Ce Théâtre depuis 1968, celui qu'a choisi de nous raconter Colette Godard, est l'histoire d'une aventure, celle des petits enfants de Jean Vilar, nés ce jour de juillet 1968 où les dieux du Living Theatre ont quitté Avignon, laissant derrière eux s'éteindre la fête, semant sur les routes les débris de leur utopie anarchiste non violente. Fils de Planchon, frères de Chéreau, élèves de Vitez, ils veulent un théâtre populaire en édition de luxe. Et parce que le théâtre est devenu pour eux un moyen de comprendre ce qui se passe au dehors, ils choisissent leur famille en France ou ailleurs, chez les Grotowski, Ronconi, Bob Wilson, Peter Stein..., chez les philosophes ou les pop stars, dans les bandes dessinées, le cinéma ou la peinture. Arrivés au théâtre dans un climat confus, ayant subi les contre-coups des élections de la peur, ils ont rêvé sur le programme commun. Plus leur angoisse est profonde, plus leur misère est grande, plus la beauté leur sert à affirmer leur dignité. C'est néanmoins à son propre voyage que nous convie ici Colette Godard, comme à son bonheur de se balader à l'intérieur de l'image théâtrale. Et pourtant, dit-elle, "le théâtre n'est pas là pour provoquer des frissons esthétiques mais la marche de la pensée".

  • L'effet Compton, vous connaissez ? C'est ce petit élément qui entrant dans un grand y provoque d'irréversibles perturbations ! En clair, un sacré bordel ! Professeur de lettres à Montparnasse, Julien habite un fabuleux jardin d'hiver, où il collectionne des espèces précieuses, est adoré par ses élèves..., comme par la très jeune et très jolie Claudia dont il pourrait être le père. Mais ce célibataire a un fils. A dix-huit ans, son sac à la main, Lambert débarque et s'installe chez lui. Alors commence la vie à contresens. Le coeur à vif, Julien assiste à la fin d'un monde, le sien. Que va-t-il surgir du duel qui s'engage entre eux, tour à tour drôle et cinglant ? Le fils, c'est entendu, a des forces à revendre. Mais le père ?

  • Mai 1995. Jacques Chirac devient président de la République. Mai 1996. Quel bilan faut-il dresser des douze premiers mois du septennat ? Voici L'Année Chirac, deux livres en un, le pour et le contre, L'Avenir à bras-le-corps et L'Imposture permanente, tous deux nourris d'anecdotes, d'analyses et de commentaires. Pour que chacun puisse trancher.

  • Marie-Louise Denis, c'est la nièce de Voltaire. Une nièce qu'il a presque élevée, instruite, fignolée à ses mesures comme s'il avait prévu l'avenir. Et l'avenir, c'est précisément cette Marie-Louise qui va vivre près de trente années auprès de son oncle, partageant ses soucis et ses succès, les épisodes fous d'une vie exceptionnelle. Majordome, intendante des menus et des fêtes, femme d'affaires et de confiance, comédienne et garde-malade, elle tient auprès de Voltaire tous les rôles, même celui de maîtresse. C'est une coquette, une gourmande, une menteuse, laide mais joviale. "Le comique est le genre qui me convient" dit-elle. De fait elle en met partout : au lit, à table, au jeu. Elle mène sa vie avec emportement. D'un "aimable embonpoint" et d'un abord facile, on ne compte plus ses aventures amoureuses, malgré son physique ingrat, des hussards qu'elle aime pour leur force, aux poètes dont elle apprécie la finesse. Madame Denis est là près de son oncle, dans les moments douloureux mais aussi dans les honneurs, grisée par la gloire de Voltaire comme s'il s'agissait de la sienne ou comme le serait une amoureuse, une soeur, une amie intime. En fait, Madame Denis est tout cela en même temps.

  • - Comment vous arrangez-vous avec votre conscience ? - Je ne m'arrange pas. (Dialogue entre Athanase chef des services spéciaux et son ministre). Elle vit le couteau et comprit comment elle allait mourir. C'est alors que le "bip-bip" de Gravier émit un son aigu. Presque au même moment on frappa à la porte et Birgit Haas rassembla toutes ses forces pour hurler. Le bâillon l'étouffa à moitié mais il en demeura comme une plainte qui passa à travers la porte.

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