Religion & Esotérisme

  • Dans Le Sens du bonheur, Krishnamurti examine, avec l?objectivité et la lucidité qui le caractérisent, les formes sous lesquelles s?expriment ce que nous appelons complaisamment notre culture, notre éducation, ou la religion, la politique et la tradition. Selon Krishnamurti, la véritable culture n?est pas une question d?éducation, d?apprentissage, de talent, ni même de génie, mais ce qu?il décrit comme le « mouvement intemporel vers la découverte du bonheur, de Dieu, de la vérité ». Pour lui, « quand ce mouvement est bloqué par l?autorité, par la tradition, par la peur, c?est la décadence ». Il souligne avec une franchise sans concession la fausseté de certaines de nos attitudes et de nos institutions, et ses remarques ont des implications d?une grande portée. Krishnamurti ne se limite pas au seul public immédiat, mais s?adresse à tous ceux qui sont disposés à l?écouter, quels qu?ils soient et où qu?ils soient. Aux quatre coins du monde, les candidats désireux de l?écouter sont légion. Car ce qu?il dit est sans parti pris, universel, et dévoile les racines mêmes des problèmes qui nous assaillent en tant qu?êtres humains. Ce livre sera porteur de sens pour tous ceux qui sont en quête de spiritualité.

  • « Un monde où les idées n'existeraient pas serait un monde heureux car il ne comporterait pas ces forces si puissamment conditionnantes qui contraignent l'homme à des actions inappropriées, ces dogmes sacro-saints au nom desquels les pires des crimes sont justifiés, les plus grandes folies méticuleusement rationalisées. » Aldous Huxley, préface à La première et dernière liberté.J. Krishnamurti n'a eu de cesse de réfléchir à la manière dont l'homme pouvait accéder à la vérité de la vie en se libérant de ses entraves que sont les idées préconçues, les traditions et les systèmes de pensée. Celui qui, toujours, refusa d'être perçu comme un penseur, un gourou ou un philosophe ne livre en aucun cas des solutions. Il ne prescrit pas de remèdes. La marche vers la liberté et la découverte de soi doit aboutir par chacun, et en chacun. Car, et c'est sans doute sa seule conviction énoncée comme telle : pour comprendre le réel, encore faut-il prendre connaissance de soi. Et pour se connaître soi-même, la première étape vers la libération consiste à s'échapper du carcan du conditionnement. Fuir le sempiternel rôle d'imitateur que s'est attribué l'homme et laisser jaillir l'état créatif. C'est cette libération de l'esprit statique, du connu, qui permettra à tout homme d'accéder au rang d'architecte d'une société nouvelle. Car le monde est fait par les hommes, et le mal qu'il exhibe n'est que le fruit pourri de leurs propres souffrances.
    Le livre de la méditation et de la vie se découpe en douze parties, comme les douze mois de l'année. À chaque semaine son thème et chaque jour sa variation. Le tout tendant vers une progression. Ainsi, alors que les quatre semaines de janvier dispensent une réflexion sur la capacité à « Écouter », « Apprendre » et faire fi de « L'autorité » pour tendre à « La connaissance de soi », celles de décembre closent 365 jours de pensées par les questions de « La solitude », « La religion », « Dieu » et « La méditation ». On retrouve tous les thèmes chers au penseur et ces questions, répétées pour mieux nous « guider » vers la compréhension du « moi » : pourquoi persistons-nous à vouloir nous connaître tels que nous désirons être et non tels que nous sommes ? pourquoi avons-nous peur de l'inconnu ? pourquoi l'attachement ? l'incertitude ? la soif de devenir ? On prend connaissance dans ce livre des acceptions qu'attribue Krishnamurti à certaines notions comme la passion, de sa volonté d'accession au point du libérateur « Je ne sais pas », de son rejet de l'analyse. Enfin, au 365e jour, on lit ce que la méditation n'est pas : une respiration particulière, un salut au soleil. Car « méditer, c'est purger l'esprit de toute activité égocentrique ».

  • L'islam est-il une religion différente des autres, arc-boutée sur un texte provenant
    directement de Dieu, une théologie éminemment politique qui tolère la violence ? Ou bien l'opinion dominante est-elle tout simplement devenue islamophobe, incapable de voir dans cette tradition religieuse la rationalité, la spiritualité et la liberté de penser et de pratiquer qui s'y trouvent ?
    Opposés sur presque tous ces points, Rémi Brague et Souleymane Bachir Diagne discutent les extraits du Coran qu'ils connaissent tous deux en arabe, l'histoire de l'expansion de l'islam et son entrée dans la modernité. Ils n'éludent aucune question, de l'islamisme à la place des femmes, en passant par la question du djihad et le rapport aux autres religions.
    Un débat au sommet, érudit et vivant, sur le sujet le plus polémique de notre époque.

  • Krishnamurti (1895-1986) a été un penseur à contre-courant des idées reçues de son époque. Dès 1929, il a débuté une longue existence de prises de parole publiques à travers le monde qui, au-delà de sa disparition, continuent par l'écrit de fédérer une foule attentive. Sa bataille ? Réfléchir à la manière dont l'homme peut accéder à la vérité de la vie en se libérant de ses entraves ; l'accumulation de l'instruction, de la mémoire, des traditions et systèmes de pensée. Krishnamurti ne livre en aucun cas de remède. La marche vers la liberté et la découverte de soi aboutira par chacun, et en chacun. Car pour comprendre le réel, encore faut-il prendre connaissance de soi. Et pour se connaître soi-même, la première étape vers la libération consiste à fuir le carcan du conditionnement. Et laisser jaillir l'état créatif. C'est cette délivrance de l'esprit statique, du connu, qui offrira à chaque homme l'accès au rang d'architecte d'une société nouvelle.
    Ce livre paraît à l'aube du troisième millénaire. Face à un tournant, il est de coutume d'imposer un bilan. Guerres, corruptions, misère : il est pour partie désastreux. Ne succombons cependant pas à la tentation de nous tourner vers ces instances supérieures que sont la politique, la religion et, pourquoi pas, la psychanalyse, en espérant trouver refuge dans une panoplie de solutions caduques.
    Cet ouvrage suggère à celui qui mobilise son attention pour en parcourir ses pages de mourir à ce qu'il connaît trop bien, aux dogmes, aux entraves de l'éducation reçue, aux habitudes de pensée. Faire table rase de l'acquis. Comment ? Surtout pas en copiant l'ermite, en adoptant la position du lotus, en répétant des mantras. Ça n'est pas la méditation. La méditation, c'est l'attention pure, le silence de l'esprit, l'abolition des intermédiaires tel le langage, avec lesquels l'individu cohabite depuis la nuit des temps dans le plus grand des chaos. La méditation, c'est la recherche du tout et l'abandon du fragmentaire. « Il faut être à soi-même sa propre lumière » ou, selon l'enseignement de J. Krishnamurti, n'obéissez pas, ne suivez pas, le remède, allez le débusquer en vous-même.
    Traduit de l'anglais pas Colette Joyeux

  • J. Krishnamurti, penseur à contre-courant des idées reçues de son époque, n'hésita pas, dès 1948, à jeter un regard lucide sur des institutions telles que le mariage ou le célibat des moines. Pour lui, le noeud de toute société tient d'abord dans la relation qu'établissent les hommes entre eux au niveau le plus élémentaire : celui du couple. Ce qui pose la question des rapports de domination, du rôle de l'amour et du sexe dans la relation.
    Le sexe, loin d'être diabolisé, est soumis à une observation approfondie : il ne s'agit pas de nier la pulsion sexuelle, mais d'éviter que l'assouvissement d'un besoin naturel ne tourne à un rapport de domination ou à une obsession. Le sexe mérite sa place dans notre vie, mais seul l'amour lui permet de s'exprimer de façon pleine et entière.
    L'amour est défini à partir de ce qu'il n'est pas. Il n'est pas l'attachement, la dépendance affective, le désir. Il n'est pas non plus un moyen de combler sa solitude. L'amour n'est pas non plus le mariage, qui n'est rien moins qu'un contrat social. L'amour suppose la responsabilité entre ceux qui s'aiment, qu'il s'agisse du conjoint ou du partenaire amoureux, des enfants, du voisin, de la nation et, finalement, de la société entière, dont chaque homme est responsable.
    Le problème de la chasteté concerne d'abord ceux qui, dans le cadre d'une religion, ont fait voeu d'abstinence sexuelle. Krishnamurti analyse les ravages causés par le refoulement sexuel. Faire ou ne pas faire l'amour ne devrait pas être une question de contrainte mais de contexte. Si l'amour est présent, l'une ou l'autre attitude cessent d'être un problème. L'essentiel est d'observer simplement les faits et non une réalité idéalisée par la pensée. Car c'est en définitive la pensée qui est à l'origine de nombreux clivages : clivage entre soi et l'autre, clivages religieux, nationaux, générationnels. Réaliser que la pensée est le support des conditionnements auxquels nous sommes soumis nous offre un accès à la perception directe d'un état de fait. Et les questions posées s'éclairent d'autant mieux que nous leur donnons le temps de faire écho en nous dans le silence. C'est de ce silence, de cette « conscience sans choix » qui ne juge ni ne condamne que jaillit l'amour.

  • Paris XIXe arrondissement. La rue, les rues. Les bistrots, les motos, les flics. Les jeunes de la rue, prédélinquants, délinquants, arrêtés, emprisonnés, anciens prisonniers Au milieu d'eux, avec eux, une équipe d'éducateurs spécialisés, dont Guy Gilbert, prêtre.Il a appris à voir et à écouter. Derrière la violence, il a reconnu la détresse et la solitude. Derrière la répression, il devine la peur et le mépris. Alors, il a décidé de raconter.Et voici, cocasses ou poignantes, quelques-unes des histoires les plus bouleversantes que l'on puisse lire. On n'oubliera plus les visages ici entrevus, ces vies abîmées, massacrées ; mais aussi, parfois, tel sauvetage réussi, une existence qui redémarre, l'espoir qui jaillit.Guy Gilbert n'hésite pas à mettre en cause certaines pratiques policiaires et judiciaires ; il dénonce surtout, et vigoureusement, une société fondée sur l'argent.Guy Gilbert a publié aussi aux Editions Stock :La rue est mon église.Des jeunes y entrent, des fauves en sortent.L'Espérance aux mains nues.

  • Dieu ?

    Albert Jacquard

    Polytechnicien et généticien, Albert Jacquard fait grand crédit de la vérité scientifique et il tient pour vrai ce qui résiste à la critique rationnelle.
    Mais c'est aussi un homme de conviction et d'engagement ; ses thèses - la solidarité des vivants, le dépassement de l'égoïsme individuel, la responsabilité devant l'avenir, le refus de la compétition, etc. - sont imprégnées des préceptes de la morale évangélique. Son livre sur saint François d'Assise (Calmann-Lévy) et son livre de dialogue avec l'abbé Pierre (Seuil) en témoignent.
    Il a décidé ici de faire le point sur sa relation au catholicisme, à Dieu, à la croyance.
    Dans une première partie, il prend à bras le corps le Credo de l'Eglise catholique et, mot à mot, il le commente en se demandant : Qu'est-ce qu'un scientifique du XXIe siècle peut retenir de cette prière ? Qu'est-ce qui tient encore ? Dans une seconde partie, il montre qu'on n'a pas besoin de croire à des dogmes et à une Eglise pour adhérer au message du Sermon sur la Montagne, et que ce dernier a conservé toute sa bouleversante fraîcheur si on le débarrasse de la dogmatique qui l'a recouvert.

  • « C'est à la mosquée que l'idée d'un féminisme  islamique me traverse l'esprit. Écoutant le khutba du  grand mufti, je me dis : Se pourrait-il qu'une femme conduise la grande prière du vendredi et qu'au lieu  d'un homme, ce soit une personne du sexe opposé qui  parle en ce moment ? Que se passerait-il ? »
    Et pourquoi pas ? Sherin Khankan ne connaît pas  la peur. Elle raisonne. Elle croit.
    Dans la première mosquée pour femmes en  Europe, à Copenhague, elle se bat chaque jour pour  une relecture tolérante du Coran. Ne portant le voile qu'à la mosquée, elle anime une « Islamic Academy »  à l'intention des femmes, où sont enseignées la philosophie  islamique et la prière. Elle y célèbre aussi  ses premiers mariages interreligieux.
    Dans ce livre confession, Sherin Khankan parle  pour la première fois de son enfance, de sa pratique  religieuse, du soufi sme. La mère de quatre enfants
    évoque sa famille avec tendresse, la militante son  combat pour un féminisme islamique.

  • Depuis 40 ans, le prêtre Guy Gilbert se bat pour la « racaille » des rues et des prisons, tous les exclus et les marginaux abandonnés par la société. Depuis 40 ans, il prône l'amour et la tolérance, le respect des autres et de soi-même. Depuis 40 ans, il interpelle l'opinion publique et les médias, avec la même énergie, ses mots coups de poing, son blouson de cuir et ses santiags. En 40 ans de sacerdoce, il n'a jamais perdu foi en Dieu ni confiance en l'homme.
    Pour la première fois il se raconte dans un livre-confession. Lui qui a tant parlé pour les autres évoque sa vie sans détours, avec force et tendresse : sa naissance dans une famille ouvrière de quinze enfants, sa vocation religieuse dès treize ans, l'Algérie où il se confronte à la torture, l'injustice et la souffrance, forgeant sa résistance et ses révoltes, ses premières rencontres avec de jeunes « paumés », son combat quotidien, acharné, pour sortir les « fauves » de l'enfer, à Paris et à Faucon, dans la bergerie provençale qui accueille les « irrécupérables ».
    Ce livre est l'occasion de retracer un parcours exceptionnel, celui d'un témoin engagé dans notre société.

  • "A mon sens seule ma foi chrétienne partagée avec quelques équipiers me permet de faire face à la grandeur d'une tâche démesurée.
    "Ensemble nous allons vers [Dieu], ensemble nous L'accueillons. Seul Son Amour, seul notre Amour nous permet d'avancer"
    Les textes de Guy Gilbert racontent le combat d'un homme confronté à une violence inouïe. Evoquant de nombreux sujets, des médias à la drogue, il enseigne à ces jeunes le moyen de s'en sortir mais surtout le langage de l'Amour.
    A tous ceux qui sont murés dans une solitude intèrieure, les paroles de Guy Gilbert apportent un formidable message d'espoir.

    Guy Gilbert est prêtre-éducateur. Il est l'auteur chez Stock de nombreux romans dont "Un prêtre chez les loubards" et "Passeurs de l'impossible".

  • Ce livre est consacré à la Terre, à l'Esprit, au visage humain où ils se joignent. Il tente une approche nouvelle du sens de l'icône. Les essais convergents qui le constituent - Le Visage et l'Icône, Silence et Parole de Dieu, Littérature et Foi, Dostoïevski Témoin - voudraient rouvrir, pour l'homme d'aujourd'hui, les voies d'un christianisme renouvelé par la rencontre de son propre Orient. Le paradoxe de l'Abîme et de la Croix donne un espace infini au Souffle vivifiant : dans lequel l'homme trouve son vrai visage, dans lequel aussi la terre se transfigure. Noces du ciel et de la terre dont, au terme d'un long dédoublement, finit par témoigner Dostoïevski, seule réponse sans doute à la « fidélité à la terre » de l'athéisme contemporain. Ainsi s'ébauche un christianisme de l'Esprit Saint dont Olivier Clément épelle la présence à travers le silence, la beauté, l'éros, la féminité, le cosmos, et surtout cette soif d'existence personnelle en communion qui semble animer toute l'histoire humaine. C'est dire que cette réflexion « inactuelle » éclaire parfois d'une lumière inattendue les problèmes les plus urgents de notre temps.

  • "Il nous faut avancer sans cesse malgré la grandeur d'une tâche démesurée, sans fin.
    "A mon sens, seule ma foi de chrétien, partagée avec quelques équipiers, peut me permettre d'y faire face.
    "Quand nous avons fait de notre mieux, nous ne pouvons que nous réjouir de voir les signes de Dieu, qui répond toujours à cette part mystérieuse qu'on Lui confie. Il suffit de le Lui demander.
    "Ensemble, nous allons vers Lui ; ensemble nous L'accueillons. C'est alors qu'Il fait de nous les "passeurs de l'impossible"."
    Les textes de Guy Gilbert racontent, dans le style tonifiant et franc qui est le sien, le combat d'un homme confronté à une société d'une violence inouïe. Jour après jour, à ces jeunes dont il partage les profondes souffrances, il enseigne non seulement les moyens de s'en sortir, mais aussi et surtout le langage de l'Amour.
    A tous ceux qui sont murés dans l'"impossible", les paroles de Guy Gilbert apportent un formidable message d'espoir.
    Guy Gilbert est prêtre-éducateur. Il est l'auteur chez Stock de nombreux livres : Un prêtre chez les loubards ; La rue est mon église ; Des jeunes y entrent, des fauves en sortent ; L'Espérance aux mains nues ; Aventurier de l'Amour ; Avec mon aube et mes santiags ; Les Petits pas de l'Amour ; Jusqu'au bout ! ; Dieu, mon Premier Amour ; Des loups dans la Bergerie ; Dealer d'amour. Il est également chroniqueur à La Croix.

  • Après la rencontre avec Alain, le premier "paumé" de douze ans qu'il a recueilli il y a près d'un quart de siècle (et qui vient toujours le voir), la vocation de Guy s'accomplit. Il sait que les voies du Seigneur sont parfois bien étranges et que sa route à lui passe par des endroits peu sûrs du XIXe arrondissement de Paris, bientôt lieu de sa permanence. Mais Paris, c'est aussi l'enfer du béton. Alors, il achète une ruine à Faucon, en Provence, dans les gorges du Verdon.La Maison va se construire, grande, lumineuse. A Rougon, Guy Gilbert célèbre la messe et baptise, véritable curé de cette campagne où les "irrécupérables" se récupèrent et sont bien accueillis par les villageois. On cultive, on maçonne, on rythme l'année par des fêtes païennes et religieuses. Les "loups" sans repères découvrent à travers l'amour des animaux (sangliers, chiens, lamas, autruches, etcà) et grâce aux "compagnons" les règles élémentaires d'une société.Des portraits terribles, émouvants, gais émaillent cette chronique d'une expérience éducative unique et, le livre refermé, demeurent en nous longtemps.Guy Gilbert est prêtre-éducateur. Il est l'auteur chez Stock de nombreux livres : Un prêtre chez les loubards, La rue est mon église, Des jeunes y entrent, des fauves en sortent, L'Espérance aux mains nues, Aventurier de l'amour, Avec mon aube et mes santiags, Les Petits Pas de l'Amour, Jusqu'au bout !, Dieu mon Premier Amour. Il est également chroniqueur La Croix.

  • L'espérance aux mains nuesDepuis bientôt vingt ans, Guy Gilbert se bat, avec les seules armes de l'amour, en faveur de ceux que la société, les institutions, qu'elles soient familiales ou autres, rejettent. Lutte quotidienne sur le terrain, dans la rue, les prisons, les tribunaux. Lutte, aussi, contre nos préjugés, nos peurs, par des conférences, des livres où il nous apprend les gestes d'accueil, d'amitié, qui seuls peuvent désarmer même ceux qu'on croit irrécupérables.Voici les chroniques, articles, lettres-circulaires, écrits au fil des jours, des années, prolongement direct de son action. Histoires parfois surprenantes, comme celle où il raconte son "adoption" d'un enfant à naître, dont la mère, enceinte à la suite d'un viol, ne voulait pas. Guy Gilbert s'est ainsi retrouvé avec un bébé sur les bras !Textes parfois cocasses, parfois tragiques ou inattendus, à la limite du policier, toujours émouvants. Y passe le formidable amour d'un prêtre pour tous ses frères souffrants, qu'ils soient victimes d'agressions ou agresseurs ne connaissant que la loi de la jungle, enfants abandonnés, prisonniers, religieux gagnés par le découragementà A tous ceux-là, et à nous-mêmes, Guy Gilbert fait découvrir, ou redécouvrir, la force salvatrice du pardon, de l'amitié, de l'Espérance, la puissance invincible que donne l'Evangile vécu dans le quotidien.Guy Gilbert, auteur de Un prêtre chez les loubards, La rue est mon église, Des jeunes y entrent, des fauves en sortent, a été éducateur spécialisé dans la rue. Délégué au conseil presbytéral auprès des évêques pour représenter les prêtres veillant sur des marginaux à Paris, il s'occupe, avec une équipe, de l'insertion des mineurs multirécidivistes dont plus personne ne veut.

  • Chacun le sait, tout ce qui s'est écrit sur la mort d'Henri Beyle, alias Stendhal, relève de l'invention. Même son cousin Romain Colomb a biseauté les cartes. Même Mérimée, ami de longue date, a cherché le scandale en déformant les faits. 
    L'événement a pourtant eu un témoin direct, Joseph Lingay. Éminence grise de la monarchie de Juillet, cet élève de Fouché, qui se disait « le plus corrompu des corrupteurs », régnait sur les fonds secrets de cinq ministères. Il en fit ainsi profiter Gautier, Nerval, Heine. Et, fort de son pouvoir, il était sur le point en mars 1842 d'envoyer à l'Académie son cher Stendhal, avec qui il avait partagé plus d'un plaisir. 
    Tous les deux, d'ailleurs, sortaient d'un bordel le soir où, foudroyé par l'apoplexie, l'écrivain manqua s'écraser sur le pavé parisien. Dans les heures, les jours suivants, Lingay s'employa à assurer sa légende, en s'aidant d'Old Nick, le découvreur de La Chartreuse, du jeune Gobineau, Ultra rallié à la cause de Mathilde de La Mole, et de Balzac, pas des plus rigoureux quand il y allait de l'argent.
    Parce qu'il a pu consulter les carnets secrets de Lingay, réputés perdus, et un inédit de Gobineau connu du seul Aragon, Gérard Guégan s'est autorisé à tutoyer l'Histoire le temps d'une dernière valse. La dernière valse du romantisme. Les femmes y sont audacieuses et les hommes brillants. 
    C'est la vie. La vraie. La belle.

  • Très tôt le matin, ou très tard dans la nuit, lorsque ses charges de grand rabbin de France se font moins pressantes, Gilles Bernheim écrit. Ses méditations nocturnes sont généralement issues d'un texte de la tradition hassidique - ce mouvement né en Europe de l'Est au XVIIIe siècle pour revivifier le judaïsme - qu'il commente très librement, sans souci d'érudition ni d'exégèse.
    Il s'agit là de textes souvent brefs, qui ressemblent à des moments de respiration dans une existence chargée de responsabilités. Moments de respiration qui conduisent le lecteur, comme leur auteur, dans une dimension spirituelle, beaucoup plus que religieuse, dont nos vies sont trop privées.

  • « Une civilisation qui oublie son passé est condamnée à le revivre. C'est forte de cette maxime, énoncée au début du xxe siècle par le philosophe américain George Santayana, que notre civilisation a instauré et institutionnalisé la mémoire de l'extermination des Juifs d'Europe. Mais voici que surgit, pour cette civilisation, un problème inattendu : non pas l'oubli du crime, mais l'oubli de tout le reste. Hitler hante notre actualité, et du passé désormais personne d'autre, ou presque, ne surnage. Aujourd'hui le malfaiteur suprême est en passe de siéger seul sur le trône de la mémoire.
    Dans cette société de l'accusation perpétuelle et de l'expiation tapageuse qui arraisonne à tour de bras les fameuses heuresles- plus-sombres-de-notre-histoire, je me prends parfois à rêver d'une mémoire sans oriflamme ni destrier, d'une mémoire pédestre, modeste, discrète, silencieuse ou qui ne fasse pas d'autre bruit que les pages que l'on tourne dans le colloque singulier de la lecture. 
    Comment parler de la Shoah sans tout mélanger ni sacrifier les exigences du jour ? Quelles leçons tirer de cet événement proprement incroyable ? Comment penser le mal, la radicalité du mal, la banalité du mal, l'industrialisation du mal, sans abandonner au mal tout l'espace de l'immortalité ? Ces dialogues que voici sont nés de ces interrogations et de ce scrupule. »Alain Finkielkraut


  • Génocides, attentats, tsunamis... La sinistre actualité peut chaque jour nous faire douter de l'attention que Dieu
    porte aux hommes et même reposer la question de son existence.
    Dans ce monde troublé, l'Église se cramponne trop souvent à des certitudes d'un autre temps. Parce que Jacques
    Duquesne est tout à la fois un honnête homme, un grand connaisseur de la pensée de l'Église et un catholique engagé,
    il remet tout à plat pour que chacun puisse savoir ce qu'il faut conserver et ce qu'il faut rejeter de deux mille ans de
    pensée chrétienne.
    Cet essai magistral permet de mieux comprendre nos propres questionnements en réabordant les sujets essentiels :
    le Bien, le Mal, la place de Dieu et celle de l'Homme. Dans cette lettre ouverte solidement documentée, Jacques
    Duquesne nous aide à trouver des réponses aux vraies questions que se posent tous les chrétiens : comment Croire et
    vivre sa Foi malgré tout, comment continuer d'espérer le Salut ? Avec ce livre, les incroyants ne pourront qu'être
    sensibles à ce dépoussiérage de la pensée chrétienne.


  • De sa lutte quotidienne, pied à pied, contre la misère, la drogue, la déchéance, Guy Gilbert a acquis une certitude : il n'y a pas de solution miracle à la loubardise ou à la pulsion criminelle. Il n'y a que l'action : être là pour pallier le manque dans notre société.L'homme ne sait plus ni donner, ni recevoir. Etre un "dealer d'amour", c'est-à-dire un "distributeur", un "donateur", c'est la mission que s'est fixée Guy Gilbert au sein de son Eglise et avec les jeunes.Guy Gilbert est prêtre éducateur. Il est l'auteur chez Stock de nombreux livres : Un prêtre chez les loubards, La rue est mon Eglise, Des jeunes y entrent, des fauves en sortent, L'Espérance aux mains nues, Aventurier de l'amour, Avec mon aube et mes santiags, Les Petits Pas de l'Amour, Jusqu'au bout !, Dieu mon premier Amour, Des loups dans la Bergerie. Il est également chroniqueur La Croix.

  • Guy GilbertDieu mon premier AmourC'est grâce à la tendresse de ses parents, grâce aussi à leur regard sur le monde que l'enfant Guy Gilbert a compris l'amour de Dieu. Il l'intègre à sa vie quotidienne de prêtre, il le retrouve dans le silence qui lui est si nécessaire pour se recréer.Il en nourrit sa foi, confortée par toutes les manifestations de Dieu, qui donne sa cohérence au monde malgré les incohérences des hommes, leurs crimes et leurs excès inlassablement dénoncés.Il en retire une morale pratique, une conception vraiment universelle de l'Église, parce que sans aucune exclusion. Il ne l'oublie pas, qu'il parle des guerres, du racisme ou de la sexualité, de "ses" jeunes à la Bergerie de Faucon ou ailleurs, arpenteur inlassable des terrains minés de la drogue et de la violence, curé de tous les dangers et de toutes les interventions."Dieu est la passion de ma vie depuis l'âge de treize ansà Sans mon premier et seul amour, rien n'aurait été possible. La puissance de cet amour m'a permis, jour après jour, d'offrir à des jeunes ce que j'ai puisé dans le coeur de Dieu."Guy Gilbert est prêtre-éducateur. Il est l'auteur chez Stock de nombreux livres : Un prêtre chez les loubards, La rue est mon église, Des jeunes y entrent, des fauves en sortent, L'Éspérance aux mains nues, Aventurier de l'amour, Avec mon aube et mes santiags, Les Petits Pas de l'Amour, Jusqu'au bout. Il est également chroniqueur à La Croix.

  • Krishnamurti est l'un des maîtres spirituels les plus estimés de ce siècle. Son enseignement, qui souligne avec passion la valeur, la beauté et l'immensité de la vie, a été pour beaucoup une grande source d'inspiration. Ses oeuvres figurent au programme des facultés de philosophie, psychologie et sciences de l'éducation de plus d'une centaine d'universités et de collèges américains.Au cours de ses vingt dernières années, Krishnamurti a participé à de nombreuses discussions avec des scientifiques (Jonathan Salk, David Bohm), des spécialistes du bouddhisme (Walpola Rahula, Chgyam Trungpa Rimpoché), des philosophes, artistes et écrivains (Renée Weber, Iris Murdoch, Pupul Jayakar, Bernard Levin) et un prêtre jésuite (Eugène Schallert). Ces conversations, rassemblées dans le présent volume, illustrent l'acuité, l'ampleur et la profondeur de sa perception de la vie.Jiddu Krishnamurti (1895-1986) est un penseur très à part dans l'histoire des mouvements spirituels. A l'écart des normes, des conventions, des traditions, des doctrines, des églises, il a toujours obstinément récusé toute position d'autorité, veillant à ce qu'aucun groupe, aucune institution ne se charge jamais d'interpréter ou de transmettre son message. Le lecteur n'est pas invité à suivre docilement un gourou mais à entrer ici, en individu libre et lucide, en contact direct avec un homme et sa pensée.

  • Islamistan

    Claude Guibal

    L'islamisme est un mot fourre-tout. Aujourd'hui nous qualifions indifféremment d'islamiste un djihadiste du groupe État islamique, un député de l'AKP turc, un salafiste, un Frère musulman, une femme portant le niqab, etc. Des réalités très multiples, parfois rivales et opposées.
    Or, pour tenter de comprendre les mondes islamistes, cet Islamistan, l'auteur a fait le choix de mettre de la chair autour de ce qui n'était qu'un concept : rencontrer les gens, de l'Égypte à l'Iran, de la France à Guantánamo.
    Ce livre est une succession de portraits, de moments, la mémoire de deux décennies à la rencontre de ces visages du radicalisme.

  • Françoise Vandermeersch est l'une des rares religieuses françaises sur laquelle se soient braqués les projecteurs des média. Habituée des radios et des télévisions depuis son intervention fracassante à propos de l'affaire du film La religieuse de Rivette, elle se trouve mêlée de près aux événements de mai 1968. On la voit animer le grand amphithéâtre de la Sorbonne et accueillir les Katangais. Elle se trouve ensuite jetée par les circonstances en plein milieu de la guerre du Viêt Nam, où elle enquête pour l'organisme Pax Christi. Mais, derrière cette façade publique, se cache la fondatrice et l'animatrice de la revue Échanges (dont le travail persévérant, depuis 1951, est très apprécié dans les milieux catholiques et en dehors d'eux) et, surtout, une femme d'audace mesurée, de foi et de prière, très représentative de cette église nouvelle qui nait aujourd'hui dans la douleur de l'enfantement. Ni intégriste, ni progressiste, son livre est d'abord un témoignage de christianisme ouvert, plein de santé. C'est aussi un livre de femme qui vit intensément les problèmes de la condition féminine, encore exacerbés par sa condition de religieuse. Ce livre, comme celui de Mgr Riobé, l'évêque d'Orléans, rend optimiste sur les capacités du Christianisme à surmonter sa crise de mutation. Il devrait plaire à tous ceux qui ont aimé les livres de Guy Riobé et d'Olivier Clément.

  • Le Concile Vatican Il s'est tenu à Rome du mois d'octobre 1962 au mois de décembre 1965. Sa réunion et ses décisions secouèrent vivement l'opinion publique internationale. L'Église présentait, sous un forme nouvelle, son éternel message. Avait-elle le droit de le faire ? Georges Hourdin est fondateur de La Vie (anciennement Vie Catholique), hebdomadaire chrétien d'actualité, et des Informations Catholiques Internationales. Il a vécu, comme journaliste et comme chrétien, les 50 dernières années de la vie de l'Église. Il explique dans cet essai qui se veut clair et chaleureux, pourquoi la réunion du Concile était conforme à la plus ancienne tradition de l'Église, qui a toujours adapté ses institutions et les formes de son discours aux besoins changeants des hommes. Il prouve que cette réunion était devenue nécessaire. La convocation du Concile était même devenue inévitable. La réforme de l'Église date, dans les faits, des environs de l'année 1930. Elle prend sa source chez les grands spirituels du XIXe siècle. Jean XXIII en assuma la responsabilité. Georges Hourdin décrit, dans les autres parties de ce livre, les caractéristiques et le sens du Concile. Il démontre que, onze ans après, les aspects positifs de la réforme l'emportent sur les inévitables erreurs et recherches qu'elle a entraînées. Il conclut par un acte de confiance et par un appel à l'unité des chrétiens dans la reconnaissance des décisions du Concile.

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