Les éditions Pulsio

  • Ne dites pas : "J'ai douze godemichés dans mon tiroir ". Dites : "Je ne m'ennuie jamais toute seule"...
    Près de trois cents maximes et "conseils" parodiant, sur un mode sexuel, les manuels de savoir-vivre en vogue au tournant du XXe siècle pour tenter de nous persuader - en nous faisant rire - que les jeunes filles de l'époque étaient moins délurées qu'on le croit et plutôt disposées à approuver cette pensée : "Une seule chose est précieuse : savoir tirer de l'instant qui passe toutes les joies qu'il peut donner, et ne quitter son lit que le moins possible".

  • Certaines critiques qualifient ce livre d'érotique et disent : «Il fallait bien l'humour raffiné d'un Apollinaire pour raconter cette histoire démesurément obscène tout au long de laquelle se succèdent les scènes les plus énormes de pédérastie, de saphisme, de vampirisme ou de scatomanie...» D'autres, dont l'auteur de ces lignes, pensent que ce roman est l'incarnation de la pornographie et de la violence dans ce qu'elles ont de plus vil, de plus répugnant. Le sadisme règne en maître et l'écoeurement ne peut que gagner le lecteur, même très averti.
    Édition Ebooks libres et gratuits

  • Dialogues destinés à l´éducation des jeunes Demoiselles.
    L´ouvrage se présente comme une série de dialogues retraçant l´éducation érotique et sexuelle d´une jeune fille de 15 ans. Une libertine, Mme de Saint-Ange, veut initier Eugénie « dans les plus secrets mystères de Vénus ». Elle est aidée en cela par son frère (le chevalier de Mirvel), un ami de son frère (Dolmancé) et par son jardinier (Augustin).

  • Une seule figure, sous des formes variées, occupe l'oeuvre de Sacher-Masoch : la femme aux fourrures et au fouet, qui fait de l'homme son esclave. À cette figure est liée une jouissance qu'il nomme « suprasensuelle » : « Je trouve, écrit-il dans La Vénus à la fourrure, un attrait étrange à la douleur, et rien ne peut plus attiser ma passion que la tyrannie, la cruauté et surtout l'infidélité d'une belle femme. Or je ne puis m'imaginer sans fourrures cette femme, cet étrange idéal né d'une esthétique du laid, l'âme d'un Néron et le corps d'une Phryné. » Cet idéal, qui lui valut de donner son nom au masochisme, Sacher-Masoch a tenté de le réaliser dans sa vie, notamment dans son mariage avec Wanda. Mais la réalité a déçu les attentes de l'imagination, et l'oeuvre, autant que de l'exigence du fantasme, témoigne de l'absence de l'idéal : « Si cette femme était dans ma vie, elle ne serait pas dans mes livres. » Pourtant, elle est dans l'histoire, elle hante « le grand livre de l'histoire du monde » qu'écrivent avec le sang des victimes les tyrans hommes et femmes : plus que la cruauté de la femme et la haine qui sépare les sexes, c'est la cruauté de l'histoire et la jouissance énigmatique des victimes que met en évidence l'humour de Sacher-Masoch.

    Claude RABANT, « SACHER-MASOCH LEOPOLD VON - (1836-1895) », Encyclopædia Universalis (http://www.universalis.fr/encyclopedie/leopold-von-sacher-masoch/)

  • Les Mémoires de J. Casanova de Seingalt, écrits par lui-même, sont l´ancienne édition des Mémoires de l´aventurier vénitien Giacomo Casanova. Écrits en français entre 1789 et 1798, ils sont publiés à titre posthume autour de 1825 en version censurée. En 1834, l´ouvrage est mis à l´Index des livres interdits avec toutes les oeuvres de Casanova. Une nouvelle édition, conforme au manuscrit original, l´a finalement remplacée sous son titre original Histoire de ma vie (1960-1962).
    Giacomo Casanova, né le 2 avril 1725 à Venise et mort le 4 juin 1798 à Dux, fut tour à tour violoniste, écrivain, magicien (dans l'unique but d'escroquer Madame d'Urfé), espion, diplomate, bibliothécaire mais revendiquant toujours sa qualité de « Vénitien ». Il utilisa de nombreux pseudonymes, le plus fréquent étant le chevalier de Seingalt (prononcer Saint-Galle) ; il publia en français sous le nom de « Jacques Casanova de Seingalt ». De lui subsiste une oeuvre littéraire abondante, mais Casanova est célèbre aujourd´hui comme aventurier et surtout comme l´homme qui fit de son nom le symbole de la séduction. Il savait user aussi bien de charme que de perfidie pour conquérir les femmes. Sa réputation en cela dérive d´une oeuvre autobiographique Histoire de ma vie, rédigée en français et considérée comme l´une des plus authentiques sources à propos des coutumes et de l´étiquette de la vie sociale de l´Europe du XVIIIe siècle. Il y mentionne 142 femmes avec lesquelles il aurait eu des relations sexuelles, dont des filles à peine pubères et sa propre fille, alors mariée à l´un de ses « frères » francs-maçons, avec laquelle il aurait eu le seul fils dont il eût connaissance. Bien qu´il soit souvent associé à Don Juan comme séducteur, sa vie ne procédait pas de la même philosophie : ce n´était pas un collectionneur. Parfois présenté (ainsi par Fellini dans son film éponyme) comme un pantin ou un fornicateur mécanique, qui se détourne de sa conquête dès lors qu´elle s´est abandonnée à lui, il s'attachait, il secourait éventuellement. Personnage historique et non de légende, jouisseur et exubérant, il vécut en homme libre de pensée et d'action, des premiers succès de sa jeunesse à sa longue déchéance.

  • Candide, un garçon naïf, est élevé au château du baron Thunder-ten-tronckh en Westphalie. Là, Pangloss lui apprend la philosophie de Leibnitz et Candide est fasciné du "meilleur des mondes possibles". Bien qu´il soit chassé du château parce qu´il est tombé amoureux de Cunégonde, la fille du baron, il est toujours convaincu de cette philosophie. En traversant le monde à la recherche de Cunégonde, il voit la cruauté : La guerre de l´armée bulgare, le tremblement de terre à Lisbonne, la condamnation par l´inquisition. Pendent ce temps dur, il retrouve Pangloss et Cunégonde qui ont survécu un massacre au château, mais le bonheur ne dure pas longtemps.

  • Le Prince est un traité politique écrit au début du xvie siècle par Nicolas Machiavel, homme politique et écrivain florentin, qui montre comment devenir prince et le rester, analysant des exemples de l'histoire antique et de l'histoire italienne de l'époque. Parce que l'ouvrage ne donnait pas de conseils moraux au prince comme les traités classiques adressés à des rois, et qu'au contraire il conseillait dans certains cas des actions contraires aux bonnes moeurs, il a été souvent accusé d'immoralisme, donnant lieu à l'épithète « machiavélique ». Cependant l'ouvrage a connu une grande postérité et a été loué et analysé par de nombreux penseurs. (source : Wikipedia)

  • Arrivée à Paris avec ses frères, pour travailler dans le petit magasin de son oncle, Denise Baudu prend rapidement conscience que l'emploi n'existe que dans les grands magasins. Elle se fait embaucher au Bonheur des Dames, découvre le monde cruel des petites vendeuses, la précarité de l'emploi et assiste au développement exponentiel de ce magasin et à la mort des anciens petits commerces. Elle suscite l'intérêt du directeur du magasin, Octave Mouret qui lui confie de plus en plus de responsabilités. Elle refuse de devenir sa maitresse mais finit par accepter sa demande en mariage. (source : Wikipedia)

  • Le roman retrace l´ascension sociale de Georges Du Roy de Cantel (ou Georges Duroy), homme ambitieux et séducteur sans scrupule (arriviste - opportuniste), employé au bureau des chemins de fer du Nord, parvenu au sommet de la pyramide sociale parisienne grâce à ses maîtresses et à la collusion entre la finance, la presse et la politique. Sur fond de politique coloniale, Maupassant décrit les liens étroits entre le capitalisme, la politique, la presse mais aussi l´influence des femmes, privées de vie politique depuis le code Napoléon et qui oeuvrent dans l´ombre pour éduquer et conseiller.

  • Publié en 1869, « L´Éducation sentimentale, histoire d´un jeune homme » est un roman de Gustave Flaubert. Le coeur même du récit de « L´éducation sentimentale » est inspiré par le roman de Ste-Beuve : Volupté. Sujet qui avait déjà était revisité par Balzac (notamment dans « Le Lys dans la vallée). En réalité, « L´éducation sentimentale » reprend le même sujet selon des règles narratives entièrement neuves, réinventant le roman d´apprentissage dans le but de lui accorder une profondeur et une justesse jamais atteinte. Bien que fortement critiqué lors de sa parution, « L´éducation sentimentale » est devenue depuis Proust, un livre de référence.

  • Le savant Griffin, après quinze ans de recherches et des dépenses qui l'ont ruiné, invente une formule pour devenir invisible. Après avoir fait l'expérience sur le chat de sa voisine, il décide d'expérimenter la formule sur lui-même, notamment pour fuir ses créanciers. Il devient alors totalement invisible, et sombre progressivement dans la folie.

  • Unique survivant d'un naufrage, Edward Prendick est secouru par Montgomery, passager d'un navire faisant route vers une île tropicale avec une cargaison d'animaux. Montgomery est l´assistant du docteur Moreau, un scientifique obsédé par la vivisection et la transfusion sanguine. Prendick découvre avec effroi que, depuis dix ans, les deux hommes se livrent à des expériences sur les animaux, en réalisant des greffes et de multiples interventions chirurgicales, afin d'en faire des hommes capables de penser et de parler...

  • Cavor, un scientifique, met au point la cavorite, un métal révolutionnaire qui crée l'apesanteur, avec lequel il construit un astronef. Accompagné par Bedford, un jeune aventurier voulant faire fortune, il se dirige vers la Lune où ils découvrent la civilisation souterraine des Sélénites.

  • La Princesse de Clèves est un roman publié anonymement par Marie-Madeleine de La Fayette en 1678. Le roman prend pour cadre la vie à la cour des Valois « dans les dernières années du règne de Henri Second », comme l'indique le narrateur dans les premières lignes. Il peut donc être défini comme un roman historique, même s'il inaugure, par bien des aspects (souci de vraisemblance, construction rigoureuse, introspection des personnages) la tradition du roman d'analyse dont se réclamera une partie de la modernité.

  • Le narrateur, Robert Olmstead, amateur de civilisation ancienne et venant de fêter sa majorité, entreprend un voyage à travers la Nouvelle-Angleterre afin d'en apprendre un peu plus sur ses origines. Arrivé à la gare de Newburyport pour prendre le train vers Arkham, il découvre l'existence d'une ligne de bus passant par la mystérieuse et lugubre Innsmouth. Cette option lui semble bien plus avantageuse au vu de sa maigre bourse, mais étrangement les gens semblent avoir un dégoût profond pour ce village aux habitants peu commodes et physiquement très peu avantagés. Après une visite au musée de Newburyport où il découvre des bijoux forgés dans un métal inconnu et aux formes étranges, sa curiosité envers la ville est accrue et c'est ainsi que le lendemain il s'embarque dans le bus conduit par un autochtone, Joe Sargent.

  • Edmond Dantès, jeune marin de dix-neuf ans, second du navire Le Pharaon débarque à Marseille pour s'y fiancer le lendemain avec la belle Catalane Mercédès. Trahi par des « amis » jaloux, il est dénoncé comme conspirateur bonapartiste et enfermé dans une geôle du château d'If, au large de Marseille. Après quatorze années, d'abord réduit à la solitude et au désespoir puis régénéré et instruit par un compagnon de captivité, l'abbé Faria, il réussit à s´évader et prend possession d'un trésor caché dans l´île de Monte-Cristo et dont l'abbé, avant de mourir, lui avait signalé l'existence. Riche et puissant désormais, Dantès se fait passer pour le comte de Monte-Cristo et entreprend méthodiquement de se venger de ceux qui l´ont accusé à tort et fait emprisonner.

  • Fils de Gervaise Macquart et de son amant Lantier, le jeune Étienne Lantier s'est fait renvoyer de son travail pour avoir donné une gifle à son employeur. Chômeur, il part, dans le nord de la France, à la recherche d´un nouvel emploi. Il se fait embaucher aux mines de Montsou et connaît des conditions de travail effroyables (pour écrire ce roman, Émile Zola s'est beaucoup documenté sur le travail dans les mines). Il trouve à se loger dans une famille de mineurs, les Maheu, et tombe amoureux de la jeune Catherine. Mais celle-ci est la maîtresse d'un ouvrier brutal, Chaval, et bien qu'elle ne soit pas insensible à Étienne, elle se refuse à passer d'amant en amant. Lorsque la Compagnie des Mines, arguant de la crise économique, décrète une baisse de salaire, il pousse les mineurs à la grève. Il parvient à vaincre leur résignation et à leur faire partager son rêve d'une société plus juste et plus égalitaire. Lorsque la grève éclate, la Compagnie des Mines adopte une position très dure et refuse toute négociation.

  • L'Assommoir est un roman d'Émile Zola publié en feuilleton dès 1876 dans Le Bien public, puis dans La République des Lettres avant sa sortie en livre en 1877 chez Georges Charpentier. C'est le septième volume de la série Les Rougon-Macquart. C'est un ouvrage totalement consacré au monde ouvrier et, selon Zola, « le premier roman sur le peuple, qui ne mente pas et qui ait l'odeur du peuple ». L'écrivain y restitue la langue et les moeurs des ouvriers, tout en décrivant les ravages causés par la misère et l'alcoolisme. À sa parution, l'ouvrage suscite de vives polémiques car il est jugé trop cru.

  • Le narrateur assiste à la lecture du journal d'une gouvernante. La jeune femme a été engagée par un riche célibataire pour veiller sur ses neveu et nièce, Flora et Miles. Orphelins, ceux-ci vivent dans une vaste propriété isolée à la campagne. Le comportement des enfants semble de plus en plus étrange à la jeune gouvernante. Elle se rend compte, peu à peu, d'effrayantes apparitions, dont celle d'un homme, un ancien serviteur, Peter Quint, qui entretenait une liaison avec la précédente gouvernante, miss Jessel. Les deux sont morts peu avant l'arrivée de la nouvelle gouvernante, mais ils semblent toujours exercer sur les enfants une attirance maléfique. La nouvelle gouvernante essaye de les en détourner.

  • Histoires extraordinaires est un recueil de nouvelles écrites par Edgar Allan Poe, puis traduites et réunies sous ce titre par Charles Baudelaire en 1856.

  • Nouvelles histoires extraordinaires est un recueil de nouvelles écrites par Edgar Allan Poe, puis traduites et réunies sous ce titre par Charles Baudelaire en 1857.

  • Dans ce beau roman d´amour psychologique, l´héroïne, Sabine de Fontenay rayonne d´une lumière singulière et tire de l´ombre les figures d´hommes qui l´entourent : son mari, Henri de Fontenay, homme bon, honnête, mais médiocre et qui, préoccupé surtout par son avenir politique, vit à côté de sa femme à laquelle il n´accorde que peu d´attention ; son cousin et ami Jérôme, qu´elle a aimé (ou cru aimer?) un temps et qui la plonge dans le désespoir en épousant sa belle-soeur ; et enfin Philippe Forbier, qui devient son amant et pour lequel elle éprouve un amour singulier. Sensuelle, rêveuse, Sabine se livrera tellement à l´homme qu´elle aime qu´elle finira par dépérir et décidera de se tuer, déçue par la vie et l´amour. Sa dernière lettre à son amant est terrible et émouvante : « Je suis née ivre et j´ai toujours vécu de véhémence et de douleur ».

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